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samedi 14 mars 2015

La complainte des filles de Lot

Trois hommes sont retrouvés mutilés à Boston. Vivants, mais proprement émasculés. Quand la presse révèle qu’il s’agit tous de pédophiles, le public prend fait et cause pour cet étrange criminel, qu’elle surnomme le Glaive de Dieu.
Le caractère chirurgical des mutilations intrigue Red. Il est bien ennuyé, mais il doit encore soupçonner Jordan Adams. Elle serait bien capable de rendre une justice aussi étrange ! Mais quand un spécialiste de la Bible est retrouvé assassiné dans sa loge après une de ses conférence sur l’inceste biblique, Red craint une escalade dans les crimes. Le temps presse, il propose à Jordan de l’aider à mener l’enquête.
Flanqué du toujours inénarrable Watson, ils vont plonger tous les trois dans les plus terribles méandres de l’âme humaine. Et Jordan va devoir affronter de nouveau les démons de son propre passé…
La complainte des filles de Lot
Morgan Caine 2015

Merci à Rokh Éditions.

Ce n’est plus un secret pour personne : j’adore Jordan Adams, et sa personnalité atypique. J’adore la façon dont Morgan Caine implique ce personnage dans des enquêtes de police, plus ou moins par hasard car, si seul le hasard était en jeu, cela voudrait dire que la jeune femme n’a vraiment, mais alors vraiment, pas de chance !

En tout cas, ce tome est à la hauteur des précédents, voire même plus. On sent clairement, à la lecture, que l’autrice a pris en assurance, au point de reprendre son texte pour l’améliorer avant la publication. En tout cas, je suis fan du résultat : l’enquête est extrêmement intéressante, toutes les scènes sont passionnantes, rien n’est à retirer. Tout est, selon moi, parfait, dans la mesure où j’ai apprécié chaque page.

Toutefois, je tiens à avertir les lecteurs que le sujet est ici un peu plus dur pour les âmes sensibles. Dès que l’on parle de pédophilie, il faut s’attendre à des scènes psychologiquement difficiles à lire ou des actions particulièrement choquantes. Certaines choses sont ici seulement sous-entendues, mais beaucoup sont clairement énoncées, et cela peut donc être perturbant. Mais pas au point de refermer le livre : j’ai déjà été bien plus choquée par un roman, là c’est traité avec suffisamment de retenue pour que le livre soit lu par tous (ou presque).

Les personnages sont quant à eux tous très convaincants. J’ai eu une petite larme pour l’histoire de June et Abby, et j’ai adoré retrouver Red, Boyd, Watson ou encore Ruben. Et cette fois, ô surprise : une petite apparition de Darin ! J’étais très contente, même s’il n’a pas été assez présent à mon goût !

En bref, encore un excellent tome, mais qui cette fois ce termine sur un cliffhanger qui ne m’a pas plu ! Car, maintenant, je sais que je vais devoir attendre des jours, des semaines, des mois peut-être, avant d’avoir la suite et de comprendre jusqu’où cette histoire va aller !

Et le châtiment sera de vivre »

samedi 24 janvier 2015

Ce qu’on fait sans plaisir

Norman Seward, un paisible professeur d’Harvard, est retrouvé à son domicile, abattu d’une balle. Sa femme Amanda a disparu.
Le FBI et les US Marshals débarquent aussitôt à Boston. L’ex-mari d’Amanda Seward, Gregory Heller, vient de s’évader de la prison de Haute-Sécurité d’Indianapolis, où il purgeait une peine de perpétuité sans possibilité de remise de peine. En effet, il y a huit ans, Gregory Heller a sauvagement assassiné ses deux enfants, Tim et Lauren, âgés de cinq et trois ans, et a éventré son ex-femme, Amanda, qui allait se remarier, et emmener les enfants avec elle.
Est-ce lui qui est venu s’en prendre de nouveau à la malheureuse ? La chasse à l’homme commence.
Pendant ce temps, Jordan Adams est bien ennuyée. Elle n’a aucune sympathie pour les hommes comme Gregory Heller, mais elle sait qu’il ne détient pas Amanda Seward.
Pour cause, c’est elle qui l’a exfiltrée, à bord de son avion, pensant la sauver d’un mari violent, à la demande de son amie Margaret Connors, qui fait partie d’une association d’entr’aide pour femmes battues. Or Margaret a disparu…
Jordan va mener l’enquête. Celle-ci va réveiller d’anciens démons, et raviver de vieilles blessures. Nul n’en sortira indemne.
Ce qu’on fait sans plaisir
Morgan Caine 2015

Merci à Rokh Éditions.

J’avais gardé un excellent souvenir du tome précédent. Un livre tout en finesse et en subtilités, qui m’avait donné des heures de plaisir. Alors, j’attendais beaucoup de la suite, et je ne suis pas déçue. Sauf que, pour ce tome, j’ai aussi eu quelques crises de nerf. C’est terrible d’avoir un livre si excellent en main et presque pas de temps pour le lire ! J’aurais dû poser un arrêt maladie !

Mais ma frustration n’a d’égal que le plaisir éprouvé lorsque je lisais les lignes de ce roman. Les personnages sont au rendez-vous : j’ai retrouvé Jordan, toujours aussi pétillante et incroyable, Red et Watson – les superflics qui devraient se mettre à résoudre tous les crimes du monde, vu leur taux de réussite ! –, et aussi un petit peu de Darin (mais bien trop peu !). Bref, un plaisir de retrouver des têtes connues. Et cela fait du bien, car comme dans le premier tome, le nombre de personnages impliqués dans l’histoire est vertigineux. Il est toujours un peu difficile de s’y retrouver au début, mais une fois que la mayonnaise a pris, on se régale !

L’histoire est époustouflante et a pour thème les femmes battues par leur mari. Beaucoup d’informations sont données afin de créer une petite prise de conscience chez le lecteur, tout en le distrayant dans une intrigue… très intrigante ! J’ai douté et j’ai frissonné pour beaucoup de personnages, et finalement je me trompais à chaque fois. Morgan Caine a réussi à triturer mon raisonnement et me perdre dans les tenants et les aboutissants de cette affaire, et j’ai été très agréablement surprise pas le final !

Enfin, les histoires annexes sont aussi parfaitement menées : l’habileté qu’a Jordan à se retrouver dans des situations insolites, se créer des amitiés avec tout le monde et arriver à ce qu’elle souhaite ; l’évolution dans la relation entre Jordan et Ruben, ainsi que la fille de ce dernier… On ne peut pas s’ennuyer dans ce tome. C’est un régal. Tout comme le premier !

lundi 30 juin 2014

Save my soul

Ava Lansbury a deux terribles défauts. Elle est TRÈS timide, et elle est TRÈS gentille. Elle se fait donc tyranniser par sa chef de service (tellement banal…), piétiner par sa famille (déjà vu !), et son amant, un homme marié, la traite comme un paillasson.
Jusque là, ce pourrait être un livre de chick-lit ordinaire…
Mais quand le fantôme d’une marquise française décide de mettre son nez dans l’histoire, attention les yeux, ça va décoiffer ! Car Victoire-Alexandrine de Lance, marquise de L’Épine, n’a pas que le nom de pointu. Sa langue et son caractère le sont aussi, et bien qu’ayant vécu au XVIIIe siècle – grand siècle du libertinage ! –, elle se révèle parfaitement armée pour affronter le nôtre…
Au contact de cette surprenante marquise, Ava va s’épanouir, gagner en assurance, parfois même contre son gré…
Save my soul (Madame la Marquise T1)
Keira Quinsley - 2014

Merci à Rokh Éditions.

Tout d’abord, je tiens à préciser que ce roman ne rentre pas du tout dans la catégorie de mes lectures habituelles. Je lis très peu, voire pas du tout, de chick-lit, de romances ou de « romans pour filles ». Du coup, je ne suis pas la mieux placée pour vous dire s’il est le meilleur ou pire que j’aie jamais lu. Je n’ai pas de référence. Ce que je peux vous dire, par contre, c’est qu’il est vraiment rafraîchissant. J’ai trouvé que de rentrer dans la vie d’Ava était amusant, et la Marquise est vraiment haute en couleur. C’était une lecture sympathique et sans prise de tête.

L’histoire est crédible, et les enchaînements tiennent debout, même si parfois les événements évoqués sont un peu « gros » ou téléphonés. Pas grave, ça fait sourire ! Par contre, pour les personnages, il y a quelques bémols. Dès que l’on sort du cadre Ava/Marquise, les autres deviennent un peu ternes et sans personnalité, et c’est assez dommage, car cela aurait pu colorer un peu plus le roman.

Enfin, je trouve que la fin est excellente. Je parle de celle avec le petit, évidemment, pas des trop nombreux chapitres concernant les ébats d’Ava, que j’ai trouvés ennuyeux, surtout par leur longueur… Mais, chers lecteurs, vous me connaissez, dès qu’il s’agit de romance un peu trop poussée, j’espère que d’un coup un meurtrier sanguinaire arrive pour tout dégommer alors, évidemment, c’était raté pour moi ! Mais très réussi pour d’autres, j’en suis sûre !

Bref, cette lecture était sympathique par sa fraîcheur et m’a permis de sortir un peu de ma zone de confort pour une lecture. C’est dépaysant, alors c’est sympa !


RÉÉDITION.

Merci à Rokh Éditions de m’avoir permis de découvrir cette réédition de ce livre. Avec près de cent pages supplémentaires, cela méritait un petit mot.

Alors, point de chronique complète, car mon précédent avis parle de lui-même. Toutefois, ma lecture s’est passée un peu différemment. Peut-être est-ce parce que je l’ai lu il n’y a pas longtemps, mais j’ai un peu moins ressenti la ferveur de la lecture. Connaissant l’histoire, je me suis un peu reposée sur cette lecture, et j’ai un peu mieux pu apprécier les personnages secondaires – mais toujours pas les scènes d’ébats d’Ava.

La version augmentée est agréable, et l’on ne voit pas passer les pages. Autrement dit, ce n’était pas du remplissage juste pour rééditer, mais bien des passages qui collent à l’histoire et lui apportent un petit plus : un côté un peu plus profond et étoffé. Cette nouvelle version est donc tout à fait à lire, et pour ceux qui n’auraient pas lu la première version, n’hésitez pas et foncez plutôt vers celle-ci. Cela vous permettra de passer un peu plus de temps avec Madame la Marquise !

Le retour »

jeudi 22 mai 2014

Quiconque te fera du mal

Darin Jones a tout pour être heureux. Jeune, beau, heureux en amour, il est l’héritier de l’une des plus grosses fortunes du pays. Aussi a-t-on de mal à croire qu’il ait pu fracassé le crâne de son collègue Markus Welch, pour une simple histoire de promotion professionnelle ratée.
Une femme est retrouvée égorgée, une semaine plus tard. La police ne croit pas à une coïncidence. Et que vient faire le suicide du président de la New Hackland, la société dans lequel travaille Darin Jones, dans ce qui ne semble être qu’un ordinaire triangle amoureux ?
De sa mère, la toute-puissante Lorraine Jones-DeWitte, à sa meilleure amie, la fantasque Jordan Adams, en passant par Cynthia Parker, simple serveuse au passé trouble, il semble qu’il y ait beaucoup d’amour autour de ce jeune homme.
Beaucoup trop…
Quiconque te fera du mal
Morgan Caine 2014

Merci aux Éditions Rokh. Je suis en effet agréablement conquise par ce roman exquis, qui m’a bluffée à de nombreuses reprises.

Dès le début du roman, l’écriture et le style de Morgan Caine m’ont plu. Le style est accrocheur, direct. Il ne passe pas par quatre chemins, et pourtant on sent que l’autrice a bien cherché à maîtriser chaque paragraphe, chaque phrase, chaque mot. Ce qui fait que le premier tiers du roman est passé comme une lettre à la Poste.

Pourquoi souligné-je le premier « tiers » ? Tout simplement car on s’attend dans un thriller, ou un roman policier, à trouver un corps dès les premières pages, voire même lors du prologue. Là, non. Le meurtre proprement dit est arrivé au bout du tiers du roman. Tout à fait surprenant, mais en même temps très habile.

L’autrice m’a ainsi mise dans l’attente, et – comme je ne lis les résumés qu’en diagonale pour être sûre de ne rien en retenir – je me suis demandé tout le début du roman qui serait la victime : Jordan ? Darin ? Lorraine ? Markus ? Neil ? Ruben ? Aucun moyen de le découvrir, jusqu’à ce que cela arrive. Et l’enquête peut commencer. Et les témoignages.

Sauf que le lecteur a suivi la vie et les actions de tous les protagonistes avant le meurtre. Bien sûr, l’autrice a dissimulé certains faits, pour que l’on ne sache pas tout immédiatement. Cela était vraiment finement joué. Car tout le monde finissait suspect à un moment où à un autre, et pourtant on remarquait que certains détails ne collaient pas. Le lecteur était mis dans la position de l’enquêteur, et cette prouesse est vraiment à souligner.

Bien sûr, je pourrais également épiloguer sur la finesse des personnalités des personnages, sur les événements provoqués ou non qui se sont déroulés. Mais je ne le ferai pas car j’ai tout aimé dans ce roman. Mais je vais tout de même ajouter que mon personnage préféré de ce livre a clairement été Jordan, qui m’a époustouflée tout du long, et cela n’est pas une mince affaire de rendre un personnage si présent et si particulièrement attachant.

Ce roman était vraiment agréable, et je me suis vraiment attachée à tous les personnages et à cette histoire particulièrement bien ficelée. En tout cas, je vais désormais attendre avec énormément d’impatience d’avoir la chance de lire un autre roman de cette autrice !

samedi 4 janvier 2014

Le châtiment de Niobé

« D’ici quelques jours, vous allez recevoir un courrier de votre banque. Il ne s’agit pas d’une erreur. Ne les appelez pas pour le vérifier. Ne faites rien. Sinon reprendre le cours normal de votre vie. » Ce mail est signé Diane. Pas de nom de famille. Juste Diane. À travers tous les États-Unis, des milliers de personnes, surendettées par la crise des subprimes, voient leur dette purement et simplement effacée. Bientôt, on découvre que le phénomène est mondial. Les banques semblent désarmées devant ces attaques sur leurs systèmes informatiques, pourtant hyper-sécurisés. La section cyber-criminalité du FBI est aussitôt saisie de l’affaire. Le jeune agent spécial Xander Kelly, fraîchement diplômé du MIT, prend la tête d’une cellule atypique, constituée de hackers « repentis ». Leroy « King » Baraka, un compteur de cartes surdoué qui a piraté les principaux sites de poker en ligne. Oscar Galopin, un prêtre qui a « nettoyé » certains comptes sulfureux de la Banque du Vatican. Et Ping, dont on ne sait pas grand-chose sinon qu’il a réussi à pénétrer les serveurs de la NSA, qu’il est chinois et qu’il a fait la Légion Étrangère. L’opinion publique prend fait et cause pour le pirate informatique. Journalistes, banquiers, FBI, bien sûr, tous se posent la même question. Qui est donc ce hacker qui se prend pour Robin des Bois ? Qui est Diane ? Et comment peut-il espérer que les banques vont se laisser faire sans réagir ? Mais peut-être que Diane n’est pas le seul à vouloir renverser les ordres établis…
Le châtiment de Niobé (Les chevaux de Troie T1)
Jordan Leto - 2014

Merci à Rokh Éditions.

Ma chronique sera difficile à écrire tant ce roman est particulier et tant il m’a impressionnée. Comment vous donner envie de lire ce livre sans vous révéler quoi que ce soit ?

La machination qui y est présentée est absolument incroyable, et d’un petit résumé de départ on se retrouve au sein d’un complot diabolique assez percutant et qui fiche vraiment la trouille. Je n’ose même pas imaginer les implications que cela pourrait avoir si tous les faits édictés étaient vrais ! Sincèrement, pour de la fiction, là, ça envoie vraiment du lourd ! Jamais je n’aurais cru avoir affaire à une histoire de cette ampleur en commençant ma lecture. Du grand art !

Dans ce roman, Jordan Leto fait tout pour convaincre le lecteur que sa thèse est probable. Et l’on y croit tant qu’on est plongé dans notre lecture, tellement le suspense est à son comble. De même, le style est extrêmement fluide et les personnages sont si bien travaillés qu’on s’imagine vraiment dans l’histoire. Je donnerais d’ailleurs une mention spéciale à la Cellule, car ce sont les personnages qui, avec Xander et Sigrid, m’ont le plus plu, tant ils sont originaux.

Les explications scientifiques concernant les rêves et les jumeaux m’ont également captivée malgré leurs longueurs. Eh oui, c’est là où j’ai eu un peu de mal, et cela s’est vu par mon temps de lecture. Les multiples descriptions et explications. Certes, cela montre que l’auteur a fait des recherches énormes sur le sujet, et je ne remets pas en cause tout son travail, mais cela créait de sacrés ralentissements au roman. Enfin, pas toujours, car certains thèmes sont tellement intéressants que j’aurais pu supporter des dizaines de pages de plus. Mais quand un thème ne vous intéresse pas – comme par exemple dans mon cas, l’économie… – le temps devient très long, même avec les dialogues qui permettaient de donner un semblant de rythme à ces passages.

Même si j’ai donc dû espacer mes périodes de lecture afin de mieux apprécier le contenu, ce roman n’en reste pas moins réellement excellent. J’ai très hâte de savoir ce que l’auteur nous réserve pour la suite !

D contre D »