vendredi 30 mars 2018

Les nouveaux voisins


Merci à Michel Lafon et la Masse critique de Babelio.

Je me suis régalée avec ce roman, mais je n’en doutais pas une seconde. Déjà, à la lecture du résumé, je me suis figuré une histoire qui me scotcherai, un peu dans le genre de Derrière la haine, de Barbara Abel, avec des problèmes de voisinage qui iraient tellement loin qu’on serait proche de l’apocalypse. Ce titre a tenu ses promesses.

Un mot sur le contexte. Julie est romancière et, après la sortie du Jeu de l’assassin, qu’elle appelle le Livre, elle a été harcelée par Heather, qui pensait vraisemblablement que ce qu’elle a écrit dans le Livre était réellement arrivé et qu’elle avait orchestré avec deux amis un meurtre lorsqu’elle faisait ses études. Julie et son mari ont donc décidé de déménager et s’installer dans un quartier « tranquille ». Mais c’est sans compter sur les voisins, qui ne lui veulent pas que du bien.

Les relations entre voisins sont, évidemment, au centre de l’ouvrage : entre celui qui cherche à tout savoir et tout contrôler, et celui qui vous assigne en justice pour un oui ou pour un non, on a une panoplie assez large de la folie des gens.

En plus, le texte ne respecte pas tout à fait une ligne chronologique. Nous avons en chaque début de chapitre un décompte en mois par rapport à un événement clef, ainsi que, parfois, l’avancement de cet événement entrelacé avec les chapitres. Dit comme ça, on dirait que c’est compliqué, mais en fait tout est très bien indiqué, ce qui fait qu’on ne se perd pas dans la temporalité du texte. Et l’effet de suspense est du coup très bien mené.

Jusqu’à la fin, je me demandais qui était la victime. Et c’est ça qui est amusant, car on comprend rapidement qui est le méchant (encore que…), et l’on se demande ce qu’il a bien pu faire pendant un moment. C’était le monde à l’envers, et cela ajoutait encore à la tension que je ressentais en parcourant les pages de ce roman. Sur la fin, je n’étais même plus capable d’arrêter ma lecture, tant je voulais savoir. Et une fois que j’ai su, j’étais apaisée, les dernières pages sont arrivées comme un bel épilogue, et cette question de la culpabilité reste là.

Vous l’aurez compris, ce texte est vraiment super. Je me suis régalée du début à la fin et j’espère avoir l’occasion de lire encore des romans de ce genre, car cela fait toujours du bien, un peu de tension !


2 commentaires:

  1. Il avait attiré mon oeil ce roman, mais ton avis me donne encore plus le goût d'en savoir un peu plus sur ce dernier !

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    1. Ah, mais tente le coup, il est vraiment très sympa !

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