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lundi 28 mars 2022

L’amour est une brume matinale

Elle voudrait ne plus aimer, mais l’amour insiste.
Elle voudrait oublier cet homme, mais il la hante.
Elle voudrait se réfugier dans ses rêves, mais la réalité la rattrape.
Il pensait l’avoir oubliée, mais il se trompe.
Il pensait avoir fait le choix le plus sage, mais la folie le guette.
Ils croyaient avoir dompté Éros et Cupidon, mais ils sont aussi insaisissables qu’une brume matinale.
Ils croyaient que leurs chemins ne se recroiseraient jamais…
L’amour est une brume matinale
Valérie Bel 2022

Merci à SimPlement et à Valérie Bel.

Cela fait un moment que je reçois les livres de cette super autrice en partenariat, et c’est toujours un plaisir de découvrir un autre de ses textes. Mais cette fois, la chronique est un peu différente.

Ce qui ressort de ce livre, c’est l’écriture et l’amour. On a ici une double histoire. La narratrice s’est séparée de son mari car elle vit une relation avec un de ses personnages (imaginaire, oui, vous avez compris !) qui prenait trop de place… et elle écrit un livre mettant en scène ce personnage dans une histoire d’amour compliquée, entre tentative de suicide et adultère. C’était à la fois sympa et ennuyant.

Quoi ?! Comment ça, ennuyant ? Mais non, tout va bien. L’histoire dans l’histoire (celle d’Isabelle et Laurent) était du « déjà lu ». J’ai eu l’impression de retrouver toutes les thématiques déjà abordées par l’autrice (alors que non), et les mêmes personnages (alors que non). Cette sensation est due au fait que je suis peut-être trop habituée à la plume de l’autrice ? Petit aparté : j’aimerais tellement lire Valérie Bel dans un roman qui ne traite pas uniquement d’amour… Un thriller ? Un SF ? Peu importe, c’est un petit challenge !

Et finalement, c’était pourtant différent. Où est Marie ? Elle n’est pas là donc cela aurait dû changer. Mais cela n’a pas changé, car peu importe le nom, le personnage est le même : même façon de penser, de réagir, de parler. Isabelle ou Marie, c’est la même. D’où cette impression de monotonie agréable tout à fait personnelle.

Là où j’ai été emballée, c’était pour l’histoire de la narratrice, quand on en est revenue à elle et qu’elle arrêtait de se perdre dans l’écriture de son roman. Le parallèle est là, mais on sent un vent de fraîcheur qui nous entoure et on souhaite voir comment le réel va influencer l’écrit. C’était grisant de découvrir ces deux histoires en parallèle, et il aurait même été super sympa de plus les entrelacer, pour accentuer encore cet effet.

Ce texte m’a touchée et m’a ennuyée. C’est paradoxal, mais c’est aussi ce qui fait la réussite d’un roman. Je n’y ai pas été indifférente : quand j’étais touchée, je voulais en savoir plus ; quand j’étais ennuyée, j’insultais les personnages. Ce livre, je l’ai vécu, tout simplement. Et c’est bon !

samedi 8 mai 2021

Souffle de vie

Ma sœur, Carole, venait d’être contaminée par une maladie mortelle que personne ne pouvait soigner. Pas même moi… Les Rebelles voulaient me recruter pour éliminer le couple royal… Ils avaient aussi contacté Morgan, et je ne savais plus de quel côté étaient les gentils. Il fallait que je trouve des solutions pour me sortir de tout ça, et vite !
Souffle de vie
Olivia Sunway 2021

Merci à SimPlement et à Olivia Sunway.

Je suis ravie d’avoir pu découvrir cette suite et fin des aventures de Vicky et Morgan. J’avais bien aimé le début de cette série dérivée, qui me permettait de prolonger mon immersion dans ce monde si inventif et agréable, tout en me permettant de découvrir un autre aspect de l’intrigue.

J’ai eu l’impression que cette histoire avait pour but de finaliser certains aspects de l’histoire. La maladie de Marc, les histoires d’amour… On sentait la fin arriver, et j’en étais vraiment attristée, car je ne voyais que ça. À chaque page, je me disais : « De toute façon, ça va se résoudre, c’est la fin. » Saleté de cerveau qui analyse tout !

J’ai aimé ce texte, même si j’ai trouvé que l’histoire entre Vicky et Morgan était un brin exagérée. J’ai eu l’impression qu’il y avait une volonté de gagner du temps pour ne pas dire ce qu’il adviendrait de leur couple tout de suite. Alors qu’on s’en doute ! En plus, les embûches qu’ils se créaient étaient juste trop bêtes, mais pourquoi vous ne pouvez pas penser un peu simplement ! Oh ! Sérieux ! On se réveille, les amoureux !

Un petit coup de cœur aussi pour les mentions aux personnages de l’intrigue originale. Alex était au top de sa forme, Nathan un peu trop effacé par contre… Et j’aurais bien aimé qu’il y ait un peu plus de détails et de péripéties au sujet des rebelles. Ça aurait été plus amusant que les « Je t’aime, moi non plus » de Vicky et Morgan… Je dis ça…

Mais bon, encore une fois, c’était un bon tome, qui m’a fait passer un excellent moment, et j’ai apprécié chaque page. Et j’ai aimé râler sur les personnages, aussi. Mais ça, c’est une autre histoire !

jeudi 8 avril 2021

Désolation

Printemps 2200 : la guerre fait rage entre l’Afrique et l’Europe. La cause en est une sécheresse mondiale, conséquence du réchauffement climatique amorcé par les Hommes dans les années 2000. Dans un dernier élan désespéré, les Africains sur le point d’être anéantis plongent l’espèce humaine dans le chaos.
Dans un monde désormais apocalyptique, les Hommes, menacés d’extinction, ayant perdu tout repère, doivent lutter contre l’adversité, les animaux sauvages et surtout leur propre cruauté.
Un petit groupe de survivants se lance dans une dangereuse quête à la poursuite d’obscures prédictions venues d’un autre âge afin de sauver ce qu’il reste de l’humanité. Un long périple à travers la France va confronter ces héros à leurs angoisses les plus intimes, révélant leur courage, leurs faiblesses, les obligeant à unir leurs différences face au désespoir et à la violence.
Et si tout ceci était vrai ? Et si notre avenir était déjà écrit ?
Désolation
Néo Leuduc 2020

Merci à SimPlement et aux Éditions du Saule.

J’ai tout de suite été tentée par la lecture de ce livre. La couverture, simple, me parlait bien, et le résumé était sacrément accrocheur. Je ne savais pas alors que ce que j’y lirais serait si… fou ! J’ai été surprise plus d’une fois au cours de ma lecture, et ce pour mon plus grand plaisir. Entre l’histoire, terrible, les personnages, attachants, et la folie de Néo Leuduc (il est fou !), j’ai été étonnée plus d’une fois par la tournure choisie par ce dernier.

Commençons par le commencement : la mise en place est relativement classique. On découvre Tristan, son fils, son métier, le monde dans lequel il vit. Il y a une grande insistance sur ce monde, comment il fonctionne. C’est intéressant et passionnant. On se prend au jeu et on découvre que Tristan a un don : il voit les émotions des êtres (animaux comme humains) qui l’entourent sous forme d’une sphère ayant des océans, des couleurs… Original et intrigant. Je me suis demandé jusqu’à la fin de ce tome si cela avait une importance quelconque, hormis celle de nous permettre de bien comprendre les sentiments de chacun.

Puis, très vite, l’action arrive. Une disparition, suivie d’une rencontre. Et là, ce fut le drame. Je ne pensais pas du tout que l’auteur oserait aller jusque-là. Mais pourquoi tant de cruauté ? J’étais juste sonnée, car ce n’est pas quelque chose à laquelle je m’attendais, mais finalement cela ne pouvait que lancer le récit, mais aussi me faire comprendre que je n’étais pas au bout de mes surprises. Après ça, c’était sûr que l’on pouvait aller n’importe où.

Et ce fut le cas. Certains scènes m’ont tuée, d’autres ont été très difficiles à lire… Ce petit kangourou… J’ai eu peur pour Magic, mais aussi pour les humains. Quand même… même si, franchement, la plupart ne le méritaient pas. Outre l’histoire passionnante, nous avons ici une démonstration de tout ce qu’il y a de plus horrible chez l’être humain. Tous les plus vils instincts ont été réveillés suite à l’apocalypse mise en place dans ce livre. Ce n’était pas simple à découvrir. À la limite, je me disais que l’être humain n’avait que ce qu’il méritait vu ce qu’il décidait de faire de cette nouvelle vie. Heureusement, certains personnages nous donnent de l’espoir !

La fin de ce tome m’a laissée sur ma faim ! J’ai tellement envie de découvrir la suite et de voir comment les humains vont pouvoir se sortir de cette extinction programmée. Ou pas. Avec cet auteur, j’ai bien compris qu’on ne pouvait pas savoir à l’avance… Va-t-il décider de tous nous sauver ou pas ? Finalement, c’est ça qui est bon : on n’a qu’à se laisser porter et découvrir ce qui nous attend. C’est bon, oui. Mais ça fait froid dans le dos !

samedi 6 février 2021

Mutations

À peine l’accouchement est-il terminé que les parents disparaissent et abandonnent leur enfant. Est-ce à cause de la pathologie suspectée sur le nourrisson qu’ils ont fui ? À trente-six ans, sage-femme expérimentée, la jolie métisse porte toujours la souffrance du départ de son père pour la Martinique quand elle avait trois ans. Maman d’une fille de dix ans, son instinct maternel et son histoire personnelle la poussent à vouloir protéger l’enfant abandonné. Sortant du cadre de ses prérogatives pour s’opposer aux logiques gestionnaires qui gangrènent l’administration, Renée découvre que la pathologie de l’enfant fait l’objet d’une surveillance secrète par les autorités car une pandémie se profile avec de puissants enjeux économiques et politiques.
Mutations
Thierry Gautret de la Moricière 2020

Merci à SimPlement et à Thierry Gautret de La Moricière.

J’ai beaucoup aimé ce titre. Il m’a fait voyager et vivre une belle aventure, et pourtant je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. C’est surprenant, car je suis toujours plus intéressée par les divers acteurs, par leurs sentiments, leurs relations avec les autres que par l’histoire. Bien sûr, l’histoire a son importance, mais sans des personnages forts et ayant une personnalité, généralement je n’accroche pas. Ici, j’ai quand même accroché.

Peut-être car le personnage principal est quand même travaillé. Elle, on la comprend, on veut la suivre, on veut la soutenir dans son combat. Peut-être qu’on s’identifie à elle aussi. Mais pour tous les autres, qui orbitent autour d’elle, je n’ai eu aucune affection particulière. Il n’y avait qu’elle qui m’intéressait.

D’ailleurs, c’est arrivé dès le début : cette première scène m’a mise dans le bain immédiatement, et j’avais envie de savoir après quoi/qui elle courait. L’histoire a tout de suite capté mon attention, et j’étais très intriguée : quelles explications nous donnerait l’auteur ? C’était très cohérent, et c’est même terrible à quel point j’ai trouvé la conclusion belle et effroyable. Belle car elle apporte une lueur d’espoir absolument magnifique, et effroyable car l’humain ne changera définitivement pas…

Du coup, ce livre a des petits défauts, selon mes critères personnels (mais cela ne tient qu’à moi), mais apporte en même temps une vision belle et terrible d’un futur probable dans une histoire trépidante et une pandémie comme je n’en ai jamais lu jusqu’à présent : bien joué ! L’humain y est montré dans toute sa beauté et toute sa cruauté, et ce travail d’équilibriste de l’auteur entre beauté et cruauté a été très bien mesuré tout au long du roman. Une histoire à découvrir !

jeudi 4 février 2021

Rien ne sera jamais plus comment avant

Rien n’est plus intime qu’une grossesse. Mais lorsque celle-ci s’interrompt, lorsqu’on perd son enfant tant attendu, tout s’effondre autour de nous. L’existence des futurs parents en est bouleversée à jamais. L’épreuve de cette perte se révèle aussi douloureuse que taboue. S’ouvre alors une autre dimension, dans laquelle la souffrance est quotidienne et où l’ignorance et l’incompréhension des autres nous plongent dans une profonde solitude. Comment faire le deuil de ce qui aurait pu être quand on ne peut l’évoquer ? Comment aller de l’avant et accepter ses émotions quand l’importance et l’impact de ce drame sont minimisés par le reste du monde ? Comment continuer avec la crainte que cela se reproduise ? Comment surmonter cet indicible chagrin qui nous ronge ?
Rien ne sera jamais plus comment avant
Ellega Kieffer 2020

Merci à SimPlement et à Ellega Kieffer.

Cette chronique va être très difficile à rédiger. Car le livre est dur, le sujet très complexe, la lecture difficile. Je n’ai jamais vécu ça, donc je pensais que j’aurais un certain détachement vis-à-vis de ce que je lisais, tout en ayant quelques réponses concernant ce que peuvent vivre certaines femmes qui l’ont vécu (car là, par contre, j’en ai connu). Mais cette lecture fut vraiment compliquée pour moi.

Déjà, Ellega Kieffer s’adresse au lecteur à la deuxième personne. Le but était, je pense, de mieux le faire rentrer dans l’histoire, car elle s’adresse finalement directement à sa lectrice. L’ennui, c’est que cela fonctionne pour les personnes qui l’ont vécu. Moi, j’ai juste imaginé une tierce personne car cela ne peut pas s’appliquer à moi (en tout cas, je l’espère). Mais cela reste très efficace, car le style est rendu encore plus percutant.

Le sujet du deuil périnatal est brutal, et l’autrice a eu le bon ton de le traiter avec des phrases sèches et un style brutal. Elle ne nous ménage pas et dit les choses crûment, sans fioritures ou sans essayer de nous passer de la pommade pour que cela soit plus simple à digérer. Du coup, on le vit brutalement, et c’est ça qui a été difficile dans cette lecture : je n’étais pas préparée à ça.

Honnêtement, sachant cela, je pense que je ne l’aurais pas lu, car j’aime lire des livres pour rêver et imaginer des mondes fantastiques ou merveilleux, ou alors frissonner un bon coup dans un thriller. Mais ça, c’est trop concret, trop vrai, et trop écœurant : certains passages sont un peu trop sanguinolents… Mais dans un but d’information, la nouvelle remplit bien son office : on comprend de quoi il s’agit, on mesure la douleur des femmes qui l’ont vécu… À vous de voir si vous souhaitez vous y plonger.

mardi 12 janvier 2021

L'enterrement

Dans une petite ville de province de la France, le calme habituel est perturbé. Albert Dupont, soixante ans, est retrouvé mort assassiné d’une balle dans la nuque. L’enquête mettra en lumière le passé trouble de cet homme. A priori sans histoire, il se révèle être un pervers-narcissique violent. Les soupçons de la police se tournent rapidement vers un meurtre intrafamilial. Il faut dire qu’il avait réussi à se faire détester de tous ses proches. Mais cette révélation va déchirer les membres de cette famille où la méfiance règne désormais. À la surprise de tous, la liste des suspects est entièrement féminine. Entre secrets de famille et vengeance, qui est passé à l’acte ?
L'enterrement
Daphné Milpiet 2020

Merci à SimPlement et à Daphné Milpiet.

Ce livre a été très particulier à lire. Non pas que je n’ai pas aimé, au contraire, mais j’ai été énormément surprise dès les premières pages. Le ton employé est juste caustique à souhait, ce qui change un peu. Le premier personnage présenté, Chlotilde, est réellement détestable. Elle ne respecte pas son père, son décès, et se permet de parler de choses et d’autres en des termes extrêmement tranchés et unilatéraux. Elle sait tout et a raison sur tout. J’avoue que c’est étrange de choisir une approche de roman avec un personnage si peu amical, mais cela a permis une chose : que je rentre tout de suite dans le récit.

Car, une fois que je suis passée aux autres personnages, je voulais avoir des références à Chlotilde et la voir mettre son nez un peu partout. Oui, je l’ai bien détestée, mais elle a été le fil rouge dans cette histoire, au même titre que cette enquête pour découvrir qui avait tué son père. C’était tellement bon de découvrir ce policier sur fond familial, où chacun a ses petits secrets qu’il souhaite étouffer, et où finalement la plupart se détestent cordialement.

Bien évidemment, je ne souhaite ça à aucune famille, mais dans un livre (donc fictif), cela met du piquant et permet d’élever une simple enquête à un drama familial de type « Dallas ». Je me suis régalée du début à la fin. Sans compter que l’écriture est vraiment bien affirmée et s’adapte aux personnages mis en scène : toutes les femmes de la famille – ou presque – passent par la narration, afin que l’on découvre leurs secrets respectifs et leur relation avec le défunt. Et c’est pas joli, joli !

En tout cas, pour ma part, cette lecture fut une réussite. J’ai lu ce livre très rapidement et je me suis amusée du début à la fin. D’ailleurs, cette fin, je ne l’ai pas vue venir. Et pourtant, j’aurais pu, car c’est si logique… N’hésitez pas !

vendredi 8 janvier 2021

Sous le champ de nuages blancs

Le temps a passé depuis qu’Alex a rejoint le grand champ de nuages blancs.
Les missions se sont succédé, il a évolué et la Voix n’a plus grand chose à lui apprendre.
Sous le champ de nuages blancs, la vie défile jour après jour amenant son lot de défis quotidiens.
Mais une nouvelle mission va rompre cette monotonie et obliger Alex à faire un choix…
Sous le champ de nuages blancs
Philippe Dester 2020

Merci à SimPlement et à Philippe Dester.

Il y a quelque temps, je découvrai avec émerveillement Dans un grand champ de nuages blancs. Ce livre avait été si beau et si touchant que je m’en souviens encore avec netteté. Et là, j’ai découvert qu’il y avait une suite. J’ai sauté sur l’occasion car, même si je trouvais que le premier tome se suffisait à lui-même, je ne pouvais pas laisser passer cette lecture : je voulais retrouver cette simplicité et ce calme que j’y avais trouvés.

Nous retrouvons Alex quatre ans plus tard. Il a continué à aider des âmes à partir sereinement et est aujourd’hui fatigué : il a tellement donné qu’il souhaiterait se reposer et accéder au plus haut niveau de spiritualité. Il le peut mais, évidemment, avant cela, une dernière mission lui est confiée : il lui faut aider Dédé, un SDF qui vient de perdre son chien et qui a une vie pas banale… mais aussi Gaëtan, un jeune en colère, qui vient de mourir et qui n’aspire qu’à se venger.

Avec ces deux histoires, on retrouve tout ce qui m’avait tant plu dans le premier tome : des bons sentiments, de l’espoir, de l’amour, l’envie d’aider son prochain. Des scènes parfois simples mais qui vous tirent de petites larmes, car tout est tellement beau. L’imagination de l’auteur est sans borne, et j’ose espérer pouvoir le relire un jour. En plus, le style de l’auteur s’est amélioré : il n’y avait pas de temps mort, et l’écriture est plus affirmée, très posée. Elle nous enveloppe et nous promet de beaux mots pour voir Alex guérir tous les maux de ceux qui lui sont proches.

Et là, j’ai peur. Peur de ne pas avoir été à la hauteur dans ma chronique, car je voudrais tellement vous faire comprendre que cette suite est merveilleuse ! Elle est aussi belle que le tome 1, voire même plus ! Le coup de cœur est là ! Les sentiments sont tout aussi beaux et chargés d’espoir, et cette lecture m’a fait du bien. Je savais que ce serait le cas, mais comment vous le retranscrire ? Ah, je sais. En vous disant de vous plonger dans cette saga.

lundi 28 décembre 2020

Les orphelins de l’Avent

Et si vous profitiez de ce temps des fêtes pour renouer avec la tradition des veillées ? Vous savez, celles où il faisait bon lire et partager de belles histoires au coin d’un réconfortant feu de cheminée, un bol de délicieux chocolat chaud à la main… Pile et Face sont deux orphelins, frère et sœurs et faux jumeaux de surcroit, qui ont été confiés à l’orphelinat Saint-Nicolas alors qu’ils n’avaient que trois mois. Alors qu’ils entrent à peine dans leur douzième année et que la grande guerre de 14-18 vient tout juste de prendre fin, un rêve récurrent les conduits dans une aventure au-delà du monde réel et de ses frontières. Leur destinée extraordinaire les entraîne dans l’univers du Chroniqueur où une course contre la montre les attend et où ils vont trouver que le temps qui leur est imparti est bien trop court. S’ils ne sortent pas du piège où ils ont été attirés avant que minuit sonne le vingt-quatrième jour de décembre, ils y resteront coincés pour toujours.
Les orphelins de l’Avent
Virginia Besson Robilliard 2019

Merci à SimPlement et à Virginia Besson Robilliard.

En cette période, je trouve sympa d’accumuler les lectures de Noël, alors quand j’ai vu le titre de ce roman, j’ai sauté directement sur l’occasion. Simplement, c’est une lecture un peu différente de ce à quoi je m’attendais. Car il n’est pas vraiment question de Noël, et l’Avent n’est qu’un prétexte pour nous raconter deux jolis contes.

Alors, ne vous méprenez pas, le livre est très sympathique ! Pile et Face sont des jumeaux piégés dans un calendrier de l’Avent et qui doivent remplir des épreuves au sein de contes pour pouvoir en sortir le jour de Noël, le 25 décembre, sans quoi ils y seront piégés. L’idée est sympa et nous permet de découvrir des histoires dans l’histoire.

Contrairement à ce que j’avais pensé, on n’a pas vingt-quatre ou vingt-cinq contes ici, on n’en a que deux. Du coup, j’ai eu du mal à repérer toutes les épreuves, surtout que Pile et Face n’y sont que des figurants très discrets. Mais les contes sont sympathiques, et j’avais envie de savoir comment cela allait évoluer, si les personnages présentés allaient s’en sortir.

Le livre est intéressant et se lit très vite. On se retrouve dans une ambiance de contes racontés le soir lors d’une veillée, et c’est tout à fait appréciable. Simplement, il m’a manqué ce petit côté magique. Mais c’est sûrement car c’est la période : ça ne retire en rien la qualité du récit.

Les orphelins de l’Avent »

dimanche 6 décembre 2020

Au-delà des collines

2036. Un virus inconnu déferle sur la Terre. Plus virulent qu’Ebola, plus mortel que la Grippe Espagnole, plus contagieux que le Covid-19, il plonge le monde entier dans le chaos.
Mary, une jeune femme rescapée, tente de survivre à la pandémie en ralliant l’ouest des États-Unis dans l’espoir de trouver une communauté épargnée par la sauvagerie humaine.
Faisant face à de multiples mauvaises rencontres, fusillades et attaques d’animaux sauvages, elle n’aura de cesse d’affronter les multiples dangers sur son chemin afin d’atteindre son but…
Au-delà des collines
Marie Nocenti 2020

Merci à SimPlement et à IS Édition.

Comme toujours avec cet éditeur, j’ai eu affaire à un petit bijou. Cette histoire peut sembler banale à la lecture du résumé. Un énième roman parlant de pandémie mondiale, dans lequel les êtres humains doivent survivre envers et contre tout ! J’en ai lu. Beaucoup. Je vais en relire, car j’adore. Mais lui, il sort clairement du lot. Car il présente la vie après, d’une manière à la fois terre-à-terre, terrible et poétique.

Dans ce texte, Mary, médecin et enceinte, se retrouve infectée par le virus, une sorte de fièvre hémorragique. Elle perd son bébé mais survit. Simplement, autour d’elle, il n’y a que des morts. Ses amis, sa famille. Elle a tout perdu. Alors, elle part. Et c’est une aventure incroyable qui l’attend. De l’amour, des rires, de la joie, des amis, une nouvelle famille. Mais aussi de la peur, de l’action. La vie, tout simplement.

C’est une épopée, une quête… un voyage, un road trip qui nous emmène dans les Black Hills, aux côtés de personnages que l’on apprend à tous aimer. Ils ont de belles personnalités, des valeurs, et l’on ne peut que leur souhaiter le meilleur. C’est avec énormément de plaisir que j’ai apprécié Jack, Paul, Storm, ou encore la petite Laura qui m’a fait craquer.

J’ai trouvé cette façon de traiter l’après-virus très simple et poétique. On n’en parle quasiment pas. La vie continue, on doit s’adapter en attendant des jours meilleurs. Et l’entraide et l’amour qui se dégagent des personnages donnent presque envie de connaître des gens avec une telle grandeur d’âme.

À noter que ce texte n’a pas été écrit suite à la pandémie de la Covid-19. Marie Nocenti a écrit ce texte il y a un peu plus de dix ans, après celle du H1N1. C’est amusant qu’il soit publié en ce moment, dans ce contexte si particulier. Mais il ne se perd pas dans la foule des livres post-Covid. Pour l’instant, il est même l’un des plus beaux que j’ai lus sur le sujet !

dimanche 22 novembre 2020

Hikarie, vers la lumière

Et si vous restiez bloqué à Tokyo durant une nuit qui n’en finit pas… Jusqu’à quel point seriez-vous prêt à vous dépasser pour survivre ? Pour retrouver la lumière ?
Il faut avoir tout perdu pour se rendre compte de ce que l’on chérissait. Quand Kyôichi saute devant le dernier train de la gare de Shibuya, il ne veut pourtant pas mourir, mais il est bien décidé à se sacrifier pour sauver ce qu’il reste de sa famille.
Enfin, il l’était jusqu’à ce qu’une mystérieuse jeune femme l’entraîne à la place dans une autre Tokyo, plongée dans les ténèbres d’une nuit sans fin. Poursuivi par des dragons, des yokaïs, mais surtout par une ombre angoissante, Kyôichi devra suivre sa guide s’il veut de nouveau revoir le soleil.
Il en est capable, mais la véritable question est : le veut-il vraiment ?
Hikarie, vers la lumière
Axel Witzke 2020

Merci à SimPlement et à Axel Witzke.

Quand l’occasion de lire ce livre s’est présentée, j’ai beaucoup douté. J’avais peur que la différence culturelle ne me bloque et que je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire. Je suis fascinée par l’Asie, mais malgré tout je ne suis pas au fait de tous leurs us et coutumes, et ma crainte était d’être perdue, de ne pas comprendre, et du coup de ne pas adhérer. Mais finalement, il faut bien se lancer un jour. Alors, j’ai tenté le coup. Et j’ai eu raison.

La culture du Japon est omniprésente dans ce roman, mais elle est accessible. D’abord, par les notes. Il y en a beaucoup, et je déplore d’avoir lu ce texte en numérique. Le système de gestion de notes sur liseuse est tel que l’on doit sans arrêt cliquer pour les lire, ce qui fait que… au bout d’un moment, je ne les lis plus. Un conseil, si vous souhaitez lire ce livre, lisez la version papier car j’imagine que les notes sont en bas de page… C’est bien plus confortable. Ensuite, l’accessibilité de la culture est réalisée via un petit artifice : l’introduction d’un personnage français, Liv, qui ne sait pas toujours tout, ce qui permet à l’auteur de mettre de petites explications dans le texte. Cette pédagogie était vraiment la bienvenue et permet de faire tomber les barrières : foncez, vous ne serez pas perdus.

Par contre, vous serez dépaysés ! Et c’est le but, quand on choisit de lire un livre comme celui-ci. J’ai adoré voir autant de fantastique, des phénix, des kitsunes (j’adore les kitsunes), des yokais, des dragons… Autant de symboles et de mythes qui sont abordés simplement et m’ont mis des étoiles dans les yeux. En plus, ils apparaissent petit à petit, au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire et de l’évolution du personnage. Tout est de plus en plus compliqué, une étape est franchie à chaque fois.

Car cette intrigue est vraiment sympa. Si elle peut paraître sombre et très pessimiste dès le début, on se rend compte que l’espoir n’attend que d’apparaître au cours des pages. L’évolution de Kyô est telle qu’on a envie de le pousser à grandir, à comprendre qu’il peut vaincre et survivre. Cette aventure, un peu comme une quête, est très prenante. J’ai tourné les pages à une allure folle et été triste de constater que le roman avait une fin… J’aurais bien aimé que ça dure éternellement, comme pour Kyô dans certaines scènes. Curieux ? Foncez !

mercredi 4 novembre 2020

Antoine

Antoine est un homme de vingt-six ans au passé douloureux mais qui a su se reprendre en main et se tracer un bel avenir.
Ce n’est qu’après un tragique événement qu’il va découvrir l’existence de sa sœur : Jade Beaumont. Entre omissions et demi-vérités, il fera tout pour se rapprocher d’elle, quitte à s’éloigner de la personne qui a le plus d’importance dans sa vie… quitte à devenir quelqu’un qu’il n’est pas.
Attention aux jeux dangereux… À vouloir voler trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes !
Antoine
Laura Wilhelm 2019

Merci à SimPlement et à Laura Wilhelm.

J’avais beaucoup aimé le tome 1 de cette saga, qui m’avait bien plu et m’avait aussi bien frustrée car il était trop court, et j’en voulais vraiment plus. C’est enfin chose accomplie, je viens de découvrir la suite. Bien sûr, ce n’est pas encore fini, et il y a encore des tas d’interrogations qui n’ont toujours pas de réponses. Cela permet d’assouvir un peu ma faim en attendant la suite (encore). Merci !

J’ai été surprise car ce tome est centré sur Antoine, que l’on découvre un peu, et l’on ne voit Jade qu’au travers de ses yeux. C’est intéressant de voir que la perception de chacun permet de rendre une personne plus ou moins détestable. Oui, j’ai détesté Jade dans ce tome. Elle ne m’a pas plu, peut-être parce qu’elle n’a pas cette vulnérabilité qu’elle montrait dans le tome 1.

Et puis, elle n’est pas le sujet. Ici, c’est Antoine qui prend toute la place, et il m’a beaucoup touchée. J’ai aimé son histoire dans ce texte, sa douleur quant à la perte de sa mère, sa haine vis-à-vis de son père, son envie de découvrir sa sœur et de se venger, son amour pour Léa. La palette de sentiments le concernant est juste folle, et sa personnalité complexe donne envie de le comprendre, de le suivre. Et c’est étonnant, mais j’ai envie de le voir mettre en œuvre sa vengeance !

Et j’avoue avoir adoré Léa. J’ai un petit coup de cœur pour ce personnage et je suis assez attristée par ce qui va lui arriver. J’espère que tout s’arrangera, car sinon j’ai peur qu’Antoine ne perde pied et ne commence à faire des bêtises. Pourtant, il doit rester concentré sur son but… En somme, encore un excellent tome dans lequel je me suis plongée avec énormément de plaisir, et j’espère pouvoir lire la suite rapidement !

« Jade
Vanessa »

lundi 2 novembre 2020

Leaven

Leaven, dix-sept ans, voit sa vie voler en éclats à la mort de sa mère, peu avant sa rentrée en terminale. Refusant, dans un premier temps, de retourner au lycée, elle se décide finalement à changer d’avis. Elle ignore alors qu’elle vient de faire basculer son destin. Sa rencontre avec Chest, un nouvel élève, va bousculer sa vision du monde réel. De sa réalité. N’accordant d’abord que peu de crédit à cette rencontre, elle se rend rapidement compte que celui qu’elle considère comme son nouvel ami est différent. Différent d’elle. Différent des autres. Différent de ce qu’elle connaît. Bientôt, les faits qui l’entourent, auxquels elle attache tant d’importance, ne trouvent plus d’explication logique. Tant bien que mal, elle tente de se réfugier derrière sa précieuse réalité, dont les frontières ont pourtant décidé de s’arrêter aux portes de sa ville natale, Cold Host. Et si Chest, ce beau garçon qui la laisse de moins en moins indifférente, n’était pas étranger à tout cela ?
Leaven
Lage Ender 2018

Merci à SimPlement et à Lage Ender.

Ce roman m’a tout de suite attirée. Je trouve la couverture vraiment très belle dans sa simplicité, et les couleurs me plaisent bien. De plus, avec un titre pareil, je m’attendais à un roman fantastique super, doublé d’une très bonne romance comme le laisse sous-entendre le résumé ! Mais c’est plus compliqué que ça.

Alors, oui, ce titre sous-entend du fantastique et, oui, il est catégorisé fantastique. Mais ne le cherchez pas trop… ce n’est dans tout le texte que sous-entendu, et surtout vers la fin du roman ! Quoi ? Comment ça ? Mais ça va… Pas de panique ! Même si moi aussi je l’attendais, cette révélation, je n’en ai pas moins aimé ce texte. Même si j’étais frustrée. Mais j’ai adoré.

Car l’autrice a vraiment un don pour créer le suspense pour n’importe quoi ou n’importe qui. Tout est sujet à créer du mystère et une relative tension. On s’interroge sur tout et, à chaque petite touche de suspense mise en place, on s’attend à avoir enfin des réponses sur ce fantastique que l’on attend… mais elle apporte un nouveau problème. C’est frustrant, et tellement bon en même temps !

Par contre, j’ai trouvé que les réactions de certains personnages étaient un peu excessives. Leaven est un peu trop à fleur de peau et s’énerve un peu trop souvent, surtout au début du roman avec son père. Pour un personnage que l’on dit réfléchi tout le long du roman, c’est un peu étonnant. Enfin, c’est juste mon avis.

Ah si, il y a quelque chose qui m’a vraiment gênée : ces noms ! Sérieusement, ils sont tous mono- ou bi-syllabiques et parfois très proches (Dane, Lage, Leave pour son surnom…), je me les mélangeais tous ! Un vrai casse-tête dû au fait que ce sont des noms que je n’avais jamais entendus avant ce jour, donc forcément ils n’imprimaient pas dans mon cerveau. Mais bon, quelques notes sur un carnet, et ça passe. Et puis c’est un détail. En tout cas, ce livre était vraiment sympa, et j’espère que je pourrai lire la suite, car cette fin est juste… une tuerie !

Chest »

samedi 10 octobre 2020

Les Officiels

Si on vous offrait la possibilité d’accéder à une toute nouvelle vie quelque temps… Nouvelle identité, nouveau physique, nouveaux défis… Seul votre esprit resterait intact. Signeriez-vous un contrat pour participer au programme AMORT ?
Trois couples en situation de crise s’affrontent dans une émission complètement inédite à la télévision : le programme AMORT. La réalité virtuelle comme elle n’a jamais été exploitée auparavant.
Pour remporter la grande victoire et la coquette somme de dix millions d’euros, les candidats devront mettre de côté leurs différends. C’est sans compter sur la production qui ne va pas hésiter à prendre de multiples libertés pour satisfaire son précieux audimat.
Les Officiels
Marie Faucheux 2017

Merci à SimPlement et à Marie Faucheux.

Cette lecture fut plus que particulière. Elle m’a tout fait vivre : émotions, excitation, peur, déception, soulagement… Je suis passée par tous les états, ce qui fait que cette histoire que j’ai lue a engendré une autre histoire : celle de ma lecture. Et pour ça, merci, car cela montre que ce livre a ce quelque chose en plus que l’on recherche dans toutes nos lectures.

Je vais commencer par donner une petite note sur l’écriture, car elle est formidable. La plume de l’autrice dégage une sorte de paix et de sérénité qui nous donne l’impression d’être installé confortablement et de pouvoir lire à l’infini. Chaque mot est pesé, mais simple. C’était une impression vraiment déconcertante et très agréable. Et il valait mieux car, quand ma liseuse m’a indiqué sept cent dix-neuf pages alors que l’autrice n’en annonçait que cinq cents, j’ai un peu pris peur… mais juste un peu, car quand on aime on ne compte pas !

Je diviserais ce roman en quatre parties. En réalité, il y en a trois, mais je compte l’épilogue à part, car il est le soulagement après deux parties qui m’ont moins plu que la première. Si je devais résumer, cela donnerait « Avant Amort » – j’ai adoré et j’ai été surexcitée par ce concept et la préparation du programme –, « Pendant Amort » – intéressée, mais finalement un peu déçue car l’autrice n’est pas allée aussi loin que je l’espérais –, « Après Amort » – complètement outrée, car toute cette partie n’était absolument pas crédible à mes yeux, même si c’est plutôt ce genre de frissons que j’attendais « pendant » – et l’épilogue, qui m’a soulagée car ce que j’avais déploré dans la partie 2 a finalement eu lieu dans la partie 3, et qui m’a réconciliée avec la partie 3, car… je m’en suis douté plus d’une fois !

Bien sûr, je dis que j’ai été déçue, que certaines choses n’étaient pas crédibles : j’aime vivre ce genre de sensations quand je lis un livre, car cela me permet de réaliser que je vis avec les personnages et que je m’attache à certains. J’ai adoré Benoît par exemple, bien apprécié Aurore. Je n’ai pas du tout aimé Judith, et Elsa m’a laissée indifférente. On a tous nos chouchous, un peu comme dans un vrai programme de téléréalité. Alors, le pari est réussi !

Et puis, sérieusement, cette partie 3… Je n’y croyais tellement pas ! En fait, j’ai trouvé que la partie 2 était trop courte. Et ce qui se passait dans la partie 3 était tellement énorme que je me suis dit… je ne peux pas le dire car ce serait divulgâcher la fin à ceux qui commettent l’outrage de n’avoir toujours pas lu ce roman… Vous savez ce qu’il vous reste à faire, maintenant !

Les Officieux »

mercredi 30 septembre 2020

AAA

Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de Jenny©. Cette petite fille a-do-rable est la dernière-née de nos technologies. Elle vous accompagnera partout, via votre smartphone.
Jenny© vous indiquera les quartiers à éviter pour cause de grande criminalité. Elle surveillera votre environnement et appellera les services de secours automatiquement, en cas d’agression.
CLARANCE SA – Votre sécurité, votre bonheur, notre mission.


Paris, 2040
Le Big Hole, la grande dépression économique post-COVID, a tout chamboulé. Les États-Unis ont basculé dans la guerre civile, l’Europe a explosé, et la Chine domine le monde. La France connaît une parfaite sécurité : Jenny© contrôle tout, et tout le monde. Les citoyens de seconde zone sont cotés D-. Les citoyens exemplaires obtiennent l’inestimable AAA.
Gabriel, AA, est un pur produit de cette société ; Eva en est une victime, et Mingyue rêve de la révolution. Parviendront-ils à vivre et survivre dans cette France qui a sacrifié la liberté au nom de la sécurité ?
AAA
Yoan H Padines 2020

Merci à SimPlement et à Yoan H Padines.

J’ai beaucoup hésité à accepter ce service presse. Le résumé me tentait terriblement, mais je trouvais que le délai entre les événements de 2020 et la sortie du livre était terriblement court. Comment écrire et sortir un roman si vite, avec toute la qualité que l’on attend en tant que lecteur ? Mais, finalement, je me suis laissée tenter en me promettant de ne pas tenir compte des imperfections.

Et j’ai bien fait, car l’histoire était vraiment très prenante. Dès le début, l’auteur nous a bien contextualisé les faits et nous a dépeint Jenny© comme une gamine insupportable qui a toujours raison et qui a tout pouvoir sur qui mérite d’avoir une belle vie… ou pas. C’est un programme informatique absolument fabuleux, mais qui est liberticide au possible. Les bases sont positionnées, nous n’avons plus qu’à faire connaissance avec les personnages principaux de cette histoire.

D’un côté Eva, C-, qui se retrouve embarquée dans cette guerre sans vraiment le vouloir, mais qui finalement embrasse la cause, car il s’agit aussi de sa liberté à elle. De l’autre Gabriel, AA, fils adoptif de la DG de CLARANCE, cette société qui a osé créer cette horreur de Jenny©. Lui souhaite découvrir d’où il vient, et c’est avec sa rencontre avec Eva que tout va changer pour lui.

J’étais très intéressée par l’histoire personnelle de Gabriel, un peu moins par celle d’Eva, car il n’y a pas grand-chose à en dire. Mais leur « relation » était tellement bien dépeinte que je me suis inquiétée pour les deux personnages. J’avais envie de voir comment ils allaient bien pouvoir prendre part à la révolution et je tremblais de les voir échouer dans certains moments tendus du récit. Car il y en a eu, des moments tendus ! Heureusement, nos personnages sont pleins de ressources et ont trouvé des parades.

Je viens de terminer ma lecture, cet avis a été écrit à chaud. Je suis encore bloquée sur ce final, qui m’a bien plu car il était très juste, tout en finesse et en ironie. Bien fait pour Jenny© ! Reste cet épilogue, un peu rapide à mon goût, qui ne laisse pas forcément entrevoir quelle sera la vie de la population après tout ça, ou encore ce qu’il est advenu de tous les personnages (Guillaume, par exemple ?). Mais, dans l’ensemble, ce livre est vraiment une super découverte, et je suis vraiment ravie d’avoir eu la chance de pouvoir le découvrir.

dimanche 30 août 2020

Dans un grand champ de nuages blancs

Alex, seize ans, se lance imprudemment sur la route avec son skate-board. Il se fait renverser par une camionnette et est tué sur le coup. Il se retrouve alors assis au milieu d’un grand champ de nuages blancs. Seule une voix l’accompagne.
Alex ne pense qu’à retourner avec les siens. La voix lui propose alors de remplir quelques missions. S’il réussit, il pourra quitter ce grand champ de nuages. Trop content de retourner sur terre, Alex ne réalise pas ce que cela va impliquer…
Dans un grand champ de nuages blancs
Philippe Dester 2019

Merci à SimPlement et à Philippe Dester.

J’ai tellement bien fait de me lancer dans ce texte ! Il est juste superbe. Déjà, en voyant la couverture, j’ai été intriguée : elle était épurée et donnait une impression de « Paradis », ce qui était un peu sous-entendu par le titre aussi. Mais quand j’ai lu le résumé, j’ai compris que je devais le lire. Et j’ai bien fait.

Alex est mort dans un accident. Bête et stupide. Mais cela lui donne la possibilité d’élever son âme, au travers de plusieurs étapes, afin d’atteindre le repos, la paix, tout ce que l’on peut imaginer qu’il y ait après. Alors, il revient sur terre, comme un fantôme, et commence à aider des gens. D’abord, il aide une mamie extrêmement gentille et touchante à vivre des derniers instants inoubliables et enfin mourir en paix. Vous imaginez un peu le topo ? Alors, je ne vous en dirai pas plus sur les épreuves suivantes, ni sur celle-là, pour ne pas divulgâcher quoi que ce soit, car vous avez compris dans quoi vous embarquez.

Ce livre déborde de bons sentiments, et cela fait du bien. Car finalement, Alex fait ça pour lui, mais aussi un peu quand même pour toutes les personnes qu’il rencontre, et c’est agréable de voir de la bonté et de la générosité dans notre monde qui va à cent à l’heure et ne s’intéresse pas aux instants présents, pourtant plus importants que tout le reste.

C’était un beau texte, que j’ai savouré du début à la fin, malgré un style qui m’a un peu désarçonnée au début, car un peu direct et rapide. L’auteur voulait raconter son histoire rapidement. Mais ce n’est pas gênant, car je voulais aussi la lire rapidement. Pour moi, c’est gagné.

samedi 6 juin 2020

Vous oublier

Ils se sont rencontrés et aimés le temps d’une nuit. Une seule. Un moment de folie et d’évidence. Pourtant, au petit matin, chacun a repris le cours ordinaire de sa vie.
Mais peut-on refermer une parenthèse comme elle s’est ouverte, d’un coup ?
Vous oublier
Valérie Bel 2020

Merci à SimPlement et à Valérie Bel.

Une nouvelle fois, j’ai eu la chance de lire un des nouveaux textes de cette autrice que j’aime beaucoup. Elle a le don de me faire voyager avec ses Marie toutes plus amoureuses les unes que les autres. Cette fois-ci, il s’agit d’une petite nouvelle, mais qui est tellement intense qu’on ne peut pas y rester indifférent.

Marie est amoureuse. On s’en doute, c’est toujours le cas. Mais, cette fois, elle est amoureuse d’une personne qui n’est pas son mari et se doit donc de décider ce qu’elle devra faire : rester avec son mari, où tout est limite platonique et sans saveur, ou poursuivre cette passion dévorante… tout en sachant qu’elle ne connaît ni le nom de son amant d’un soir, ni comment le retrouver. Elle ne sait même pas si elle pourra le revoir un jour…

Et quand on réalise que l’amant en question est dans la même situation, alors on espère que les deux pourront se retrouver et vivre leur amour pleinement. C’est donc plein d’espoir et empli d’amour qu’on découvre ce texte à deux voix, tout en sensibilité et en émotion. J’ai aimé le cheminement de l’histoire ; j’ai aimé aussi comment l’autrice a traité la chute de l’histoire. Superbe, car réaliste. C’est la vie, c’est comme ça.

Encore une fois, j’ai été enchantée par cette nouvelle lecture d’une autrice qui devient une incontournable de ma bibliothèque. Vivement le prochain texte !

jeudi 14 mai 2020

Inconsolables

Une perte insurmontable.
Des destins qui se croisent.
Que reste-t-il quand la vie nous a tout enlevé ?
Inconsolables
DF Novel 2020

Merci à SimPlement et à DF Novel.

Ce n’est pas la première fois que je lis cet auteur. J’avais beaucoup adhéré à une de ses nouvelles, Survivantes, pour laquelle j’avais été très emballée, même si j’avais été un peu critique sur le développement. J’avais ressenti du potentiel dans cette histoire, et j’en voulais alors plus, car l’intrigue le méritait.

Ici, on a du développement, ça c’est bon ! Il y a un certain nombre de personnages, chacun a son histoire, on peut effectivement les découvrir, ressentir leur peine, leur souffrance. J’avoue que c’est négatif, dit comme ça, mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils respirent la joie de vivre, alors si vous souhaitez lire des histoires de bisous, de câlins et de licornes, passez votre chemin. Dans ce texte, on a du noir, du très noir. Et j’avoue que c’est plutôt bien exprimé !

Le style est assez percutant, et j’ai aimé suivre les événements successifs de cette intrigue. Mais j’ai été un peu perdue par moment. Car dans chaque chapitre, au demeurant très long, on part sur la description de plusieurs personnages, différents du chapitre précédent, mais sans qu’on ait un réel lien évoqué tout de suite. Alors, la lumière se fait au fur et à mesure mais, sur le coup, c’est plutôt perturbant.

Heureusement, ce petit détail ne m’a pas ralentie dans ma lecture… au contraire, je voulais savoir où l’auteur voulait en venir ! Car j’étais parfois perplexe au point de ne pas comprendre et de me demander s’il s’agissait d’un recueil de nouvelles. Oui, oui, je suis allée jusque-là dans mon incertitude. Au final, c’est un livre plutôt sympa, mais très axé sur le deuil et sur le côté pessimiste des événements relatés. Quand on apprécie ce genre, on est bien en lisant ce récit. Mais il vaut mieux ne pas le lire quand on est déprimé !