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mercredi 28 novembre 2018

Visions

Traumatisés par un récent cambriolage, Mark et Steph s’offrent une escapade à Paris. Ils trouvent un appartement sur un site d’échanges de domiciles. Les lieux ne ressemblent pas aux photos, et leurs hôtes sont absents. Après une série d’incidents troublants, Mark et Steph rentrent chez eux mais ils ont le sentiment que quelque chose règne à l’intérieur de leur domicile.
Visions
SL Grey 2018

Merci aux Éditions 12-21.

Voici le genre de roman capable de me captiver en pleine panne de lecture ! J’ai franchement adoré ce texte et, pourtant, il était bien bizarre par moment. Parfois, j’ai été très mal à l’aise. Certaines scènes étaient un peu embarrassantes, je ne me sentais pas à l’aise à lire ce texte, de par l’atmosphère mais aussi les actions des personnages. Mais je ne pouvais pas lâcher le livre, car je voulais savoir ce qui allait se passer.

L’histoire commence simplement, on découvre nos personnages, et l’on se dit qu’il s’agit d’un couple normal, avec un passif particulier. On ne se dit pas que ce passif va devenir important par la suite : et c’est pourtant le cas ! Car tout est lié, tout est connecté, et les auteurs exploitent tout ce qu’ils peuvent pour nous créer une ambiance malsaine et oppressante.

Le rythme va quant à lui crescendo, ce qui correspond à l’histoire, qui est elle aussi de pire en pire. Les auteurs n’hésitent pas à pousser leurs personnages dans leurs retranchements, ce qui les amène à accomplir des actes à la fois horrible et incompréhensible. On a du mal à comprendre comment ils peuvent commettre de telles choses, mais en même temps on réalise qu’ils ne sont maîtres de rien.

De plus, on a cette impression de flou pendant une partie du roman qui nous fait nous interroger sur la « chose » qui a suivi Mark et Steph. Est-ce vraiment quelque chose, ou bien est-ce la folie qui les attrape, ou encore une peur irrationnelle qui se matérialise par des visions ? On n’a pas de réelles réponses, ce qui contribue à accentuer l’effroi que l’on ressent dans ce livre.

En bref, les auteurs nous présentent une histoire horrible, laide, hideuse, absolument inconcevable, mais j’ai aimé et j’en veux encore ! Bien joué !

vendredi 10 mars 2017

Underground

Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d’armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin – et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre. Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…
Underground
SL Grey 2015

Merci aux Éditions 12-21.

Je me suis régalée avec ce titre ! Y a pas à dire, y a des thrillers qui nous font passer un bon moment de huis clos. L’affaire est simple : un virus tue tout le monde, alors un groupe de personnes se cloître dans un bunker souterrain, en attendant que passe la crise. Mais très vite, le seul qui connaissait le code d’accès permettant de sortir est retrouvé mort. Ils sont coincés. L’idée est simple et bien exploitée.

On rentre très vite dans l’histoire, qui est bien captivante. Les personnages sont tous étranges à leur niveau, ils ont tous leur propre histoire et leur passif, et chacun doit composer avec les autres. Il y a les richissimes narcissiques, les gens rustres et brutes, la baby-sitter qui ne sait pas ce qu’elle fait là, et la famille en quarantaine. Entre autres, car j’en ai forcément oublié : c’est un défaut de ce livre, il y a beaucoup trop de personnages.

Mais une fois qu’on les connaît tous, on s’y fait. Même si j’en confondais encore certains à la fin du roman, j’ai pris plaisir à suivre chaque famille et voir comment ils vivaient ce huis clos enfermés avec un meurtrier. Mon imagination est allée loin pour découvrir qui était le méchant de l’histoire (enfin, le méchant caché, car il y en a beaucoup qui auraient mérité une tarte !), mais je ne m’attendais pas à ce que la vérité se trouve là, car… ben non, je ne pensais pas à ça, c’est tout.

En bref, j’ai passé un très bon moment avec ce roman, et je me suis régalée de voir et imaginer jusqu’où irait l’enfer de ce bunker. Même s’il y a trop de personnages, il n’empêche que mon intérêt est resté aussi vif du début à la fin, car je voulais savoir ce qu’il adviendrait de chacun !