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lundi 8 août 2016

L’héritière

Il y a vingt ans, America Singer est entrée dans la Sélection et a gagné le cœur du prince Maxon. Maintenant, le temps est venu pour la princesse Eadlyn de suivre les traces de ses parents en ayant sa propre Sélection. Eadlyn ne s’attend pas à ce que sa Sélection soit aussi belle que celle de ses parents. Mais, alors que la compétition commence, elle découvre que trouver son propre bonheur n’est peut-être pas aussi difficile qu’elle le croyait.
The heir
Kiera Cass 2015

Dernier tome (pour l’instant) de la saga, et je dois avouer que je suis profondément surprise. Je ne m’attendais pas à un tel changement de style et d’univers et je ressors donc de ma lecture assez déboussolée… et pas forcément dans le mauvais sens du terme !

Je savais que ce tome porterait sur la fille d’America et Maxon, Eadlyn : le titre le laissait largement supposer, et La Sélection sans une Sélection ne rimerait à rien. Ce à quoi je ne m’attendais pas était Eadlyn. Comment une personne peut-elle être aussi arrogante, imbue de soi et odieuse à ce point avec les gens qui l’entourent ? Son égocentrisme et son égoïsme lui donnent l’impression que le monde entier tourne autour d’elle et que tout le monde est à son service. Une vraie tête à claques. Dès les premières pages, je l’ai détestée. Je préfère de loin ses frères !

Mais je n’irai pas jusqu’à dire que je ne la comprends pas : elle est l’héritière du trône d’Illeá et va devenir la première Reine sans roi. Cela doit être un lourd fardeau à porter sur ses épaules, et il est important qu’elle se montre forte. Ce qui me gêne est qu’elle le fasse au détriment des autres et qu’elle soit suffisamment manipulatrice pour mentir à ses parents quant à ses réels projets concernant la Sélection.

Toutefois, au-delà de ça, je trouve que l’idée d'avoir une héritière avec un tel tempérament était très bonne. Après tout, avec Maxon et America, et même avec Amberly, on avait droit à des personnages en proie au doute. Si cela avait encore été le cas, cela aurait été répétitif, et il est clair que ce n’était pas le souhait de Kiera Cass, qui nous a proposé une deuxième Sélection complètement inédite, originale.

Je salue l’effort et j’ai réellement hâte de connaître la suite. Cette fin est en effet tout simplement horrible. À peu près autant que le comportement d’Eadlyn, c’est dire !

La couronne »

jeudi 22 octobre 2015

La reine

Avant que ne commence l’histoire d’America Singer, une autre fille est venue au palais pour tenter d’obtenir la main d’un autre prince.
The queen
Kiera Cass 2014

Dernière nouvelle de La Sélection et, celle-ci, je l’attendais. J’adore la reine Amberly, et j’espérais que Kiera Cass nous offre un moment particulier avec elle. Mais je dois reconnaître que je suis un peu déçue de ce qui nous a été proposé.

J’espérais en effet que cette nouvelle se passe pendant la Sélection de Maxon, afin de voir America par les yeux de la reine, et qu’une sorte de consentement soit prononcé quant au futur choix de Maxon. La reine était tellement réservée que j’aurais voulu rentrer un peu dans son intimité à ce moment-là, et non lors de la Sélection de Clarkson.

Ce n’est pas que je n’ai pas aimé découvrir cette période de la vie d’Amberly, simplement j’ai peur que, avec le tome 4, cela fasse un peu trop répétitif de ne pas se concentrer à 100 % sur America et Maxon. Mais bon, c’est le choix de l’autrice, et c’est malgré tout un joli moment qui nous a été offert.

Notamment, j’ai beaucoup aimé la discussion entre Amberly et les autres Sélectionnées, qui tentaient de découvrir à quel point elle était mordue. C’était une jolie façon de nous montrer à quel point cette femme est forte et sait ce qu’elle veut, jusqu’au bout.

En bref, une nouvelle qui est en demi-teinte pour moi car ce n’est pas ce que j’y attendais. Toutefois, l’énoncé des fais, le style entraînant, et l’imagination de l’autrice ne peuvent que nous séduire !

dimanche 18 octobre 2015

The guard

An epilogue to The one, which takes place two years later on Maxon’s birthday.
The guard
Kiera Cass 2014

J’ai terminé L’élite il y a deux petites heures, donc il me fallait me faire plaisir en faisant une pause et en lisant cette nouvelle ! Alors, bien sûr, je ne vais pas mentir, Aspen n’est pas mon personnage préféré. Je redoutais donc un peu ma lecture, car je n’ai envie que d’une chose : qu’il s’écarte du chemin de Maxon !

Je sais, il était là avant et il a prouvé qu’il aimait America de tellement de façons… Mais il est aussi celui qui lui a dit de partir et de s’inscrire à la Sélection. Et ça, j’aurais pas apprécié !

Mais j’avoue que cette nouvelle tombe bien car elle m’a un peu réconciliée avec lui. Cela lui a permis de s’expliquer et de se montrer sous un jour plus humain. Maintenant, au moins, je comprends pourquoi America l’aimait : il est comme elle, la comprend, vient du même monde. J’ai adoré les petites attentions qu’il avait pour Anne, Lucy et Mary. Rien que pour ça, il a toute ma sympathie.

Sauf que, maintenant, c’est bon : laisse la place à Maxon !

vendredi 16 octobre 2015

L’élue

La sélection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie a changé pour de bon. Et elle est décidée à se battre. Pour Maxon. Mais d’autres concurrentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution : riposter.
The one
Kiera Cass 2014

Et voilà, ça y est je suis désespérée et triste, car la conclusion est arrivée, et ce n’est pas du tout ce que j’espérais… C’est horrible, insupportable, inimaginable ! Ah, ah, ah ! Vous y avez cru, hein ?!

Je suis sous le charme de cette saga ! L’histoire d’America et Maxon est fantastique, magnifique, royale. J’ai eu le cœur qui battait, les mains moites, j’avais peur que Maxon ne prenne pas la bonne décision, que la dernière lubie d’America soit la goutte d’eau. J’avais peur qu’ils passent à côté l’un de l’autre.

Cette saga m’a réconciliée avec les histoires à l’eau de rose, et je me sens comme une midinette. J’ai des étoiles et des cœurs dans les yeux tant cette histoire est simplement parfaite !

Tout monte crescendo, et ce tome prend une tournure tellement différente. Les machinations du roi m’ont révoltée, et j’espérais sincèrement que Maxon prenne son courage à deux mains pour le faire taire, et pour lui faire comprendre qu’America vaut bien mieux que le numéro de sa caste.

J’ai aimé la complicité et l’amitié des Sélectionnées, et j’ai été surprise par chacune d’elles. Élise, par son sens de l’honneur qui la fait passer pour tellement froide ; Celeste, pour sa gentillesse cachée et sa camaraderie ; Kriss, par la fourberie de son secret.

Le style est toujours aussi agréable et entraînant… Tout est tout simplement parfait. Sauf la longueur de ces romans. Ils devraient tous faire au moins mille pages pour me contenter. Mais maintenant, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer et je m’en vais donc refermer l’histoire d’America et Maxon en lisant La reine.

samedi 6 décembre 2014

L’élite

La Sélection de trente-cinq candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d’enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales… Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie…
The elite
Kiera Cass 2013

Quel plaisir de retrouver cette ambiance princière au sein de ce second tome. J’avais eu un franc coup de cœur pour le premier tome de cette saga, que j’ai dévoré en un rien de temps. C’est bien simple, à peine commencé, déjà terminé. À croire que le livre n’est pas assez long, n’a pas assez de pages pour me contenter. Même impression dans ce second tome. Tout va trop vite, et à peine retrouvé-je les personnages que je suis déjà obligée de refermer le roman.

Je pensais, en commençant, retrouver les personnages là où je les avais quittés. Une grande partie des candidates a été évincée pour ne laisser place qu’à l’élite, mais cela s’est apparemment passé il y a un petit peu de temps. Une ellipse temporelle a eu lieu car, dans mes souvenirs, Maxon et America n’étaient pas aussi proches. Ils ont visiblement passé du temps ensemble pour avoir une telle attitude l’un envers l’autre, ce qui permet de donner un beau contraste avec le thème global de ce tome : le doute.

America doute de l’amour sincère de Maxon, Maxon pense qu’America n’est plus intéressée, le roi semble vouloir évincer America, et la reine commence à douter des réactions d’America. Autrement dit, c’est Dallas ! Et j’adore ça. Le protocole et la bienséance n’empêchent pas les petits conflits internes qui pimentent une histoire toujours aussi incroyable. America est tout simplement divine dans ses convictions, et j’adore ses rébellions… et je pense que je ne suis pas la seule… n’est-ce pas, Maxon ?

Encore une fois, l’atmosphère est incroyable, et je me prends à m’imaginer ces balades dans le palais et les jardins, je m’imagine les robes somptueuses des candidates… Bah oui, je suis une fille, et les princesses et le romantisme, ça me fait rêver ! Mon petit cœur ne s’en remet pas et, une fois n’est pas coutume, je me lance immédiatement dans la suite !

jeudi 4 décembre 2014

Le prince

Before thirty-five girls were chosen to compete in the Selection…
Before Aspen broke America’s heart…
There was another girl in Prince Maxon’s life…
The prince
Kiera Cass 2013

Depuis le temps que tout le monde me parlait de cette saga, il fallait que je me lance. Une lecture commune est prévue, j’ai une nouvelle qui pourrait me donner l’eau à la bouche… Allez, il est temps ! Le problème, c’est qu’on m’apprend après que cette nouvelle divulgâche La Sélection si on ne l’a pas lu avant. Pourtant, c’est un tome 0.5… car ça parle d’avant la Sélection, mais qu’il faut considérer comme un tome 1.5… Allez comprendre…

Peu importe, même si je suis auto-divulgâchée sur certains détails, je ne pense pas que ces quelques pages suffisent à tout savoir du tome 1, sinon ce serait vraiment n’importe quoi. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cette nouvelle m’a mis l’eau à la bouche. Un prince, trente-cinq candidates. Il est le gros lot qu’elles veulent toutes. On propose à des jeunes roturières de devenir une princesse lors d’une Sélection. Cela semble idyllique. Quelque chose me dit qu’il y a anguille sous roche. Cela ne peut pas être utopique, et je pense que certaines ne sont pas là de leur plein gré. À voir !

Mais une chose m’a beaucoup surprise dans cette nouvelle. C’est que l’histoire semble se passer de nos jours. Télévision, caméra, émission de télé-réalité (ou presque, n’ayons pas peur des mots). Encore une fois, on m’apprend après coup qu’il s’agit d’une dystopie et que Kiera Cass a réinventé le monde actuel. Ouf, car je commençais à penser qu’elle ne savait pas que la France n’est plus une monarchie depuis quelques centaines d’années ! Cela m’a fait sourire, n’y voyez aucune critique !

Allez, oui, j’avoue. Cette saga promet d’être intéressante et palpitante. Très bientôt mon avis sur La Sélection, promis !

mardi 2 décembre 2014

La Sélection

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?
The Selection
Kiera Cass 2012

Cela fait un moment que Cookies me tanne pour que je lise ce roman. C’était un de ses coups de cœur, et j’avais pourtant peur de ce que j’allais y découvrir. Mais un jour j’ai lu un roman qui dans le contexte y ressemblait, sans être identique. J’ai fait de moi-même l’amalgame, et me suis dit que, ayant adoré Le joyau, je ne pourrais qu’aimer La sélection. Le style est différent, l’histoire est différente. Mais des similitudes m’ont permis de me confirmer à moi-même que, oui, j’allais forcément aimer.

L’ambiance de ce roman est incroyable, inqualifiable. Cette impression de prestige, de royauté, de lumière, de splendeur… Tout est simplement magique. J’avais l’impression de suivre America et de faire partie avec elle de la Sélection, et de vivre comme une princesse. Je vous jure, cette atmosphère est parfaitement maîtrisée et donne envie de s’y trouver. Enfin, au premier abord ! Car là où les très riches sont très bien lotis, pour les pauvres, c’est une autre affaire.

Dans ce monde dystopique, les castes sont réparties numériquement. Des Un, les plus opulents, aux Huit, les plus pauvres. On ne compte même pas les Neuf et suivants qui ne sont même pas considérés comme des citoyens du royaume. Au plus des voleurs et criminels à abattre. Ce phénomène de castes m’avait choquée quand j’avais appris leur existence en Inde, au collège. Et de voir ici matérialisé un monde reprenant ce concept me révolte encore plus. D’imaginer que l’on puisse classer la population et interdire aux uns et autres de se marier entre différentes castes ou de faire un métier d’une autre caste… Tout bonnement impossible pour mon esprit chauvin.

Mais Kiera Cass a été maligne et propose tout de même une vision un peu enrichie, avec la possibilité d’évoluer vers une caste supérieure… ou d’être abaissé à une inférieure. Ce monde m’a passionnée, car je l’ai trouvé très bien conçu et suffisamment horrible pour que cela détonne avec les richesses du palais, de la famille royale, ou de cette aberration que peut être la Sélection. Comment Maxon pourrait-il trouver l’amour parmi des filles de castes inférieures qui ne cherchent qu’à atteindre un niveau supérieur ?

C’est un peu le point fort de cette histoire : America, Cinq, qui fait prendre conscience au prince Maxon de ce qu’est son peuple et de ce qu’il doit vivre en permanence, au quotidien. L’humanité de ces deux personnages ne fait aucun doute, et la profondeur de leur être et de leurs sentiments était tellement forte que je me plaisais à suivre leurs dialogues, leurs débats, leur première rencontre qui débouchera probablement sur une belle histoire d’amour – sinon pourquoi écrire ce livre, n’est-ce pas ? J’ai eu un vrai coup de cœur pour eux : pour America, tellement forte et qui ne mâche pas ses mots, et pour Maxon, tellement gêné qu’il en devient attendrissant.

Je ferais un petit clin d’œil à Amberly, la reine et mère de Maxon, qui me semble un personnage très fort et sympathique. On ne la voit que peu, mais elle m’a fait une forte impression, et j’espère sincèrement qu’on la verra plus souvent dans la suite, car je sens qu’elle est un personnage qui aura son rôle à jouer. Finalement, peu d’événements se succèdent, mais les sensations de plénitude que nous fait ressentir cette histoire m’ont donné envie de ne pas refermer mon livre. Je voulais rester au palais, avec America, et je veux lire la suite, très vite.