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mardi 6 juin 2017

Noire mer

Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d’Isulgaar.
Quarante-quatre années plus tard, le Nord de l’île rayonne grâce à son nouveau roi orchestrant l’alliance entre locaux et exilés, alors que le Sud se reconstruit suite à l’investiture d’anciens pillards. Entre eux, le centre de l’île se développe avec l’exploitation de la tourbe. Tandis que, au Sud, de mystérieux navigateurs aux motivations obscures accostent, au Nord se trame une machination diabolique dans une seigneurie côtière. Mais ni le Nord ni le Sud ne se doutent que les visions de mer noire du prince héritier pourraient révéler l’avenir d’Isulgaar… ou plutôt sa disparition.
Noire mer
Nicolas Skinner 2017

Merci à Nats Éditions.

J’avais beaucoup aimé Noire neige. Surprise totale, ce livre m’avait étonnée par son genre, sa thématique, sa construction. J’avais adoré certains passages, avais frémi sur d’autres et avais même envisagé de me plaindre à Nicolas Skinner pour l’horreur de certaines scènes, très éprouvantes d’un point de vue psychologique. Du coup, cet effet de surprise était attendu. Mais comme je connaissais déjà le genre, la thématique, et la construction, il n’est pas arrivé.

Au risque de choquer les fans, je n’ai pas aimé Noire mer. Je n’ai pas compris l’intérêt de cette histoire par rapport à celle du tome 1. L’évolution des personnages ? Non, trop éloignée. Une intrigue concernant la migration ? Non, elle est trop dans le passé. Ici, c’était autre chose, et cet autre chose m’a dérangée, car je n’ai ni explications quant à « pourquoi c’est arrivé », ni explications quant à « comment cela se résout ». J’ai été dans le flou et je pense que je n’ai pas compris l’intrigue de la Mer Noire.

J’ai bien essayé de lire et relire certains passages, mais si le cheminement est très clair, si ce qui arrive aux personnages est compréhensible, j’ai l’impression de me trouver à des lieues du livre et de tenter d’atteindre quelque chose qui est hors de ma portée. Loin d’une déficience intellectuelle (je l’espère, en tout cas !), je pense que cette histoire ne m’a tout simplement pas émue. Je n’ai rien ressenti, et je lisais le texte de façon détachée.

J’en attendais peut-être trop, ou peut-être que Noire neige m’avait suffi. C’était une histoire complète en soi, avec un début, une intrigue incroyable, et une fin parfaite. Pourquoi continuer ? En plus, vu la fin de ce tome, il est à peu près certain qu’une suite sera envisagée. Une fin ouverte, contrairement au premier tome, qui ne me fera pas poursuivre la lecture de cette saga… En tout cas, pas avec le plaisir que j’ai eu à lire le premier tome.

mardi 8 juillet 2014

Noire neige

Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d’Isulgaar. Trente et une années plus tard, le Nord de l’île prospère grâce à un nouveau roi autoritaire, alors que la famine guette le Sud, livré à lui-même. Entre eux, le centre de l’île est devenu une terre de pillards et de hors-la-loi. Tandis que, au Sud, la haine de ce roi qui les a délaissés attise les tensions et les velléités de conquête, au Nord se profile un complot machiavélique qui risque de bouleverser l’échiquier politique du royaume. Mais ni le Sud ni le Nord ne se doutent que l’apparition d’une mystérieuse neige noire pourrait bien marquer la renaissance d’Isulgaar… ou plonger l’île dans les ténèbres.
Noire neige
Nicolas Skinner 2014

Merci à Nats Éditions.

Ce roman, ce n’est pas de la fantasy ordinaire. Il s’agit ici d’un roman de dark fantasy réellement bien écrit et avec une histoire particulièrement prenante. Peu de magie ponctue cette lecture, et l’on préfère ici suivre les personnages de différentes contrées sur une période relativement longue.

Les personnages sont assez particuliers. Entre Erbin, courageux mais ayant un sort réellement peu enviable, Warkhan le roi du Nord à l’attitude paradoxale, Jéduh et Malvor et leurs conspirations respectives pour tenter de prendre le pouvoir, nous n’avons pas de quoi nous ennuyer. Mais c’est l’enchaînement des événements, plus que les personnages, que je retiendrai. Car d’une petite touche à droite, on obtient d’énormes effets à gauche, et cette évolution est parfaitement maîtrisée par Nicolas Skinner.

Toutefois à mon sens, le petit point problématique reste le côté violent de certains passages, notamment lors d’une scène qui m’a donné des palpitations tellement je me l’imaginais bien ! Bravo à l’auteur pour nous faire rentrer à ce point dans son récit, et bravo à mon cœur d’avoir réussi à survivre à ce choc !

Enfin, j’aurais aimé avoir un peu plus d’informations sur cette neige noire. Elle n’apparaît qu’à la fin du roman, alors que son titre nous laisse penser que l’on entendrait parler d’elle un peu plus. Évidemment, son rôle est crucial, d’après ce que j’ai compris du final. Mais cela reste des suppositions de ma part, et maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre la suite, pour savoir si j'ai raison !

Bref, un très bon roman de dark fantasy, qu’il vaut mieux ne pas mettre entre toutes les mains néanmoins, vu la violence que l’on y retrouve, car l’auteur est réellement très (trop ?) doué pour nous faire vivre son histoire !