vendredi 4 juin 2021

Douze ans, sept mois et onze jours


Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange…
Douze ans, sept mois et onze jours
Lorris Murail - 2015



Merci à Babelio et aux Éditions Pocket Jeunesse.

C’est un livre assez atypique et vraiment sympathique que j’ai eu entre les mains. La couverture était mystérieuse et inquiétante, le résumé très attirant et alléchant. Alors, j’avais très hâte de le découvrir, bien évidemment. Et même si le texte était un peu trop jeunesse à mon goût, j’ai bien apprécié ce moment de lecture.

Certains diront peut-être qu’ils n’ont pas vraiment ressenti ce côté jeunesse. C’est vrai qu’avec Jack, le père, on ne le ressent pas du tout. Mais avec Walden, c’est autre chose. J’ai trouvé ce jeune garçon vraiment peu mature et même parfois pleurnichard dans ses réactions. Je n’ai pas du tout accroché avec lui. Certes, se retrouver seul dans une cabane au milieu de centaines d’hectares de forêt n’est pas vraiment une situation dans laquelle on peut se montrer courageux tout de suite.

Mais ses réflexions étaient trop peu réfléchies à mon sens, et cela jurait fortement avec le Walden de la fin de l’histoire. Il y avait un trop gros décalage. C’est en ce sens que j’ai trouvé ce roman un peu trop jeunesse, car il était un peu approximatif, et là où un lecteur assidu s’en rend compte immédiatement, un jeune, lui, ne s’en formalisera pas.

Du coup, toute la première partie concernant Walden m’a semblé un peu longue d’emblée. Voir évoluer ce garçon sans vraiment savoir ce que cherche son père, et le voir imaginer des théories assez folles était amusant, mais un peu longuet. Là où j’ai été surprise et où j’ai été follement amusée, c’est lorsqu’on en vient à l’histoire du père, à l’explication.

Jamais je n’ai imaginé une telle histoire en commençant ce roman ! C’était un vrai plaisir d’être étonnée à ce point. De là, plus une trace d’ennui, bien au contraire. Ma lecture s’est accélérée, et je voulais arriver à la fin, je voulais savoir ce qui allait advenir du père et du fils. Que de mystères !

Une idée vraiment originale et une mise en place sympathique. Même si la longueur du début m’a un peu gênée, cela s’oublie vite, et on se plaît à suivre l’histoire dès la seconde moitié du roman, tant l’intrigue devient incroyable. Bref, un moment atypique que je vous conseille !




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