samedi 22 mai 2021

Et pour le pire


Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans… Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison.
Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte… Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie. Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à quatre-vingt-six ans.
Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

Et pour le pire
Noël Boudou - 2021



Merci aux Éditions Taurnada.

Comme toujours, avec cet éditeur, je savais que je passerai un super moment. Mais je vais tout de même vous dire une chose : je ne m’attendais pas à rire autant dans un thriller. Vincent est terrible. Il est terriblement vieux, terriblement caustique, terriblement porté sur la binouze et le jus de raisin (version alcoolisée, bien sûr)… et terriblement craquant ! Dans tous les sens du terme. À passé quatre-vingts ans, on s’attend à un petit vieux pépère dans son canapé mais, lui, malgré son arthrose et ses os qui claquent sans arrêt, il se prépare à partir en guerre contre les jeunes cons qui ont torturé et tué sa femme. On ne peut que le suivre dans son combat.

Pourtant, Vincent fait tout pour qu’on le déteste, comme avec ses nouveaux voisins. Il fait comme s’il détestait les noirs, les gens, le monde, mais finalement il a un cœur tendre et aspire juste à se venger puis retrouver Bénédicte. Sur le principe, je suis d’accord avec ce qu’il souhaite, mais je me demandais vraiment comment il allait entreprendre une pareille vendetta à son âge. Puis Bao, son voisin, est apparu, et tout est devenu clair. Ajoutons à cela que Vincent est « le vieux con du village que tout le monde déteste », y compris les trois salauds qui ont tué sa femme… alors, il n’avait pas à aller chercher bien loin la bagarre : elle est venue à lui, tout simplement.

Cet aspect très réaliste de l’histoire a fini de me convaincre que j’étais face à un très bon roman. Le côté attachant des personnages, l’histoire folle qui attend Vincent et ses voisins, mais aussi leurs soirées, leurs discussions, le côté fraternel qui se dégage de ce roman m’ont beaucoup plu. Et puis, il faut dire que Vincent a une sacrée descente, quand il s’agit de bières. Un problème, une bière ; un réveil un peu trop brutal, une bière ; un mauvais coup sur la tête, une bière ; mince, tout va bien… une bière quand même ! C’est une bonne philosophie de vie, vous ne trouvez pas ?




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