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samedi 2 mai 2015

Incubes

Un couple, qui vient de perdre leur enfant, décide de s’isoler du monde en louant un chalet à la montagne pour les vacances. Mais, tandis que la femme se remet difficilement de ce deuil, l’homme commence à percevoir des formes inquiétantes dans l’obscurité…
Incubes
Anthony Holay 2015

Merci à Anthony Holay.

Ce nouvel acte met en scène de nouveaux personnages mais un petit clin d’œil à l’acte I a été réalisé, ce qui m’a fait d’une part très plaisir et d’autre part m’a permis de réaliser que nous nous trouvons géographiquement au même endroit que la fois précédente. L’histoire est une nouvelle fois très bien menée, et j’ai fait défiler les pages à une vitesse hallucinante.

Cette fois, le mystère est mis en avant plus que l’horreur, et j’ai beaucoup apprécié d’être surprise par l’intrigue : le final est en effet hallucinant, et je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il en soit ainsi pour le personnage principal, David. On retrouve néanmoins dans l’intrigue la marque de fabrique de l’auteur qui nous amène dans les tréfonds d’une histoire dont on ne sait plus du tout discerner le vrai du faux.

Le flou est là, et pourtant nous sommes happés dans l’histoire. Est-ce dû aux événements, très accrocheurs, ou bien au style particulièrement prenant de l’auteur ? Sans doute les deux. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas su lâcher mon livre avant d’être parvenue à la fin.

Je raffole de ce mystère autour des incubes que nous confie Anthony Holay, et j’espère qu’un acte III nous sera proposé prochainement.

mardi 24 février 2015

Les enfants de Karia

Depuis plusieurs mois, les enfants de la petite ville de Karia disparaissent mystérieusement. Les villageois effrayés parlent d’une sorcière et d’êtres revenus d’entre les morts…
Kenan, un jeune Redresseur de Foi, est envoyé pour mener l’enquête.
Les enfants de Karia
Anthony Holay - 2015

Merci à Anthony Holay.

Je ne vais pas mentir, j’ai préféré Incubes. Ce titre a des qualités, certes, mais, vu le thème abordé, je m’attendais à un petit peu « plus ». Cette nouvelle se situe dans un genre « dark fantasy ». Or, qui dit dark fantasy dit fantasy. Et quand je lis de la fantasy, j’ai besoin que le contexte soit présenté de manière générale, décrit minutieusement, voire complètement décortiqué. Tous les lecteurs de fantasy le savent, ce genre inclut de très nombreuses et longues descriptions et, clairement, dans une nouvelle de quarante-quatre pages, cet aspect ne peut pas apparaître.

Après, je vais quand même saluer l’effort d’Anthony Holay car, pour l’ambiance, on y est tout à fait. Il est juste dommage que les éléments du monde fantasy soient présentés ou n’interviennent que lorsqu’on a besoin d’eux pour faire avancer l’histoire. Pour simplifier à l’extrême, j’avais cette impression que, pour une difficulté, on sortait une solution du chapeau. Évidemment, ce n’est pas si simple que dans ma description, mais c’est un peu l’effet que j’ai eu, car je n’ai pas pu, en une si courte nouvelle, avoir le temps de m’installer dans l’histoire. À peine l’avais-je commencée qu’elle était déjà terminée.

Après une telle chronique, vous allez tous croire que je n’ai pas aimé. C’est une erreur, car j’ai trouvé l’approche intéressante, dans la mesure où cette nouvelle est accessible à tous et permettra peut-être aux lecteurs qui ne connaissent pas la fantasy d’y rentrer en douceur. En plus, même si quelques facilités ont été utilisées, l’histoire tient debout et est cohérente du début à la fin. Les personnages ne sont pas plats, même si certains manqueraient un peu de reliefs mais, dans la globalité, je n’ai rien à dire contre eux où leurs actions.

Finalement, maintenant que ma lecture est terminée, je n’en sais pas assez sur le monde qui m’a été présenté et rien ne m’a « marquée » au point de m’en souvenir encore dans quelques décennies. C’était en somme un très bon moment, mais qui aurait dû durer plus longtemps à mon sens.

lundi 28 avril 2014

Incubes

Un couple, qui vient de perdre leur enfant, décide de s’isoler du monde en louant un chalet à la montagne pour les vacances. Mais, tandis que la femme se remet difficilement de ce deuil, l’homme commence à percevoir des formes inquiétantes dans l’obscurité…
Incubes
Anthony Holay 2014

Merci à Anthony Holay.

J’ai aimé l’histoire, il n’y a pas de doute là-dessus. L’auteur a un style très fluide, qui permet de rentrer très vite dans le vif du sujet. Je me suis sentie entraînée dans les méandres de son imagination et j’ai apprécié suivre cette petite histoire.

L’intrigue est bien ficelée, les événements s’enchaînent de manière très logique, et je me suis clairement prise au jeu : réel ? pas réel ? Je me suis interrogée plusieurs fois, car l’auteur mêle habilement le suspense et introduit suffisamment d’incohérences pour nous captiver et nous faire tourner les pages toujours plus vite.

Alors, bien sûr, je n’ai pas aimé la fin. Tout simplement, car il n’y en a pas. J’aurais aimé une petite chute, un petit quelque chose qui nous permettrait soit d’en finir avec cette histoire, soit de nous faire comprendre qu’on se trompait sur toute la ligne. Un petit quelque chose m’a manqué.

Mais c’est tout à fait personnel, et je pense qu’il s’agit de ma déformation professionnelle de scientifique qui attend toujours une réponse ou une solution à tout. Donc il faut que j’en fasse abstraction ! Au final, l’horreur, c’est censé être plutôt incohérent, surprenant et mystérieux. Et c’est ce qu’on a, donc c’est une belle réussite !