samedi 30 juin 2018

L'antichambre des souvenirs


Merci à Iman Eyitayo.

Que puis-je dire sur ce roman ? À vrai dire, il y a du bon, beaucoup de bon, mais aussi quelques points qui m’ont fait tiquer, comme... la longueur du roman. Quand j’ai vu sur ma liseuse que le roman dépassait à peine la centaine de pages, je me suis dit que l’histoire allait être bien trop rapidement expédiée et que je n'aurais pas l'occasion d'apprécier le texte. Comme quoi les aprioris peuvent heureusement nous induire en erreur ! Car non, l’auteur prend bien son temps de positionner les faits, et le contexte. Rien ne va trop vite, et le lecteur est installé dans l’histoire et suit tranquillement les souvenirs de Dana.

J’avoue que ce contraste entre la longueur de l’ouvrage et les détails qui y sont incrustés m’a agréablement surprise, jusqu’à ce que j’arrive à la fin et que je comprenne. Ce livre n’est pas une histoire à part entière dont le livre suivant reprendra le fil conducteur global pour nous relater une autre histoire. Non, l’histoire s’arrête ici au milieu de l’histoire, et tous les livres réunis doivent représenter un tout indissociable. En bref, tous ceux qui détestent les cliffhangers ou les attentes entre le début et la fin d’une histoire doivent être prévenus : attendez que tous les tomes soient sortis pour vous lancer dans cette aventure.

Pour les autres, assez pressés pour faire fi de ce découpage, seront quant à eux ravis. En effet, cette intrigue est intéressante, le suspense est suffisamment présent pour nous tenir en haleine et nous tirer un « oh non c’est pas vrai » à la fin du roman. Les personnages aussi sonnent vrai ! Pas de demi-mesure ou de personnages un peu fades, non. Ils ont leur personnalité, leurs travers. L’héroïne elle-même n’est pas une blanche colombe et révèle même parfois un sale caractère au fil des pages. C’est appréciable !

Quant à la plume de l’auteur, elle est superbe. Les mots sont choisis avec élégance, les phrases sont stylées. J’ai adoré suivre le fil du raisonnement et des descriptions de l’auteur, qui nous fait voyager au travers de son monde. J’ai eu l’impression de voir les scènes se jouer devant moi, et ce n’est pas commun ! En bref, un très bon premier tome, même si je déplore maintenant de devoir attendre la suite !


Merci à Iman Eyitayo.

Il était temps ! Ceci est le livre II, et vous n’imaginez pas à quel point j’avais pu être frustrée à la fin du premier tome. Comment un auteur peut-il être aussi sadique et nous laisser en plan, comme ça, avec une bombe atomique et nucléaire qui explose tout sur son passage ? Non, non et non. C’était trop dur, invivable, intenable. Alors, cette suite, je l’attendais de pied ferme, et j’avais la volonté d’être très sévère pour me venger.

Mais comment être sévère alors que ce que j’y ai lu m’a autant plu ? L’histoire a repris exactement où l’intrigue s’était arrêtée, et j’ai donc tout de suite été replongée dans le bain. Pas de temps mort, on retrouve Dana immédiatement, et on la suit dans sa visite de sa vie passée. Peu d’étapes doivent encore être franchies, et on sent clairement la tension de l’héroïne.

Le style est toujours aussi agréable et l’histoire intéressante, même si j’ai senti comme une petite différence avec le livre I. Peut-être est-ce dû à ma mémoire imprécise, mais j’avais l’impression que le voyage dans les souvenirs était traité un peu différemment au niveau de la focalisation. En soit, ce n’est pas négatif, si ce n’est que j’ai perdu un peu de continuité, et encore, ce n’est peut-être qu’une impression.

J’ai d’ailleurs vite oublié ce fait en parcourant le roman : il est difficile de se focaliser sur autre chose que nos personnages, pour qui nous tremblons énormément. L’auteur sait jouer avec nos nerfs et nous offre une conclusion incroyable. Je ne pensais pas qu’elle aurait osé, et qu’elle parviendrait en même temps à nous triturer les méninges pour nous perdre dans son imagination. J’ai été vraiment atterrée de voir quel final elle a pu nous réserver.

J’avais été frustrée à la fin de ma lecture du livre I, et là je suis conquise. Mais je vais répéter ce que j’ai dit et pensé souvent en lisant ces romans : cette histoire est un tout absolument parfait. Les couper en deux était à mon avis une erreur, car hormis créer de la frustration, cela n’a pas apporté grand-chose. Il n’y a pas d’augmentation d’intensité dans le tome 2, on en reste au même plan, or une coupure laissait présager une suite bien plus forte en émotions que le début. Et puis, c’est agréable, pour une fois, de lire un one shot et de ce dire une fois fini : c’est fini, et c’était bien !


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