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samedi 16 février 2019

La cité du ciel

Sera ne s’est jamais sentie à sa place parmi son peuple, les Céruléennes. Curieuse de tout, elle questionne sans cesse ses trois mères, sa meilleures amie Leela et même la Grande Prêtresse. Elle attend aussi avec impatience le jour où le cordon qui relie la Cité du Ciel au monde d’en dessous sera rompu, permettant aux Céruléennes de partir en quête d’une nouvelle planète d’attache.
Mais lorsque Sera est choisie comme sacrifice pour rompre le cordon, elle ne sait quoi ressentir. Pour sauver sa Cité et ses concitoyennes, elle doit se précipiter du bord du prix de sa vie.
Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et qu’elle survit à sa chute, atterrissant en un lieu appelé Kaolin. Sera a entendu des histoires sur les humains qui y habitent et elle ne tarde pas à se rendre compte que les mises en garde de ses mères étaient justifiées.
The Cerulean
Amy Ewing 2019

Merci à Babelio et aux Éditions Robert Laffont.

J’avais déjà lu un premier titre d’Amy Ewing il y a quelques années et je me souviens avoir beaucoup aimé sa plume et son style. Elle avait réussi à m’embarquer dans son univers et, même si je n’ai pas fini son autre saga, je n’allais pas rater cette occasion de découvrir cette nouvelle histoire. Surtout après avoir lu le résumé !

En le lisant, j’ai eu une appréhension car j’avais peur, de manière irrationnelle, que l’on tombe dans de la fantasy. C’est idiot, mais les noms utilisés m’y faisaient penser. Pour autant, nous avons bien affaire à de la SF de qualité, qui nous présente un monde complètement différent du nôtre, où les codes sont tous revisités et où, évidemment, les complots font aussi leur place… Sinon, on s’ennuierait.

Ainsi, j’ai adoré découvrir la Cité du Ciel. Tout y était nouveau et serein : ma plongée dans ce monde était donc très agréable. Par contre, pour ce qui est de Kaolin, j’ai moins aimé. Est-ce à cause des personnages qui m’ont énervée au début, ou à cause des codes qui sont trop proches de nous ? Kaolin ne me fait pas rêver du tout. Au contraire, je déteste cette endroit. Du coup, c’était une lecture spéciale, entrecoupée entre un endroit que j’aimais et un endroit que je ne voulais pas voir dans ma lecture.

Et finalement, c’était peut-être voulu, car Kaolin est l’endroit d’où il faut s’enfuir. Alors, de ce point de vue, l’autrice a réussi à nous faire vivre son histoire à 100 % et, ça, c’est vraiment top ! Mais maintenant, il faut que j’attende la suite… Oups ?

L’alcazar »

samedi 6 août 2016

La maison de la pierre

Quand elle est acquise aux Enchères, Raven comprend d’emblée que les choses vont mal se passer. Et lorsqu’elle arrive au palais de la comtesse, elle découvre bientôt que celle-ci la considère davantage comme un cobaye pour ses expérimentations sadiques que comme Mère-Porteuse d’un éventuel enfant. Raven n’a plus alors qu’une idée en tête : s’échapper… et revoir Violet, sans jamais oublier qui elle est et que sa vie lui appartient.
The house of the stone
Amy Ewing 2015

Cela faisait un moment que j’avais lu Le joyau, et j’avais été enchantée par ma lecture. Cette dystopie est aussi cruelle qu’hallucinante et j’avais été embarquée dans l’histoire du début à la fin. D’ailleurs, à la fin, j’avais du mal à imaginer comment je pourrais tenir jusqu’à la sortie du tome 2.

C’est donc avec énormément de plaisir que je me suis lancée dans cette petite nouvelle, retraçant l’arrivée de Raven dans la maison de la Pierre. Quel effroi ! La pauvre se retrouve réduite en une moins que rien, et c’est incroyable de lire enfin ce que sous-entendait son attitude dans le tome 1. Il est vrai que Raven, dans sa fierté, cachait à Violet tout ce qu’elle devait endurer. Alors, on se sent proche d’elle et on aimerait que tout change pour elle.

Le style de cette nouvelle est toujours aussi entraînant. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai pris plaisir à suivre Raven dans cette histoire, même si je l’ai trouvée un peu trop courte. Elle n’est pas un personnage secondaire sans personnalité, loin de là. Elle est Raven, et personne ne peut la posséder. Et cela se sent dans son parcours.

Le titre de cette saga est bien choisi : c’est clairement un bijou.

La rose blanche »

jeudi 4 août 2016

Le joyau

Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d’être formée dans l’optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l’opulence et le luxe, c’est la descendance…
Achetée par la Duchesse du Lac lors de l’Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l’appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l’étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté.
Violet doit accepter ce sinistre quotidien… et tâcher de rester en vie. Mais c’est alors que naît une romance interdite entre elle et un séduisant jeune homme, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Bien que la présence de ce dernier vienne illuminer le sombre quotidien de Violet au cœur du Joyau, les conséquences de leur relation illicite vont dépasser ce qu’ils redoutaient…
The jewel
Amy Ewing 2014

Voilà un livre que je voulais lire depuis un moment, et c’est à l’occasion du challenge de mon amie Cookies que j’ai l’occasion de le sortir des étagères de ma PÀL. Un collection R, une couverture absolument sublime et un résumé qui donne envie. Cela part bien, vous ne trouvez pas ?

Cette histoire est à la fois incroyable et horrible. Pauvre Violet, de se retrouver dans pareille situation. On l’appelle mère-porteuse, mais en fait elle n’est qu’une esclave, une poule pondeuse qui n’a plus aucun droit sur son corps et sa vie. Traînée en laisse, elle doit baisser les yeux face à la royauté, ses horribles bonnes femmes qui ne méritent même pas leur richesse et leurs noms.

C’est un monde tout à fait inédit que nous offre Amy Ewing. Elle sait jouer avec nos nerfs, nous faire frissonner et réveiller notre instinct de rébellion et de vengeance ! Le ton est donné dès les premières pages, les premiers mots, et dès lors que j’ai commencé ma lecture, je n’ai plus été capable de m’arrêter, tant cela va de mal en pis au fil des pages. Quand on pense avoir rencontré le summum de l’horreur, l’autrice nous en remet une couche avec brio…

J’ai donc tourné les pages à une vitesse phénoménale, et je me suis crue dans ce palais auprès de Violet et d’Ash. Les personnages sont tous très justes et ont chacun leur personnalité, fait important car c’est sur la personnalité de chacun que tout se joue. Tour à tour, tous les personnages principaux m’ont touchée d’une certaine manière, tant le souci du détail est respecté.

L’histoire, enfin, est parfaitement calibrée. Bien sûr on s’attend à certains événements, bien sûr on sait que certaines choses sont inévitables, mais on se prend toujours à espérer que cela n’arrive pas, ou même on oublie que cela doit arriver, tant l’autrice joue avec le lecteur en lui présentant tellement de détails qu’on en oublie la fatalité des personnages.

Et cette fin… Mais quelle fin, comment peut-on supporter une telle fin ?! Je m’en doutais, je le savais et je suis heureuse car, mine de rien, j’ai trouvé que ce personnage était trop peu présent et qu’il devait lui aussi avoir sa place dans l’intrigue. Du coup, j’ai bon espoir d’en apprendre un peu plus sur lui, maintenant, et j’attends avec impatience de savoir quelles seront les répercussions de ce final si horrible ! Bref, vous l’aurez compris… j’ai adoré !