mercredi 28 octobre 2020

Jamais tu ne me quitteras

Lindsey a refait sa vie sur une île proche de Vancouver. Voilà dix ans, la jeune femme avait pris la décision de fuir avec sa fillette un mari qui, sous une apparence d’homme idéal, lui faisait vivre l’enfer.
Aujourd’hui, Lindsey a la sensation d’être suivie et espionnée jusque chez elle – comme autrefois. Pour elle, ça ne fait aucun doute : Andrew, son ex-mari – sorti depuis peu de prison – veut se venger.
Andrew, lui, prétend qu’il a changé. Sincère repentance ou manipulation machiavélique ?
L’enfer recommence ! Et ses flammes vont tout dévaster…


Jamais tu ne me quitteras (Never let you go)
Chevy Stevens - 2020

Merci à la Masse Critique de Babelio et aux Éditions l'Archipel.

J'avais adoré la plume de Chevy Stevens dans Séquestrée. Ce titre est resté dans ma mémoire comme un roman sans temps mort, où j'ai été de surprise en surprise au cours de ma lecture. Du coup, je ne pouvais qu'espérer la même chose sur ce roman là. Retrouver cette plume rapide et directe de l'auteure, et cette envie folle de savoir ce qu'elle nous a caché.

Dès le début, j'ai été dedans. La présentation des personnages, entrelacée entre passé et présent était très efficace et nous permettait de comprendre petit à petit le point de vue de Lindsey par des scènes très bien choisies et allant crescendo. Forcément, on a de plus en plus peur d'Andrew et on saisit bien quelle est sa personnalité. Tout en nuances, pas forcément abordable dès le début. On pourrait se laisser prendre à son jeu.

Puis les flashback se sont arrêtés car ils n'étaient plus utiles à l'histoire, et là j'ai commencé à me faire ma petite théorie par rapport aux événements présents... Et petit à petit, je me suis rendue compte qu'il y avait des indices qui allaient dans mon sens. Et j'ai adoré ça, car à la fin, je me suis rendue compte que j'avais raison ! Je suis très contente, j'ai compris comment fonctionne l'auteure !

Mais, justement, j'ai compris comment fonctionne l'auteure... J'espère quand même que d'autres titres arriveront toujours à me surprendre, car c'est dommage de ne pas pouvoir profiter de ce twist final, qui était vraiment savoureux malgré tout ! En tout cas, ce texte m'a plu. Un peu moins que Séquestrée, car j'ai vu venir les choses, mais j'ai quand même bien apprécié ma lecture et beaucoup aimé le soin qu'a mis l'auteure dans la personnalité de ses personnages.

lundi 26 octobre 2020

Et pis taf !

Sous leurs airs lugubres, les cimetières regorgent d’occasions de sourire. On les dit peuplés de personnes indispensables. « Pas seulement ! » répondrait Charles Darwin.
On y trouve également les malheureuses victimes d’une sélection naturelle tantôt bêtement hasardeuse tantôt cruelle, tandis que d’autres ne doivent leur trépas qu’à une stupidité sans limite…


Et pis taf ! 
Lamisseb - 2014

Avant tout, je voudrais remercier Nat, de Nats Éditions, pour m’avoir fait parvenir cet album en avant-première !

Je ne lis pas de BD, hormis pour quelques « classiques » tels que Astérix, Tintin ou Lucky Luke. Et pourtant, j’attendais cet album avec énormément d’impatience. Alors, bien sûr, rire de la mort, ce n’est pas très gentil, et certains trouveront ça malsain... Mais bon, tout le monde en pleure bien assez, alors si on peut en rire pendant dix minutes, je prends ! Et puis, je ne dis jamais non à un moment de détente, surtout lorsqu’il est de cette trempe.

L’humour noir et caustique de Lamisseb est en effet tellement excellent que je souris à toutes les petites scènes qu’il nous présente, et en profite pour lâcher des onomatopées diverses qui finalement siéent si bien au genre. Son humour est trop mortel et tuant pour oser passer à côté sans y jeter un coup d'œil. Et une fois que vous aurez commencé cet album, vous ne pourrez le refermer qu'une fois terminé !

Parmi mes favories, je citerai celle de l’enfant qui souhaite mourir comme son grand-père ou le Robinson Crusoé qui se suicide car il désespère qu’on le sauve un jour... Difficile de choisir : toutes ont leur charme ! Et vu le nombre, je vais vous laisser les découvrir !





A priori, les personnes touchées par la mort n'ont pas conscience de leur état. C'est pour les autres que c'est difficile. On dit qu'il en va de même pour la bêtise ? Hélas, l'un n'empêche pas l'autre...

Tous fauchés 
Lamisseb - 2020

Merci à Nats Éditions.

J'attendais ce tome 2 avec une telle impatience, vous n'imaginez même pas. Je sais, rire de la mort peut paraître déplacé, mais on va dire que vu que ce sont des personnages imaginaires, ça passe, non ? Surtout que certains meurent plusieurs fois, car ils ne sont vraiment pas doués... pour mon plus grand plaisir.

J'ai adoré cet album. Pourtant, je n'avais pas l'effet de surprise du premier, mais je suis toujours autant fan de ce genre d'humour noir qui tue des gens sympas... ou idiots, c'est selon l'humeur. Et puis, les situations sont toujours tellement folles qu'on a juste envie de leur hurler d'arrêter avant que ça n'arrive... Mais en fait, non, qu'ils le fassent ! C'est malheureux pour eux, mais tellement drôle pour nous !

Par contre, je ne sais pas vous, mais moi j'avais une folle envie pendant ma lecture : j'avais envie de prendre mes crayons de couleurs et colorier toutes ces vignettes, leur apporter un petit peu de gaieté (peut-être que je suis sadique...). Non pas que je n'aime pas le style noir et blanc, bien au contraire, je trouve ça simple et épuré : j'adore. Mais j'avais envie de colorier. Bref, merci pour ce nouveau livre !

samedi 24 octobre 2020

Un(e)secte

Et si tous les insectes du monde se mettaient soudainement à communiquer entre eux ? À s'organiser ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours.
Entre un crime spectaculaire et la disparition inexpliquée d'une jeune femme, les chemins du détective Atticus Gore et de la privée Kat Kordell vont s'entremêler. Et les confronter à une vérité effrayante.


Un(e)secte 
Maxime Chattam - 2019

Oh la. Qu'est-ce qui m'a pris ? Ceux qui me connaissent savent que je ne supporte pas les araignées. Je déteste les araignées, je hurle dès que j'en vois une. Alors, quelle idée d'attraper un livre où il est question d'insectes et de bestioles qui ont trop de pattes pour avoir le droit de vivre ? Car, soyons réalistes, si le but est de nous faire peur, il y aura des araignées, c'est une phobie commune, non ?

Alors, forcément, je n'aurais pas dû être étonnée que dans les premières pages on ait droit à une attaque d'araignée répugnante avec des millions de pattes (au moins). J'aurais peut-être dû arrêter directement... mais je ne l'ai pas fait. Car c'est une première scène pour mettre dans l'ambiance (j'ai peur), le reste serait forcément plus soft... ou pas (ben oui, faut pas non plus trop rêver...).

Je n'ai pas lâché, car très vite j'ai été prise dans l'histoire. C'est quand même un Maxime Chattam, donc cela ne peut être qu'un roman génial. Et il l'a été ! Car finalement, il y avait moins de bestioles que prévu... ou alors mon cerveau a su extraordinairement faire abstraction des éléments traumatisants de ce livre (ce qui est fort probable).

Mais l'enquête a vraiment été passionnante. J'avais vraiment envie de découvrir ce qui se cachait derrière ces attaques, et j'aimais bien suivre les personnages, à la fois complexes et intriguants, mis en scène par l'auteur.

Et peut-être aussi que j'avais envie de finir le roman car je savais qu'une fois terminé je ne verrai pas chaque insecte passant devant moi comme un meurtrier potentiel. Peut-être.

jeudi 22 octobre 2020

Un été à tuer

Au cours d’un été caniculaire, Pete s’ennuie ferme. Jusqu’au coup de fil de Nicole qui l’invite à une fête, « comme au bon vieux temps »… Mais le passé est révolu, les adolescents ont pris des chemins différents. Seuls Pete et Raymond sont restés amis. La soirée tourne au drame. Raymond et Stella Ross, la starlette locale, disparaissent. Comment Pete va-t-il démêler ce chaos ?

Un été à tuer (Black rabbit summer)
Kevin Brooks - 2008

J'avoue que j'ai pris ce livre un peu par hasard. La couverture n'est pas spécialement attractive, et je n'ai même pas fini de lire le résumé. D'ailleurs, quand j'ai commencé ma lecture, je ne me souvenais pas de ce que racontait ce résumé. Bref, j'ai pris ce livre au hasard.

J'avais une appréhension en commençant ma lecture. Celle qu'il ne me plaise pas, que ce soit un genre qui ne m'intéresse pas... Et finalement, dès les premières pages, j'ai été embarquée dans l'histoire. Le style de l'auteur est très spécial, mais le texte est vraiment bien écrit. L'ambiance générale est juste super bizarre, étrange. Mais cette atmosphère me donnait vraiment envie de découvrir ce qui allait se passer.

J'en suis restée comme deux ronds de flan, car cette histoire est juste géniale. Du début à la fin, je n'ai pas pu décrocher de ce roman, et j'ai échafaudé tout un tas de théories concernant Raymond. Jusqu'à ce final, à la fois réconfortant et frustrant, car il apporte des réponses et d'autres questions.

Finalement, ce texte représente la vie. La vie de ces ados qui se retrouvent dans une histoire qui les dépasse. La vie de ces flics qui font tout pour découvrir la vérité au milieu de ces ados tellement paumés qu'ils ne trouvent pas le courage de dire la vérité. La vie de ces victimes dont on découvre ce qui leur est arrivé... et parfois pas.

J'ai aimé l'ambiance, l'histoire, l'écriture. Tout m'a plu dans ce texte, alors j'espère que vous lui donnerez sa chance. Moi, en tout cas, je note le nom de l'auteur !


mardi 20 octobre 2020

Le monde selon Dixie

Dixie (ou Dixieland) est le surnom qui fut donné aux treize États confédérés d’Amérique, qui se réunirent le temps d’une guerre, de 1861 à 1865. Une Confédération fière de ses valeurs, ancrée sur les libertés individuelles de porter des armes et de détenir des esclaves, et qui refusait l’autorité fédérale de Washington. Cette histoire est connue, c’est celle de la guerre de Sécession.
Peut-on imaginer qu’il en soit allé autrement ?
Dans la France des années 1990, Thibault annonce à son épouse, Marie, qu’il s’est vendu à un propriétaire terrien. La jeune femme tempête, tente de le raisonner, mais il est trop tard : les agents d’asservissement frappent à leur porte.


Le monde selon Dixie 
Vincent Ferrique - 2020

Merci à Nats Éditions.

Voici un titre qui ne peut pas laisser indifférent. J'ai été assez surprise dès le début de ma lecture, car je ne savais pas du tout à quoi m'attendre. Alors, dès les premières phrase, ce fut le choc. L'impression que je tombais dans quelque chose de surprenant, d'inconnu, et de tout nouveau. Mais aussi de complètement taré, car... quoi, sérieux ?

Ce texte a eu cet effet-là sur moi pendant toute ma lecture. Je tombais des nues, car j'avais du mal à m'imaginer un monde tel que celui-là, mais en même temps, cet univers est tellement bien pensé et entraînant que j'avais envie d'en savoir toujours plus. Et du toujours plus, j'en ai eu, car l'auteur est allé loin dans son histoire... pour mon plus grand plaisir !

Je l'admets, j'ai éprouvé un plaisir un peu sadique à découvrir cet univers, et j'avais terriblement envie que Thibault et Marie s'en sortent... Mais cela ne pouvait pas se passer simplement, et finalement c'est bien car cela donnait une belle histoire. On avait envie de se révolter contre ce monde ignoble, contre les Costant, contre l'injustice de cette situation. Et c'était franchement cool de vivre tout ça, car j'étais vraiment dans le récit.

Ce que j'ai moins aimé, c'est les passages « Dixie ». Je n'ai jamais été fan de cours d'histoire, alors là... C'était un peu long pour moi, mais cela n'est qu'un avis personnel. C'était intéressant de découvrir comment la France en était arrivée là, mais... c'était un peu trop détaillé à mon goût. Je préférais largement les passages mettant en scène Thibault, Marie, les Costant. Plus d'action et surtout pas de faits historiques.

En tout cas, ce texte fut une vraie découverte, et j'ai pris énormément de plaisir à le parcourir. Il change, il est terrible, et il fait passer un bon moment. Que demander de plus ?

dimanche 18 octobre 2020

Contagion

Un virus mortel, un monde confiné.
Le Thriller qui avait tout prévu.


Contagion (The end of october)
Lawrence Wright - 2020


Merci à la Masse Critique de Babelio.

Impossible de parler de ce roman sans évoquer l'actualité et la Covid-19. Bien sûr, c'est différent. Bien sûr, l'éditeur a profité de la pandémie pour faire le lien et nous donner envie de le lire. Bien sûr, ce livre est un post-apocalyptique ingénieux et tellement inventif qu'on se dit que ça ne peut pas arriver. Et pourtant, on est en plein dedans. Même si c'est différent. Un peu.

J'ai adoré ce texte, et pas parce qu'il rappelle l'actualité. J'ai pu me détacher rapidement de la Covid-19 car finalement la grippe hémorragique présentée dans ce texte est bien plus effrayante, mais aussi parce que l'auteur présente la pire situation qu'il pourrait se produire. Il n'a pas choisi une prise en compte incertaine ou prudente : non, là, tout est détruit. C'est la guerre, du point de vue de la santé, des nations, des hommes. Il s'agit d'une apocalypse.

Ce que j'ai aimé, c'est que, tout au long du roman, on se demandait si ce virus n'était pas en réalité une arme de guerre, une guerre bactériologique. D'un point de vue géopolitique, tout était mis en place pour qu'on y croit rapidement, et finalement c'est ce qui nous permet de nous éloigner de la réalité que nous vivons pour apprécier pleinement ce roman.

Car ce texte est captivant, dès les premières pages. Bien qu'un peu trop tourné vers la politique (mais c'est un avis très personnel), on ressent tout de suite que l'auteur s'est énormément documenté sur le sujet des virus au travers des âges et nous fournit de manière subtile et intelligente toutes les informations qu'il a pu récupérer. Cette documentation est vraiment très enrichissante, et quand on s'intéresse à la virologie, ce livre est une mine d'or !

Et puis vient cette fin. Ces morts qui nous émeuvent, cette vie qui doit reprendre, mais on ne sait comment. La fin est ouverte, nous permet de nous imaginer la suite, tout en nous apportant sur la dernière page (oui, la dernière !) une conclusion que j'ai trouvée très poétique et tellement belle. Pour citer un professeur très célèbre, adepte de la théorie du chaos et ayant côtoyé des dinosaures (des vrais !), je conclurai ainsi : « La vie trouve toujours son chemin »... même si c'est la vie d'un virus.

vendredi 16 octobre 2020

Trois (ou quatre) amies

« Sol, Mar et Sand, bien que très différentes, sont amies depuis toujours. Elles vivent à des kilomètres les unes des autres et ne se voient que l'été à Cherbourg. Toute l'année, elles restent "connectées" grâce à une page privée qu'elles se sont créé sur un réseau social, où elle partagent leurs coups de cœurs, déboires, rêves et tranches d'ennui quotidien. Mais cette année, avec l'arrivée d'une nouvelle venue, la timide Ange, quelque chose a changé... Les amies ne se comprennent plus et leur tendre complicité fait place à des tensions. Il se pourrait que les retrouvailles de l'été suivant soient compromises... »

Trois (ou quatre) amies 
Laurence Schaack & Françoise de Guibert - 2014

Mais qu'est-ce qui m'a pris ? J'ai trouvé ce livre à la bibliothèque, et je trouvais le résumé vraiment sympa, alors je l'ai embarqué. Et je l'ai lu direct... Mais ce n'est pas du tout ma tasse de thé !

Déjà l'écriture est super jeunesse... J'avais l'impression d'être un peu décérébrée, mais fallait que je m'y attende avec des jeunes ados (treize-quinze ans)... Enfin, malgré tout, ce n'était pas folichon, et c'était en plus accentué par le fait que tout le texte est écrit sous forme épistolaire. Il oscille entre journal intime (celui de Marion), et messages privés ou de groupes sur un réseau social, JustFriends, entre les différents personnages. 

Dans les faits, cela aurait pu être une super idée, car déjà j'adore le genre épistolaire, et puis cela permet aux auteures de maîtriser complètement leur récit, ce qui est dit et non dit... mais avec de si jeunes personnages, on est tombé dans le trop facile, trop jeune, pas du tout intéressant.

C'est vraiment dommage, car l'idée de base était bonne, mais, quand on aime aussi avoir du récit, de la mise en place, de la contextualisation, on ne peut qu'être déçu par une telle lecture. Je n'étais même pas surprise du degré d'idiotie des filles, tellement tout semblait too much... Quant au final, dans l'excès lui aussi, il m'a laissée de marbre.

Du coup, tant pis, mais pour moi, la saga s'arrête avec le premier tome.

mercredi 14 octobre 2020

La Faucheuse

Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.


La Faucheuse (Scythe)
Neal Shusterman - 2016

Comment ai-je pu attendre si longtemps avant de lire ce livre ? Ah oui, il fallait que je l'aie en main. En tout cas, quand j'ai pu le commencer, j'étais comme une folle. D'abord, car je l'avais repéré depuis très longtemps, ensuite car j'avais lu pas mal d'avis très positifs sur cette histoire très originale... et enfin car j'ai réalisé que ma bibliothèque n'avait pas les deux tomes suivants... Là, ce n'était plus le même genre de folie...

Mais passons ! Cette histoire est juste dingue. J'ai adoré son originalité, la folie de l'auteur d'imaginer un monde si incroyable et délirant à la fois. Oui, pour moi, c'est du délire, et c'est inimaginable. Mais c'est aussi ça qui fait un très bon roman : il porte sur quelque chose que l'on ne pouvait pas concevoir avant de le lire. Juste parfait.

Le roman se dévore. On suit Citra et Rowan au travers de leur apprentissage pour devenir des Faucheurs, et l'on frémit pour eux à chaque nouvelle péripétie. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'auteur ne lésine pas sur les difficultés rencontrées ! Rien ne leur est épargné, et c'est avec un plaisir coupable qu'on découvre leur initiation.

J'ai aimé détester les Faucheurs, tout en en adorant certains en même temps. Comment ne pas fondre devant maître Faraday et dame Curie ? Comment ne pas détester maître Goddard ? Comment ne pas préférer l'un des deux apprentis à l'autre ? J'avais ma préférence, elle était marquée. Mais j'étais aussi pleine de compassion pour l'autre, car je voulais qu'ils s'en sortent tous les deux.

Mais, visiblement, dans ce monde, rien n'est simple. J'ai hâte de lire la suite, maintenant !

samedi 10 octobre 2020

Amort

Si on vous offrait la possibilité d'accéder à une toute nouvelle vie quelque temps... Nouvelle identité, nouveau physique, nouveaux défis... Seul votre esprit resterait intact.
Signeriez-vous un contrat pour participer au programme AMORT ?
Trois couples en situation de crise s’affrontent dans une émission complètement inédite à la télévision : le programme AMORT. La réalité virtuelle comme elle n’a jamais été exploitée auparavant. Pour remporter la grande victoire et la coquette somme de dix millions d’euros, les candidats devront mettre de côté leurs différends. C’est sans compter sur la production qui ne va pas hésiter à prendre de multiples libertés pour satisfaire son précieux audimat.


Les Officiels 
Marie Faucheux - 2017

Merci à Marie Faucheux.

Cette lecture fut plus que particulière. Elle m'a tout fait vivre : émotions, excitation, peur, déception, soulagement... Je suis passée par tous les états, ce qui fait que cette histoire que j'ai lue a engendré une autre histoire : celle de ma lecture. Et pour ça, merci, car cela montre que ce livre a ce quelque chose en plus que l'on recherche dans toutes nos lectures.

Je vais commencer par donner une petite note sur l'écriture, car elle est formidable. La plume de l'auteure dégage une sorte de paix et de sérénité qui nous donne l'impression d'être installé confortablement et de pouvoir lire à l'infini. Chaque mot est pesé, mais simple. C'était une impression vraiment déconcertante et très agréable. Et il valait mieux, car, quand ma liseuse m'a indiqué sept cent dix-neuf pages alors que l'auteure n'en annonçait que cinq cents, j'ai un peu pris peur... mais juste un peu, car quand on aime on ne compte pas !

Je diviserais ce roman en quatre parties. En réalité, il y en a trois, mais je compte l'épilogue à part, car il est le soulagement après deux parties qui m'ont moins plus que la première. Si je devais résumer, cela donnerait « Avant Amort » – j'ai adoré et j'ai été surexcitée par ce concept et la préparation du programme –, « Pendant Amort » – intéressée, mais finalement un peu déçue car l'auteure n'est pas allée aussi loin que je l'espérais –, « Après Amort » – complètement outrée, car toute cette partie n'était absolument pas crédible à mes yeux, même si c'est plutôt ce genre de frissons que j'attendais « pendant » – et l'épilogue, qui m'a soulagée car ce que j'avais déploré dans la partie 2 a finalement eu lieu dans la partie 3, et qui m'a réconciliée avec la partie 3, car... je m'en suis douté plus d'une fois !

Bien sûr, je dis que j'ai été déçue, que certaines choses n'étaient pas crédibles : j'aime vivre ce genre de sensations quand je lis un livre, car cela me permet de réaliser que je vis avec les personnages et que je m'attache à certains. J'ai adoré Benoît par exemple, bien apprécié Aurore. Je n'ai pas du tout aimé Judith, et Elsa m'a laissée indifférente. On a tous nos chouchous, un peu comme dans un vrai programme de téléréalité. Alors, le pari est réussi !

Et puis, sérieusement, cette partie 3. Je n'y croyais tellement pas ! En fait, j'ai trouvé que la partie 2 était trop courte. Et ce qui se passait dans la partie 3 était tellement énorme que je me suis dit... je ne peux pas le dire car ce serait divulgâcher la fin à ceux qui commettent l'outrage de n'avoir toujours pas lu ce roman... Vous savez ce qu'il vous reste à faire, maintenant !

jeudi 8 octobre 2020

Trilogie intérieure

Chicago, 31 décembre. John Culver est un ancien flic de Los Angeles atteint d’un cancer incurable. Il a décidé de consacrer le temps qui lui reste à se réconcilier avec sa famille. Son fils Jack est agent du FBI. Ancien soldat traumatisé par une faute de jeunesse, il a délaissé le travail de terrain pour choisir la voie bureaucratique.
Quand tous les deux se retrouvent après quatre ans de séparation, la réunion tourne court. De mystérieux mercenaires enlèvent alors John et font chanter son fils. Les enjeux sont énormes, la pression extrême. Les deux hommes vont devoir se battre chacun de son côté dans l'espoir de sauver leur vie, leur famille, la ville, et peut-être même plus…


Désordre intérieur 
Peter Noria - 2012

Merci à Peter Noria.

J'ai attendu un long moment pour lire ce livre, et comme d'habitude je m'en veux. Car j'ai passé un super moment une nouvelle fois. Cette collection de « films à lire » est juste super top, car j'ai l'impression de me regarder un bon vieux Bruce Willis avec plein de bagarres, d'explosions et d'action. Autrement dit, je ne me prends pas la tête, je me laisse porter, et je vois les méchants se faire dégommer les uns après les autres.

Le rythme est lui aussi terrible. Si au début la mise en place laisse présager des retrouvailles humides, au final, on n'a rien de tout ça. Dès que l'action commence, elle ne s'arrête plus. J'avoue que j'ai eu du mal à lâcher mon livre... heureusement que ces titres se lisent vite... d'ailleurs, Peter, je renommerai ta collection « Collection 180 », c'est mensonger de nous dire que ça se lit en deux heures ! Après, moi, je me retrouve au bout de deux heures à devoir poser le livre car j'avais pas prévu trois heures. Tu le fais exprès juste pour me frustrer encore plus, j'ai bien compris !

En tout cas, niveau frustration, j'ai été servie. Vu qu'on a deux Culver, l'auteur nous faisait passer de l'un à l'autre en choisissant bien les moments les plus tendus pour bien nous perturber et nous donner envie de continuer. Et les méchants sont exactement tels qu'on les attend : ils s'imaginent qu'ils ont tout prévu, mais en fait Bruce Willis, pardon... les Culver sont là !

Je me suis régalée, et je sais que deux autres titres suivent celui-ci. Je vais les lire très vite ! Enfin, pas trop vite, car après y'en aura plus...  
 

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