mercredi 24 avril 2019

Dendan, le lapin noir et blanc qui lisait tout le temps

Merci à Nats Éditions.

Ce texte est tout mignon. Il met en scène Dendan, un lapin intelligent qui aime lire et veut enseigner cette faculté à son ami Cancan. Bien sûr, cela ne se fait pas sans heurts, et les deux compères vont en profiter pour vivre quelques aventures !

L'histoire est amusante, et les plus petits aimeront suivre les aventures de ce petit lapin. Mais pour les images, je suis un peu moins convaincue. Un lapin, c'est tout doux et tout mignon, et là, je ne retrouve pas l'image que j'ai du lapin. Bien sûr, cela n'engage que moi, mais j'aurais aimé des illustrations un peu plus sympas. Mais que cela ne vous empêche pas de découvrir ce texte !
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lundi 22 avril 2019

Les ondes maléfiques

Merci à Laure St Andréa.

Je suis très fan de dystopie, et ce titre m'a tout de suite parlé. Ce n'est pas tant le titre ou la couverture qui m'ont convaincue, mais plutôt le résumé. Il a su me mettre dans l'ambiance dès le début, et donner une cohérence à tout le packaging du livre. Et ça, c'était déjà un premier pas. Ensuite, il a fallu me lancer, et je n'ai absolument pas regretté !

Le début commence somme toute assez simplement. Une mise en place très bien faite avec des personnages qui ont su me plaire assez rapidement. C'était bien orchestré et ça m'a plu. Même si certains personnages disparaîtront au fur et à mesure de la lecture, car on n'en suit plus qu'une partie, on sent que chacun ont une âme, une personnalité. Aucun détail n'est laissé de côté, ce qui est signe de qualité.

Puis, l'histoire prend place. On a des craintes pour Lina, son frère et sa sœur, on déteste puis on aime Oncle Alfred, et on apprend, peu à peu, quels sont les tenants et aboutissants de ce monde hors norme où personne n'est vraiment libre de faire ou penser ce qu'il veut. J'ai bien aimé découvrir ce monde et voir comment nos petits héros se débattaient.

Mais, et c'est là où vient le petit point négatif du livre, j'ai trouvé que la fin était un peu trop rapide. Et avec la rapidité vient la simplicité. Autant le début était bien calibré, on prenait le temps de rentrer dans l'univers, autant la fin me laisse un goût de trop peu. J'aurais aimé plus de moments chez Petel, plus de suspense encore autour de cette mission de Lina. J'était tellement dedans que je voulais savourer encore plus. Alors, point négatif, oui et non. Car finalement, si j'en voulais plus, c'est que j'aimais, non ?

En tout cas, je suis prête à retenter l'expérience avec cette auteur, car elle a ce petit quelque chose qui nous murmure à l'oreille : Ouais, encore ! On y retourne !
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samedi 20 avril 2019

Faire-part de naissance


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Comme toujours, quand Iman Eyitayo sort un texte, il faut que je le lise. Celui-ci sort un peu du lot. Il n'est ni fantastique ni fantasy, ce n'est pas une romance pure ou une dystopie. On est plutôt dans un genre un peu dramatique, relatant un moment de vie particulier : la narratrice a des problèmes, et réfléchit sur sa position, son futur, et ce qu'elle pense faire pour remédier à tout ça.

Le ton est agréable, et on suit le cheminement de sa pensée du début à la fin de manière complètement naturelle. Il n'y a ici pas de réels rebondissements et de suspense, mais on se plaît à découvrir ses états d'âme, et la conclusion, tout en douceur, m'a bien fait sourire. Merci d'essayer des genres différents, Iman : c'était bien !
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jeudi 18 avril 2019

Ne dis jamais d'où tu viens

Merci à IS Édition.

Pour être honnête, j’ai un avis très mitigé sur cette lecture. La couverture m’avait fait saliver, car elle me fait penser à cette tendance zen, avec un air d’Asie et des couleurs pastels très agréables ; de même, le résumé était particulièrement alléchant et semblait m’annoncer un rythme haletant et très prenant. Hélas, ce n’est pas tout à fait ce à quoi j’ai eu droit.

Le début est excellent et m’a mise dans le bain très rapidement. J’ai très vite été intriguée par cette petite fille, et je voulais savoir quel était donc ce secret si important qu’elle devait cacher. De là, les événements se sont enchaînés, et on découvre Alex adulte, archéologue, à la recherche d’un objet étrange… et sur le point de se faire tuer. Mais pourquoi ? Ce début ne pouvait que me plaire, car le suspense et l’action sont au rendez-vous.

Le problème, c’est que très vite, on se retrouve à suivre Alex et Ugo dans leur escapade pour fuir les tueurs, en France, puis en Asie. Et là, j’ai trouvé le temps long. L’action n’était plus tellement là, et des éléments qui auraient dû être surprenants ne l’étaient pas, comme cet objet, dont on évoque à peine les capacités, ou alors le don d’Alex et son père, qui semble tellement normal à Ugo, qui est cet outsider se retrouvant embarqué dans cette histoire malgré lui.

Pourtant, l’intrigue est bonne, et la fin m’a bien plu, car elle est originale et tout simplement très belle. Mais j’ai eu la sensation, en lisant ce roman, que certaines parties n’étaient pas abouties, que l’auteur cherchait à nous lancer sur des pistes sans pour autant aller au bout de sa pensée, tout en éludant au final ce qui le gênait pour aller à l’essentiel. Peut-être qu’en étant plus direct dans les propos, cette impression de longueur aurait disparu.

Néanmoins, au final, on retient le bon côté du roman : le suspense du début, l’incompréhension d’Alex et la nôtre quant aux événements, et cette belle fin, qui clôt parfaitement ce roman.
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mardi 16 avril 2019

La cité du ciel

Merci aux Éditions Robert Laffont.

J'avais déjà lu un premier titre de cette auteure il y a quelques années, et je me souviens avoir beaucoup aimé sa plume et son style. Elle avait réussi à m'embarquer dans son univers, et même si je n'ai pas fini son autre saga, je n'allais pas rater cette occasion de découvrir cette nouvelle histoire. Surtout après avoir lu le résumé !

En le lisant j'ai eu une appréhension, car j'avais peur, de manière irrationnelle, que l'on tombe dans de la fantasy. C'est idiot, mais les noms utilisés m'y faisaient penser. Pour autant, nous avons bien affaire à de la SF de qualité, qui nous présente un monde complètement différent du nôtre, où les codes sont tous revisités et où, évidemment, les complots font aussi leur place... Sinon, on s'ennuierait.

Ainsi, j'ai adoré découvrir la Cité du Ciel. Tout y était nouveau et serein : ma plongée dans ce monde était donc très agréable. Par contre, pour ce qui est de Kaolin, j'ai moins aimé. Est-ce à cause des personnages qui m'ont énervée au début, ou à cause des codes qui sont trop proches de nous ? Kaolin ne me fait pas rêver du tout. Au contraire, je déteste cette endroit. Du coup, c'était une lecture spéciale, entrecoupée entre un endroit que j'aimais et un endroit que je ne voulais pas voir dans ma lecture.

Et finalement, c'était peut-être voulu, car Kaolin est l'endroit d'où il faut s'enfuir. Alors, de ce point de vue, l'auteure a réussi à nous faire vivre son histoire à 100 %, et ça, c'est vraiment top ! Mais maintenant, il faut que j'attende la suite... Oups ?
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dimanche 14 avril 2019

Croissants de lune

Merci au forum Mort-Sûre.

Avec un tel titre, nous nous attendons à une catégorie particulière d’animaux, non ? La marque, la Lune. Dépitée quant à une énième histoire de garous, je me suis mise à lire le résumé, et il semblait bien qu’en fait il ne s’agissait pas du tout de ce à quoi j’avais pensé au premier abord. Alors, je me suis lancée en me disant que, avec un peu de chance, j’allais lire une histoire originale. Cela n’a pas loupé.

Car de cette histoire, je n’ai jamais rien lu de tel. La mythologie de ce roman est complètement inventée, de la prophétie dont on ne sait rien aux Amgards, en passant par des histoires de famille, des amours et des amitiés, ce roman nous propose une histoire riche, intéressante, et surtout jamais lue auparavant.

Ne vous méprenez tout de même pas sur mes paroles. Tout n’est pas parfait. Certaines scènes étaient un peu longues, et j’avais une impression de répétitions de situations pour ce qui concernait Rachel et Morgan. Mais, au global, j’ai passé un excellent moment. Certes, un peu long pour un tome d’introduction, mais bon quand même. J’ai adoré les Amgards, qui m’ont bien fait rire et m’ont surprise, et j’ai aimé les personnages, qui avaient une personnalité propre. Bien sûr, certains étaient de vraies têtes à claques, et d’autres étaient dans l’exagération, mais au moins aucun n’était fade.

Par contre, ce que je déplore, c’est la longueur. Pour un tome d’introduction, c’était long. Car au final, à la fin, on en sait à peine plus que vers le milieu, on n’a pas eu de grosse bagarre finale (c’est pour plus tard, c’est évident dès le début), et la fin de ce tome n’est pas une fin, mais bien un début. Pas de cliffhanger non plus, bref, vous l’avez compris : ce titre n’est qu’une mise en bouche. Ça me va, j’aime les mises en bouche, car le contexte est parfaitement présenté, du coup, et l’on sait où l’on va, et avec qui. Mais cinq cents pages pour introduire un monde, c’est peut-être un peu beaucoup selon moi.

Du coup, j’attends maintenant avec grande impatience la suite, car après un tel début, on ne peut pas me laisser sur ma faim ainsi. Il faut que je lise la suite, pour savoir où va exactement cette histoire et me confirmer qu’elle n’est pas banale, et ne le deviendra pas au fil des tomes de la saga. Affaire à suivre !
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vendredi 12 avril 2019

Siobhan, fille d'Odin


Merci à Angélique Malakh.

Après avoir beaucoup aimé l'univers particulier de l'auteur dans La prophétie de l'Union, je suis très contente de retrouver ce monde particulier dans ce tome 0 de Siobhan, fille d'Odin. Cette fois, il s'agit d'un autre aspect qui nous est présenté, avec d'autres personnages et une autre partie de la mythologie si propre à l'auteur.

Nous est présentée dans ces quelques pages Siobhan, une jeune femme amnésique que l'on surnomme le Fléau. Prête à tout pour venger sa mère, elle est devenue une sorte de mercenaire qui laisse beaucoup de morts derrière elle. Sa méthode de meurtre nous est d'ailleurs présentée lors de l'exécution d'un contrat : Siobhan donne de sa personne, jusqu'au bout, pour arriver à ses fins.

L'histoire est crédible, et j'avoue que j'en attends plus. Cette nouvelle est une mise en bouche, et j'espère pouvoir découvrir la suite assez rapidement pour me faire une idée plus précise de l'intrigue et découvrir un peu mieux ce personnage au caractère fort.

Toutefois, là où j'ai pu voir une évolution, c'est dans le style. Ce livre est plus mature que dans le dernier texte que j'avais lu de l'auteur. Plus affirmée, l'auteur va droit au but et nous met en condition très rapidement. J'ai bien apprécié de pouvoir lire un texte aussi bien construit ! En bref, une nouvelle aventure commence !
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mercredi 10 avril 2019

La prophétie de l'Union

Merci à Angélique Malakh.

En général, quand une lecture à propos d’anges m’est proposée, je me rue dessus. J’adore tous les aspects de cette mythologie, et j’aime à voir les différentes interprétations que peuvent en avoir les auteurs. Et là, je dois avouer que cette interprétation-là est complètement inédite !

Dans cette histoire, on est à la limite de la fantasy ou de la science-fiction, comme si les anges étaient des êtres venus d’ailleurs, et non les gardiens célestes qu’on a l’habitude de rencontrer dans nos lectures. Bien sûr, la mythologie trouve un bel écho avec l’explication presque rationnelle qui est apportée ici, et le rôle et la nature des anges ne sont pas niés. Quand je vous parlais d’originalité !

L’histoire est quant à elle cohérente. Après un début un peu long selon moi, on se prend à apprécier Clément et Agapé, ainsi que les anges de l’Élite, qui se trouve en bien mauvaise posture, car elle ne sait plus vraiment où donner de la tête pour accomplir sa tâche. Prise au dépourvue, trahie, elle est fortement maltraitée par l’auteur, qui ne lui épargne rien.

Quelques scènes se démarquent dans l’histoire, et j’avoue avoir été très émue par la scène finale entre Clément et Agapé. Par contre, j’ai été horrifiée par une scène d’une violence qui m’a fait battre le cœur un peu trop fort… Cohérente dans l’histoire, mais… ouah, quoi !

Les personnages en eux-mêmes sont sympathiques. Haziel m’a plu car elle est un personnage fort et qui sait ce qu’il veut. Clément est convaincant dans son rôle d’humain parachuté au milieu de cette histoire et qui ne comprend rien. Agapé, elle, m’a semblé trop froide et colérique. C’est ce qu’on attend d’elle, mais… j’ai moyennement été convaincue par cet ange.

En somme, un premier tome d’une saga qui, je pense, va nous révéler quelques surprises. Non contente de reprendre un thème que j’adore, l’auteur s’est amusée à tout réinventer, pour mon plus grand plaisir. Maintenant, je voudrais voir ce que nos Élus vont devenir et ce qu’implique cette éclosion !

lundi 8 avril 2019

Lebanon Connection

Merci à Nats Éditions.

Je suis embêtée car je suis assez mitigée sur ce texte. Je l'ai trouvé sympa sur certains points, mais sans plus au final. Alors, je sais qu'il a une histoire particulière et qu'il n'était donc pas question de modifier ou étoffer le texte quand il est arrivé chez l'éditeur : de ce point de vue-là, pas de problème, car l'histoire est tout à fait cohérente et se lit bien.

J'ai pris du plaisir à suivre les personnages, et même si l'on se doute de certaines choses, on obtient au final ce que l'on attend de ce texte : un moment sympa. L'histoire se tient, les personnages, s'ils ne sont pas très fouillés psychologiquement, remplissent tout de même leur part du marché. Bref, c'est un bon divertissement.

Ce qui m'a moins plus est complètement personnel en fait. Je n'ai pas trop adhéré au contexte, qui ne me parle pas vraiment, et qui ne m'intéresse pas spécialement non plus. Cela aurait été une histoire  qui se passait dans les mauvais quartiers d'une ville américaine que cela aurait été plus intriguant pour moi. En fait, l'histoire est sympa, mais pas pour moi.
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samedi 6 avril 2019

Le monde de Timmy


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J'ai beaucoup aimé cette histoire que j'ai trouvé très mignonne. Le petit héros et sa sœur m'ont beaucoup touchée de par leur personnalité respective et leur relation. Lui est autiste et vit dans son propre monde. Elle, quant à elle, ne se sent pas bien dans le monde et aimerait s'évader dans celui de son frère. Et comme c'est une nouvelle fantastique, on peut tout imaginer à partir de là.

La plume de Marie H. Marathée est tellement belle et représentative que l'on se figure extrêmement bien ce qu'elle dépeint. On voit les couleurs, les créatures, le monde qu'elle a créé. On s'imagine les actions des jeunes gens, et l'on frémit avec eux. J'ai trouvé le texte très bien dosé, l'histoire très belle, et la morale très à propos.

Le seul bémol, c'est que l'histoire était trop courte. J'en aurais voulu beaucoup plus ! Mais on ne peut pas tout avoir !... En tout cas, c'est un livre que vous devez découvrir !
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