mardi 4 octobre 2022

La plume d’or

Seriez vous capable du pire pour protéger un miracle ?
La plume d’or
Maureen Dalla 2022

Merci à Maureen Dalla.

Voici le tout premier texte de Maureen Dalla, et je suis déjà conquise. Son style d’écriture incisif et direct vous plaira fortement, et vous ne saurez pas lâcher le texte une fois que vous l’aurez commencé. Cette lecture était tout bonnement addictive, et j’espère sincèrement que d’autres textes suivront.

Cette histoire commençait somme toute plutôt bien (ou mal, selon les points de vue), avec une jeune femme, Nelly, qui se retrouve jugée au tribunal. Classique, même si l’approche est sympathique et osée, car on sait dès le départ qu’elle est coupable. Mais ce qui est intrigant, c’est surtout le mystère autour du carnage de ses amis… et quand elle décide de raconter son histoire, on est émerveillé… et on se demande en même temps si elle ne devrait pas être internée en service psychiatrique. Et pourtant, avec ce final, on ne doute plus de rien et on aime le message délivré : la tolérance et le respect de la nature.

Il s’agit du premier texte de cette autrice, et je sens qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’elle : ses idées sont fantastiques, elle est cinglée, et j’attends son prochain texte avec impatience.

vendredi 30 septembre 2022

Le jour des fourmis

Elles sont un milliard de milliards. Nous les remarquons à peine, elles nous guettent pourtant depuis longtemps. Pour certaines, nous sommes des Dieux. Pour les autres, des êtres malfaisants. Avec une intelligence et une organisation prodigieuses qui n’ont rien à envier aux armées les plus redoutables, elles se préparent à une lutte sans merci. Qui seront les vrais maîtres de la terre ? De la réponse à cette question leur survie dépend… la nôtre aussi. Le jour des fourmis est-il vraiment arrivé ?
Le jour des fourmis
Bernard Werber 1992

Après avoir adoré Les fourmis, il fallait absolument que je lise la suite de cette trilogie. Sérieusement, c’est fou de s’attacher à de si petites bêtes. Mais la fin du premier tome était tellement horrible et impossible à oublier ! Comment vouliez-vous que j’y survive, hein ?

Bref, voilà. Je l’ai commencé. Et de suite, j’ai senti un changement. On était plus dedans, l’introduction était finie, les choses sérieuses commençaient. Et il y avait de quoi raconter. Des guerres, des découvertes, de la communication entre les fourmis mais aussi avec les autres espèces. Et ce grand méchant ennemi, celui qu’on appelle Doigt. Oui, les Doigts. Autrement dit : nous.

Forcément, une fourmi est tellement petite qu’elle ne peut pas nous distinguer globalement, elle ne voit que les Doigts qui les écrasent, et qui représentent la terreur de leur communauté… ou bien leurs Dieux tout puissants. Vous m’avez bien lu. C’était dément de lire cela ! Et il y a 103e. Cette petite fourmi que nous connaissions déjà du tome 1 et qui vainc sa peur. Elle est courageuse et entreprend le voyage pour rencontrer les gentils Doigts qui pourraient lui apporter la connaissance. Mais quel délire ! J’ai tellement aimé cette scène de la télévision. Je sais, vous ne comprenez rien : lisez.

Ce texte va plus au fond des choses, et il est sacrément plus dense. D’ailleurs, il est aussi bien plus long, et j’en étais vraiment heureuse, car j’ai pu profiter plus longtemps de cette histoire incroyable. Bientôt la suite !

La révolution des fourmis »

lundi 26 septembre 2022

Comme une image

Lalie a neuf ans, un teint de pêche et des joues roses. Elle a aussi deux frères et des chatons, une belle-mère et deux maisons.
C’est une enfant intelligente et vive, une grande sœur attentionnée et une amie fidèle.
C’est la petite fille que chacun aimerait avoir.
D’ailleurs, tout le monde aime Lalie.
Tout le monde doit aimer Lalie.
C’est une évidence.
Il le faut.
Comme une image
Magali Collet 2022

Merci aux Éditions Taurnada.

Ce résumé est glaçant, cette couverture est perturbante. Cela résume assez bien ce roman. J’ai eu le sentiment, en lisant ce résumé, que j’aurais ici droit à une nouvelle histoire de psychopathie, mais cette fois tournée vers l’enfant. Alors, pardon, j’ai appris en lisant ce roman que l’on ne parle pas de psychopathie et de sociopathie avant dix-huit ans. Sûrement car la personnalité n’est pas encore complètement formée, j’imagine.

Dans tous les cas, on retrouve tous les marqueurs et les signes de cette pathologie : les animaux (je crois que c’est ce que je redoute le plus à chaque fois… Les humains tués ? pas grave. Mais les animaux… pas touche !), les victimes, les ennemis, les cibles. Tout était parfaitement orchestré. C’est terrible, vraiment démoniaque. Tellement succulent !

J’ai eu l’impression de retrouver un petit peu Mon ombre assassine, qui m’avait subjuguée. Ici, j’ai eu la même peur vicérale à l’idée de voir tel ou tel personnage (ou animal) devenir la victime de notre petite Lalie. Cette fillette, j’ai adoré la détester. Elle est intelligente et tellement insupportable en même temps. Elle me glaçait et a réussi à me rendre très mal à l’aise. C’est ça : j’ai été mal à l’aise lors de ma lecture. Certaines scènes m’ont vraiment perturbée, et je ne savais pas trop comment prendre les choses. C’était dur, mais dans le bon sens du terme.

J’ai bien aimé être percutée par ce roman, cela l’a rendu différent des autres. Il n’est pas banal et, si vous devez lire un seul roman de cet éditeur, commencez par celui-ci. Oui, j’ai dit « commencez », car vous ne saurez plus vous arrêter ensuite tellement les Éditions Taurnada nous proposent des petits bijoux !

jeudi 22 septembre 2022

Pas la fin du monde

Toulouse, 21 septembre 2001. Léon a dix-sept ans, un chagrin d’amour et une famille disloquée depuis le divorce de ses parents. Sa sœur Frida, vingt-deux ans, est en colère. Contre tout le monde, tout le temps. Dans leur ville touchée par l’une des plus grandes catastrophes industrielles du XXIe siècle, tous deux tentent de réparer les liens. De reconstruire leur monde sous un jour nouveau.
Pas la fin du monde
Rachel Corenblit 2022

Merci à Babelio et aux Éditions Bayard.

Je me suis lancée dans cette lecture à cause du concept général présenté dans ce livre : AZF. Je vis à Toulouse depuis vingt ans, je n’y étais pas à cet instant. J’ai emménagé dans la région peu après, mais j’ai vu tout le monde en parler, vivre avec les conséquences. Le choc, la peur des bruits sourds, les séquelles. Cela s’est estompé au fur et à mesure du temps mais, quand on arrive en septembre, on y pense toujours un peu. Et quand on passait sur le périph, on regardait toujours vers l’endroit où se trouvait l’usine. Pourtant, je n’y étais pas.

Alors, forcément, on me propose un livre qui se passe à ce moment… Je fonce. Pas pour m’y replonger, mais pour découvrir ce que les gens ont pu ressentir à cet instant précis. La peur de l’attentat, à peine dix jours après les Twin Towers. Je suis étrange, mais j’étais curieuse de lire ce texte, romancé, comme une fiction. Pas si loin de la réalité, mais une fiction quand même.

Le début m’a déroutée. On a l’explosion, mais on a une comparaison à… Pompéi ? Oui, sur le coup, c’est peut-être ce que certains ont dû penser. Mais non, après le 11 septembre, je ne vois pas comment on pouvait imaginer autre chose. Puis l’histoire revient sur la logique de la période. Peut-être un effet scénaristique. Et là, on est dedans. Dans le flou, dans la peur, avec les gens qui sont tétanisés.

Et on s’en éloigne, et c’est bien. Car le but est de suivre une famille sur cette journée, les voir profiter de ce moment pour régler les soucis, profiter de cet instant négatif pour en faire ressortir du positif. C’était bien fait, bien rédigé, sensible et intéressant. Mais je n’ai rien ressenti. J’ai été détachée de cette famille qui ne m’a pas du tout touchée. Je les suivais, mais je ne m’inquiétais pas. J’étais une observatrice éloignée. Cela aurait pu donner quelque chose de gigantesque, entre le drame et la reconstruction. Dommage. Mais, heureusement, cela fut dans l’ensemble une découverte sympa.

dimanche 18 septembre 2022

Le sacrifice

Un homme aborde un détective à qui il expose que, non seulement il est un ange, mais qu’il est aussi saint Thomas, réincarné dans la peau d’un toxicomane. Il déclare posséder des informations au sujet d’un complot organisé par Lucifer, qui ne convoite rien de moins que le contrôle de l’humanité. Voici comment se présente à Dorian Verdon un individu qui, par un singulier hasard, a souvent croisé sa route au cours des derniers jours. Perplexe, hésitant entre lui passer les menottes ou lui enfiler une camisole de force, le détective Verdon se maudit d’avoir négligé de vérifier si l’hôpital psychiatrique local n’aurait pas laissé filer un de ses patients. Comme un malheur ne vient jamais seul, l’enquête qui préoccupe le détective, le meurtre d’une religieuse, s’embourbe… et la seule piste qu’il lui reste à exploiter semble être ce repris de justice qui se dit être saint Thomas. Ange ou démon ? Illuminé ou meurtrier ? Verdon ne sait que penser. Quelle que soit la direction que prendra son enquête, celle-ci croisera inévitablement la route de ce déconcertant personnage. Les voies du Seigneur sont impénétrables, dit-on, c’est également ce que croyait le détective Verdon…
Le sacrifice
Danny-Philippe Desgagné 2022

Merci à Mera Éditions.

J’ai eu très envie de lire ce livre dès que j’ai découvert son existence. Avez-vous lu ce résumé ? Ésotérique, mystérieux à souhait. Je ne pouvais pas passer à côté, car il s’agit vraiment du genre de lecture que j’affectionne tout particulièrement. Et je ne suis pas déçue.

Ce texte était vraiment sympa. Imaginez ! On part d’un simple policier pour arriver à une apocalypse de folie, en passant par de multiples destructions en règle des croyances judéo-chrétiennes de chacun. Alors, je ne suis pas une spécialiste de la Bible et des textes sacrés, mais j’avoue m’être délectée de toutes ces petites anecdotes qui expliquent l’inexplicable et cassent les idées reçues. Vraies ou pas, les explications tenaient la route grâce à leur simplicité et leur présentation très claire.

C’était sympa, pour une fois, de lire un roman dans lequel l’intrigue principale est finalement vite reléguée au second plan pour se concentrer sur le « pourquoi » plutôt que sur le « qui ». Et puis, la relation qui unit Dorian et Thomas est juste merveilleusement adorable. On aurait dit un vieux couple qui se chamaille sans cesse.

Je déplore juste une petite chose : j’ai eu l’impression qu’il y avait un petit déséquilibre entre la faible quantité de descriptions et l’amas énorme de dialogues. C’est le style et l’histoire qui veulent cela, mais j’ai été un peu perturbée au début. Je vous rassure : on s’y fait ! Et puis, c’était histoire de trouver quelque chose de « négatif » à mettre en avant. Car, pour tout le reste, rien à dire : j’ai tout adoré !

mercredi 14 septembre 2022

Dans les brumes de Capelans

Une île de l’Atlantique, battue par les vents, le brouillard et la neige… Un flic qui a disparu depuis six ans et dont les nouvelles missions sont classées secret défense… Sa résidence surveillée, forteresse imprenable protégée par des vitres pare-balles…
La jeune femme qu’il y garde enfermée… Et le monstre qui les traque.
Dans les brumes de Capelans
Olivier Norek 2022

Je suis pleine de joie. Et de tristesse. À la fin du tome 3 de la saga Victor Coste, je n’avais plus aucun espoir de voir une suite, car le dénouement était trop… horrible. Et là, Olivier Norek a su réinventer son personnage, lui donner une nouvelle vie à la fois crédible, magnifique et terrible. Et, pour mon plus grand plaisir, j’ai pu m’immiscer auprès de ce flic que j’adore, dans les brumes de Capelans, à Saint-Pierre, loin du monde, littéralement.

Alors, je vais passer sur la fin qui fait une redite de Surtensions : sérieusement, faut pas nous refaire le coup… Cette fois, je n’y crois plus, il y aura une suite. Même si la porte se refermait, il y a une chance qu’elle soit restée entrouverte. Car cette histoire était juste de la bombe. J’ai adoré, du début à la fin. C’était étrange car on avait ce personnage qu’on connaît si bien et, en même temps, tout était nouveau, réinventé. C’était perturbant et adorable. Mais bien trop court, j’en voudrais tellement plus.

Les personnages sont saisissants. Bien sûr, il y a Coste, brisé par sa dernière enquête ; Anna, aussi magnifique qu’étrange ; Bisset et Mercredi, les petits nouveaux qu’on apprend à aimer au cours de cette histoire. Comment ne pas succomber ? Et l’histoire, cette histoire… On voit venir des choses, puis c’est autre chose. On cherche une autre piste, on se trompe. On comprend ce dénouement incroyable qui nous tombe dessus, mais c’est encore une erreur. Jusqu’à cet épilogue, terrible, qui m’a fait frissonner.

Comment dire ? Le titre est évocateur. Quand vous le commencerez, vous serez immédiatement dans les brumes, même si elles arrivent plus tard dans le texte. Saurez-vous voir au travers ?

samedi 10 septembre 2022

10 ans avant…

10 ans avant… Pas d’éruption solaire.
Pas de message perdu.
Juste des vies éparses, sans lien.
Pourtant…
10 ans avant…
PM Lorenz 2021

Merci à PM Lorenz.

Après Éruptions, que j’ai tellement aimé au point de le lire deux fois, j’étais très contente de découvrir ce nouveau texte de PM Lorenz, même si j’avais compris rapidement qu’il était un peu atypique. Plutôt court, il ne s’agit pas vraiment d’une aventure, plutôt d’une grosse nouvelle mettant en scène les différents personnages secondaires du livre principal. C’était sympa, mais il m’a manqué ce petit plus qui aurait pu le rendre parfait à mes yeux.

J’ai beaucoup aimé découvrir les personnages un peu « bis » de l’univers, mais j’avoue que, pour certains, j’avais complètement oublié leur existence ! C’est fou, je venais de lire Éruptions ! Sans mentir, je l’ai lu un mois avant, à peine, alors comment pouvais-je oublier certains personnages ? Peut-être car ils étaient tellement secondaires que je ne les avais pas repérés. Tout simplement. Mais aussi car je me suis souvenu après coup de qui ils étaient. Bien joué de la part de l’auteur, en fait, non ?

Ce fut donc assez rafraîchissant, mais aussi perturbant. C’est tellement bizarre de retrouver cette histoire avant l’histoire, pourtant j’ai apprécié et dévoré le livre. Cela m’a donné envie de découvrir la suite, tout en la redoutant. Que va-t-il donc se passer cette fois ?!

mardi 6 septembre 2022

Fifistrelle

Envole-toi dans des aventures tendres et drôles avec Fifistrelle, la plus adorable des chauve-souris.
Fifistrelle
Mariko 2022

Merci à Nats Éditions.

J’ai trouvé cette petite histoire toute mignonne. Certes, il y a peu de texte, mais les images se suffisent à elles-mêmes, surtout quand elles mettent en scène une si mignonne chauve-souris qui devient l’amie d’un oiseau.

Ce texte est une explosion de mignonnerie, et l’on ne peut que craquer à la vue de cette amitié hors du commun. Et parfois, je me suis retrouvée à être toute triste face à des scènes qui crevaient mon petit cœur. Non, franchement, ce texte, je l’adore !

vendredi 2 septembre 2022

Les fourmis

Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur Terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d’années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Elles ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d’égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante. Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche.
Les fourmis
Bernard Werber 1991

Après avoir adoré Le cycle des chats, il me fallait absolument découvrir d’autres cycles de Bernard Werber, et on m’a conseillé – très judicieusement, sûrement – de commencer par le début : Les fourmis. Eh bien, je dois avouer que j’ai adoré ce texte ! Pourtant, au début, c’était un peu étrange. Comment voulez-vous rentrer dans la tête des fourmis ? Elles sont tellement différentes de nous…

L’auteur est très doué, il a réussi à me captiver en peu de pages. Peu d’humains, mais un peu quand même pour nous donner du mystère quant à cette cave étrange où tout le monde descend mais d’où personne ne remonte. Et des fourmis. Partout, des fourmis qui ont des numéros, sauf pour les reines qui ont des noms, évidemment. C’est fou comme j’ai aimé suivre ces fourmis sans nom, j’ai frissonné pour elles, j’ai été amusée par leur mode de communication particulier, fascinée aussi par leurs mœurs et leurs habitudes, outrée par leur inhumanité lorsqu’elles s’entretuaient pour le bien de la colonie.

C’était incroyable et fou, et je n’ai pas vu le temps passer. Bien sûr, ce titre est connu, il ne sert à rien de répéter une énième fois qu’il faut le lire. D’autres s’en sont chargés bien avant moi. Tout le monde le sait. Mais je vais quand même le dire, car j’ai adoré ce texte. J’ai aimé les similitudes et les différences avec Le cycle des chats, j’ai été passionnée par cette histoire, et aujourd’hui je n’ai qu’une envie : lire la suite… Parce que cette fin… Cette fin !

dimanche 28 août 2022

G-14

Et si nous n’étions pas seuls dans l'univers  Serait-ce une malédiction de plus ou une issue de secours ?
En 2049, G-14 est le quatorzième vaisseau à quitter la Terre à destination de Mars. À son bord, cinq cent vingt et un passagers triés sur le volet et engagés pour quatre mois de trajet.
G-14, c’est l’histoire d’Antoine, embarqué pour faire plaisir à sa fille, et celle de Jessica, obligée de partager une cabine avec son ex-mari. Lorsque la Terre se désintègre, l’onde de choc boulevere l’ordonnancement des planètes et la trajectoire du G-14. Mars s’éloigne.
Coincés dans un vaisseau sans objectif, les passagers subissent la situation. Sauront-ils reprendre leur destin en main pour trouver une issue ?
G-14
Sandrine Walbeyss 2022

Merci à Sandrine Walbeyss.

Il s’agit du premier texte de cette autrice que je lis, et je suis conquise par son univers. Ce texte était tout simplement génial et incroyable. Imaginez-vous à bord du G-14 en direction de Mars. Tout se passe bien jusqu’à ce que la Terre explose et mette le bazar dans tout le système solaire. Forcément, croiser Jupiter au hublot, ça peut faire un peu peur. Alors, c’est le drame, et les personnages cherchent des solutions… parfois extrêmes.

Je ne vais pas en dire plus sur l’histoire en elle-même, car il faut que vous la découvriez. Le texte est court, le récit est prenant, l’écriture est fluide et entraînante. Comment dire, ce texte, je l’ai lu en peu de temps tellement je n’arrivais pas à lâcher le livre. J’étais juste passionnée. Et c’est même ce que j’ai dit à l’autrice, à un moment : cette histoire me passionne. Tout simplement.

Alors, oui, je ne suis pas forcément objective. J’adore la science-fiction, donc je suis un public a priori déjà acquis. Mais là, on parle de la destruction de la Terre, de l’exploration de l’espace, de la découverte d’autres mondes qui eux ont compris comment protéger leurs belles planètes (pas comme nous, qui détruisons tout). Je veux dire par là que ce texte nous apporte des concepts forts, et essaie de manière ludique de nous présenter ce qui pourrait être l’avenir de notre monde si on n’y fait pas attention. Bon, bien sûr, je ne pense pas que la Terre va exploser en 2049… à moins d’une explosion nucléaire causée par l’homme, elle devrait encore subsister quelques millions d’années… si on la laisse vite tranquille (comprenez par là : si l’être humain vient enfin à disparaître). J’ai quand même eu un petit effet d’overview effect en lisant ce texte. Pourtant, la Terre n’était plus là, mais sur le coup je me suis dit qu’on était bien peu de choses…

Bref, pour en revenir à ce texte : G-14 se passe dans le même univers que les autres textes de l’autrice. Je n’ai pas encore lu Le dernier Bakou, mais j’ai commencé à parcourir Inhertinn (pas encore publié), et j’aime beaucoup ces histoires qui s’entrelacent, qui permettent d’approfondir des périodes particulières de cette nouvelle galaxie, et je crois que j’ai lu G-14 au bon moment. Car ce texte est le lien entre la Voie lactée et Inhertinn, alors beaucoup de choses s’éclaircissent et se mettent en place dans ma tête ici. Et je n’en apprécie que plus cet univers.

Tentez le coup ! G-14 est publié gratuitement sur le blog de l’autrice. Le texte est parfaitement romancé, l’écriture est fluide, l’histoire entraînante. Vous pourrez vous immerger tranquillement et rapidement dans son monde, et vous aurez ensuite envie de tout découvrir. Un bon moyen de nous rendre tous accros !

lundi 22 août 2022

Éruptions

Le soleil bout, plus fort que d’habitude. Beaucoup plus fort. Les éruptions solaires envoient des ondes, dans l’univers. Partout.
La Terre est touchée. L’atmosphère bloque la grande majorité. Pas la totalité.
Un message arrive. Un message qui n’aurait pas dû arriver, qui n’aurait pas pu arriver.
Les éruptions arrivent, des destins vont changer !
Éruptions
PM Lorenz 2016

Merci à PM Lorenz.

C’est la deuxième chronique que j’écris au sujet de ce livre, la première s’étant perdue dans les limbes d’Internet. J’ai donc décidé de relire ce livre pour l’occasion, car il m’avait beaucoup plu. Et la magie a à nouveau opéré. J’adore ce texte !

Même si je savais de quoi il s’agissait cette fois, j’ai tout de même été prise au jeu des éruptions. Je vais d’ailleurs tenter de vous en parler comme si c’était ma première lecture.

Je suis très fan de ces deux mondes parallèles qui communiquent et qui permettent aux personnages d’évoluer sur des routes différentes mais qui se rejoignent, parfois. C’est tellement bien écrit, bien conçu. Je n’arrivais pas à décrocher de l’histoire, je voulais savoir comment cela allait se terminer pour Loran, Thomas et Khaty. Ce qui est fou, c’est que le texte nous est présenté avant tout comme un SF, mais c’est le côté thriller qui ressort le plus pour moi. Cette double intrigue est tellement incroyable.

Mais, lors de cette deuxième lecture, vu que je connaissais les tenants et aboutissants de la partie thriller, j’ai été plutôt portée par le côté romantique. La simplicité du récit, malgré la complexité de la situation, m’a bien plu, et j’ai été à nouveau stressée par ce final qui m’a encore donné des frissons.

Le texte au global est tellement bien écrit, tellement entraînant, que vous ne pourrez pas rester indifférent à cette histoire. Et je sais, aujourd’hui, que l’univers d’Éruptions continue dans encore deux ouvrages, que je vais aussi pouvoir découvrir. Je vous en parlerai donc très bientôt !

« 10 ans avant…
Conditionnel »

mardi 16 août 2022

La voie de l’oiseau

À la fois journal intime, carnet de voyage, récit initiatique et roman d’aventures, ce livre vous dévoile le destin exceptionnel d’une jeune fille déterminée à réaliser son rêve d’enfance.
De la France à l’Amérique du Sud en passant par l’Afrique, son combat pour la préservation de la forêt amazonienne l’obligera à se défaire des chaînes du passé afin de trouver sa voie. Déchirée entre les forces du bien et du mal, elle n’aura de cesse de braver tous les dangers pour mener à bien sa mission, guidée par les messages délivrés par de mystérieux rêves. Malgré les doutes et les épreuves, l’espoir la portera jusqu’à l’accomplissement de sa destinée.
La voie de l’oiseau
Marie Nocenti & Carlen Zia 2022

Merci à Marie Nocenti.

Quand l’autrice de ce roman est venue me proposer de lire son livre, j’ai immédiatement dit oui. J’avais déjà lu un de ses livres, le magnifique Au-delà des collines, et j’avais aimé sa plume simple qui nous emmenait dans un autre monde, son monde. Alors, je savais que j’aimerais forcément ce titre.

Ce fut le cas, cette histoire est tout aussi magique. On suit Chris, de son enfance à sa « libération », ce moment où l’oiseau prend enfin son envol après tant de tentatives évincées par tellement de souffrance. Ce texte va vous faire passer par tous les états : vous serez étonné, agacé, pressé, perplexe, énervé, impatient, ébahi, intrigué, ébloui. Pas forcément dans cet ordre, car je ne veux pas divulgâcher l'histoire, mais en tout cas vous y ressentirez tout ça.

Ce texte est magnifiquement écrit. J’ai retrouvé la plume de l’autrice et j’ai aimé sa prose et ses lignes. Et il y a plutôt intérêt, car ce texte est un poil long. Vous m’entendrez rarement dire cela, j’ai toujours tendance à en demander plus, et là j’ai trouvé qu’il était bien proportionné, mais un peu trop long ; on aurait pu couper quelques parties concernant l’enfance qui, même si elles permettent de contextualiser le personnage de Chris, m’ont un peu ennuyée et ont ralenti mon arrivée dans l’aventure la plus excitante du personnage. Tout ce qui lui est arrivé est tellement fou qu’après coup je réalise que j’aurais voulu arriver à ces passages plus vite. Bon, ce n’est que mon avis, et j’ai tout aimé quand même, alors…

J’ai bien accroché avec Chris tout de suite, même si je l’ai trouvée parfois agaçante. Elle a des idées tellement tranchées qu’il faut savoir apprivoiser son personnage. Il faut sympathiser avec elle, en somme… Mais cela finit forcément par arriver, car elle est tellement attachante et incroyable. Tout ce qu’elle a vécu et entrepris est un véritable rêve, un voyage dingue et même une aventure fantastique touchant du doigt le paranormal. J’ai adoré ce petit oiseau qui m’a semblé si frêle et fragile, et qui finalement s’envole pour vivre une vie extraordinaire.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment aimé ce texte et vous le conseille vivement. En plus, si vous le lisez, vous aurez droit à un petit caméo de l’autrice, c’est rigolo !

lundi 8 août 2022

Premier degré

Depuis qu’il est tout jeune, Sam rêve de devenir pompier, malgré le terrible événement qui a brisé sa famille : son père, lui-même pompier, est mort brûlé dans un tragique incendie.
Alors qu’il termine sa dernière année de secondaire, Sam met tout en œuvre pour être admis à l’École nationale des pompiers. Il doit toutefois effectuer ses démarches en cachette, puisque sa mère refuse catégoriquement de le voir suivre les traces de son père.
À travers les épreuves qu’il devra affronter pour être accepté dans ce milieu exigeant, Sam découvrira de nouvelles informations sur la mort de son père, ce qui bouleversera sa vie à jamais.
Réussira-t-il à atteindre son objectif, malgré tous les obstacles ?
Premier degré
Isabelle Roy 2021

Merci à Babelio et aux Éditions Hurtubise.

J’ai bien cru que je ne pourrais jamais lire ce livre ! L’attente a été interminable (de mon point de vue de blogueuse pressée) avant sa réception, et cela n’a fait qu’accroître mon envie de le parcourir. C’est bien, c’est un bon moyen de motiver quelqu’un. Du coup, à peine est-il arrivé que je l’ai dévoré. Le terme est bon, car je l’ai fini en un rien de temps. Il était génial !

L’écriture est tellement fluide et prenante. Ce titre est à destination des ados et jeunes adultes, mais je n’ai pas été perturbée par le style qui reste très adulte malgré quelques petits passages moins matures qui m’ont fait sourire. Le style est bien géré, et j’ai pu me plonger dans l’histoire sans aucune difficulté.

Et parlons-en, de l’histoire. Un jeune, Sam, souhaite devenir pompier, mais sa mère est plutôt réticente. Forcément, vu que son mari, pompier lui-même, est mort brûlé dans les flammes… On se doute que les péripéties vont suivre, que Sam va avoir du mal à y arriver : entre sa mère qui s’y oppose et le parcours pour devenir pompier, il a de quoi faire. Heureusement, il est bien aidé par son ami/frère et son beau-père. Simplement, les choses se complexifient vite, et l’histoire devient mystérieuse en ce qui concerne la mort du père de Sam.

Argh, je vous jure, il y a tout pour se faire plaisir dans cette histoire. L’histoire de famille sympa, l’apprentissage, l’objectif à atteindre, les péripéties et retournements de situations, le mystère et les menaces.

Je suis très contente d’avoir pu découvrir ce texte, et j’espère lire la suite très vite !

Deuxième degré »

mardi 2 août 2022

In bloom

Un enfant, un père, une fleur.
Ils se sont perdus, ils se sont oubliés.
Jusqu’à ce que tout bascule à nouveau !
In bloom
Wanch 2015

Merci à Nats Éditions.

Je ne lis pas souvent des BD, d’ailleurs vous en voyez peu sur ce blog. Mais, parfois, cela me prend, alors j’en parle. Ce ne sera pas une longue chronique car je ne sais jamais trop quoi dire sur les dessins et le graphisme. C’était sympa à regarder, oui. Mais, après, je ne saurais pas me lancer dans une analyse graphique.

Pour l'histoire, par contre, je suis à 100 % convaincue. Elle est tellement belle, émouvante. J’ai trouvé le symbolisme de cette fleur magnifique, la façon dont a été traité le deuil, parfaite. Au début, on ne sait pas trop de quoi il s’agit mais, petit à petit, naturellement, on apprend ce qu’il en est. La délicatesse de cette bande dessinée m’a bien touchée, je suis contente de l’avoir découverte !

mardi 26 juillet 2022

Samuel

L’intégration en classe d’un enfant sourd est-elle possible ?
Bien sûr ! Samuel et Antonin vous le prouvent dans cette petite histoire.
Samuel
Florian Poirier & Vay 2015

Merci à Nats Éditions.

Vous n’imaginez pas depuis combien de temps je devais lire ce livre. Je l’ai reçu quand il est sorti, et c’est mon illustratrice préférée qui s’est chargée de la partie graphique (les dessins sont géniaux !), alors pourquoi ai-je donc tant attendu ? Je me le demande encore, car j’ai adoré.

Ce texte est super mignon et traite de la surdité et l’apprentissage de la langue des signes, car un enfant sourd arrive dans une école et est isolé des autres, au début, car ils ne le comprennent pas. Mais cela va s’arranger, tout en délicatesse. J’avoue qu’en lisant ce livre j’ai eu très envie de m’initier à ce moyen de communication. Ce n’est pas lié à un besoin, car toutes les personnes sourdes ou malentendantes que je connais sont soit équipées soit capables de lire sur les lèvres, mais cela me rend très curieuse.

Ben voilà, encore un jeunesse super en provenance de mon éditrice préférée… et je vous le conseille très fortement !

lundi 18 juillet 2022

Au détour d’un matin d’hiver

Été 2018, de violents orages de pluie et de grêle s’abattent sur Paris et l’Île-de-France. Les eaux tumultueuses de la Seine restituent le corps d’une jeune fille disparue huit jours plus tôt. Son identité établie, la nouvelle déclenche une vindicte sans pareille sur les réseaux sociaux à l’encontre de Philip Maraissal. Désabusé par les accusations le nommant seul responsable du suicide de la fille, l’artiste se réfugie à la campagne pour fuir la haine qui a envahi le cœur des hommes et se retrouver face à lui-même. Un froid matin de décembre, une découverte inattendue vient bouleverser la nouvelle existence qu’il s’est efforcé de bâtir dans l’ombre des insuffisances de sa vie passée. Mais jusqu’où va-t-elle l’entraîner ? Vers une renaissance inespérée, ou l’innommable ?
Au détour d’un matin d’hiver
Jean Amel 2022

Merci à Librinova.

J’ai été très attirée par cette couverture et ce titre, qui m’ont donné l’impression que j’allais un peu changer d’air, me rafraîchir avec une histoire différente de ce que je lisais d’habitude. Et je me suis rappelé que je lisais beaucoup de thrillers et policiers et que donc, forcément, je n’allais pas trop changer d’air… Mais, pas grave, j’ai quand même tenté le coup !

Ce livre est frais et rapide à lire. Il n’est pas très long et va en général à l’essentiel, ce qui n’était pas pour me déplaire. Mais, outre le côté un peu thriller, j’ai surtout souligné cette magnifique histoire d’amour entre Olivia et Philip. C’est fou comme cette partie m’a marquée alors que ce n’était pas forcément le plus important de l’histoire. Il y a quand même pas mal de sujets traités dans ce texte, entre l’esclavage, la maltraitance, le meurtre… Tout est bien traité, bien calibré, c’était vraiment bien fait.

Finalement, ce moment n’a pas été assez long. J’aurais aimé rester auprès des personnages un peu plus longtemps, et notamment auprès d’Olivia et Philip. Ils ont eu si peu de temps ensemble dans ce livre, et c’était pourtant si fort… En bref, j’ai passé un très bon moment avec ce titre !

mardi 12 juillet 2022

Come find me

« Le signal doit être une sorte d’avertissement. Il s’est passé quelque chose cette nuit-là. Quelque chose de dangereux. »
Kennedy et Nolan, deux adolescents, ne se connaissent pas. Ils vivent dans des villes voisines et n’ont rien en commun. Seulement, un soir, ils captent tous les deux un mystérieux signal semblant provenir d’un endroit inconnu. Pourquoi sont-ils les seuls à avoir reçu ce message ? L’univers tente-il de leur apporter des réponses ? Alors que le frère de Nolan a disparu depuis plusieurs années et que le jeune homme est persuadé qu’il s’agit d’une disparition surnaturelle, Kennedy tente de surmonter un terrible traumatisme : le meurtre de sa mère.
Kennedy et Nolan n’ont pas d’autre choix que de s’allier afin de découvrir ce qui se cache derrière cette obscure coïncidence, et surtout, comprendre ce qu’il s’est vraiment passé dans leurs familles.
Come find me
Megan Miranda 2019

Merci à Babelio et aux Éditions Bayard.

Oh la la, ce titre était vraiment super. Déjà, le résumé m’avait bien intriguée. Thriller, science-fiction, fantastique ? Un peu des trois ? J’ignorais où cela allait partir, et c’était bien car toutes les portes étaient ouvertes. Même si, en mon for intérieur, j’avais un petit espoir que l’on en reste à un thriller terre-à-terre pour lequel toutes les explications un peu hors limites seraient données à la fin. Et finalement… ben non, je ne vous dirai rien ! Il faudra lire pour le découvrir !

J’ai adoré ce roman à double voix. Kennedy et Nolan ont des histoires personnelles qui se font écho et qui vont être résolues petit à petit, avec l’aide l’un de l’autre. La résolution n’est pas forcément toujours bien répartie entre les deux personnages, mais cela donne un effet très crédible et agréable à lire. On ne sait jamais trop ce qui nous attend et on se laisse donc porter par le fil des événements. Clairement, c’est rafraîchissant.

D’un point de vue un peu plus personnel, j’aurais bien aimé avoir un peu plus d’informations pseudo-scientifiques sur les ovnis ou sur les fantômes, cela aurait permis d’enrichir un peu le récit… mais cela l’aurait peut-être aussi un peu alourdi. Il y avait déjà tellement à dire. Et cela est en plus compensé par l’émotion vraiment palpable qui ressort de ce texte. C’était prenant, terrifiant, triste. Tout à la fois. Bref, je recommande !