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mercredi 6 décembre 2017

Le feu dans le sang

Cette nuit et cette nuit seulement, participez à une free party semblable à aucune autre. Venez vous éclater hors de tout contrôle, et goûter au moins une fois dan votre vie à la vraie liberté.
Quand ils trouvent ce message caché dans Paris, Alex, Sam et Marie-Lou s’attendent à passer une soirée de folie.
Mais tout ne se passe pas comme prévu… Qui est Caron, ce type étrange qui leur propose des fioles ? Et quelle est cette substance bizarre qu’elles contiennent ?
Entre meurtres et disparitions, ils vont vite se retrouver plongés au cœur de l’enfer…
Le feu dans le sang
Johan Heliot 2017

Merci aux Éditions Scrinéo et à Babelio.

J’ai postulé à ce titre lors d’une Masse Critique, car la couverture avait des couleurs attirantes (du rouge !), et que le résumé me tentait… Et surtout, parce qu’il y avait le nom Caron dedans ! Comme le Passeur ? Et le mot Enfer plus bas ? Allez, un roman lié à la mythologie, je prends ! Oui, je sais, cela ne signifie pas que le livre sera bon, et je pouvais me tromper de thématique. Surtout que j’ai vu plus d’avis mitigés que positifs sur ce livre. Comme quoi, chacun a ses goûts, car j’ai personnellement adoré ce roman !

L’histoire était très prenante. Ce petit jeu de piste au départ et le mystère entourant la free party étaient bien amenés. Évidemment, quand on connaît un peu de mythologie, on devine que l’Enfer n’est pas loin, mais cela ne m’a pas empêchée de me demander ce qui allait arriver à nos trois compères, qui semblent toutefois avoir réussi à se sauver loin des ennemis présumés.

Et pourtant, ensuite, tout s’enchaîne, avec des événements tous plus inattendus les uns que les autres. Certains personnages sont perdus, d’autres semblent ne pas être si innocents que cela. J’ai eu l’impression que les cartes étaient redistribuées plusieurs fois, quitte à faire apparaître des personnages pour rien (car ils disparaissaient aussi vite qu’ils étaient arrivés). Mais le tout est assez cohérent, et c’était un bon divertissement.

La mythologie abordée, maintenant, m’a bien plu également. Quelques libertés ont été prises par l’auteur pour nous donner une version inédite du Paradis et de l’Enfer. Après tout, pourquoi pas, car cela nous donnait envie de remettre un peu d’ordre dans ces mondes… et j’avoue avoir bien aimé une ange en particulier, qui a montré un bon côté d’elle-même auquel je ne m’attendais pas. Je ne peux évidemment pas en dire plus, au risque de divulgâcher une partie de l’histoire.

En somme, c’est un texte qui m’a beaucoup divertie, et je vous recommande sa lecture si vous aimez les anges, la mythologie, le fantastique, l'action et les romans sans prise de tête. En tout cas, pour moi, c’était réussi !

jeudi 20 octobre 2016

Sim Survivor

Sandro, dix-huit ans, est un fils de bonne famille, qui s’ennuie dans son monde luxueux et douillet au point de rechercher par tous les moyens à « planer ». Il est contacté par Ambra, une adolescente de dix-sept ans au caractère bien trempé, qui lui propose de vivre une expérience inédite et puissante. À ses côtés, Sandro se retrouve embarqué dans un stupéfiant jeu en théorie virtuel, Sim Survivor, dont chaque saison est suivie par des millions de fidèles connectés. Sandro comprend vite que ce monde, violent et cruel, n’est peut-être pas une simple simulation. Et si, comme le pense Ambra, tout était réel ? S’il ne s’agissait pas d’un jeu mais d’une véritable et impitoyable épreuve de survie ? Tout en jouant sa peau, Sandro doit percer bien des mystères, jusqu’à réaliser que l’avenir du jeu mais aussi de son pays est entre ses mains.
Sim Survivor
Loïc Le Borgne 2016

Merci à Babelio et aux Éditions Scrinéo.

Il ne faut pas mentir, quand j’ai lu le résumé de ce roman, je me suis dit que j’allais avoir droit à un Hunger Games revisité. Un jeu, des participants, un seul gagnant, et des morts à la pelle. Pardon, des éliminés… Car ici il s’agit officiellement d’un jeu en simulation, une sim… donc les éliminés ne sont pas vraiment morts… Enfin, la question qui se pose rapidement, c’est quand même : est-ce que c’est vraiment une sim ?

J’ai trouvé le début un peu trop rapide. Loïc Le Borgne est allé vite en besogne pour nous mettre dans le bain tout de suite, et nous permettre d’appréhender le jeu quasiment immédiatement : un seul chapitre de mise en place. Du coup, j’étais un peu triste car j’aime que la mise en place soit bien faite et soignée. Mais, entre nous, j’ai très vite oublié tout ça, car la sim a vite pris une telle ampleur que j’avais du mal à lâcher le roman.

Le rythme est effréné et les personnages attachants très rapidement. Sandro, malgré son côté « gosse de riche », reste quelqu’un d’humainement très bon, il comprend les problématiques de la pauvreté et se rallie assez vite à la cause d’Ambra. Celle-ci, par contre, a clairement des œillères, et je la trouve assez fermée.

Ce que je pourrais reprocher à ce roman, c’est que l’auteur a voulu tout intégrer dans un seul tome : une mise en place, un jeu, des thèmes comme la pauvreté ou la tolérance, des disputes et des réconciliations, une fin absolument incroyable. Tout va forcément très vite, mais je salue l’effort, car même si c’est rapide, tout est bien traité, et il n’y a pas de fausses notes. En plus, c’est agréable de lire une dystopie qui ne soit pas découpée en x tomes et dont il faut toujours attendre les suites.

L’univers est donc particulièrement bien amené, et Sim Survivor est un jeu absolument terrible géré par des gens peu fréquentables. D’ailleurs, je ne m’attendais pas à ce que, en un livre, l’auteur aille jusque-là dans la folie des coulisses de la sim. C’est un roman que je vous recommande si vous voulez passer un bon moment dans une dystopie sympathique, pas compliquée, et très folle !

jeudi 28 mai 2015

Enoch

Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…
Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre… Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…
Enoch (La voie des Oracles T2)
Estelle Faye - 2015

Merci aux Éditions Scrinéo et à Livraddict.

Thya, le tome 1 de cette saga très originale, m’avait complètement séduite, et c’est donc avec impatience que j’attendais de lire cette suite. Ce second tome est toutefois un peu plus inégal que le premier et, si j’ai aimé la continuité de l’histoire, j’ai trouvé qu’il s’est passé beaucoup moins de choses intéressantes ici.

En effet, Thya, Enoch et Aylus sont en fuite tout le long du roman. Ils seront séparés et auront chacun leur voie et leur but, mais le découpage fait que l’on suit cycliquement chacun d’entre eux indépendamment des autres et donc, évidemment, cela laisse moins de place pour des scènes d’actions. Sur les routes, arrivée dans un lieu duquel ils doivent partir, sur les routes… Bref, le schéma est un peu répétitif.

Toutefois, l’intrigue reste excellente et un peu plus ancrée dans le surnaturel. Les dieux sont bien plus présents et maîtrisent le destin de nos personnages comme jamais. De même le style est quant à lui toujours agréable et envoûtant, même si j’ai préféré le début et la fin du roman, le milieu ayant été ponctué d’une petite lassitude passagère.

Le grand mystère de ma lecture a ensuite concerné Enoch. Pourquoi ce titre pour ce tome ? C’est seulement en ayant lu les dernières lignes que je l’ai compris. Même s’il n’était pas plus présent que ses amis, il n’empêche que son personnage était particulièrement important dans le sens où son évolution était flagrante, son destin terrible, et son lien avec Thya déterminant pour la suite des événements.

Le final est hallucinant. Traité bien trop rapidement à mon goût, car j’aurais bien aimé qu’il y ait plus de suspense et que le côté dramatique soit encore plus poussé et fort en émotions, il va donner un coup de renouveau à la saga après un tome que je situerais « entre-deux » : après un tome 1 excellent, j’attends un tome 3 explosif !

« Thya
Aylus »

vendredi 8 mai 2015

La prétendue innocence des fleurs

Le bouquet était prêt : cinq iris mauves, cinq lys blancs et deux jacinthes sauvages. Dans quelques heures à peine, il sera déposé au cabinet du juge d’instruction Marc Ferrer, plongé dans la plus importante affaire criminelle de sa carrière. Marc connaît le langage des fleurs, il sait que les lys blancs évoquent la pureté et que les jacinthes invitent à l’amour. Pourtant, ces fleurs-là lui inspirent la mort. Celle d’une jeune femme et d’un amour fou disparu huit ans plus tôt…
De Paris à Venise, de bouquets en bouquets, vers quel secret enfoui le conduira ce nouveau jeu de piste ?
La prétendue innocence des fleurs
Franck Calderon & Hervé de Moras 2015

Tout d’abord, je souhaite remercier les partenariats Livraddict et Scrinéo, pour cette lecture qui n’a pas été banale.

Si je ne devais utiliser qu’un seul mot pour décrire ce roman, je choisirais « élégance ». Autant dans l’histoire en elle-même que dans les substituts (les roses), le style de ce livre était d’une élégance rare. J’ai beaucoup aimé la délicatesse des mots et des intrigues, qui m’ont permis de ressentir une foule de sensations, toutes plus intenses les unes que les autres.

Lorsque Marc Ferrer, juge d’instruction de son état, reçoit un bouquet de fleurs, il se replonge dans une vieille affaire qu’il a instruite, sa première affaire, alors qu’il tentait de faire la connaissance d’une jeune femme grâce au langage des fleurs. Meurtres et mystères sont les moteurs de cette histoire hors du commun, rythmée par des pétales colorés qui jalonnent le chemin de Marc et le nôtre, jusqu’à la découverte de l’incroyable vérité.

L’intrigue autant que les personnages sont très bien mesurés. Il n’y a pas de fausses notes, et chaque personnage présente une facette particulière, qui fait qu’on le suit et lui fait confiance (ou pas) très rapidement. Marc est un jeune juge tenace, qui ne lâche rien, malgré le temps qui passe et les drames. Il continue, avance et veut connaître la vérité, même si elle n’est pas celle qu’il espère ou qu’il croit.

Je n’ai pas eu une seule seconde d’ennui au cours de ma lecture. Il n’y a pas de chapitres qui remplissent des pages pour grossir le livre, non. Chaque action a son importance dans le fil de l’histoire, et l’on en vient à apprécier chaque mot. J’ai adoré le style particulier des auteurs, et j’ai même oublié très rapidement que cette histoire avait été écrite à quatre mains, pour la simple et bonne raison que cela ne se ressent pas du tout. La cohérence et la cohésion sont de mise pour nous offrir une histoire d’une richesse insoupçonnable et d’une harmonie parfaite.

C’est un roman que je ne regrette pas d’avoir lu. Plus qu’un thriller ou qu’un polar, cette histoire nous propose une jolie leçon sur les apparences et sur les croyances que l’on peut établir à cause d’un enchaînement de faits. Je suis contente d'avoir vu Marc ouvrir les yeux et aller au bout de sa quête, pour dénouer tous les fils du mystère qui engloutissait sa vie.

vendredi 20 février 2015

Quelque part avant l’enfer

Anna est miraculée. Après un accident et deux semaines de coma, elle est toujours en vie. Est-ce la promesse d’un nouveau départ ? Une chance avec son fils et son mari de tout recommencer ? Mais de l’autre côté, l’espace d’une infime seconde, alors que sa vie était suspendue à un fil, elle a vu le tunnel… une lumière noire, et un homme lui promettant de la tuer… Il la poursuit encore. Pourquoi l’a-t-il choisie comme témoin de ses crimes ?
Parfois, il vaut mieux ne pas revenir…
Quelque part avant l’enfer
Niko Tackian - 2014

Merci à Babelio et aux Éditions Scrinéo.

Ce roman est plein de surprises ! La première, et non la moindre, c’est la préface qui est d’un de mes auteurs préférés, Franck Thilliez. Déjà, ça donne une idée du niveau de l’histoire ! Avec une telle note, je ne pouvais qu’adorer me plonger dans ce roman. Et, effectivement, c’était un excellent moment. Ce n’est pas la première fois que je lis une histoire concernant les Expériences de Mort Imminente, et j’avoue que je me régale à chaque fois d’en apprendre toujours plus.

Dès les premières pages, on ne peut que succomber. L’intrigue est accrocheuse, le style est simple et extrêmement fluide, tout a été fait pour m’empêcher de poser le livre. Je tournais les pages comme une folle furieuse pour savoir ce qui allait se passer ensuite. Oui, c’était un succès.

Toutefois, j’ai compris à peu près vers le milieu du roman où Niko Tackian nous emmenait… Bon, je n’étais pas sûre du tout, mais je le sentais venir, un peu comme Anna voyait au travers de ses visions ce qui allait advenir des filles. Ça n’a rien retiré à mon plaisir de lire ce livre, je vous rassure. J’aime avoir raison !

Quant aux personnages, ils sont tous très bien calibrés. Anna m’a émue, Alain m’a surprise. Le petit Nathan m’a attristée, le pauvre… Tout est fait pour que l’on doute de chacun d’eux, et c’est le cas. Très vite, j’ai soupçonné tout le monde, avant de tomber juste. Bref, on reste dans l’incertitude du début à la fin, et c’est vraiment bon.

Le bémol de ce roman, maintenant, car il y en a un : c’est sa taille. J’aurais aimé qu’il soit monstrueusement énorme, car il était tellement agréable à lire, que j’aurais voulu que ma lecture dure quelques jours de plus. Oui, bon, d’accord… Ce n’est pas vraiment un bémol, je l’avoue… Mais il fallait bien que je trouve un point négatif, non ?

dimanche 12 octobre 2014

Thya

La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle et, à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort, et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…
Thya
Estelle Faye 2014

Merci à Livraddict et aux Éditions Scrinéo.

Je vais commencer par la couverture, car c’est elle qui m’a avant tout tapé dans l’œil ! Ne trouvez-vous pas qu’elle est magnifique ? J’ai beaucoup aimé le stylisme autour des cheveux de Thya, et la toge romaine qui met tout de suite dans l’ambiance quant au contenu du livre. J’ai craqué en voyant cette couverture et je n’ai lu le résumé que d’un œil très rapide, presque en diagonale. Je savais juste que cela changerait de mes lectures habituelles. Et je n’avais pas tort.

Pour changer, ça m’a changé ! Déjà, c’est la première fois que je lis un roman qui se passe dans le monde romain. Des oracles, des devins, des maisons romaines, des patriciens… Tout cela m’a rappelé mes cours de latin, et ce n’était pas pour mon déplaisir. J’ai vraiment eu l’impression d’être en train de lire une histoire originale de cette période, tant les détails de la vie romaine sont bien respectés, tels que je m’en souviens de mes leçons. Une vraie réussite.

Là où j’ai été surprise, c’est sur le côté gaulois de l’histoire, lorsque le surnaturel se mêle à la vie de tous les jours. Quand j’ai vu apparaître le faune ou les dieux païens dans ma lecture, je me suis demandé où je me trouvais ! J’aurais dû lire le résumé plus attentivement ! Mais j’ai adoré ce décalage et cette opposition entre le paganisme et la chrétienté.

Je ne sais pas si toutes les références historiques sont vraies, mais cela se lit tellement bien que l’on se prête au jeu et que l’on prend pour argent comptant tout ce que nous raconte Estelle Faye. Un délice. Car il faut tout de même dire qu’elle a un style réellement prenant et dynamique. Dès les premières pages, je me suis sentie tirée dans l’ouvrage et je me suis mise à tourner les pages de manière frénétique. L’histoire était vraiment captivante.

Les personnages sont sympathiques, même si Thya est un peu une tête à claques parfois. Mais on lui pardonne, la pauvre, vu tout ce qui lui arrive ! En plus, elle apprend à évoluer dans un monde qu’elle découvre, alors on a tendance à vouloir l’encourager. Ce n’est pas comme Enoch, qui lui s’amuse un petit peu trop à ses dépens. Mais on l’apprécie quand même, ce jeune homme… Surtout quand on voit son évolution !

Je mettrais un petit bémol toutefois sur ce livre – eh oui, il y en a un ! Ce tome enclenche bon nombre d’intrigues parallèles à l’intrigue principale, et pas une seule n’est terminée ici. À la fin de ma lecture, tout est en suspens, et nous n’avons que très peu de réponses quant aux questions posées concernant l’histoire de Thya. On n’entend plus parler de certains personnages au bout d’un moment, et on s’imagine qu’on les retrouvera dans d’autres tomes ; d’autres sont séparés, et on ignore comment ils se retrouveront, que va-t-il arriver à Thya, à son père ?… De plus, les derniers chapitres de ce livre sont somme toute assez fouillis, car l’autrice veut nous révéler certaines choses mais sans tout révéler… J’ai trouvé ça un petit peu maladroit.

Je ressors donc de cette lecture ravie, car j’ai adoré ce premier tome par son côté frais et original, mais aussi frustrée, car le côté « tome 1 » n’est pas du tout subtil et nous donne l’envie de lire la suite immédiatement. Sauf que la suite n’est pas parue… Alors, je vais devoir trouver un moyen de survivre à mon attente…

Enoch »

vendredi 10 octobre 2014

Les contaminés

Vous êtes jeune, adepte de sensations fortes et avez toujours rêvé d’une aventure à vous couper le souffle ? Bienvenue dans le nouveau jeu de téléréalité le plus stupéfiant de l’année. Débarqué sur l’oasis paradisiaque d’Isla Grande, vous pourrez profiter à souhait de sa végétation luxuriante et de ses paysages merveilleux en dormant à la belle étoile. Trois maîtres du jeu seront là pour vous accueillir et s’assurer que vous soyez mis dans le bain dès le départ. Deux équipes s’affronteront, la vôtre et celle des résidents de l’île… Attention, ici, tout est vrai ! Dans ce jeu, aucun artifice n’est utilisé, et nos caméras restent allumées 24 h sur 24 pour ne pas risquer de perdre un seul instant.
Les contaminés
Yves-Marie Clément - 2014

Merci aux Éditions Scrinéo et à Livraddict.

En lisant le résumé, je me suis fait une joie immense de lire ce roman. Le résumé est extrêmement accrocheur, mystérieux. Je me suis imaginé que j’allais être au plus proche des participants, que je découvrirai peu à peu avec eux les mystères de cette île et les mystères du « jeu » dans lequel ils se retrouveraient. Je m’imaginais un monde dystopique avec des horreurs et un complot extraordinaire que les joueurs devraient déjouer. Mais je n’ai rien eu de tout cela…

Dès les premiers chapitres, le ton est donné. Nous savons qui est l’ennemi, nous savons quelle est la particularité de l’île, nous savons pourquoi les participants ont été recrutés. Aucun mystère n’entoure ces événements, et c’est bien dommage. Je pense qu’il y avait vraiment matière ici à nous faire frissonner, à nous faire imaginer les pires horreurs, sans tout nous dévoiler dès le départ. En somme, l’idée est bonne, mais très mal amenée. Je me suis même demandé si un petit secret était caché, dans les recoins de la fin du roman et, bien que je me sois délectée de l’explication du professeur, je trouve que cela ne vaut pas un petit complot qui me créerait une petite crise d’hypertension.

De même, en ce qui concerne les personnages. Ils sont sympathiques, certes, mais pas vraiment recherchés… Laalia et Bambou, les seules filles du groupe de quatre, semblent être les seules qui ont un minimum de personnalité, les garçons attendant et regardant les filles s’activer pour les sauver.

Je ne me suis pas sentie proche des personnages, et je n’ai pas eu peur pour eux. Pourtant, il y avait de quoi faire, notamment au niveau de Bambou, ou même Laalia. J’ai bien cru à un moment que Laalia allait rejoindre le camp adverse, mais non… Même pas un gros retournement de situation qui aurait pu permettre de donner un peu de tonus à l’histoire. Quant aux méchants, même pas peur ! Les Maîtres du Jeu sont des guignols, mais remplissent bien leur rôle. Les autres, je n’en dirai pas plus. Ils remplissent aussi leur rôle, même s’ils auraient pu être bien plus effrayants.

En bref, c’était un roman dont j’attendais beaucoup. Le résumé m’avait réellement accrochée, et j’espérais vraiment vivre un moment de lecture terrifiant et original. Finalement, c’était un moment de lecture commun, pas détestable car on se laisse porter par les événements, mais pas incroyable non plus.

vendredi 14 mars 2014

Bienvenue dans l’enfer de la peur

À la mort de son grand-père archéologue, Sophia, une collégienne de 4e, hérite d’une amulette égyptienne représentant deux mains enlacées : l’une évoquant la « Voie de la main droite », et la seconde la « Voie de la main gauche ». Quand elle passe un des anneaux à son doigt, un nouveau monde s’ouvre à elle, des plus fascinants, alors que le second anneau prend possession d’un de ses camarades de classe, Léonard, semblant le rendre de plus en plus maléfique. Garçon solitaire, complexé et maltraité par les jeunes de son quartier, il n’aura désormais de cesse que Sophia lui remette le second anneau car réunis, ils lui permettront ni plus ni moins de devenir le Maître du monde ! Mais il ne peut obtenir l’anneau que si Sophia le lui cède. Pour la faire craquer, sa stratégie est simple et tient en une formule : « Bienvenue dans l’enfer de la peur… » Mais souvent, dans les histoires de malices et de maléfices, le retour de flammes peut-être redoutable…
Bienvenue dans l’enfer de la peur
Arthur Ténor 2014

Merci à Livraddict et aux Éditions Scrinéo Jeunesse.

Évidemment, dire que je n’ai pas aimé ce roman serait un vilain mensonge. Je l’ai commencé hier soir, et il est déjà terminé. Vu la vitesse à laquelle je l’ai dévoré, c’est forcément qu’il m’a plu. Un petit roman d’horreur qui m’a bien fait rire et sourire !

Je sais, c’est paradoxal ! Mais oui, en tant qu’adulte, j’ai plus souri que frissonné, car le public visé est plutôt « jeunesse ». Du coup, l’écriture est fluide, dans un registre de langue simple et sans chichi, et on ne trouvera aucune description ou longueur dans ce roman. Non, ici, Arthur Ténor va droit au but, raconte sa petite histoire, avec suffisamment de détails pour étoffer son propos, mais sans aller plus loin, malgré le fait que j’en aurais voulu un peu plus. J’aurais souhaité que l’auteur aille un peu plus loin dans le cauchemar et dans l’enfer de la peur, pour cibler un plus grand panel de lecteur, moi y compris…

Je n’ai évidemment pas eu peur, car il m’en faut beaucoup plus. Mais si je me mets deux secondes dans la tête d’un enfant ou d’un très jeune adolescent, je pense que certaines scènes les feront sans nul doute frissonner. Enfin, s’ils veulent bien l’avouer, ce qui est une tout autre histoire ! Les araignées, les spectres et esprits venant attaquer la petite Sophia sous les ordres de Léonard sont des éléments qui m’auraient fait peur étant plus jeune.

Cette histoire d’horreur est donc je pense une bonne réussite pour les plus jeunes, et pour les initier à ce genre. Si cela leur plaît, ils n’auront plus qu’à s’attaquer plus tard à Stephen King !

« Ils n’auraient jamais dû revenir dans cette maison
Vous allez adorer cette croisière sanglante »