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dimanche 18 novembre 2012

Facebook m’a tuer

Hier, une soirée privée était privée. Aujourd’hui, vos proches sont tous devenus photoreporters, prêts à publier les images les plus « délire » de votre crémaillère ou de votre anniversaire.
Hier, on pouvait dîner à deux. Aujourd’hui, on ne peut dîner qu’à quatre (vous, lui ou elle, vos deux portables).
Facebook est devenu un mode de vie. La « culture Facebook » gagne toutes les générations et bouleverse nos relations amicales, familiales ou amoureuses. Sans qu’on s’en rende toujours compte. Mais à la vitesse du numérique.
Facebook m’a tuer
Alexandre des Isnards & Thomas Zuber 2011

Excellent ! Je n’irai pas jusqu’à dire que je vais supprimer mon compte Facebook car j’ai toujours pris soin de bien renseigner mes paramètres de confidentialité et de ne pas accepter n’importe qui comme ami, mais j’ai trouvé que les témoignages reflétaient assez bien le voyeurisme et l’envie de se montrer d’une majorité d’utilisateurs des réseaux sociaux. Pour la plupart des scènes présentées.

Pour les autres scènes, j’ai quand même été atterrée (l’écho, ou bien encore le site où les gens inscrivent leurs exploits au lit… ou ailleurs). Il y a des gens vraiment atteints, quand même ?! Ils devraient aller se faire soigner ou bien se rendre compte que, la vraie vie, c’est plus important qu’un ordinateur avec des gens virtuels qui ne sont pas toujours ce qu’ils disent être (exemple de Meetic)… Un livre à lire, qui fait réfléchir, mais qui fait surtout beaucoup sourire !

mardi 30 octobre 2012

L’open space m’a tuer

Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française et, pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs. Passé l’enthousiasme des premières semaines, les jeunes recrues se heurtent aux dures réalités des nouvelles méthodes de management. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, départs pour des ONG de surdiplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque.
L’open space m’a tuer
Alexandre des Isnards & Thomas Zuber 2009

Après Facebook m’a tuer, il fallait absolument que je lise l’autre témoignage du même genre. Et, travaillant depuis peu en open space, je me suis dit que le livre me permettrait de me préparer psychologiquement à ce qui m’attend !

Eh bien, j’espère que mon open space continuera à faire exception ! Je ne veux pas me retrouver stressée, déprimée, à vouloir me réorienter dans un autre travail sans contrainte ! Ce témoignage démontre vraiment que les nouvelles entreprises et les nouveaux managers n’ont plus aucun scrupule et sont prêts à tout pour se marcher les uns sur les autres.

Je tiens notamment à souligner que cet ouvrage fait aussi état en parallèle de la génération Y (« Why ? »), les jeunes cadres de ma génération qui sautent d’une entreprise à l’autre pour progresser, évoluer ou simplement trouver mieux ailleurs. Quand on voit ce qu’il se passe dans les entreprises de nos jours, on comprend mieux pourquoi !