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vendredi 28 mars 2014

Iris empoisonné(e)

Athènes était autrefois le berceau de la civilisation. Aujourd’hui, la région se nomme Tartaros et est en train de devenir, lentement mais sûrement, le tombeau de l’humanité. Le Fléau Pourpre, un virus mortel, a marqué la planète de son empreinte, les hommes dans leur chair. Le désespoir, la violence et la pauvreté sont les maîtres mots de ce nouveau monde.
Au cœur de cet univers, Irisya, seize ans, vit recluse, protégée de l’extérieur par son frère, Memphis. Jusqu’au jour où ce dernier disparaît. Irisya n’a pas le choix. Pour le sauver, pour survivre, elle va devoir affronter tous les dangers.
Iris empoisonné(e)
Cindy Mezni 2015

Merci à Cindy Mezni.

J’ai attendu de pouvoir lire cette dystopie avec énormément d’impatience. Je trouve en effet la plume de l’autrice très agréable et après Les dangers de l’ombre, il me fallait découvrir cette nouvelle histoire. En plus, il s’agit d’une dystopie, mon genre favori !

Cette histoire est tout à fait particulière et très prenante. Le Fléau Rouge a décimé la population en plusieurs camps, les Atteints, les Non-Atteints, les Presque-Atteints, les Hurleurs… Et bien sûr dans ces groupes, des sous-groupes. Le contexte est d’emblée assez complexe et angoissant. Du coup, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous questionner : à qui peut-on faire confiance ?

L’héroïne, Irisya, a vécu à l’écart de ce monde, pendant que son frère Memphis s’occupait de tout et, surtout, de la tenir à l’abri. Mais un jour, son frère disparaît. Elle décide de le retrouver, et se retrouve confrontée à la même problématique que nous : à qui peut-elle faire confiance ? Comment peut-elle réussir alors qu’elle ne connaît rien du monde en dehors de sa maison ?

Le personnage d’Irisya est particulièrement bien travaillé. Elle est l’anti-héros par excellence. Elle n’a jamais rien fait pour survivre, et se retrouve confrontée malgré elle à l’obligation de se débrouiller seule pour sauver celui qu’elle aime par-dessus tout. Son attitude est au début aussi hésitante que craintive, et cela fait du bien, car on n’est pas confronté pour une fois à la fille courageuse qui veut changer le monde. Elle est plus naturelle, et donc également bien plus crédible.

Les autres personnages principaux sont tout autant travaillés. Cillian est excellent bien qu’un peu incompréhensible parfois, Gem est attendrissante, Memphis protecteur et attentionné. Côté histoire, les événements s’enchaînent à une vitesse pour le moins phénoménale, et chaque chapitre se termine par un cliffhanger nous empêchant de lâcher le livre.

Bref, encore une réussite de la part de l’autrice, qui nous crée de toute pièce une histoire à la fois captivante, sadique et attendrissante. Le seul gros problème de ce roman, c’est sa fin. Comment peux-tu faire ça à tes personnages, et surtout à nous ? Comment va-t-on pouvoir survivre pour enfin connaître la suite ?

jeudi 6 juin 2013

Les dangers de l’ombre

Dans une petite ville perdue dans le fin fond des États-Unis, Deliah, dix-sept ans, voit son quotidien brutalement ravagé par le décès d’un de ses proches. La vie, alors, perd toute saveur à ses yeux. Elle continue pourtant à suivre le fil de son existence, dissimulant à son entourage le mal-être qui la ronge, et espérant que sa vie reprenne un semblant de normalité. Seulement, Deliah le sait : le destin, la chance ou quoi que ce soit d’autre, n’a jamais été de son côté et ce n’est pas maintenant que cela va changer.
C’est alors qu’elle voit débarquer dans son lycée la famille Wates, deux frères et une sœur. Dès leur arrivée, la nouvelle famille perturbe l’équilibre extrêmement précaire de son existence. Entre le mystère qui les entoure, les événements étranges qui se produisent depuis leur venue, la beauté de chacun d’eux et l’aura de danger qui semble les entourer, Deliah se laisse happer par le désir irrépressible de découvrir les secrets qu’ils cachent et cette attraction irrésistible qui semble la lier à l’un des frères, bien malgré elle.
Les dangers de l’ombre
Cindy Mezni 2011

Avant de vous faire part de ma modeste chronique, je tiens tout d’abord à remercier très chaleureusement l’autrice, Cindy Mezni, pour m’avoir fait découvrir son roman, qui m’a enchantée, du début à la fin.

Comme ce remerciement l’indique, j’ai adoré. Pourtant, il y a un petit point négatif dans l’affaire : oui, l’autrice a joué avec mes nerfs ! (ah ah ah) J’ai voulu savoir, deviner, comprendre, ce qu’il se passait avec ces mystérieux Wates, quelle était l’origine des cauchemars de Deliah… Tous ces petits détails m’ont fait mourir, comment peut-on imaginer survivre à une attente pareille ? J’avais envie de tricher et d’aller voir quelques dizaines de pages plus loin si on avait enfin la réponse, et il a fallu que je résiste… Résultat des courses, j’étais frustrée… et ravie !

Car, pour une fois, le mystère reste entier suffisamment longtemps pour qu’on ne se dise pas « déjà ?! », pour une fois, l’histoire est positionnée de manière correcte, en prenant le temps de mettre la base de l’histoire sans se presser, pour une fois, la révélation arrive petit à petit, et on ne s’attend même pas à une telle affaire ! Car franchement, je ne m’attendais pas du tout à cela ! Voyez-vous, nous avions des loups, des pertes de mémoire… je m’attendais à… tout autre chose ! Et je ne suis pas déçue de cette révélation ! Maintenant, ce que j’attends… c’est la suite !