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lundi 28 août 2017

Mitania

En 2100, Chris Nolan, accompagné seulement de Juliet, un système informatique qui lui sert de pilote et d’aide dans son quotidien, part explorer l’univers pendant douze ans à la recherche d’une vie civilisée. En 2112, il rentre sur terre bredouille.
Entre-temps, sept siècles se sont écoulés sur notre planète qui lui est devenue inhospitalière : les continents, les pays se sont déplacés. Le monde est pleinement sauvage, et aucun vestige ni trace de vie humaine n’y subsistent.
Où est passée la Base Aérospatiale Internationale de Dubaï ? Pourquoi l’humanité a-t-elle disparu ? Y a-t-il des survivants ? Où se cachent-ils ?
Chris et Juliet forment un singulier couple héros/machine : deux « Êtres » improbables, l’un asocial et l’autre qui, bien qu’artificiel, sait se rendre indispensable à cet homme esseulé et taciturne.
Mitania
Bernard Afflatet 2017

Merci à SimPlement et aux Éditions du 38.

Cette lecture fut assez particulière pour moi, car je suis passée par plusieurs émotions contradictoires. D’abord, le résumé avait vraiment retenu mon attention (pour une fois que j’en lis un !). Ensuite, car ma lecture a été assez laborieuse sur une partie du roman tandis que, sur l’autre partie, j’étais passionnée. Ce ne fut donc pas un moment banal.

J’ai adoré la documentation liée à l’astronomie ou aux habitudes des Terriens. Mais qu’est-ce que cela créait des longueurs ! Au début, j’avais l’impression de lire un livre dont l’histoire était une excuse pour permettre à l’auteur de philosopher sur les grands concepts d’écologie actuels. Certes, c’était intéressant, mais cela rendait l’histoire plate : il ne se passait rien de vraiment incroyable en somme.

Pourtant, c’était intéressant de voir Chris redécouvrir la Terre lors de son retour sur la planète, et de le voir réaliser avec effroi qu’il était seul. À sa place, je serai devenue folle. Mais je me disais que, peut-être, il y avait quand même des survivants… jusqu’à ce que des scènes de ses compères, dans l’autre espace-temps, apparaissent et nous donnent le sentiment que tout était perdu pour l’être humain.

La fatalité était alors omniprésente dans le texte, car chaque personnage était voué à un futur peu reluisant. Et toute la légende Mitania est arrivée. J’ai juste trouvé cette idée magique que de permettre à Claire de communiquer son amour, et à Chris de retrouver l’espoir grâce à cette légende. Je ne peux en dire plus sans divulgâcher, mais c’était incroyablement beau.

Ce fut donc une lecture particulière, entrecoupée de moments de lassitude car le texte semblait long (surtout sur le début) et de moments d’intérêt grandissant face à des questions importantes sur les erreurs commises par les être humains, et cette réponse apportée par Bernard Afflatet via la légende de Mitania. C’est une réponse comme une autre… mais elle me plaît bien !

vendredi 20 novembre 2015

L’enfant des étoiles

Emrys, quatorze ans, est trouvé errant dans les rues en plein hiver. Il s’exprime dans un langage inconnu mais, rapidement, il avoue connaître bien des langues. Confié à une famille d’accueil, les Langevin, il s’intègre rapidement. À l’école cependant, son intelligence le démarque des autres. Mais plus étonnantes encore sont les histoires de continents disparus depuis des millénaires qu’il raconte à ses amis Alixe et Mattéo.
L’enfant des étoiles
Corinne De Vailly 2010

Merci aux Éditions du 38.

Cette couverture m’a tapé dans l’œil dès que je l’ai vue. C’est d’ailleurs elle qui m’a fait lire le résumé, puis vouloir lire ce titre. L’accroche était prometteuse, mais je ressors de ma lecture un peu mitigée, hélas. En effet, je m’attendais à une histoire principale se situant principalement dans le monde actuel. Ce n’était pas le cas, car de nombreux chapitres traitaient de l’histoire racontée par Emrys.

Les histoires dans les histoires me perdent facilement. Car si l’histoire contée est intéressante, elle n’en reste que secondaire, et ce sont les Langevin et Emrys qui m’intéressaient surtout. Or, ici, c’est l’histoire d’Emrys qui prenait toute la place… Et quitte à faire de la fantasy, autant y aller jusqu’au bout et ne pas introduire du contemporain. La forme du récit a constitué une petite déception, pour ma part.

Toutefois, l’intrigue en elle-même est captivante. Emrys est intrigant, et j’avais bien envie de comprendre son histoire. Néanmoins, un peu plus de suspense aurait pu être introduit pour faire trembler un peu le lecteur, et cela aurait rajouté un peu au récit. De plus, les enfants, s’ils sont mignons, ne sont pas très avisés et restent assez stéréotypés dans leurs réactions. Quant à l’« adoption » d’Emrys, elle est un peu facile.

Je pense, en fait, que ce roman, était un peu trop « jeunesse » pour moi, mais… Mais, je vais vous dire, le récit global et le cliffhanger final sont suffisants pour que j’aie envie de lire la suite. Alors, au diable l’objectivité, et partons rêver un peu dans ce monde sympathique !

L’âge d’or de Shamballa »