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jeudi 2 juillet 2015

Absences

Nick et Dara sont deux sœurs aux caractères bien distincts. En quelques mois, leur vie bascule : leurs parents divorcent, un amour se brise, et un accident de voiture a lieu. Nick était au volant mais a tout oublié. Dara a de nombreuses séquelles et se souvient, puis décide de disparaître en laissant un message énigmatique. Nick met tout en œuvre pour la retrouver.
Vanishing girls
Lauren Oliver 2015

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’étais partie pour faire une chronique assassine, peu agréable, pour montrer à quel point je m’étais ennuyée. C’est bien simple, mon rythme de lecture s’était incroyablement réduit lorsque j’ai parcouru le début de ce livre.

Le style était bavard, insupportable, les filles sans aucune personnalité, les parents incompréhensibles dans leurs réactions… et je ne parle pas des maladresses ayant donné lieu à des incohérences, un fil conducteur qui ne conduit pas ou à des scènes qui, d’après la fin, étaient importantes et pourtant étaient tellement peu mises en valeur que l’on ne s’en rappelait même plus quand il le fallait.

Car, oui, ce livre laisse des tas d’indices, petit à petit, perdus dans le fouillis de descriptions sans queue ni tête, qui peuvent nous permettre de comprendre. Mais on ne comprend pas, et la fin du livre nous donne une grande claque, tant on se rend compte que l’histoire va plus loin que ce que l’on pensait au début de la lecture.

Il y a de l’idée, une sacrément bonne idée qui remonte clairement l’estime que j’avais de ce livre au début, et je n’ai pas peur de dire que j’ai aimé cette fin. J’en avais le cœur qui battait à cent à l’heure quand j’ai compris où Lauren Oliver nous menait. J’en oublie les quelques lettres finales qui ne servent à rien, j’en oublie les nombreux chapitres qui étaient trop longs et relataient des événements inintéressants.

Je retiens cette idée et je déplore la maladresse de l’autrice qui n’a pas su la mettre en valeur comme il se doit. Cela aurait mérité, selon moi, plus de travail, pour mieux mettre en évidence tous les détails importants, pour nous situer un peu mieux les lieux les uns par rapport aux autres pour qu’on ne s’y perde pas, pour nous permettre de mieux discerner les personnages les uns des autres. Quand je commençais un chapitre, malgré la précision de la date et de la sœur narratrice, il me fallait toujours revenir en arrière pour vérifier de qui il s’agissait, car j’avais toujours l’impression d’avoir affaire à la même.

En bref, un avis donc assez mitigé, tendant quand même vers le positif pour ce dernier tiers de roman qui m’a vraiment étonnée.

vendredi 22 février 2013

Annabel

Lena Halloway’s mother, Annabel, supposedly committed suicide when Lena was only six years old. That’s the lie that Lena grew up believing, but the truth is very different. As a rebellious teenager, Annabel ran away from home and straight into the man she knew she was destiny to marry. The world was different then – the regulations not as stringent, the cure only a decade old. Fast forward to the present, and Annabel is consigned to a dirty prison cell, where she nurtures her hope of escape and scratches one word over and over into the walls: Love.
Annabel
Lauren Oliver 2012

En général, je déteste les nouvelles. Car quand je commence enfin à entrer dans l’histoire, c’est déjà la fin. Mais en anglais, bizarrement, ça passe. Je pense que c’est parce que je ne les lis pas aussi vite qu’en français. Encore que…

J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, et surtout avoir plus d’informations au sujet de la mère de Lena, Annabel. J’ai aimé découvrir comment son opération a échoué, la laissant aimer secrètement son mari. J’ai aimé aussi lire son évasion et sa peur de mourir. Et j’ai apprécié de lire qu’elle s’inquiétait de savoir si sa fille se souvenait d’elle.

Cette nouvelle était donc pleine d’émotions et réellement poignante. Elle m’a permis de me replonger un peu dans cette magnifique histoire.

mercredi 14 novembre 2012

Delirium

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de dix-huit ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. À quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu, elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »
Delirium
Lauren Oliver 2011

J’avoue, ces derniers temps, je n’ai pas vraiment la tête à lire une anticipation. En ce moment, je veux du thriller. Donc j’ai lu, j’ai apprécié, mais je ne suis pas rentrée immédiatement dedans. Imaginez un peu : il m'a fallu au moins cinq minutes pour m’y mettre ! Cinq ! Et finalement, ce roman a su me tirer de mes frissons pour m’emporter dans un tourbillon d’émotions ! Imaginez un peu le revirement dans ma tête !

Quelle beauté ! Quelles surprises aussi, que de découvrir ce monde atroce où les gens sont catatoniques, car privés de ce qui fait d’eux des êtres humains : l’amour, mais aussi leur libre-arbitre. Chapeau bas à Lauren Oliver d’avoir pu imaginer ce monde, mais aussi les conséquences de cette lobotomisation qu’est le Protocole. Les gens ont été peints avec tellement de détails que je pense sincèrement que l’autrice a réellement expérimenté le Protocole sur des humains pour pouvoir les décrire avec le plus de précision possible ! Oui, oui ! Quant au final, il est haletant, époustouflant ! Pour reprendre une des expressions clefs du roman : c’est beau !

Pandemonium »

dimanche 22 juillet 2012

Le dernier jour de ma vie

Et s’il ne vous restait plus qu’un jour à vivre ? Que feriez-vous ? Qui aimeriez-vous embrasser ? Et surtout à quel sacrifice seriez-vous prête pour changer votre destin ?
Samantha Kingstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales, et une cote de popularité illimitée. Ce vendredi de février aurait dû être un jour comme les autres. Un jour parfait dans une vie de rêve. Mais ce vendredi de février est le dernier pour Sam. Pourtant, elle va obtenir une deuxième chance. Ou plutôt six chances. Six jours pour démêler le mystère entourant sa mort. Six occasions de découvrir la vraie valeur de tout ce qui l’entoure. Ce vendredi est le dernier jour de la vie de Sam. Ou le premier ?
Before I fall
Lauren Oliver 2010

Gonflant et ennuyeux à mourir. Vous trouvez que je suis sévère ? Eh bien, non. Lire le dernier jour d’une pétasse (pardonnez l’expression, mais Lauren Oliver elle-même l’utilise) sept fois de suite me donne vraiment envie de lui crier : « Mais crève et laisse-nous tranquille ! »

Je déteste les boucles temporelles, c’est trop simple, ça évite de se compliquer la vie, d’inventer une histoire de manière complète mais par contre, oui, ça permet de réécrire plein de fois la même chose en changeant des détails. Après, autour de ça : la leçon pour Sam (« Oh, tu es une méchante et faut que tu apprennes à être gentille. ») ne va pas chercher midi à quatorze heures, aucun personnage n’est réellement fouillé (hormis peut-être Lindsay et Juliet), et la fin est un cliché à elle seule. Et le drame, dans tout ça ? Ben, c’est le fait de devoir finir ce livre ! Une vraie déception !