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lundi 28 novembre 2016

Les noyés de Tower Bridge

Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail. Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure. Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun. Bienvenue chez Sorceraid !
Les noyés de Tower Bridge
Léna Lucily 2016

Merci à Mort-Sûre et à Léna Lucily.

J’ai découvert cette saga à l’occasion d’un partenariat, il y a quelques semaines, et c’est avec grand plaisir que je me suis plongée dans ce second épisode. L’ambiance fraîche et légère m’avait bien plue, et je me suis ici bien amusée !

Le premier tome était introductif alors, dans ce second épisode, nous ne perdons pas de temps en formalités. Nous connaissons déjà Nora, et ses collègues de Sorceraid, ainsi que ses amis très spéciaux, Trevor et Jonathan, alors autant foncer dans le vif du sujet. Des membres d’une société de surveillance finissent noyés dans la Tamise, et l’on pense qu’il ne s’agit pas de suicides. Nora a sa petite idée.

Évidemment, tout tourne un peu autour du même sujet, mais c’est normal : Nora découvre ce monde par son pouvoir, il est évident que l’on en parlera pendant quelque temps, pour qu’elle puisse l’appréhender au mieux, et savoir tout ce qu’il y a à savoir à son sujet. La suite est donc logique, et les événements s’enchaînent de manière tout à fait cohérente.

Le style est quant à lui fidèle au premier tome. On tourne les pages rapidement, tant l’histoire est fluide et bien amenée. Les personnages sont parfois caricaturaux, comme Christine (toujours elle !), mais on ne se lasse pas et on en redemande. Pour ma part, j’attends le troisième épisode avec grande impatience !

Le loup et le dicteur »

jeudi 26 mai 2016

Le fantôme de Waterlow

Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail. Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure. Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun. Bienvenue chez Sorceraid !
Le fantôme de Waterlow
Léna Lucily 2016

Merci à Mort-Sûre et à Léna Lucily.

Parfois, une petite série, c’est sympa. Les épisodes font ici environ cent cinquante pages, et il est donc possible d’en lire un rapidement, entre deux romans plus sérieux. Car cette saga n’est pas très sérieuse en soi. La légèreté est de mise, et l’on s’en rend compte dès les premières pages des aventures de Nora. Celle-ci cherche du travail et se retrouve devant les locaux de Sorceraid, une société de consulting pour les sorciers décadents – comprenez les sorciers qui ont utilisé toute leur magie et se retrouvent impuissants.

Pour bien commencer son travail, elle meurt renversée par un bus, et revit aussitôt. Cela n’a pas l’air de surprendre qui que ce soit, ce qui nous conforte dans l’idée de la légèreté de l’histoire. Cette fraîcheur m’a fait du bien, car l’intrigue est cohérente, même si farfelue, et très bien écrite. Je me suis retrouvée portée dans cette histoire, et avant d'avoir eu le temps de dire « ouf », j’avais fini ce premier épisode.

Ici, nous sommes plutôt dans un tome introductif. On nous explique, via Nora, qui découvre ce monde, ce que sont les décadents, et la philosophie toute particulière de son entreprise. On fait la connaissance de Jonathan, le fantôme de Waterlow, qui lui explique en quoi consistera sa vie désormais, mais aussi de Christine, cette folle qui lui sert de référente. Vraiment, tous les ingrédients y sont, et nous ne sommes pas perdus dans l’histoire : Léna Lucily nous guide très bien.

Ajoutons à cela une menace de mort et quelques péripéties… cela nous promet des moments sympathiques. Maintenant, plus qu’à se plonger dans la suite et attendre les épisodes prochains. Un peu de fraîcheur, ça ne fait jamais de mal !

mardi 8 septembre 2015

Derniers jours

An 250 après la IVe guerre mondiale.
Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leurs populations à survivre grâces aux coupoles qui les protègent du monde extérieur.
Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l’avenir des jeunes de seize ans. Et chaque année, certains d’entre eux disparaissent. On les appelle les Oubliés.
Derniers jours
Léna Jomahé 2015

Merci à Léna Jomahé et aux Éditions Plume blanche pour ce titre.

Depuis le temps que je voyais passer ce titre sur la toile, il me fallait absolument le découvrir. C’est bien simple, toutes les chroniques que j’ai lues étaient, sans exception, fortement positives. Alors, passer à côté de ce titre n’était même pas envisageable. Donc, quand j’ai été sélectionnée, j’ai (presque) littéralement sauté de joie. J’allais enfin vérifier si j’étais effectivement d’accord avec le plus grand nombre, ou pas !

Le monde présenté dans ce titre me faisait penser à celui de Never sky. Les gens vivent isolés dans des coupoles car l’air ambiant est devenu toxique et que la planète n’est plus aussi accueillante qu’elle l’est actuellement. Mais la comparaison avec ce titre s’arrête là, car l’univers de Léna Jomahé est bien plus fourni, complexe et machiavélique. Toutes les explications concernant cet univers dystopique m’ont surprise de par leur quantité et leur précision. Je me suis figuré ce monde et je m’imaginais absolument tous les lieux, comme si j’y étais. Aucun détail n’a été laissé au hasard, ce qui a permis de mettre en place un contexte crédible et terrifiant.

Du côté de l’intrigue, rien à dire non plus : les événements s’enchaînent, il n’y a pas de temps mort. Quand on pense qu’on va enfin se poser, un nouvel élément est positionné, et on repart de plus belle dans les aventures d’Éléa et de Clara. D’ailleurs, j’ai beaucoup, mais alors beaucoup, apprécié de voir cette histoire parallèle entre les deux jeunes filles. Même si au début je me demandais un peu qui était Clara car elle n’apparaissait que très peu. Mais l’autrice l’évoquait de plus en plus, et son histoire m’interpellait tout particulièrement, alors je m'y suis attachée.

En somme, jusque-là, rien que du très positif… Il y a juste un petit « mais ». Je vais passer pour une rabat-joie, peut-être, ou pour une fille un peu trop sévère, mais je n’ai pas été du tout convaincue par les « Inséparables » et les personnages dans leur globalité (oui, oui !). J’ai trouvé leur comportement (ainsi que celui de ceux qui les entourent, à l’exception de Clara qui est la seule à m’avoir touchée) très immature et peu adapté à la gravité de l’univers dans lequel ils évoluent : le décalage est bien trop flagrant, et mon scepticisme m’a rattrapée à une vitesse inouïe. J’ai dû difficilement avaler des « ma belle », « ma moitié », qui donnaient un côté vraiment gnan gnan aux dialogues de cette bande de gosses, ce qui finalement décrédibilise tout ce qu’il y a de bon et de soigné dans cette histoire…

En bref, ce livre est vraiment très bon. Je suis en effet réellement conquise par cet univers, par ce style de l’autrice qui est très fluide et agréable à lire, par ces intrigues qui m’ont surprise et captivée du début à la fin. Mais je n’ai pas supporté ces jeunes sans saveur, qui ne m’ont fait ressentir absolument aucune émotion, et qui étaient à la limite de me donner envie de les baffer de par leur niaiserie. C’est dommage car, sans eux, je n’étais vraiment pas loin du coup de cœur !

Jour un »

mercredi 20 mai 2015

La marque

« On ne contrôle pas ses sentiments. Chacun sait pertinemment que jouer avec, c’est comme jouer avec le feu. Mais quand ce sont eux qui nous envahissent sans prévenir et que ce ne sont pas forcément les nôtres, comment peut-on les maîtriser ? Connaître les plus profonds sentiments des autres, est-ce un don ou une malédiction ? »
C’est la question que se pose souvent Rachel depuis que Luna est entrée dans sa vie. Elles ne se détestent pas, oh non ! Loin de là. Mais la jeune femme n’imaginait pas qu’en accueillant cette si belle petite chienne, sa simple vie prendrait une tournure aussi compliquée. Entre une ancienne prophétie, un pouvoir difficile à maîtriser, une relation ambigüe avec son meilleur ami, et un passé qui la rattrape, Rachel se sent dépassée. Et lorsque cet étrange inconnu vient lui tourner autour, le mot « méfiance » prend alors tout son sens…
La marque
Karolyn Daniel 2014

Merci à Mort-Sûre et à Anyway Éditions.

Avec un tel titre, nous nous attendons à une catégorie particulière d’animaux, non ? La marque, la Lune. Dépitée quant à une énième histoire de garous, je me suis mise à lire le résumé, et il semblait bien qu’en fait il ne s’agissait pas du tout de ce à quoi j’avais pensé au premier abord. Alors, je me suis lancée en me disant que, avec un peu de chance, j’allais lire une histoire originale. Cela n’a pas loupé.

Car de cette histoire, je n’ai jamais rien lu de tel. La mythologie de ce roman est complètement inventée, de la prophétie dont on ne sait rien aux Amgards, en passant par des histoires de famille, des amours et des amitiés, ce roman nous propose une histoire riche, intéressante, et surtout jamais lue auparavant.

Ne vous méprenez tout de même pas sur mes paroles. Tout n’est pas parfait. Certaines scènes étaient un peu longues, et j’avais une impression de répétitions de situations pour ce qui concernait Rachel et Morgan. Mais, au global, j’ai passé un excellent moment. Certes, un peu long pour un tome d’introduction, mais bon quand même. J’ai adoré les Amgards, qui m’ont bien fait rire et m’ont surprise, et j’ai aimé les personnages, qui avaient une personnalité propre. Bien sûr, certains étaient de vraies têtes à claques, et d’autres étaient dans l’exagération, mais au moins aucun n’était fade.

Par contre, ce que je déplore, c’est la longueur. Pour un tome d’introduction, c’était long. Car au final, à la fin, on en sait à peine plus que vers le milieu, on n’a pas eu de grosse bagarre finale (c’est pour plus tard, c’est évident dès le début), et la fin de ce tome n’est pas une fin, mais bien un début. Pas de cliffhanger non plus, bref, vous l’avez compris : ce titre n’est qu’une mise en bouche. Ça me va, j’aime les mises en bouche, car le contexte est parfaitement présenté, du coup, et l’on sait où l’on va, et avec qui. Mais cinq cents pages pour introduire un monde, c’est peut-être un peu beaucoup selon moi.

Du coup, j’attends maintenant avec grande impatience la suite, car après un tel début, on ne peut pas me laisser sur ma faim ainsi. Il faut que je lise la suite, pour savoir où va exactement cette histoire et me confirmer qu’elle n’est pas banale, et ne le deviendra pas au fil des tomes de la saga. Affaire à suivre !

La quête »

jeudi 2 avril 2015

Fille des deux rives

Il y a quelques jours, Bodmaëlle Galliep était une jeune exorciste brillante, promise à un bel avenir. Aujourd’hui, à cause d’un imbécile à moitié ivre, elle grelotte dans les geôles de sa propre inquisition, accusée d’hérésie. Elle, dont la foi a toujours guidé les pas, traitée comme le dernier des mécréants !
Fille des deux rives
Ophélie Bruneau 2015

Avant toute chose, je souhaite remercier le forum Mort-Sûre, ainsi que les Éditions Mythologica pour l’envoi de ce roman. Ensuite, je voudrais m’excuser, car je n’ai pas adhéré au roman, et je l’ai abandonné au tiers. Ceci n’est pas dans mes habitudes, et j’essaie toujours de terminer un livre pour le chroniquer, car je considère ne pas avoir le droit de le chroniquer si je n’ai pas su aller au bout. Ce roman étant un service presse, je dois faire un retour, et le voici.

Que vous soyez l’éditeur, l’autrice, des adeptes de ce roman ou des lecteurs qui cherchent des avis avant de se lancer dans la lecture, ce que vous allez lire ne vous plaira pas. Je ne tiens pas à descendre ce roman, mais à expliquer les raisons qui m’ont poussée à l’abandonner. Peut-être que certains d’entre vous aimeront cet ouvrage et n’y liront pas ce que j’y ai lu. Je l’espère, du moins !

J’ai abandonné ce roman principalement car je m’y ennuyais. Pour vous donner une idée, il m’a fallu relire plusieurs fois certaines pages tant je perdais ma concentration et tant mon esprit préférait vaquer à d’autres occupations mentales, telles que « Quel livre vais-je bien pouvoir lire pour me sortir de cet enfer ? » ou bien « Tiens, je ferais bien les poussières, c’est le moment, non ?! »… Bref, vous l’aurez compris, je n’étais pas dedans.

Il faut dire que, dès le début, le style est très (trop ?) descriptif. De belles longueurs ont commencé à jalonner ma lecture. En soi, les descriptions ne me dérangent pas… s’il y a un peu d’action. Ce n’était ici pas du tout le cas. Les événements se suivaient sans suspense, sans surprise, de manière monocorde. De même, rien ne vaut quelques descriptions pour détoner un peu avec des personnages pimentés ! Sauf, que je leur ai trouvé à tous la même personnalité… Pour tout vous dire, je confondais même certains d’entre eux tant ils étaient similaires…

Enfin, je n’ai peu ou pas compris le monde. J’ignore s’il est mal introduit ou si c’est parce que je m’y suis ennuyée et que je perdais le fil (c’est bien possible, en plus !), mais je ne comprenais pas les différences entre les religions et les lieux. Je me suis un peu perdue dans les méandres d’une intrigue qui n’avait, pour moi, rien d’intrigant.

Le résumé m’avait beaucoup alléchée. Je trouve également la couverture très belle et mystérieuse. Je me suis induite en erreur moi-même, car j’espérais qu’il s’agirait de fantasy traitée avec du suspense, de nombreux personnages, des intrigues qui n’ont a priori rien à voir et dont on découvre les liens au fur et à mesure de notre lecture, au milieu d’un univers intrigant et original. Au final, j’y ai trouvé une description factuelle, plate et sans âme.

vendredi 4 juillet 2014

La troisième porte

« Énigmologue » de renommée mondiale, Jeremy Logan s’est spécialisé dans l’investigation des phénomènes paranormaux. Mais quand il est recruté par le milliardaire Porter Stone, célèbre archéologue, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Stone est persuadé d’avoir trouvé la tombe du mythique roi Narmer, premier pharaon à avoir unifié l’Égypte. Il serait enterré depuis des millénaires dans l’un des lieux les plus inhospitaliers du monde : le Sudd, une immense zone de marécages putrides et de mangroves inextricables à la frontière de l’Égypte et du Soudan. Dans ce décor de cauchemar, une série d’accidents inexplicables réveille, au sein de l’équipe, la rumeur d’une ancienne malédiction. Logan a pour mission de démêler le vrai du faux, mais plus son enquête avance, plus il se dit que Stone lui cache quelque chose. Quel danger terrifiant recèlent ces marais ? Et la plus grande découverte archéologique de tous les temps vaut-elle de courir de tels risques ?
The third gate
Lincoln Child 2012

Merci à Mort-Sûre et aux Éditions J’ai lu.

Je n’avais jamais lu aucun livre de Lincoln Child avant aujourd’hui et je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre. Mais le résumé était très accrocheur, et le thème me plaisait, alors c’était l’occasion d’essayer. Et je n’en suis absolument pas déçue.

Cette histoire est un thriller ésotérique assez surprenant dans le sens où il pose d’emblée l’hypothèse que le surnaturel existe, qu’il existe un autre monde, parallèle au nôtre, où les esprits de personnalités du passé peuvent communiquer avec certaines personnes se trouvant dans notre monde et ayant vécu une expérience assez particulière : l’expérience de mort imminente. D’ordinaire, les ésotériques restent assez vagues sur le sujet et préfèrent nous laisser dans le doute, du début à la fin. C’est donc assez inédit, et cela m’a tout de suite plu.

De fait, ce roman nous propose une explication scientifique à certains phénomènes que l’on découvrira dans ce roman, et c’est donc assez naturellement que l’on suit l’énigmologue Jeremy Logan, dans cette aventure si particulière l’amenant à résoudre la malédiction du tombeau de Narmer, le Pharaon ayant uni les deux Égyptes, il y a quelques milliers d’années.

L’intrigue est très bien menée, les explications semblent cohérentes. Les informations nous sont données au fur et à mesure de notre lecture, de sorte à nous immiscer peu à peu dans cet univers si particulier que nous crée Lincoln Child. Toutefois, je ne suis pas très au fait avec cette période de l’Égypte. Je suis plus proche de Toutankhamon ou Ramsès, alors je ne peux pas me prononcer sur la véracité ou non de la thèse qui est proposée. Mais l’histoire était entraînante, et je pense que l’ensemble des informations entourant cette énigme doit être véridique, ce qui m’a permis de parfaire un peu plus ma culture.

Je noterai toutefois que certains passages descriptifs m’ont fait perdre le fil à une ou deux reprises. Je me suis vue les relire, car je pensais à autre chose. Le style est donc accrocheur, mais nous amène également à rêvasser à d’autres hypothèses et à nous perdre dans les méandres de cette histoire. Il faut se concentrer parfois pour ne pas perdre pied, surtout que le style et les personnages sont assez impersonnels, un peu trop descriptifs ou stéréotypés.

En bref, ce roman est un bon roman ésotérique qui m’a permis de m’évader en Égypte ancienne, et m’a un peu fait frissonner du fait de cette malédiction assez redoutable entourant le Pharaon Narmer. Tout passionné d’Égypte et d’ésotérisme devrait clairement trouver son compte à la lecture ce roman !

« La bête d’Alaska
Projet Sin »

mercredi 2 juillet 2014

Les anges gardiens

Fredrika Bergman devrait profiter de son congé maternité, mais elle ne supporte plus de rester inactive. Alors, quand le corps démembré d’une jeune femme est retrouvé dans une forêt proche de Stockholm, l’inspecteur Bergman décide de rejoindre son équipe, chargée de ce cas. Et elle aura besoin de tout son sang-froid pour faire face aux découvertes macabres que l’enquête va mettre au jour. Car ce n’est pas un seul cadavre, mais toute une série qui est déterrée dans la clairière. Plusieurs pistes mènent à Thea Aldrin, une vieille femme murée dans le silence depuis qu’elle a été condamnée pour le meurtre de son mari trente ans auparavant. Mais Fredrika se trouve soudain au cœur de la tourmente : le nom du père de son enfant, Spencer, apparaît dans l’affaire. Quel rôle joue-t-il dans cette sombre histoire ? Que sait-il du passé de Thea ? Et pourquoi a-t-il menti ? Autant de questions qui se posent à la jeune maman avant qu’elle n’affronte le tueur de la forêt.
Les anges gardiens (Fredrika Bergman T3)
Kristina Ohlsson - 2011

Merci à Mort-Sûre et aux Éditions J’ai lu.

Si certains éléments de ce roman sont bons, il ne s’agit pas du roman du siècle. Toutefois, il se laisse lire malgré quelques passages un peu longs, notamment dû au fait que ce livre est un tome 3 d’une saga dont je n’ai pas lu les deux premiers tomes. De ce fait, la compréhension des intrigues secondaires était assez difficile.

Entre le flic veuf dont je ne sais pas comment la femme est morte, le collègue qui a un frère dans un institut spécialisé et la vie de famille de la protagoniste principale, j’ai bien des interrogations ! Mais je lirai les premiers tomes pour résoudre ces mystères, alors pas d’inquiétude. Toutefois, vous, lisez-les dans l’ordre, je pense que cela simplifiera grandement votre lecture…

Concernant l’enquête en elle-même, il n’y a rien à dire. L’intrigue est très bien menée et l’enquête vraiment bien ficelée. J’ai eu quelques surprises sur certains éléments ou personnages, dont je ne m’attendais absolument pas à découvrir… ce que j’ai découvert. Pour d’autre par contre, l’évidence était là dès le début, mais cela ne m’a pas du tout rendue triste, au contraire !

Les péripéties et retournements de situation étaient au rendez-vous, et tous les personnages étaient incroyablement justes lors de cette enquête particulièrement intense. J’ai beaucoup apprécié notamment les petits interrogatoires répartis lors du roman, et qui nous offraient une sorte de bilan de parcours, histoire de nous remettre les idées en place et nous aiguiller lors de l’enquête.

Toutefois, j’ai trouvé le livre un peu long et je pense que certains éléments auraient pu être traités plus rapidement car ils n’avaient finalement rien à voir avec l’enquête. Beaucoup de fausses pistes, donc, et même si j’aime bien, quand il y en a trop ça peut finir par nous embrouiller.

En bref, je vous conseille la lecture de ce roman, mais après avoir lu les premiers tomes quand même ! Ne faites pas la même erreur que moi !

« La fille au tatouage
Les otages du Paradis »

vendredi 10 janvier 2014

Témoin des morts

La mort, Judith la regarde en face. Son métier ? « Nettoyeuse » de scènes de crime ! Un choix qui s’est imposé à elle après un passé douloureux. Un jour, dans l’appartement d’une femme violemment assassinée, elle découvre un dossier à son nom, datant de son passage à l’orphelinat. Judith part en quête du mystère de ses origines, mais certains semblent prêts à tout pour l’empêcher de découvrir la vérité…
Témoin des morts
Elisabeth Herrmann - 2010

Merci à Mort-Sûre et aux Éditions Fleuve.

Je pourrais décomposer ce roman en trois parties : le début, la fin et… le « reste ». La fin, car elle m’a scotchée et a permis de donner tout son sens à ce complot politique présenté dans cette histoire. Mais je n’en dirai pas plus à ce sujet, il vous faudra lire ! Le début, pour son originalité et l’intérêt que j’ai pu y porter : imaginez-vous dans l’Allemagne à l’époque de la chute du Mur, lorsque le pays était divisé en deux, RFA et RDA. Imaginez-vous une très petite fille qui se retrouve sans parents, dans un foyer, et que l’on retrouve environ vingt ans plus tard, nettoyeuse de scènes de mort, et devant s’occuper de la scène de crime d’une femme qui se trouvait dans le même foyer qu’elle. Toutes les bases étaient là pour faire une bonne histoire.

L’ennui, c’est qu’il y a la troisième partie, le « reste ». Je suis française, et même si j’ai suivi des cours d’histoire/géographie et que je suis un peu familiarisée avec l’histoire de l’Allemagne, je n’en suis pas au point de connaître les noms (et surtout diminutifs) de leurs institutions, et j’ai donc été embarquée dans un monde politique que je ne connais absolument pas. En soit, ce n’est pas trop un problème car, après tout, je peux apprendre. Mais il y avait beaucoup trop de détails pour que je m’y retrouve. Je me suis noyée assez rapidement, à retourner en arrière pour comprendre les termes de Stasi, de BND… Et dans ce trop de détails géopolitiques, j’en ai eu trop peu sur l’histoire même de Judith : Elisabeth Herrmann passe trop rapidement sur les faits concernant le meurtre. Comment Judith a-t-elle compris que Borg était dans le même foyer ? Comment diable Quirin s’est-il retrouvé sur le même ferry que Judith alors que dans la scène précédente il discutait avec un autre personnage ?

Je comprends que le fil rouge soit politique, mais j’avoue qu’il y avait un décalage au niveau de la quantité d’informations données à ce niveau, et cela m’a vraiment ennuyée. Je me suis retournée parfois à tourner les pages et à espérer qu’il y ait un peu plus d’actions dans tout ce fouillis d’informations. Heureusement que la fin m’a surprise ! Un avis donc un peu mitigé, car je pense que le côté politique ne me convient pas trop. Objectivement, je pense que ce roman est très bon et qu’il plaira aux fans de thrillers géopolitiques et à toute personne familiarisée avec les institutions et l’histoire allemandes.

jeudi 10 janvier 2013

Il coule aussi dans tes veines

Sara, trente-quatre ans, mère d’une fillette de six ans, sait depuis toujours qu’elle a été adoptée. Mais, alors qu’elle va se marier, la jeune femme souhaite découvrir qui sont ses véritables parents.
Ses recherches ne passent pas inaperçues et alertent son père biologique : un serial killer que la police canadienne veut coincer depuis des années. Ce dernier n’a dès lors qu’une envie : faire la connaissance de cette fille dont il ignorait l’existence.
Sara se retrouve prise au piège. Son enfer ne fait que commencer !
Never knowing
Chevy Stevens 2011

Merci aux Éditions Pocket et à Mort-Sûre.

J’ai trépigné d’impatience de pouvoir lire ce roman ! Connaissant Chevy Stevens au travers de son roman Séquestrée, il me fallait découvrir rapidement Il coule aussi dans tes veines. Et je ne suis absolument pas déçue ! J’ai retrouvé dans ma lecture tout ce que j’y attendais. Du suspense, de la peur, de l’urgence et une envie frénétique de tourner les pages et de découvrir toujours plus vite ce qui allait arriver ensuite.

Il semblerait que le schéma des romans de Chevy Stevens se répète d’un livre à l’autre. Encore une fois, nous nous retrouvons ici dans la tête d’une femme qui raconte les événements à son psychanaliste. Ceci permet d’avoir une introspection un peu plus poussée qu’une simple narration à la première personne, et j’ai une nouvelle fois adoré.

En effet, entrer dans la tête de Sara était réellement perturbant. Cette jeune femme se retrouve dans une situation particulièrement difficile dans la mesure où elle découvre être la fille d’un tueur en série, doublé d’un violeur de surcroît, qui lui téléphone régulièrement et qui la force à discuter avec lui pour qu’il ne viole et ne tue pas à nouveau. Il y a de quoi être épouvanté par la situation… Et évidemment, cela ne s’arrête pas là. Car John en demande toujours plus, Sara est de plus en plus affolée pour sa vie et celles de ses proches, notamment son mari et sa fille.

La narration est de plus en plus rythmée, de plus en plus tendue, et on ressort presque stressé de ce roman, tant les événements sont bouleversants et racontés avec une plume captivante et un style « urgent ». Sans compter que l’autrice nous attend toujours au tournant et, lorsqu’on croit que c’est terminé, des zones d’ombres apparaissent toujours. À croire qu’elle ne veut pas nous laisser nous échapper. Amateurs de thrillers, ce livre est fait pour vous ! Cette autrice est vraiment à suivre !