lundi 16 juillet 2018

Mad


Ce livre porte bien son nom : quelle lecture complètement folle ! Quand j'ai lu le résumé, je me suis dit que ça allait être une histoire d'échange d'identité entre deux jumelles, la jumelle normale, Alvie, prenant la place de celle qui a réussi dans la vie, Beth. D'ailleurs, pour moi, il était évident que ce coup était monté par Beth pour jouer un mauvais tour à sa sœur. Je hurlais à Alvie : « Non, ne fais pas ça ! Elle va te piéger ! » Elle semblait trop gentille, cette Beth. Beaucoup trop pour être honnête.

En fait, je pense que j'étais un peu influencée par une série télévisée que j'avais vue il y a quelque temps : Ringer, avec Sarah Michelle Gellar. Et je me suis dit que la même chose se passerait ici. Ce que j'ai oublié entre temps, c'est que ça n'a rien à voir, on est dans une histoire complètement différente... même si les bases sont les mêmes, il faut bien l'avouer : si on a des jumeaux ou des jumelles, c'est pour jouer sur des échanges d'identité, non ?

Eh bien, je ne m'attendais pas à la tournure qu'a pris ce texte. J'aurais pensé qu'Alvie serait plutôt une brebis égarée... pas une louve en puissance ! Son attitude m'a complètement perturbée. À croire que ce changement d'identité lui permettait d'entreprendre des choses qu'elle n'aurait jamais osé faire en étant elle-même : « Après tout, c'est pas grave, c'est ma sœur qui le fait, pas moi. » J'étais juste ébahie par la tournure des événements.

Du coup, je ne savais pas à quoi m'attendre au fur et à mesure des pages. Alvie a une personnalité extrêmement complexe, et sa folie n'a, semble-t-il, aucune limite. C'était donc intéressant de plonger dans les méandres de ses réflexions... et aussi un peu glaçant, mais toujours très prenant. En bref, je suis bien contente d'avoir tenté le coup avec ce titre : il m'a beaucoup plu !


samedi 14 juillet 2018

Hunger Games


Ma toute première dystopie jeunesse. Avant ce titre, je n’ai lu que Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, colosse dans la littérature SF, mais précurseur en ce qui concerne les dystopies. Je ne connaissais même pas ce mot, c’est dire. Quoi qu’il en soit, j’ai commencé ma lecture de Hunger Games avec beaucoup d’appréhension.

J’ignore pourquoi j’avais si peur, car le résumé était engageant et les critiques excellentes. Peut-être à cause de ce point de vue moral, qui ne respecte pas spécialement la vie humaine. En plus, on s’attaque à des enfants ! C’est quand même une hérésie.

Mais au final, j’ai adoré ce titre. Je l’ai lu en un rien de temps, et je n’ai même pas été troublée par l’éthique très particulière du Capitole. Ils sont cinglés, voilà ce que je me disais. Et comme on dit, si l’intelligence à ses limites, la connerie, elle, n’en a pas. Alors, soit. Laissons-les dans leur folie et concentrons-nous sur ces jeunes dans l’arène, et observons leur survie.

Katniss est indéniablement une héroïne que j’apprécie. Elle ne se considère pas comme une héroïne, a des faiblesses et les connaît. Mais elle a bon cœur. Elle aime sa sœur et veut la protéger, et elle trouve en Ru cette petite sœur de substitution qu’elle protège également, pour continuer son action. Quant à Peeta ! Elle ne cherche pas à se faire aimer, mais se retrouve entourée de personnes qui cherchent à l’aider, c’est quand même fou !

Et cette fin… J’avais le cœur qui battait à cent à l’heure, car je ne voulais pas… mais heureusement, ça s’est fini comme je le souhaitais ! Maintenant, plus qu’à se lancer dans la suite, et, franchement, après un tel tome, j’ignore ce que l’auteur peut bien nous réserver !


Après un premier tome incroyable, je me suis vraiment interrogée quant à cette suite. Allais-je vraiment me lancer dans un tome 2 qui reprendrait les mêmes codes, la même action générale ? Car, sérieusement, on parle d’un univers où des enfants sont envoyés dans une arène pour s’entretuer : de quoi allait donc parler ce livre ? D’enfants envoyés dans une arène. Et surtout, pour que ce soit une suite, il fallait qu’on voie souvent Katniss et Peeta. Et donc, il fallait qu’il soit dans l’arène.

J’ai eu très peur d’un copier/coller entre le début et cette suite. Je ne voulais pas que l’auteur nous refasse le coup de la surprise, mais bon, je me suis quand même lancée, et j’avoue avoir accroché autant qu’au premier malgré mes aprioris. Le début m’a captivée, car j’ai trouvé que Katniss était mise dans une position très difficile, et la découverte des autres districts m’a beaucoup plu.

Quant à l’arène – ben oui, ne nous le cachons pas, Peeta et Katniss y retournent –, elle était complètement folle. Cette fois, des alliances sérieuses se créent, et des surprises nous sont réservées jusqu’à la fin pour nous tenir toujours plus en haleine. J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteur en ce qui considère ses Jeux tout particulièrement. Et j’ai beaucoup aimé également le retournement de situation final qui casse un peu la monotonie du « on prend les mêmes et on recommence ». Le troisième tome, c’est sûr, ne se passera pas dans une arène.

Enfin, le style, il est accrocheur, et ça aide beaucoup quand on a des aprioris. Au final, j’ai aimé ce tome presque autant que le premier. Impossible de le trouver mieux que le tome 1, qui a joué sur un effet de surprise assez choquant pour nous embarquer. Là, on sait dans quoi on va. Mais on apprécie, et on en redemande. Vivement la suite !


Ce tome 3 est juste une apothéose et une très bonne fin à cette saga épique. Je savais que ce texte-ci me plairait, mais j’ignorais complètement ce qui m'attendait. Cette fois, il était plus qu’évident que Katniss ne se retrouverait pas plongée dans l’arène – et heureusement, car cela ferait un peu trop – et qu’on conclurait enfin l’histoire. Non pas que je n’aime pas cette histoire, au contraire, mais les sagas me fatiguent, et je préfère lire un gros pavé plutôt que plusieurs petits.

Du coup, cette fois, la rébellion est lancée et chacun doit s’organiser pour survivre. On retrouve une partie des personnages, et l’on est dans le flou dès le début, mais tout s’enchaîne parfaitement naturellement. On découvre une Katniss prête à aider à changer le monde et surtout protéger sa famille envers et contre tout. Sa relation avec Gale et Peeta est toujours aussi ambiguë et finit enfin par trouver une issue… Il fallait bien que l’auteur fasse un choix, dirons-nous !

J’ai été un peu déçue par rapport à un événement particulier, car j’ai ressenti un petit sentiment d’échec à ce moment-là : le but premier n’était-il pas d’empêcher ça ? Ah, bon… Un peu triste, donc, mais après tout, on ne peut pas gagner à tous les coups, et l’héroïsme de ce personnage ne peut pas être nié.

Enfin, le style est toujours au top. J’ai adoré la fluidité du récit et je me suis régalée en découvrant chacune des péripéties de ce combat final. Encore une fois, ce livre n’aura pas duré longtemps, car je n’arrivais pas à le reposer. Un véritable bonheur à lire et une excellente conclusion. Mais maintenant, il faut dire au revoir aux personnages, et trouver une autre dystopie à la hauteur de celle-ci… ce sera difficile !


jeudi 12 juillet 2018

L'intrus

Merci à Annabelle Blangier.

J'ai flashé sur cette couverture. Ce pion rouge au milieu de ce jeu d'échec, cet intrus dans un jeu. Le message est passé, et la lecture du résumé m'a confirmé que je devais lire ce titre. Pour savoir de quoi cela allait parler, mais aussi parce que ce genre de livre me plaît toujours. Pourtant, la télé-réalité n'est pas mon truc. Mais dans un livre, quand je sais qu'il peut y avoir des morts et aucune morale de la part des participants, ça me botte toujours !

Je n'ai pas été déçue du voyage. Ce texte m'a tenue en haleine du début à la fin. La plume de l'auteur est fluide et prenante, ce qui fait qu'on a envie de savoir toujours plus ce qu'il va advenir de nos personnages. En plus, chacun d'entre eux a un secret ou une particularité qui fait qu'on l'identifie bien, qu'on s'imagine des choses sur ce qu'il a fait ou fera, mais aussi qui nous donne envie de l'aimer ou de le détester.

Ainsi, j'ai tout de suite apprécié Derek (mais je pense que c'est voulu par l'auteur) et son histoire, j'ai plaint Jason qui n'en pouvait plus de se trouver là. J'ai été surprise par Ellen et son geste, que j'ai trouvé tellement fou ! J'ai adoré Malika et sa vision des choses. Et j'ai été estomaquée de lire ce à quoi certains avaient pensé pour s'assurer la victoire. L'auteur a de la suite dans les idées.

Enfin, le final m'a beaucoup plu. En demi-teinte, qui donne de l'espoir malgré l'horreur de la situation. Une fin très simple et très belle, et qui conclut parfaitement cet ouvrage que j'ai beaucoup aimé. J'ai bien fait de me lancer : à votre tour, maintenant !


mardi 10 juillet 2018

L'interprète


Merci à Nats Éditions.

Ce texte est assez particulier dans la mesure où il ne s'agit pas d'un roman. Et je n'ai pas pour habitude de lire des documents, donc j'avoue avoir été un peu perturbée au début, car je ne savais pas trop dans quoi j'allais tomber. Au final, cette expérience se sera très bien passée.

En effet, l'auteur a pris le parti de mêler documents historiques et témoignages romancés, dans le sens où l'on a bien une histoire, des dialogues, et du suspense. On se croirait presque dans une fiction, et pourtant, quand on y pense, ce n'en est pas une.

Forcément, si l'on aime lire des livres sur cette période de l'histoire, ce livre conviendra tout à fait, car il permet de donner une vision un peu différente de ce qu'était la guerre en ce temps-là. On voit des gens qui vivent, j'allais dire « normalement », mais pas tout à fait : ils vivent, tout simplement, même si c'est sous l'occupation. Le monde ne s'est pas arrêté de respirer, en fait.

De plus, l'auteur nous met en visibilité une dimension humaine non négligeable : certains occupants allemands étaient sympathiques, et certains étaient même là car on leur disait de le faire, mais sans vraiment grande conviction quant aux idées de leur führer. De même, certains collabos n'en étaient pas du tout en réalité, et c'est le cas d'Édouard, qui a finement joué son jeu pour protéger ses compatriotes dans cette période noire. J'ai trouvé son histoire touchante et vraiment agréable à lire : bravo M. Dupuis !

En bref, voici un document romancé qui permet de passer un moment intéressant dans la vie des gens sous l'occupation. J'ai beaucoup aimé découvrir cette période de l'histoire sous cette perspective, qui change un peu de ce qu'on lit et entend d'ordinaire.

vendredi 6 juillet 2018

La quête de Pablo


Merci à Mélanie Baranger.

Cela change de mes lectures habituelles, mais comme c'est un titre de Mélanie, je me suis dit que ce serait forcément sympa. Et je ne me suis pas trompée. Même si ce titre est quand même relativement court, il nous offre une petite histoire sympa avec des pirates, des princesses à sauver, et un grand méchant sorcier. Un petit conte pour adulte, en somme, que j'ai bien aimé.

Pablo est le plus terrible des pirates des mers ! Sauf que ce n'est pas comme ça que je l'ai vu. J'ai plutôt ressenti chez lui de la peine, de la compassion pour les autres, et une envie de vivre une nouvelle vie, et de se donner les moyens pour y arriver. Accompagné de Johan, son ami, tout est possible dans sa vie de liberté. Jusqu'à ce qu'on lui retire sa liberté, et qu'il tombe ensuite amoureux d'une princesse dont on a volé le cœur.

D'un point de vue fantastique, on arrive sur une histoire de pirate classique, avec du surréalisme bien maîtrisé, et une intrigue qui met en scène des forbans aimant se battre et qui ont un certain sens de l'honneur. Ce mini-roman m'a bien plu, et j'espère que l'auteur se décidera à en écrire d'autres du même genre !


mercredi 4 juillet 2018

L'arc-en-ciel de la rivière


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

L’arc-en-ciel de la rivière porte bien son nom en ce qui concerne l’histoire. J’ai trouvé l’intrigue vraiment très mignonne et empreinte d’un beau message d’espoir et de bienveillance. J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’histoire de cette truite et son magnifique secret qui a rendu la quête d’Antonin aussi agréable.

Ce que j’ai moins aimé, ce sont les illustrations. Avec un titre pareil, j’attendais une explosion de couleurs dans les dessins, histoire de nous en mettre plein la vue. Là, même si les images sont jolies, j’ai quand même trouvé les couleurs plutôt fades et tristes, ce qui ne reflétait pas vraiment les bons sentiments de l’histoire. Heureusement, le texte remplit son rôle pour deux !


lundi 2 juillet 2018

Vraiment seul


Je suis toujours très tentée par ce type d'ouvrage. L'extermination de l'être humain, seul un ou plusieurs personnages restant en vie. Forcément, je ne pouvais donc que m'intéresser à ce titre-là. En plus, il est relativement court, et, vu le titre, je me suis dit que peut-être, cette fois, notre survivant serait vraiment seul... Non ?

Alors, oui, il se retrouve bien tout seul, et j'avoue que je n'avais pas pensé que le temps pourrait sembler aussi long, avec tant de descriptions ! Blague à part, l'auteur a bien su ménager les différents moments de son texte. J'aurais vraiment pu m'ennuyer s'il n'avait pas rendu chaque moment intéressant. Il n'y a pas (ou peu) de dialogue, les seuls paroles étant adressées aux animaux (faut bien qu'il y ait d'autres êtres vivants, non ?), et les actions sont relativement intrigantes, même si on se retrouve un peu seuls nous aussi dans notre lecture.

J'ai adoré. C'est étrange, car cela aurait pu être l'inverse, car j'aime qu'il y ait des retournements de situation, des personnages qui se rapprochent, du mystère. Là, il n'y a pas de retournement de situation car tout suit son cours, il n'y a pas de complots ou de mystères autour de notre humain. Sauf peut-être celui concernant l'extinction des hommes, mais comment un quidam pourrait-il découvrir pourquoi ? Alors, on reste dans l'ignorance à ce sujet, et c'est réaliste.

À un moment, j'ai eu très peur. Un rêve, heureusement, mais avant que je m'en rende compte, j'ai eu le temps de me lamenter : « Oh, non ! Pas encore, on en a tellement des comme ça ! » Finalement non. Ouf ! Et le final est vraiment super sympa. Enfin, façon de parler. Il fallait que ça arrive évidemment, et bien sûr l'action m'a donné quelques frissons, j'avais peur ! Et j'ai eu raison. Cette fin est terrible, il est vraiment seul, et je sais que je n'aimerais pas être à sa place !

En bref, un livre sympa et réaliste. J'ai vraiment eu l'impression que l'auteur n'a pas cherché à rendre son personnage héroïque : il est toujours un personnage « comme tout le monde » qui se retrouve dans une situation inimaginable et qui fait avec les moyens du bord. J'ai apprécié cette simplicité !


samedi 30 juin 2018

L'antichambre des souvenirs


Merci à Iman Eyitayo.

Que puis-je dire sur ce roman ? À vrai dire, il y a du bon, beaucoup de bon, mais aussi quelques points qui m’ont fait tiquer, comme... la longueur du roman. Quand j’ai vu sur ma liseuse que le roman dépassait à peine la centaine de pages, je me suis dit que l’histoire allait être bien trop rapidement expédiée et que je n'aurais pas l'occasion d'apprécier le texte. Comme quoi les aprioris peuvent heureusement nous induire en erreur ! Car non, l’auteur prend bien son temps de positionner les faits, et le contexte. Rien ne va trop vite, et le lecteur est installé dans l’histoire et suit tranquillement les souvenirs de Dana.

J’avoue que ce contraste entre la longueur de l’ouvrage et les détails qui y sont incrustés m’a agréablement surprise, jusqu’à ce que j’arrive à la fin et que je comprenne. Ce livre n’est pas une histoire à part entière dont le livre suivant reprendra le fil conducteur global pour nous relater une autre histoire. Non, l’histoire s’arrête ici au milieu de l’histoire, et tous les livres réunis doivent représenter un tout indissociable. En bref, tous ceux qui détestent les cliffhangers ou les attentes entre le début et la fin d’une histoire doivent être prévenus : attendez que tous les tomes soient sortis pour vous lancer dans cette aventure.

Pour les autres, assez pressés pour faire fi de ce découpage, seront quant à eux ravis. En effet, cette intrigue est intéressante, le suspense est suffisamment présent pour nous tenir en haleine et nous tirer un « oh non c’est pas vrai » à la fin du roman. Les personnages aussi sonnent vrai ! Pas de demi-mesure ou de personnages un peu fades, non. Ils ont leur personnalité, leurs travers. L’héroïne elle-même n’est pas une blanche colombe et révèle même parfois un sale caractère au fil des pages. C’est appréciable !

Quant à la plume de l’auteur, elle est superbe. Les mots sont choisis avec élégance, les phrases sont stylées. J’ai adoré suivre le fil du raisonnement et des descriptions de l’auteur, qui nous fait voyager au travers de son monde. J’ai eu l’impression de voir les scènes se jouer devant moi, et ce n’est pas commun ! En bref, un très bon premier tome, même si je déplore maintenant de devoir attendre la suite !


Merci à Iman Eyitayo.

Il était temps ! Ceci est le livre II, et vous n’imaginez pas à quel point j’avais pu être frustrée à la fin du premier tome. Comment un auteur peut-il être aussi sadique et nous laisser en plan, comme ça, avec une bombe atomique et nucléaire qui explose tout sur son passage ? Non, non et non. C’était trop dur, invivable, intenable. Alors, cette suite, je l’attendais de pied ferme, et j’avais la volonté d’être très sévère pour me venger.

Mais comment être sévère alors que ce que j’y ai lu m’a autant plu ? L’histoire a repris exactement où l’intrigue s’était arrêtée, et j’ai donc tout de suite été replongée dans le bain. Pas de temps mort, on retrouve Dana immédiatement, et on la suit dans sa visite de sa vie passée. Peu d’étapes doivent encore être franchies, et on sent clairement la tension de l’héroïne.

Le style est toujours aussi agréable et l’histoire intéressante, même si j’ai senti comme une petite différence avec le livre I. Peut-être est-ce dû à ma mémoire imprécise, mais j’avais l’impression que le voyage dans les souvenirs était traité un peu différemment au niveau de la focalisation. En soit, ce n’est pas négatif, si ce n’est que j’ai perdu un peu de continuité, et encore, ce n’est peut-être qu’une impression.

J’ai d’ailleurs vite oublié ce fait en parcourant le roman : il est difficile de se focaliser sur autre chose que nos personnages, pour qui nous tremblons énormément. L’auteur sait jouer avec nos nerfs et nous offre une conclusion incroyable. Je ne pensais pas qu’elle aurait osé, et qu’elle parviendrait en même temps à nous triturer les méninges pour nous perdre dans son imagination. J’ai été vraiment atterrée de voir quel final elle a pu nous réserver.

J’avais été frustrée à la fin de ma lecture du livre I, et là je suis conquise. Mais je vais répéter ce que j’ai dit et pensé souvent en lisant ces romans : cette histoire est un tout absolument parfait. Les couper en deux était à mon avis une erreur, car hormis créer de la frustration, cela n’a pas apporté grand-chose. Il n’y a pas d’augmentation d’intensité dans le tome 2, on en reste au même plan, or une coupure laissait présager une suite bien plus forte en émotions que le début. Et puis, c’est agréable, pour une fois, de lire un one shot et de ce dire une fois fini : c’est fini, et c’était bien !


jeudi 28 juin 2018

Elio


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Voici une petite histoire toute mignonne ! Pauvre petit Elio, un hérisson qui voudrait porter sur lui des ballons. Comme tout enfant qui ne peut pas faire ce qu’il souhaite, il est triste, et on ressent immédiatement de la compassion pour lui. J’avoue l’avoir apprécié tout de suite, ce petit.

Une histoire sympathique, dont le ton est donné par des illustrations très simples mais aussi très jolies, toutes douces et pleines d’espoir, car il est toujours possible de chercher (et de trouver) une solution.


mardi 26 juin 2018

Théa pour l'éternité


Un petit mot sur ce roman. J'en avais entendu parler il y a très longtemps, à l'époque des débuts du premier blog, mais je n'ai jamais eu l'occasion de me pencher sur ce texte. Puis, quand je suis passée à la bibliothèque, il était là. Alors, pourquoi pas ?

Finalement, j'ai vécu un bon moment, bien que l'histoire ne soit pas du tout crédible. Outre l'aspect scientifique un peu tiré par les cheveux, j'avais l'impression que le médecin se fichait de Théa du début à la fin : quel médecin, de nos jours, voudrait tester un remède miracle sur une mineure en pleine santé, sachant qu'il n'a pas été testé avant sur l'homme ? Comme je vous le dis, pas du tout crédible.

Mais passons sur cet aspect, car finalement, on est en pleine fiction, donc on va se concentrer sur le message qui est délivré et sur les bons moments que nous fait vivre ce roman : j'ai bien aimé l'enchaînement des actions, les prises de conscience de Théa petit à petit, elle qui réalise que sa vie a complètement changé et qui forcément se met à douter. Son envie de prendre sa vie en main loin de tout, aussi.

La conclusion de ce livre m'aura plu, car elle est triste tout en étant joyeuse et permet de remettre les choses en perspective pour la jeune fille. On ne peut pas parler de bon ou de mauvais choix, car il y aura toujours du positif et du négatif, et c'est un peu ce que ce livre m'aura fait ressentir à la fin : peu importe les choix qu'on fait, il faut juste vivre avec. Et pour Théa, cela risque d'être bien long...


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