mardi 16 juillet 2019

Totem

Merci aux Éditions Fleurus.

Je ne connaissais pas cet éditeur proposant des titres plutôt jeunesse, et je dois avouer qu'il s'agit d'une très belle découverte ! Je n'avais pas a priori de craintes quant à ce titre, si ce n'est peut-être pour le style, dont j'espérais qu'il serait assez mâture pour ne pas me lasser, mais il n'y a eu aucun problème. Adolescents, et jeunes adultes (et même un peu moins jeunes) se retrouveront dans ce texte.

La fluidité du style, dès les premières pages, m'a permis d'entrer dans l'histoire à une vitesse faramineuse. Je me suis régalée, du début à la fin, avec cette intrigue pleine de surprises, de suspense, d'aventures et d'espionnage. Le contexte, à la limite de la science-fiction grâce au Totem, est particulièrement original et assez ambitieux pour un roman pour les jeunes, et c'est ce que j'ai aimé : l'auteur a osé aller plus loin que l'histoire jeunesse qui ne va pas chercher des explications trop complexes !

Je me suis perdue dans les explications, et je ne savais plus qui était qui. Je me suis laissé berner et j'ai cru que l'intrigue serait plus simple. De plus, les personnages, et surtout les jeunes, sont entiers. Ils ont leur propre personnalité, leur histoire, et leurs aspirations. Même si Vlad est peut-être un peu trop influençable et naïf au début du titre, il évolue dans le bon sens au fur et à mesure et on a presque l'impression de le voir grandir.

Enfin, le final m'a surprise et amusée, car j'y ai cru. Je ne vous dirai pas à quoi j'ai cru pour ne pas vous spoiler... Vous le comprendrez en le lisant ! Mon bilan concernant ce roman est donc à 100 % positif. Je me suis régalée, et j'ai passé un moment vraiment excellent. Maintenant, je n'ai qu'une hâte : lire la suite !

Merci aux Éditions Fleurus.

J’ai lu le tome 1 de Totem il y a quelques mois maintenant, et j’avais aimé cette lecture jeunesse qui m’avait fait passer un bon moment. Elle avait tout ce qui peut plaire aux ados : des histoires de lycéens, de premières amours, de la technologie avec un téléphone ô combien important, car il se synchronise à votre esprit et peut vous parler. Et je ne parle pas d’une application comme Siri, je vous parle d’une vraie discussion, réfléchie et pensée. En somme, ce téléphone, le Totem, est une intelligence artificielle.

À la limite de la science-fiction et du thriller, ce tome 1 s’était terminé sur une fin qui a joué avec mes nerfs, et un décès auquel on ne pouvait croire. Les cartes étaient redistribuées, les méchants perdus et notre héros au plus mal. Il était donc temps que je découvre cette suite. Et je n’ai pas été déçue. Outre le fait que je me suis retrouvée tout de suite dans les événements, j’ai été ravie de retrouver les personnages que j’avais tant appréciés dans le premier roman. Néanmoins, ma lecture datant, j’ai eu comme un petit trou de mémoire pour certains d’eux. Il a fallu que je me fasse une petite piqûre de rappel.

Mais une fois les briques réagencées, j’ai pu me remettre dans le bain, car ce second tome est beaucoup plus centré sur le Totem et Vlad, et l’on s’y retrouve donc plus facilement. Les personnages secondaires sont devenus de vrais personnages secondaires, et leur histoire n’est plus qu’évoquée. Alors, c’est une bonne chose car on se concentre plus sur les événements principaux, qui prennent toute la place tant leur ampleur devient grande, mais j’ai eu l’impression que les autres ont été un peu délaissés.

Le Totem a évolué dans ce tome, et ce n’était pas pour me déplaire. Il est devenu un être ayant un caractère propre, et je l’ai parfois détesté, tant il était imbu de sa personne. De téléphone, il est devenu un personnage à part entière de ce roman, et son évolution ne passe pas inaperçue ! Cyrano m’a même tiré une larme à la fin, quand sa scène a eu lieu. Tout héros a son moment de gloire, et c’était son cas également, ce qui m’a fait sourire.

Cette fin m’a énormément plu, car elle promet une évolution encore plus conséquente de la vie des personnages. Une séparation, une histoire qui se réinvente… Vivement le tome 3 !
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dimanche 14 juillet 2019

Max Force

Merci à Peter Noria.

J'ai trouvé mon nouveau chouchou ado de l'espionnage ! Dès les premières pages, j'ai su que cette lecture serait sensationnelle. Tout y était : le ton, la dérision, l'horreur de faire faire un truc pareil à un enfant de six ans ! Non mais ça va pas ?! Et en plus, je l'ai pas vu venir, moi ! Il savait ce qu'il faisait, le p'tit, on ne le faisait pas à son insu ! Bref, un premier chapitre choquant (dans le bon sens), qui nous fait de suite adhérer à l'histoire.

Alors, quand on retrouve le petit garçon dix ans plus tard, à la retraite sur un bateau de croisière, ça fait sourire. Comme si ce genre de personnage pouvait décrocher de ce genre de choses. Et très vite, les événements s'enchaînent : ça cognait de partout, il y avait des armes, du sang, de l'action et beaucoup d'ironie dans les dialogues. Que du bon !

Faut dire que j'aime bien les histoires d'espionnage quand ce sont des enfants qui sont mis en scène. On a l'impression qu'on peut tout leur faire faire, et leurs exploits paraissent encore plus impressionnants que si c'était ceux d'un marine ou d'un ex agent de la CIA qui a du bagage et de l'expérience. Ça me fait toujours rire !

Mais là, Max a ce petit quelque chose : il est dedans à fond, et ne pense qu'à faire les choses bien. Il ne va pas s'arrêter à la moitié du travail, et c'est ce qui est cool. Un peu tête brûlé sur les bords, il connaît son travail à la perfection. Le personnage est très bien travaillé. Et j'aime beaucoup sa relation avec son père. Une relation de confiance en leurs capacités respectives. Philippe n'a pas peur de laisser Max risquer sa vie car il sait ce dont il est capable. Impressionnant et glaçant à la fois ! J'attends de voir comment ça va évoluer dans les tomes suivants.

Ajoutons à tout cela un style très rapide et qui va droit au but. Ça me plaît, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. On peut à peine poser le livre, à vrai dire ! L'objectif de cette collection est apparemment qu'on lise les romans en moins de deux heures. Pari tenu pour moi. Je vais même vous avouer un truc. Au moment où cette chronique est écrite, j'ai presque fini le tome 2. Et je pense que, quand elle sera publiée, j'aurais fini le tome 3...

Merci à Peter Noria.

Je vous parlais il y a quelques jours de mon nouveau chouchou de la littérature jeunesse : le revoici dans de nouvelles aventures ! J'ai pris énormément de plaisir à retrouver Max après ce trop long temps d'attente entre les deux tomes. Eh oui, parfois, cinq minutes, ça peut paraître très long !

Dans ce tome, Max a affaire à des adolescents comme lui... ou plutôt bien plus forts que lui. Ils sont un peu des espèces d'adolescents connectés qui utilisent toute la technologie alentour pour faire ce que lui réalise d'instinct. Donc forcément, ça coince. Car, moi, j'aime que Max soit le meilleur. D'emblée, je les ai donc détestés, les ewoks.

Mais heureusement, ils ne sont pas les grands méchants, ils ne sont que des ados à qui il faut apprendre les règles. Alors, un petit jeu est mis en place. Une petite mission factice où il ne doit pas y avoir de victimes... Sauf que tout le monde n'avait pas eu cette consigne, et notamment un groupe de terroristes qui vient se mêler de notre petit escape game.

Comme dans le premier tome, l'intrigue part à cent à l'heure et on prend énormément de plaisir à suivre la petite bande d'aventuriers et à découvrir leurs capacités tout aussi folles. Mais heureusement qu'il ne s'agit pas que d'un jeu. Je suis sadique, j'aime quand il y a de l'enjeu ! Une nouvelle fois, j'ai adoré ce tome, et le suivant... Bientôt ma chronique pour lui aussi ! Alors, pour patienter, je vous conseille de commencer à lire la saga !


Merci à Peter Noria.

Le troisième et dernier tome des aventures de Max Force ne peut pas se terminer comme ça !! Noooon !! Maintenant tout va changer, et je veux la suite pour pouvoir me prononcer...

Voilà, j'ai râlé un bon coup, je peux maintenant vous dire ce que j'ai pensé de ce titre. Il était génial. Plus noir, plus sombre, avec des enjeux bien plus importants, annoncés directement par l'auteur : on ne joue plus. Ouais, j'ai pu voir ça. Terrible pour Max, mais tellement excitant pour nous !

Car ce livre, c'est une course contre la montre pour sauver le père de Max. C'est aussi le livre où l'on découvre de sombres secrets, qui changent la donne et nous font frissonner. Je vais vous l'avouer : à chaque passage j'essayais de trouver toutes les raisons possibles pour ne pas y croire. J'essayais de me convaincre que c'était en fait untel, mais pas lui. J'ai eu raison, mais j'ai eu de sacrées sueurs froides et j'ai tellement douté parfois ! Quelle horreur de nous faire vivre ça.

Le rythme est lui aussi complètement fou. Chaque tome est plus épais que le précédent, mais je les lis de plus en plus vite. Allez comprendre. Je suis tellement dans l'histoire, j'aime tellement les personnages et le style que je dévore. Alors, maintenant... j'attends la suite !
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vendredi 12 juillet 2019

Hôtel Arcadia

Merci aux Éditions Galaade.

Cette lecture a été très particulière. Disons que, dans le contexte actuel, où attentats et prises d’otages sont bien trop fréquents, ce texte ne pouvait pas me laisser indifférente. Pas besoin de lire le moindre mot pour se retrouver dans un état plus que passable, prêt à paniquer ou à frissonner. Si on ajoute à cela l’horreur et la peur parfaitement retranscrites dans ce titre, il y a de quoi avoir des sueurs froides.

J’ai eu du mal, parfois, à me mettre dans le texte. Un besoin de légèreté que n’apporte pas ce livre, évidemment, et l’envie d’oublier la vie réelle. Mais en même temps, une très grande envie de connaître la suite, car oui, ce titre est prenant… il faut dire qu’au-delà de la prise d’otages, dans laquelle on ne voit jamais les terroristes, qui restent des ombres toujours cachées et du coup encore plus effrayantes, c’est l’histoire de deux personnes qui nous est contée : celle de Sam, photographe de morts, et d’Abhi, le patron de l’hôtel.

Chacun des deux a son propre passif, ses propres problèmes, ses propres peurs, et son propre ressenti quant à cette situation. Abhi peut enfin montrer ce qu’il vaut, aider ses clients en leur téléphonant et en les rassurant. Sam peut assouvir ses envies, photographier les morts de l’hôtel. Une amitié se noue entre les deux personnages, qui vont s’entraider et s’ouvrir l’un à l’autre. Leur relation devient belle au fil des pages, et cela donne une petite touche d’espoir à cette histoire très noire.

Le style est agréable, et la plume de l’auteur nous porte dans son histoire. Parfois quelques longueurs, et quelques répétitions de scènes, mais globalement l’intrigue reste intéressante, et l’on tourne les pages, parfois tranquillement, parfois frénétiquement. Seule la fin me laisse un goût d’inachevé. Une fin un peu trop ouverte, qui me laisse coite, et je ne sais pas trop quoi en penser. J’aurais aimé que l’auteur soit plus franche avec sa fin, l’affirme plus. Mais pourquoi pas !
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mercredi 10 juillet 2019

Survivantes

Merci à D.F. Novel.

J'avais déjà lu un texte de cet auteur, et j'avais beaucoup apprécié l'originalité de son intrigue, même si un développement aurait été super (car je suis gourmande dès que l'histoire me plaît). Alors, forcément, je m'attendais à aussi bien ici !

J'avoue que je n'ai pas été déçue, même si on est plus dans le concret et le terre-à-terre. Certains passages m'ont fait un peu frissonner, mais sans que je ne me retrouve à imaginer quelque chose de fantastique. C'est bien aussi, car il faut que le propos soit vraiment très précis quand on ne part pas dans de l'imaginaire. Il faut que ce soit vraiment cohérent. Et l'auteur a relevé le défi !

Dès le début, je me suis sentie portée par l'histoire. J'avais envie de savoir dans quoi nos randonneurs s'étaient empêtrés et comment ils allaient sortir de ce mauvais pas. J'ai aimé aussi les liens entre les personnages et la mise en place de cette intrigue passée, qui explique tant de choses sur le présent.

J'ai trouvé que c'était sympa et bien agencé. Mais encore une fois, j'en aurais voulu plus : un développement plus important permet de mieux caler les choses et surtout de s'attacher encore plus aux personnages... quand on sait l'horreur qu'ils vont vivre, c'est encore plus sadique. Mais c'était évidemment une très bonne histoire. J'attends donc le prochain texte de l'auteur !
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lundi 8 juillet 2019

Quand vient l'orage

Une jolie petite lecture sympathique pour passer le temps. Voilà comment je qualifierai ce livre qui m’a fait passer un bon moment. Je ne sais pas trop ce qui m’a poussée à le lire. J’adore les orages, et cette couverture m’a tapé dans l’œil. Je pense que peu importait le résumé au dos : il fallait que je le lise.

Au final, je me suis retrouvée avec une lecture jeunesse fantastique qui m’a bien plu. Antoine est un garçon qui semble être un peu perdu. Entre ses parents qui se chamaillent de plus en plus, la fille qu’il aime qui passe son temps à papillonner un peu partout, le rendant de plus en plus jaloux et lui faisant perdre tout espoir d’une belle idylle, et son entorse qui l’empêche de s’adonner au plaisir des randonnées pendant les vacances, le pauvre jeune homme devait trouver de quoi faire pour s’occuper l’esprit : et quoi de mieux qu’une petite histoire fantastique entendue par hasard dans le seul bar de son lieu de vacances ?

Antoine a profité de cette petite légende montagnarde pour mêler vrai et faux, ses histoires avec la légende, et a décidé d’en écrire une histoire, son roman. Ce qui est vraiment intéressant, c’est qu’on ne sait pas trop si les quelques passages écris par Antoine sont vraiment issus de son imagination ou bien des visions pures et simples. Car le jeune homme est de toute évidence mêlé à cette histoire, ce n’est pas Prune, sa jeune amie qui en sait plus que ce qu’elle veut bien avouer, qui dira le contraire.

Les personnages m’ont amusée car un peu caricaturaux, mais l’histoire tient la route et nous prend en haleine. Ce qui m’attriste un peu, c’est que la fin ait été si vite expédiée. J’aurais aimé un peu plus de suspense, que mon ventre se serre et que la chaleur monte. Mais elle était juste mignonne et jolie.

En bref, une bonne petite lecture pour passer le temps, bien écrite, bien ficelée, et une auteur que je compte relire un jour.
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samedi 6 juillet 2019

Effacée

Cela faisait très longtemps que j’avais repéré ce livre, au travers des chroniques de copinautes ou tout simplement en librairie. Et finalement, c’est sur recommandation que je me suis finalement décidée à le lire. Je ne regrette absolument pas.

Cette histoire a tout. Elle est originale, nous apporte du suspens, des tremblements, de la peur, de la joie, de la tristesse. Tout part d’une bonne intention. Les criminels âgés de moins de seize ans, plutôt que d’être emprisonnés dans une prison, ont une nouvelle chance : ils sont effacés. À savoir qu’on leur ôte tout : leur passé, leurs souvenirs, leur personnalité. Ils deviennent des poupées malléables à souhait, incapables de se défendre ou d’attaquer.

Mais on découvre très vite les dérives d’une telle utopie. Le gouvernement semble prendre beaucoup de liberté vis-à-vis de ces Effacés, et certains ne le sont peut-être pas pour de bonnes raisons. Bref, c’est une trame machiavélique qui est mise en place, et je n’ai pas pu lâcher mon bouquin, tellement je me suis sentie portée par ce roman.

J’ai tremblé pour Kyla, la pauvre Kyla qui est complètement perdue, et déboussolée. J’ai remercié sa nouvelle maman de si bien prendre soin d’elle, j’ai détesté Ben pour avoir osé n’en faire qu’à sa tête... alors qu’il n’est même pas responsable, c’est cet Effacement qui l’a rendu si peu lucide.

L’histoire est super, et le style est accrocheur. Je n’attends qu’une seule chose, maintenant : une suite à la hauteur de ce premier tome. J’attends beaucoup de la suite, tant au niveau de l’histoire que des personnages. Car après ça, il me faut quelque chose d’hallucinant. Une bombe nucléaire, rien de moins !
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jeudi 4 juillet 2019

Si loin de toi

J’ai lu ce livre il y a près de deux mois maintenant et je réalise aujourd’hui qu’il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. J’avais été emballée par le résumé, j’avais envie de découvrir l’histoire de Sophie, comprendre pourquoi sa vie est si dure, comment elle a pu échapper de peu à la mort à deux reprises. Tout ça m’intriguait fortement. Mais très vite, j’ai déchanté.

En effet, si le début m’a plu, si le côté écorché vif de Sophie m’a vraiment interpellée, j’ai vite compris ce qu’il en était de la relation de Sophie et Mina, me faisant sortir un « encore… » de lassitude. J’ai l’impression que dans la littérature actuelle, ce genre de sentiment fort ne peut pas exister dans la simple amitié, et que les auteurs se sentent obligés d’y mêler de l’amour ou autre, pour les justifier. Mais là, j’ai trouvé ça trop. Pas crédible. Ennuyant.

C’est tellement dommage car ce titre avait un beau potentiel, mais je n’ai pas aimé la voie empruntée par l’auteur. Cela aurait pu être très bon et très fort sans y mêler la mode des faits de société. Car au final, ce drame a un fond de thriller, de suspense qui pouvait apporter beaucoup à l’histoire et donner des frissons de crainte, de peur, pour les personnages. On aurait peu découvrir la mort de Mina dans sa plus franche horreur. On aurait pu suivre Sophie et vouloir la soutenir ou au contraire la secouer comme un prunier. Mais finalement on se retrouve avec de multiples intrigues qui n’ont fait que complexifier l’histoire pour en faire quelque chose de banal et de déjà-vu.

J’ai été déçue par cette lecture, mais je pense que c’est parce que j’en attendais énormément… certainement trop.
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mardi 2 juillet 2019

Anne & Jack

Merci à Nats Éditions.

Je suis assez mitigée sur ce texte sur certains points, tout en étant très contente de l'avoir découvert. Attention, chronique un peu bizarre à venir, car je ne sais pas me positionner réellement entre « J'ai aimé » ou « J'ai aimé mais ».

D'abord le côté un peu négatif : je n'ai pas accroché aux personnages. Je les ai trouvés vides et sans personnalité. Voilà, c'est dit, pardon. Même si Anne a un semblant d'intérêt car elle veut faire son chemin parmi les pirates, je trouve que l'accent n'a pas été assez mis sur son ressenti au fur et à mesure de l'intrigue. Bon, c'est vrai que c'est tout à fait subjectif et lié au fait que si ça n'accroche pas... ben ça n'accroche pas.

Néanmoins, passé ce petit détail, je n'ai qu'une chose à dire : trop bien, des pirates, des monstres des mers (et pas n'importe lequel), des combats, des navires ! Tout l'univers de la piraterie y est présent et m'a remplie de joie, car j'aime ce monde un peu particulier où tout est permis, ou presque.

L'histoire tient vraiment la route, et on suit les aventures d'Anne et Jack avec plaisir. Avec une telle vie, ils ne peuvent clairement pas s'ennuyer, et cela nous permet de tourner les pages avec suffisamment de frénésie pour qu'on arrive à la fin en pleurant qu'il n'y ait plus rien à lire. Plus rien ? Enfin, jusqu'au prochain tome en tout cas !
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dimanche 30 juin 2019

Il sera une fois...

Merci aux Éditions SEMA.

Comme pour tout recueil de nouvelles, cette chronique va être difficile à écrire. Il n’est en effet pas aisé de parler de multiples textes sans tous les mentionner, et pourtant après plusieurs jours, je me rends compte qu’ils ne m’ont pas tous marquée de la même façon. Par contre, le bon point, c’est que chaque récit m’a laissé une impression positive !

Je ne vais pas parler des quinze nouvelles dans cette chronique, je vais tenter de rester très générale quant à ce recueil. En lisant ce titre, je me suis mis en tête que ce que je lirai serait à tendance plutôt SF. J’avais à moitié raison : ce recueil propose plus que ça, il propose une réflexion sur le sens de la vie, sur des envies humaines (ou non) poussées à leur extrême pour nous montrer la folie de telles pensées.

L’exemple qui m’a le plus frappée concerne la seconde nouvelle, Contrat, qui est ma préférée, et dont je vais vous dire quelques mots. Dans cette scène, un humain fait un pacte avec un démon pour obtenir la vie éternelle. Et il l’obtient. Mais à votre avis, qu’adviendra-t-il de lui quand la planète disparaîtra, que l’univers sera réduit à néant ?

Figurez-vous une telle pensée et imaginez un peu d’autres scènes du même genre ! Celle-ci m’a amusée, et pourtant elle n’est pas la plus invraisemblable. Certaines autres sont surréalistes, ou drôles, certaines nous proposent l’annihilation de l’humanité (rien que ça !) tandis que d’autres représentent des délires scientifiques, et c’est donc dans une joyeuse folie que l’on passe de l’une à l’autre, en se demandant ce que l’auteur nous réserve.

Le style n’est pas en reste : entraînant, il nous fait lire ce texte à très grande vitesse et apprécier les réflexions de l’auteur. Le seul point noir que je trouve à ce roman concerne la couverture, que je n’aime pas particulièrement. Mais c’est un détail !
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