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dimanche 26 novembre 2017

Un Noël pas comme les autres

Noël : la période des cadeaux, des contes, des réunions de famille, des découvertes, des rencontres et des surprises.
Laissez vous enchanter par cinq histoires, différentes et similaires à la fois, tantôt tristes tantôt joyeuses, tantôt mouvementées tantôt calmes, mais toujours belles et empreintes d’une touche de magie.
À travers ce recueil, préparez vous à arrêter le temps et à vivre un Noël riche, un Noël définitivement pas comme les autres…
Un Noël pas comme les autres
AJ Lanolli, Iman Eyitayo, Marie H Marathée, Marguerite Gauthier & Pascale Marie Quiviger 2017

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J’ai bien apprécié l’idée de ce recueil. Les cinq nouvelles proposées sont bien écrites, recherchées, et ont chacune leur petite particularité qui fait que l’on se souvient d’elles. Mais ce que je reprocherai à ce recueil, c’est son côté trop mâture, trop « adulte ». Noël, c’est avant tout pour les enfants, et c’est le moment de parler de sujets légers, magiques. Avoir un peu de drame, oui, mais avec parcimonie, c’est un moment un peu joyeux, on parle de « fêtes » de Noël. C’est tout à fait personnel et subjectif, mais pour moi il y avait un peu trop de gravité… Allez, vu qu’il n’y en a que cinq, place à mon avis court sur chaque nouvelle.

« Retour aux sources » est une nouvelle d’Iman Eyitayo. Elle m’a beaucoup plu car il s’agissait d’une nouvelle relative à un autre texte de l’autrice, qui nous permettait de découvrir un personnage en particulier. Je n’en dis pas plus sur le texte ou le personnage en question pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais elle apporte son lot d’informations. Empreinte d’espoir, elle a pourtant un côté un peu triste en cette période.

« Un présent plus que parfait » est un texte de Marie H Marathée. Comme vous avez dû le voir sur mon blog, j’adore sa plume, alors j’étais conquise de pouvoir la relire à nouveau. Une nouvelle fois, un texte magnifiquement écrit et qui fait découvrir à Eliott, le jeune héros de l’histoire, la vie de plusieurs personnes. Le lien entre elles ? Je vous laisse le découvrir. Cette histoire amène une jolie histoire de Noël telle qu’on en lit ou voit en cette période.

« Panne de courant » est une nouvelle de Pascale Marie Quiviger. Encore un texte qui a bien joué sur les mots et qui utilise Noël comme un prétexte pour un joli moment passé en famille. Les personnages se redécouvrent ou découvrent certaines facettes inexplorées de chacun. J’ai aimé ce texte du début à la fin, qui se passe à Noël, et dont la magie est discrète… mais présente !

« L’odeur du mimosa », texte de Marguerite Gauthier, a mon coup de cœur. L’histoire est au début triste et pleine de nostalgie, mais plus les pages passent, plus l’espoir apparaît. Comme si la magie de Noël envoyait ses petites étoiles petit à petit sur les personnages pour arranger les choses, pour guérir leur peine, et leur donner de belles réponses. J’ai juste adoré l’atmosphère créée par l’autrice, simple, belle et magique.

« Enchanteresse », de AJ Lanolli, a lui ma mention jeunesse. Il est le seul texte de ce recueil qui soit vraiment accessible à un public totalଗ: les enfants comme les adultes pourront trouver leur compte dans cette histoire qui mêle magie, humour et bonté de Noël. C’est le moment de l’année où les gens réalisent des choses, se découvrent eux-mêmes au travers d’actions particulières, et si toutes les nouvelles de ce recueil respectent cette logique, ce texte le traite, lui, de façon tout à fait originale.

En bref, c’est un recueil très beau ! Que le petit point négatif que j’ai relevé ne vous arrête pas, car c’est tout à fait subjectif et personnel, et chaque texte apporte tout de même cette magie de Noël que l’on attend et espère à cette période de l’année.

mercredi 28 septembre 2016

Échec et mâle

Moi, en Mâle d’amour ? Pas le moins du monde !
Les crises hémorroïdes à répétition chez le « Mâle en point », le verre de trop chez le « Mâle à bar », la belle-mère omniprésente chez le « Mâle de mère », non merci ! Plus d’indigestion de « Mâles en bouchées ». Au placard, les « Mâles à prix » et autres « Mâles entendus ».
Me voici enfin délivrée du Mâle ! Seule et… même pas Mâle !
Échec et mâle
Pascale Marie Quiviger 2016

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Sous couvert du genre annoncé, ce titre s’apparente bien plus à un exercice de style qu’à une réelle romance humoristique. Même si tous les ingrédients du genre sont là, il ne m’a pas été possible de rentrer complètement dans le roman pour le vivre. J’en ai été détachée, et j’ai lu ce texte sans pouvoir m’immiscer dans l’histoire. Pourquoi ? À cause du style.

Un texte écrit sans aucun verbe conjugué, c’est un défi intéressant que pouvait se lancer l’autrice. Mais pour le lecteur, je trouve que c’est difficile à lire. Monotone et fade, car on se retrouve toujours avec la même façon de dire les choses, avec les mêmes tournures de phrase. Il n’y a pas de fantaisie, car tout est pareil, sur le même niveau. Personnellement, j’ai failli décrocher plusieurs fois, car le texte manquait de vie à cause de son style. Et ce n’est pas les exclamations ou les phrases nominales qui auraient pu changer mon ressenti personnel.

L’histoire en elle-même est quant à elle plutôt sympathique, mais aurait mérité d’être traitée correctement. Le style ayant gâché mon humeur, j’avoue qu’il en devient difficile d’apprécier les événements à leur juste valeur, et pourtant ! La narratrice vit de telles choses qu’il y a quand même de quoi bien rire. Elle a tout tenté, tout testé, a tout vécu, et raconte tout ça avec une telle auto dérision qu’on ne peut rester indifférent. Les mâles ont une place de choix dans cette histoire, et ce n’est pas forcément en bien !

Chaque chapitre nous présente un mâle différent et si parfois on a l’impression qu’elle est enfin tombée sur la perle rare, on finit par se rendre compte que… non, toujours pas. Parfois, je me suis dit que son niveau d’exigence était trop élevé. Et ensuite, je tombais sur un chapitre où un tel goujat apparaissait que… non, finalement non. Il y a de quoi rire, s’indigner, et s’amuser avec ce texte. Pascale Marie Quiviger joue avec ses mâles avec beaucoup d’humour et c’est fort appréciable.

En bref, une lecture sur le fond intéressante, mais qu’il faut prendre avec légèreté. Si vous voulez du sérieux et de l’intellect, passez votre chemin, car l’humour est ici aux premières loges. Je ne déplore dans ce texte que le style, qui ne m’a pas convaincue, car monotone, même si j’applaudis l’effort, car un texte sans verbe conjugué ne doit pas être simple à écrire ainsi.