lundi 2 avril 2018

L'ère pourpre


Merci à Cindy Mezni.

J’ai attendu de pouvoir lire cette dystopie avec énormément d’impatience. Je trouve en effet la plume de l’auteur très agréable et après Les dangers de l’ombre, il me fallait découvrir cette nouvelle histoire. En plus, il s’agit d’une dystopie, mon genre favori !

Cette histoire est tout à fait particulière et très prenante. Le Fléau Rouge a décimé la population en plusieurs camps, les Atteints, les Non-Atteints, les Presque-Atteints, les Hurleurs... Et bien sûr dans ces groupes, des sous-groupes. Le contexte est d’emblée assez complexe et angoissant. Du coup, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous questionner : à qui peut-on faire confiance ?

L’héroïne, Irisya, a vécu à l’écart de ce monde, pendant que son frère Memphis s’occupait de tout, et surtout, de la tenir à l’abri. Mais un jour, son frère disparaît. Elle décide de le retrouver, et se retrouve confrontée à la même problématique que nous : à qui peut-elle faire confiance ? Comment peut-elle réussir alors qu’elle ne connaît rien du monde en dehors de sa maison ?

Le personnage d’Irisya est particulièrement bien travaillé. Elle est l’anti-héros par excellence. Elle n’a jamais rien fait pour survivre, et se retrouve confrontée malgré elle à l’obligation de se débrouiller seule pour sauver celui qu’elle aime par-dessus tout. Son attitude est au début aussi hésitante que craintive, et cela fait du bien, car on n’est pas confronté pour une fois à la fille courageuse qui veut changer le monde. Elle est plus naturelle, et donc également bien plus crédible.

Les autres personnages principaux sont tout autant travaillés. Cillian est excellent bien qu’un peu incompréhensible parfois, Gem est attendrissante, Memphis protecteur et attentionné. Côté histoire, les événements s’enchaînent à une vitesse pour le moins phénoménale, et chaque chapitre se termine par un cliffhanger nous empêchant de lâcher le livre.

Bref, encore une réussite de la part de notre Cindy, qui nous crée de toute pièce une histoire à la fois captivante, sadique et attendrissante. Le seul gros problème de ce roman, c’est sa fin. Comment peux-tu faire ça à tes personnages, et surtout à nous ? Comment va-t-on pouvoir survivre pour enfin connaître la suite ?


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