mardi 18 décembre 2018

La Passe-miroir

Cela fait très longtemps que j'ai entendu parler de ce roman sur divers blogs, et à chaque fois les avis étaient positifs. Il fallait donc que je me lance et que je découvre moi aussi cette histoire de fantasy qui captive tant de monde. Et j'avoue que je ne m'attendais pas à tomber sur une intrigue comme celle-là. Oui, comme d'habitude, je n'ai pas lu le résumé et ne me souviens plus vraiment de ce qui avait plu exactement à mes copinautes...

D'abord, c'est de la fantasy, et pourtant le monde qui nous est présenté n'est pas si éloigné du nôtre : on trouve des téléphones, des musées. Mais les personnages ne sont pas si normaux : Ophélie, passe-miroir et liseuse, a vite capté mon attention par sa personnalité hors norme. Elle m'a tout de suite plu, car elle n'est pas comme les héroïnes habituelles. Elle se démarque.

Ensuite, l'histoire est osée, car on nous explique d'emblée qu'on va avoir affaire à un mariage arrangé. Mais dans quel monde est-on ?! Un mariage arrangé ? Diplomatique ? Quoi ? Bref, je me suis demandée dans quoi je me retrouvais, et j'ai donc été prise dans l'intrigue directement. En plus, le style est très beau et très bien posé : chaque phrase est bien tournée, les propos sont recherchés. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'on se rapproche de classiques, mais on sent que le texte n'a pas été rédigé à la va-vite. Le soin apporté à l'écriture est vraiment très appréciable.

Enfin, j'ai été perplexe de réaliser que je me suis prise de passion pour cette histoire alors qu'en fait il n'y a pas d'action. On vit la vie d'Ophélie. Certes, il lui arrive des choses, des mystères existent autour de son mariage, les personnages sont étranges, et l'on ne sait pas à qui se fier... Mais il ne se passe pas grand-chose. Et pourtant, je voulais toujours en savoir plus, et je reprenais ma lecture avec toujours plus de plaisir. Comme si j'étais « chez moi » dans ce livre. Je m'y sentais bien. Et j'ai hâte de découvrir la suite, maintenant. D'ailleurs, elle m'attend sagement sur ma table de chevet !

J’avais adoré le premier tome de cette saga, et c’est donc avec une grande impatience que j’ai commencé ce nouvel opus. Je savais que j’allais me régaler et que l’histoire me plairait forcément. Et c’était effectivement le cas. Alors, cette chronique sera courte, car je l'ai rédigée longtemps après avoir terminé ce roman. Mais quand même !

Étonnamment, je trouve que l’histoire n’a pas tant avancé que cela. Les événements correspondaient à la suite directe du tome précédent et étaient parfaitement logiques, mais je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait eu une envolée fulgurante de l’intrigue. Peut-être car j’adorais ma lecture et que j’ai donc eu une impression de « trop peu ». C’est tout à fait possible, vu que je n’ai pas vu le temps passer.

Il y a toutefois une petite chose qui m’a agacée : la relation entre Ophélie et Thorn. Qu’est-ce qu’ils sont longs à ouvrir les yeux sur quelque chose qui est l’évidence même ! Il était temps qu’il y ait rapprochement, quel qu’il soit, et que leurs comportements l’un vis-à-vis de l’autre finissent par évoluer. Car bon, voilà, quoi ! Moi, je veux que ça bouge !

Et du coup, avec ce final qui m’a un petit peu secouée, j’ai envie de lire la suite… que n’a pas ma bibliothèque. Du coup, je dois choisir entre sauter par la fenêtre, ou me pendre… Mais je vais plutôt l’acheter, parce que je dois savoir. C’est vital !


dimanche 16 décembre 2018

Entre deux temps


Merci à Hélène Goffart.

Le résumé de ce roman est étrange et m'a donné immédiatement envie de le découvrir. Pourquoi cet enfant peut-il créer le bang ? Quelles conséquences cela va avoir ? Comment va-t-il s'en sortir ? Autant de questions qui devaient obtenir des réponses. Alors, je me suis lancée... et j'ai pris une claque.

Je m'attendais à un bon livre, mais pas à un super livre. J'ai été très rapidement passionnée par l'histoire. J'avais du mal à poser le livre, et plus les pages se tournaient, plus mon addiction s'amplifiait. L'intrigue me mettait parfois très mal à l'aise car je trouvais Nat bien trop immature, mais je réalisais ensuite qu'il n'aurait pas pu évoluer autrement. Il a environ douze ans au début du récit, et malgré les années qui passent, il reste toujours dans le même état d'esprit car rien ne lui permet de « grandir ».

Ce qui m'a surprise, c'est que l'auteur a pu faire de scènes solitaires des scènes pleines de mouvements et d'intérêt, ce qui n'est pas simple quand on doit travailler avec très peu de personnages. Alors, elle a utilisé la méthode des flashbacks, du récit conté... et tout s'emboîte parfaitement pour nous donner un texte cohérent et bien ficelé.

Quand Lise est apparu et qu'un certain événement futur a été évoqué (je ne vais quand même pas vous spoiler !), j'ai fait le lien avec un petit détail mentionné au début du livre et ai compris l'importance de ce bang à ce moment précis. Je ne sais pas si c'était volontaire de la part de l'auteur de faire ce lien ou si c'est parce que j'étais à fond dans le livre, mais je suis bien contente d'avoir vu ce détail, car cela m'a permis de renforcer encore mon intérêt pour le livre et pour les ultimes moments que j'allais passer en compagnie de ce texte.

La fin était juste parfaite. Frissonnante à souhait et avec cette petite pincée de sadisme que j'ai découvert au fur et à mesure de ma lecture. L'auteur n'a pas été tendre avec ses personnages. Mais c'était selon moi parfait !


vendredi 14 décembre 2018

Les apparences


Ce texte est une vraie tuerie ! Sept cents pages de pur bonheur et de frissons garantis. Je ne sais même pas par où commencer pour vous donner envie de le lire, et j'ai presque envie de vous dire : croyez-moi sur parole. Ce texte est une perle, un bijou, un diamant !

Je me suis crue maligne. Dès les premières pages, je me suis dit : « oh, je sais qui est le coupable ». Bien sûr, j'avais compris ça, mais jamais je n'aurais imaginé que cela puisse prendre de telles proportions. Ce texte nous est présenté en trois parties. La première concerne surtout le point de vue de Nick. Accusé de la disparition (du meurtre ?) de sa femme, on commence à découvrir des choses sur lui, à prendre conscience de sa personnalité atypique. Il est le coupable idéal. La seconde partie nous présente en grande partie Amy. Voir le point de vue de sa femme, ce qu'elle est elle aussi. C'est là que j'ai commencé à me prendre claque sur claque. La dernière partie m'a juste mis un coup d'enclume sur la tête.

Le rythme va crescendo et se marie parfaitement avec la psychologie des personnages, de l'enquête, de l'atmosphère qui devient de plus en plus pesante et hallucinante. Le livre est long – un pavé de sept cents pages, on le voit passer –, mais j'ai apprécié chaque passage, et je reprenais ma lecture avec toujours plus de plaisir. J'ai même eu un pincement au cœur à la fin, en voyant que j'étais arrivée au dernier mot. Je n'y croyais pas, c'était juste inimaginable.

Ce livre était absolument terrifiant, un thriller psychologique comme je les aime. J'espère pouvoir très vite découvrir un nouveau texte de cette auteur, dans la même veine, avec autant de scènes poignantes et d'interrogations muettes qui m'ont fait frissonner et écarquiller les yeux face à la folie de cette intrigue. Un roman à découvrir !


mercredi 12 décembre 2018

Quand la nuit devient jour


Je vais être honnête, j’ai lu ce livre parce que je trouvais la couverture très jolie. Elle m’évoquait une histoire triste, mais porteuse d’espoir. Le résumé, lui, je viens de le découvrir… Je pense que je me serais aussi lancée en le lisant, car il est particulièrement surprenant, mais je suis bien contente d’avoir plongé dans l’histoire sans rien en savoir.

J’ai trouvé le premier chapitre très long. Il visait à poser les bases, et comme je ne savais pas ce que je lisais, je me demandais un peu dans quoi j’étais tombée. C’est la fin du premier chapitre qui m’a permis de réaliser l’énormité de cette histoire. Et ensuite, j’ai compris que j’allais pleurer…

Du début au milieu du livre, c’est ma curiosité qui m’a portée. Très franchement, j’avais du mal à comprendre Camille car je n’ai jamais vécu, de près ou de loin, cette situation. La dépression à tendance suicidaire est un vrai inconnu, et j’ignore si le côté lisse de Camille est donc véridique ou non. Je suis partie du principe que oui, car l’auteur semble très documentée sur le sujet. J’ai été effarée d’imaginer que cette maladie puisse prendre de telles proportions. Mais malgré ça, je n’ai pas réussi à vraiment compatir pour Camille.

C’est le Dr Peeters qui m’a vraiment marquée. La vision qu’il a d’elle, sa présence, son comportement tout au long de son séjour au centre. Tous ces éléments m’ont touchée, et c’est par ses yeux à lui que j’étais triste, car c’était ses sentiments à lui qui m’ont interpellée. Je me suis demandé comment je pourrais agir, à sa place à lui. Il m’a tiré des larmes alors qu’il semblait tellement « au-dessus de ça », et j’avoue avoir été à la fois emballée et horrifiée à la conclusion. Pour lui, et, enfin, pour elle.

Ce texte était vraiment très beau et très triste à la fois : le style m’a portée, et j’ai découvert au travers de ce drame des personnages complexes qui se débattent avec des événements qu’ils ne contrôlent pas toujours. Ce fut une lecture très particulière, mais que je ne regrette pas.


lundi 10 décembre 2018

L'abominable ours câlineur


Merci à Nats Editions.

J’ai adoré ce petit jeunesse. Déjà, le titre donnait la mesure de la folie de ce texte : comment un petit ours en peluche qui fait des câlins peut-il être abominable ?! Demandez donc ça à l’auteur, si vous le souhaitez. Pour ma part, j’ai bien ri avec l’histoire de cette harpie ayant peur des câlins. Comme quoi tout ne se règle pas par la violence !

Pour les illustrations, je suis ravie d’avoir retrouvé la patte de Sabrina Moguez, qui avait également illustré L’étrange histoire de la drôle de poupée. On retrouve ici aussi ce style bien particulier, un peu dark et décousu, qui m’avait plu dans le premier texte. En plus, cela se marie bien avec l’histoire. Encore un jeunesse sympa qu’il faut découvrir.


samedi 8 décembre 2018

Le silence de Mélodie

Cette lecture m'a été conseillée par ma bibliothécaire. Elle me disait que c'était un sujet dur, mais que c'était aussi très beau à lire. Plein d'espoir. Après avoir lu ce roman le lendemain de son emprunt, je suis complètement d'accord avec elle. Ce livre est très optimiste et nous présente le handicap comme une épreuve de plus, mais qui n'empêche absolument pas de vivre.

Mélodie est atteinte de paralysie cérébrale. Son corps ne fonctionne pas bien, elle est en fauteuil, ne peut pas attraper des objets ou parler, mais son esprit est quant à lui parfaitement fonctionnel. Très intelligente, elle comprend absolument tout ce qui l'entoure, en fait une analyse critique et parfois même pleine d'humour. Son monde silencieux ne l'est qu'à l'extérieur. À l'intérieur, c'est un volcan qui ne demande qu'à exploser.

Au fur et à mesure de notre lecture, Mélodie nous explique ce qu'est sa vie. Sa frustration à ne pas savoir communiquer, à ne pas pouvoir manger seule ou à ne pas pouvoir décider quel vêtement porter. Sa tristesse est palpable lors de chacune de ses paroles, pour vraiment nous mettre dans sa peau. On a envie, avec elle, de dire à ses parents : mais non, tu ne comprends pas ! Caché derrière notre livre, on a la même place qu'elle dans son monde.

Le style est quant à lui extrêmement efficace. La fluidité du texte nous fait simplement dévorer ce livre. On passe d'une scène à l'autre avec l'envie de voir les choses s'améliorer pour Mélodie, et c'est ce qui arrive au fur et à mesure. L'arrivée de Mme V. ou de Catherine, mais aussi de son Médi-Talker, autant d'étapes qui lui permettent de s'ouvrir au monde, de découvrir qu'elle peut surmonter les épreuves, et finir par montrer aux autres son intelligence et son envie de réussir.

À la fois optimiste et poignant, ce livre fait beaucoup réfléchir sur « le regard de l'autre ». Celui-ci peut être plein de pitié, plein d'inimitié ou simplement « normal », car cette petite est particulière, certes, mais elle est un être humain comme les autres, et même plus intelligente que la plupart d'entre eux. Il n'y a aucun intérêt à la regarder de haut. Au contraire, dans sa vie, elle fera beaucoup plus que certains rien que pour pouvoir faire comprendre qu'elle existe.

En bref, c'est un magnifique roman qu'il faut absolument lire.

jeudi 6 décembre 2018

#scandale

J’ai vu passer plusieurs fois ce titre sur des blogs, et j’avoue que j’ai été tentée. Je me suis dit que cette lecture allait changer, que j’allais rire tout en étant abasourdie de voir à quel point les réseaux sociaux pouvaient faire du mal autour d’eux. Au final, je me suis juste ennuyée.

Le sujet est, selon moi, très grave. On ne doit pas prendre à la légère les problématiques de cyber-harcèlement, et les horreurs que l’on peut trouver sur le net. Or, ici, tout est traité avec trop de légèreté, dans la mesure où les événements sont tournés en dérision : tout est sujet à rire, et l’héroïne, qui est la cible de toutes les attaques, ne réagit pas et laisse les choses se passer. Elle ne prévient pas la police, elle ne se défend même pas dans son établissement. Quel message cela fait passer aux jeunes…

Outre cette particularité, je n’ai pas trouvé le livre vraiment entraînant. La dynamique est peu présente, et les choses se déroulent presque dans l’indifférence générale. En tout cas la mienne. Les personnages n’ont pas vraiment de personnalité marquée et cela ne me permettait pas de me mettre à leur place, de les comprendre ou de les plaindre.

J’ai lu ce texte sans vraiment l’apprécier. J’aurais abandonné ma lecture que cela ne m’aurait pas dérangée, car j’avais compris très rapidement où l’histoire allait. Et sans surprise, c’est plus ou moins ce qu’il s’est passé. Bref, ce n’est pas un roman qui restera dans ma mémoire.


mardi 4 décembre 2018

Un singe, une fois

Merci à Nats Éditions.

J'avoue qu'en lisant le résumé je me suis demandé dans quoi j'allais être embarquée ! Et tout a pris son sens très vite. Crèmeline a été arrachée à son monde et se retrouve dans une situation pour le moins complexe. Ce n'était pas fait dans le but de lui nuire, mais les Hommes ne comprennent pas ce qu'elle veut vraiment. Cette intrigue est vraiment touchante et très parlante. Elle permet bien de voir que l'être humain abuse vraiment parfois de sa position et se croit tout permis.

Les images illustrent bien le propos de l'auteur mais ne sont pas très jolies. Je les trouve un peu triste, avec des couleurs pas forcément attrayantes... Ah bah oui, c'est pourtant logique : c'est le meilleur moyen de rendre compte de l'état d'esprit de Crèmeline. C'est donc un bon choix finalement, car cela nous met en condition. Ce petit texte est vraiment à découvrir, alors foncez !


dimanche 2 décembre 2018

Rédemption

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Quel plaisir que de retrouver Enel Tismaé dans un nouveau genre de littérature ! Après le fantastique, la romance contemporaine et les jeunesses, voici arrivé un bit-lit bien sympathique, avec une atmosphère très bien dosée ! Il faut dire que depuis quelque temps je ne suis plus très fan de cette littérature de morsures, et c’est toujours délicat de lire ce genre de textes quand on est plutôt dans un esprit thriller ou science-fiction. Pourtant, l’auteur a su me captiver dès les premières pages.

Ceci est sûrement dû à l’écriture bien particulière de l’auteur, qui m’a mise à l’aise tout de suite : j’ai été enveloppée dans un style connu et que j’apprécie beaucoup, très simple et agréable à lire, et je n’avais donc qu’à me laisser porter par l’histoire et à découvrir ces nouveaux personnages. Irina, Théobald, Alex, Gabriel, Max, Angela… Ce sont des noms qui m’ont marquée, des personnages qui ont une personnalité, une présence pendant ce texte, et on a l’impression de les connaître, comme s’ils étaient des amis proches.

Cet effet est accentué par le fait que l’auteur a pris la peine de poser son intrigue, son contexte, ses éléments. Elle n’emprunte pas de raccourcis, et nous narre chaque fait comme s’il était important, qu’il s’agisse d’une péripétie effroyable ou d’une anecdote rigolote entre les protagonistes. Irina est un personnage fort, qui a été fortement blessée par les actions de Théobald. Elle le hait au plus profond d’elle-même et se donne tous les moyens pour se venger de lui. Mais les émotions évoluent. Radicalement, mais vraiment subtilement, ce qui donne du poids au texte, et du crédit à l’intrigue.

J’ai vu venir cette évolution à des kilomètres, il ne pouvait en être autrement. C’est donc la façon dont ont évolué les choses et toutes les petites intrigues annexes qui m’ont captivée. Enel Tismaé a de la suite dans les idées et nous propose un roman vraiment très abouti, parfaitement calibré et véritablement prenant. Maintenant, je n’ai qu’une hâte : découvrir la suite et fin de cette histoire !

Merci aux Éditions Sharon Kena.

Eh bien, s’il y a bien une chose qu’arrive à faire Enel Tismaé, c’est nous donner de l’hypertension. Le premier tome s’était arrêté en enfer (thème récurrent chez l’auteur), et là, nous y replongeons sans attendre. Apnéistes, vous serez à l’aise, il suffit de bien prendre votre souffle. Et vous ne le regretterez pas, car on se régale !

Si le tome 1 était une histoire plutôt centrée sur les vampires, ce second tome va bien plus en profondeur dans l’intrigue et nous intègre d’autres êtres, tels que les loups garous, dans une dimension bien pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Irina découvre des secrets la concernant, pour notre plus grand plaisir, et pour son plus grand déplaisir. Enel, tu es sadique avec tes personnages !

J’avais un peu peur, au début, de la tournure que pouvait prendre cette histoire. Quand on mêle vampires et loups garous dans une histoire, on a en effet un peu peur que cela ressemble à une certaine intrigue qui était devenu un best-seller… Mais l’auteur a su tirer son épingle du jeu et nous proposer une histoire complètement inédite, avec des alliances inimaginables et des personnages qui font office de grands méchants !

Dans ce tome, également plus de romance. Certaines scènes raviront certains à ce sujet (pas moi !), et l’on sent que les relations entre les personnages prennent une autre réalité. Plus forte, plus intense, cette seconde partie de Rédemption mêle tout ce que l’on peut espérer trouver dans un roman de bit-lit : des crocs, de l’aventure, de la passion, de l’amour, du suspense… mais surtout, de la qualité !

Le texte est bien écrit, sans fausse note. L’auteur prend le temps de faire sa mise en place et ne se rue pas sur la fin. Elle s’autorise même la folie d’intégrer un nouveau personnage dans les derniers chapitres, histoire de nous surprendre jusqu’au bout. Encore une fois, Enel, c’est une réussite !

vendredi 30 novembre 2018

La vallée des papillons

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Je viens de retrouver le temps d'un livre une des plus belles plumes que je connaisse. Marie H. Marathée a tellement de talent pour nous faire voyager au gré de ses couleurs, de ses émotions que l'on ne peut qu'adorer les textes qu'elle nous propose, quel que soit le thème ou l'atmosphère générale.

Cette fois, on part sur un texte assez court où l'on passe littéralement du rire aux larmes. Sans mentir, tout y passe : j'ai ri, j'ai souri, j'ai trouvé des scènes trop mignonnes, ou d'autres injustes, j'ai versé une larme... plus d'une fois. Ce livre est un véritable ascenseur émotionnel qui nous fait découvrir la vie de Vincent et Jessica. Et, au risque de vous spoiler, personne ne peut être indifférent à ce qui arrive à la petite.

L'histoire est belle et crédible. Toute mignonne, à la limite du réaliste, mais on s'en fiche un peu : le but est ici de nous faire découvrir une tranche de vie, une situation à la fois magnifique et horrible, et peu importent finalement les moyens. L'important, c'est que cela reste mignon et terrible. Ce contraste est saisissant tout le long du texte, et vous le ressentirez aussi si vous le lisez. On ne peut pas avoir du rire sans des larmes, de la joie sans de la tristesse.

Évidemment, en plus de tout ça, on retrouve la plume colorée de Marie, qui a le chic pour nous peindre des scènes que l'on peut presque visualiser tant elle fait vivre ses personnages. J'y ai cru, à ces petits moments de bonheur partagés, à cette bonté naturelle et à l'horreur de la maladie. Tout était juste parfait car parfaitement mis en scène. C'est une auteur à découvrir, et un livre à parcourir !


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