dimanche 22 octobre 2017

Passeurs


Merci à Nats Éditions.

Nooooon ! Mais non, comment peux-tu nous faire ça, Lucille, quelle fin ?! ce n’est pas possible !! La suite, vite maintenant ! Arghhhh, je me meurs !!! Hum, oui pardon, je me laisse un peu trop aller. Et puis commencer par la fin, ce n’est jamais une bonne idée. Retour en arrière. La découverte de Passeurs est une véritable surprise explosive et hallucinante. Quand vous lisez ce résumé, vous avez une idée de ce qu'il va se passer, mais vous ne pouvez pas imaginer l'ampleur de ce à quoi vous allez être confrontés ! Et c’est une bonne chose car votre étonnement n’en sera que meilleur !

Imaginez un monde… Oui, non je ne vous ferai pas le coup. Il faut que vous lisiez ce roman pour le découvrir, ce monde, car vous ne pouvez pas vous le figurer. Par contre, je peux vous donner quelques indices. Un groupe de Passeurs, des Oracles, un guépard qui parle et qui s’appelle Tan et qui passe son temps à taquiner notre héros, Jeff, des grenouilles qui se baladent dans les rues. Cela vous donne à peu près la mesure de la folie de l’auteur de Passeurs.

Ajoutez à cela une imagination débordante et sans limite, et vous vous retrouvez avec un livre explosif. D’ailleurs, je pense qu’il faudrait bien surveiller le roman, car il pourrait bien nous exploser à la figure si l’on ne fait pas attention. L’histoire est extrêmement bien menée, et le héros est tout à fait crédible. Il découvre un monde qui n’est pas le sien et commet toutes les erreurs possibles et inimaginables. Bien sûr, c’est pour se rendre utile, donc on lui pardonne, mais cela le rend tellement sympathique ! J’ai également un petit coup de cœur pour Tan (ah ! mince, je l’ai déjà dit) et Lyune. D’ailleurs, Lucille, toi et moi, va falloir qu’on ait une petite discussion !

Le style, enfin, est simple et direct. Parfois un peu trop simple, mais c’est tout ce qui fait l’efficacité du discours, et quand on sait qu’il s’agit d’un roman pour les jeunes, on comprend que l’auteur n’ait pas cherché à faire des fioritures. C’est d’ailleurs surprenant car un roman de fantasy n’est jamais si peu agrémenté de descriptions, et pourtant je l’ai vraiment trouvé typiquement « dans le moule », ce qui le rend accessible à tous. Même les réfractaires à ce genre pourront ainsi y trouver leur compte et apprécier pleinement cette intrigue atypique.

Et maintenant je peux en revenir à cette fin si sadique, cruelle, inhumaine, barbare, sanglante et insurmontable. Je veux la suite, Lucille, s’il te plaît, ne me fait pas languir plus longtemps, please, help me ! Aie pitié, le tome 2, là maintenant, viiiite !...


Merci à Nats Éditions.

Cette nouvelle lecture, je l’attendais avec énormément d’impatience !

Le tome 1 de Passeurs était explosif. J’avais découvert un nouveau monde de fantasy, plein d’humour et de rebondissement, mais aussi une façon originale de présenter la fantasy à un public plus large. Les codes étaient chamboulés pour que chacun puisse apprécier pleinement ce titre. Cette saga est juste parfaite pour moi, car elle m’a entraînée et j’avais ressenti une énorme frustration à la fin du tome 1, qui se termine de manière abominable.

La lecture de cette suite était donc plus qu’attendue, et je me suis régalée. Tellement que j’ai dévoré ce tome à une vitesse incroyable. Ou alors, c’est que le livre est bien trop court… Non, c’est ça, il est forcément trop court : je n’en ai jamais assez ! On retrouve donc Jeff quelques mois après les événements du tome 1. Quelques flashbacks nous renseignent sur les événements importants qui ont eu lieu, sans toutefois nous perdre dans une trop longue période intermédiaire.

Ce tome nous présente de nouveaux personnages (il vaut mieux, vu la manie de l’auteur a les… oups, je me tais !), et nous découvrons de nouvelles facettes de certains d’entre eux. Nous retrouvons également tous les personnages, et, pour certains, on parle au moins d’eux (forcément, vu que Lucille…) L’histoire est quant à elle intéressante et dans la continuité du premier tome, mais on sent que la dynamique est différente. Même si Jeff reste toujours très optimiste quant à son rôle à jouer (c’est Tan qui le dit !), on réalise vite qu’il n’est plus porté par les mêmes objectifs. L’évolution est là.

La fin du livre appelle quant à elle clairement un troisième tome. Et si j’ai été un peu moins choquée cette fois (mais quand même, t’es sérieuse, là, Lucille ?), elle est encore très difficile à supporter, et il est encore une fois insurmontable de lâcher cette histoire. Les prochains tomes devraient au moins faire trois mille pages, histoire que je puisse être suffisamment rassasiée de ce style explosif. Le message est passé ?!

vendredi 20 octobre 2017

Enfants des éléments


Cela faisait un moment que je lorgnais la saga Enfants des éléments, et ce fut un moment tout à fait sympathique.

Le début de l'histoire m'a tout de suite parlé et intriguée. L'auteur entre dans le vif du sujet en nous introduisant la légende sur laquelle se base son univers. Je dis « légende », car c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce prologue : j'avais l'impression qu'il s'agissait d'une histoire des temps anciens qui pouvaient ne pas être si certaine, que certaines zones d'ombre pourraient subsister. Le mystère autour des trois dieux allaient clairement être étoffés par la suite, c'était évident pour moi.

Et ma lecture s'est déroulée de manière tout à fait naturelle. J'ai découvert chacun des personnages grâce à un changement de narrateur à chaque chapitre. Un peu déroutant au début, car l'on passe d'un personnage à l'autre sans une réelle introduction de qui est qui, donc il nous faut rentrer progressivement dans les vies de chacun, pour saisir peu à peu tous les liens qui lient les personnages.

Il faut avouer que la grande « famille » qui est présentée est assez particulière. J'en qualifierais même certains de cinglés, mais on finit par s'attacher à la plupart d'entre eux. Sandy essaie tant bien que mal de comprendre ce qui lui arrive, Louis m'a touchée, Alexis m'a interpellée... Amélie, par contre, m'a vraiment agacée. Elle n'a aucune empathie et ne sait pas se mettre à la place des autres. J'avais envie de la claquer assez souvent.

L'histoire est quant à elle assez solide. Certains événements sont un peu « naïfs » selon moi, et j'avais l'impression que l'auteur choisissait la solution de simplicité ou se laissait porter sans chercher à rajouter trop de difficultés. On le voit notamment lors des dialogues, dont certains sont un peu simplistes. Mais cela se laisse très bien lire et notre attention est captée, alors pourquoi pas !

Enfin, j'ajouterai qu'il y a une sorte de faille spatio-temporelle dans le roman. Tout du moins, c'est ce que j'ai ressenti : vu la longueur des événements avant que Sandy ne comprenne réellement qui elle est, je trouve assez surprenant que d'un seul coup elle passe d'ignorante à « opérationnelle et apte à utiliser ses pouvoirs ». J'ai perçu comme un petit manque de continuité dans les événements en ce qui concerne l'apprentissage de Sandy. J'espérais la voir un peu plus en difficultés. C'était trop simple.

Néanmoins, malgré les quelques points négatifs, il faut bien noter que c'est un roman qui se dévore. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et je me suis vue rentrer à tel point dans l'histoire que j'en insultais certains personnages et en encourageais d'autres. Quand on commence à parler à son livre, c'est que l'histoire est bien présente, et les personnages bien vivants. Du moins dans notre tête. En bref, une intrigue que j'ai eu grand plaisir à découvrir.

mercredi 18 octobre 2017

Love letters to the dead


Voici un livre dont j’ai beaucoup entendu parler. Je l’ai vu passer maintes et maintes fois sur les blogs, et j’en ai vu de très beaux avis. Alors, quand je l’ai vu à la bibliothèque, il me semblait normal de l’emprunter pour le lire à mon tour et découvrir ce beau texte.

En fait, je suis déçue car je n'ai pas du tout aimé. Je m’attendais vraiment à lire un roman qui me marquerait, que je trouverais tellement incroyable que je ne pourrais rien lire ensuite sans ressentir un vide. Mais pas du tout ! Il n’est pas le livre de l’année, pour moi, mais juste un livre qui pourrait se laisser lire et qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, loin de là.

D’abord, j’ai trouvé la structure en forme de lettres à des personnalités décédées intéressante, mais pas forcément très adaptée. Cela ne ressemble pas vraiment des lettres, mais plutôt à un journal intime. L’épistolaire est un genre à part entière que je ne retrouve pas trop ici. Ensuite, Laurel, la narratrice, raconte un peu ce qu’elle veut sans vraiment se soucier de qui la lit, sans vraiment s'adresser à quelqu'un...

Et le début était vraiment long. Je ne voyais pas où elle voulait en venir, et ça m’énervait de ne pas voir de fil conducteur à l’histoire… autant vous dire que j’ai donc eu du mal à entrer dans ma lecture…

Je me posais heureusement une ou deux questions au sujet de May. Cela m’a permis de continuer et de vouloir en savoir plus. Sans ça, j’aurais peut-être abrégé ma lecture. Et en même temps, je me disais que je devrais attendre le dernier chapitre… Mais non ! On l’apprend petit à petit, par indices successifs. Autant vous dire que les derniers chapitres étaient un peu inutiles du coup pour moi, car je savais déjà ce que je voulais savoir. Et, c'est peut-être farfelu, mais je trouve que le point de vue de May aurait dû être abordé. Vu de ses yeux à elle, tout aurait été tellement plus dramatique !

À force d’avancer, la seule chose que j’attendais, finalement, c’était la dernière lettre, celle à May. Mais elle n’était pas spécialement pleine d’émotion non plus. Je pense que j’étais déjà fermée à ce texte, et l’auteur n’a pas su me passionner. C’est dommage, mais cela arrive, tout livre ne peut pas plaire à tout le monde. Next

lundi 16 octobre 2017

Victor Coste


Depuis le temps que je voulais découvrir cette histoire, c’est enfin chose faite. Une petite note rapide, donc, sur cet ouvrage que j’ai bien apprécié.

L’auteur connaît bien son domaine, car d’après ce que j’ai lu, c’est un policier. Ce que je peux dire, c’est que ce livre le démontre bien, de par le vocabulaire employé et la multitude de détails qui nous permettent de vraiment nous immiscer dans l’histoire. Ajoutons à cela la fluidité du style, et vous obtenez un livre que vous ne pouvez pas arrêter de lire !

Dès les premières pages, j’ai été prise par l’intrigue. Un cadavre qui se réveille à la morgue, ce n'est pas très banal, donc ça retient forcément l’attention. Presque autant que le nom du mort vivant, mais ça, c’est du hasard. Rapidement, le ton du roman est donné, une nouvelle mort atroce survient, et les briques se superposent peu à peu pour nous emmener dans une enquête qui m’a beaucoup intéressée, car elle jouait beaucoup sur les relations humaines.

Notons que cette enquête est d’ailleurs accompagnée par une problématique plus « politique » et proche de Coste, ce qui donnait un petit effet « complication » qui n’était pas pour me déplaire. Le personnage principal avait bien du souci à se faire, entre l’enquête en cours, les découvertes des pourris en interne qui faisaient leur tambouille sans se douter qu’il y aurait des répercussions, et son histoire naissante avec Léa. Coste est au centre de tout et doit tout gérer. Il se démène comme il peut, et j’ai bien envie de le revoir dans une autre intrigue, histoire de continuer sur ma lancée.

Ça tombe bien, Code 93 n’est qu’un premier tome. À suivre, donc !


Voici le second tome des aventures de Victor Coste, et une nouvelle de fois, j'ai passé un bon moment. Il faut dire, quand même, que ce tome commence fort, même si ce n'est pas aussi fou que le premier (comment tenir la comparaison face à un cadavre qui se réveille pendant son autopsie ?). Cette fois, on a droit à plusieurs morts et à une machination laissant à penser que des tas d'horreurs vont encore se produire.

J'avoue que le premier grand méchant que j'ai vu dans ce livre m'a tuée (vous avez vu le jeu de mots ?). D'abord, car c'est un gamin et, ensuite, parce qu'il a une conception particulière de l'utilisation des micro-ondes... Heureusement que c'est de la fiction, sinon j'aurais tué ce gamin de mes mains... J'ai toutefois été surprise de tous les bouleversements et revirements de situation lors de l'intrigue : on passait d'un protagoniste à l'autre pour réaliser petit à petit que nous étions dans quelque chose de vraiment gros ! Et la situation a fini par se stabiliser sur un personnage que j'ai très vite détesté. Comment peut-on être aussi vil ?

Le style est sympa et l'écriture fluide, ce qui nous permet de bien nous immiscer dans l'histoire et de suivre avec intérêt les personnages, autant d'un point de vue professionnel que personnel... D'ailleurs, je n'aurais jamais cru que cela évolue dans ce sens entre Victor et Léa ! Enfin, l'intrigue tient la route, même si parfois cela semble complètement surréaliste, dans le sens où jamais je n'aurais pensé que la quête de pouvoir puisse aller aussi loin... J'espère que ce n'est pas tiré d'une histoire vraie (ou de plusieurs) qu'aurait vécue l'auteur au cours de ses enquêtes, sinon j'aurais bien peur ! En tout cas, niveau divertissement, j'ai été bien servie avec ce titre !

samedi 14 octobre 2017

Nous danserons encore sous la pluie


Merci à Valérie Bel.

J’ai été attirée tout de suite par la couverture de ce roman. Avant tout, cette image en noir et blanc et ces parapluies rouges m’ont donné envie de découvrir son contenu. Je me suis figuré une histoire d’amour triste, un drame avec une once d’espoir, et cette impression était accentuée par le titre. Le résumé a finalement achevé de me convaincre. Et je ne le regrette pas, car cette lecture fut magnifique.

Je pensais que ma lecture serait assez longue, car dans un texte contemporain empreint d’émotions comme celui-ci, l’auteur prend généralement son temps pour poser chaque sentiment. Ce fut le cas, l’auteur a bien tout décrit comme je l’attendais. Mais j’ai lu ce texte à vitesse grand V. J’étais tellement dans l’histoire que je n’arrivais pas à lâcher mon livre… et en un rien de temps, c’était déjà fini. J’aurais aimé qu’il fasse au moins 1000 pages de plus tellement j’étais bien avec ces personnages, cette plume, cette intrigue.

L’histoire est très forte, et l’on s’imagine très bien chaque scène. Le désarroi de Marie, le comportement inimaginable de Damien, mais aussi le ballet des personnages secondaires qui tentent tous de récupérer leur « petit bout de gras » de cette situation. Quel courage a-t-il fallu à notre héroïne pour réussir à surmonter toutes ces épreuves ! Et avec classe et pudeur, en plus, car elle est toujours restée droite dans ses bottes, s’est toujours contenue pour respecter l’espace de Damien. J’étais admirative.

C’est un peu ce que j’ai ressenti dans ce roman : des émotions, beaucoup ; de l’injustice, un peu ; et une certaine humilité face à la vie et ce qu’elle apporte de bons, mais aussi de mauvais. Des événements difficiles sont relatés avec simplicité, pour montrer que l’on peut surmonter absolument tout. Avec du temps, avec de l’envie, avec des décisions ou des concessions aussi. Si vous avez la possibilité de lire ce livre, n’hésitez pas. Vous ne le regretterez pas.


jeudi 12 octobre 2017

Charlie et la chose de la nuit


Merci à Nats Éditions.

Je n'ai pas l'habitude de lire beaucoup d'album jeunesse, mais en ayant parcouru celui-ci, j'ai l'impression qu'il n'est pas si « jeunesse » que ça. La longueur du texte m'a interpellée, ce qui me laisse à penser qu'il faut que les enfants aient déjà un certain âge pour appréhender le texte.

L'intrigue est, elle, très jeunesse et part dans tous les sens, car Charlie a sans cesse de nouvelles idées. C'est amusant à voir, même si sans plus pour moi. Par contre, l'écriture de l'auteur est vraiment superbe, comme toujours : Sonia Bessone sait manier sa plume pour les adultes comme les plus jeunes.

Les dessins, enfin, ne m'ont pas trop parlé. Je ne les ai pas trouvé à mon goût : ils manquaient, pour moi, de la finesse dont sait faire preuve Jean Caraglio. Mais ce n'est bien sûr que mon avis !


mardi 10 octobre 2017

La clé d'Oriane


Merci à Leslie Héliade.

En lisant le résumé, j’ai tout de suite été tentée et ai donc accepté ce service presse sans hésiter. Il me faisait un peu penser à un livre que j’ai adoré, ALE 2100, et je voulais voir à quel point il serait ressemblant… ou différent. Au final, il y a une belle ressemblance, avec ce joueur un peu outsider qui se retrouve… dans sa situation : la même, en fait – mais je ne peux pas dire clairement laquelle, car sinon ce serait spoiler. Et puis, il y a quand même une différence notable, quand même, vu son emplacement « géographique ».

Très vite, j’ai identifié ce texte à un autre texte que j’ai lu et adoré, Et si c’était vrai, l’histoire de cette femme, dans le coma, qui vient hanter son propre appart’ et qu’il faut donc sauver. Encore une fois, un rappel à une histoire qui m’a plu, mais avec ses spécificités. J’insiste sur le côté différent de ce texte avec les deux mentionnés, car nous n’avons pas un copier/coller ici, et heureusement. Cette histoire est originale, même si j’ai eu l’impression qu’elle s’inspirait de…

Du point de vue de l’histoire, je n’ai pas eu trop de surprise, car tout s’est enchaîné de manière plus ou moins logique. Mais c’était tout de même assez entraînant et addictif. Pourtant, j’avais eu un doute sur les deux ou trois premiers chapitres, qui m’avaient semblé un peu maladroit, comme si l’auteur cherchait comment amener son histoire tout en posant un contexte, mais sans avoir envie de trop le faire car, finalement, ce qui nous intéresse tous, c’est l’action, non ?

Du coup, un début un peu compliqué qui m’a fait me demander si j’allais réussir à m’immiscer dans le texte… et finalement, cela fut le cas. Car l’humour des personnages, et notamment Serrure, ainsi que les situations amusantes nous entraînent et nous donnent envie de continuer notre lecture, pour savoir ce qu’il adviendra de Serrure.

En bref, ce livre m’a offert un moment de bonne détente, et je ne regrette absolument pas de l’avoir lu. Une découverte bien sympa !


dimanche 8 octobre 2017

Geek Girl


Ce livre n’aurait jamais dû apparaître sur ce blog, car je ne lis que peu de titres de ce genre… enfin, sauf que j’ai l’impression de me répéter, là ! Peut-être que mes goûts changent et qu’un peu de superficialité fait du bien à mon moral. Quoi qu’il en soit, quand je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque, j’ai lu le résumé et me suis dit que, finalement, je devais le lire.

Car, en fait… je suis une geek. Et je ne sais absolument pas comment j’aurais réagi à la place d’Harriet. Déjà car cela n’aurait pas été possible (on est quand même dans le summum du surréaliste !), et ensuite car je suis d’accord avec elle : la mode, ce ne sont que des vêtements ! Et on ne frappe pas, s’il vous plaît, là n’est pas le but de cet article ! Du coup, je me suis dit qu’Harriet allait être un personnage auquel je pourrais vite m’identifier… sauf qu’elle est bien pire que moi. Elle est le stéréotype même du geek, et c'était juste trop rigolo.

Rien n’est fait dans la demi-mesure dans ce texte : la geek est très (trop) geek, les guéguerres entre les lycéennes sont tout aussi téléphonées, et le milieu de la mode tellement... comme on peut l’imaginer : complètement loufoque et absolument pas sain. Mais l’auteur ne s’est pas arrêtée là, dans la mesure où elle passe même d’un langage très complexe à du superficiel extrême (ce qui est peut-être un peu trop, pour le coup).

En tout cas, cette lecture fut amusante et rafraîchissante. Ce n’est évidemment pas le livre de l’année, mais cela m’a suffisamment plu pour que je me procure à la bibliothèque la suite. Tant qu’à faire, autant continuer à voir quelles épreuves cruelles Harriet devra encore affronter !


Une lettre pour un auteur S.

Ce fut un plaisir que de retrouver Harriet dans ce deuxième épisode de Geek Girl. Une nouvelle fois, je me suis amusée comme une petite folle en parcourant cette seconde histoire. Je la trouve même encore plus folle et délurée que la première, c'est dire !

Cette fois, ce n'est plus tant la différence entre geek et top-model qui est mise en avant, mais plutôt la recherche d'Harriet pour trouver sa place dans le monde : celui de la mode, sa famille qui s'agrandit, auprès de ses amis – les anciens comme les nouveaux. Pour elle, tout est très difficile car son univers semble s'écrouler petit à petit.

Entre Nat qui ne peut pas être là pour l'été, sa famille qui semble ne plus vouloir d'elle, et même son harceleur personnel qui disparaît de la surface de la Terre, son départ à Tokyo ne peut qu'être une bonne nouvelle... à condition de ne pas tout gâcher par des Harrietudes ! Les problèmes s'accumulent, et l'on a du mal à comprendre comment la jeune geek arrive à se mettre dans de telles situations toute seule. J'ai pensé à une machination, à un complot d'état, mais aussi à... elle, tout simplement, car elle en est capable, oui !

Ses interrogations sont légitimes, et finalement je pense que la plupart des jeunes adolescentes se posent la même question, parfois. Geek Girl s'adresse à tous, avec bonne humeur et humour, afin de nous faire passer un bon moment. Encore une fois, pour moi, ce fut une franche réussite. Vivement le tome 3 !


Eh bien, je n'aurais jamais pensé devenir accro à une telle série et finir les livres si vite. Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai dévoré à une telle vitesse que je n'ai même pas compris ce qui m'était arrivé. Ce tome était juste super, et pourtant j'ai eu envie de donner des claques à Harriet, cette fois !

Harriet n'est plus mannequin, et sa vie va changer. Elle va rejoindre un lycée avec Alexa, son ennemie, tandis que Natalie intègre une école de mode... Enfin, c'est ce qu'elle croit. En réalité, elle déménage aux États-Unis avec sa famille car son père y a trouvé du boulot. New York, c'est le rêve pour une geek qui veut tout savoir sur tout, non ? Sauf que, là encore, rien ne se passe comme prévu.

De déception en déception, Harriet repart dans ses Harrietudes et pense à nouveau que tout le mone la déteste, y compris son amoureux. Lors d'un nouveau shooting, car Wilbur ne pouvait décidément pas se passer de son Bébé-Bébé-Panda, elle se met en tête de le rendre amoureux d'elle avec l'aide de Kenderall... Elle aurait mieux fait de s'abstenir, car cette dernière est encore plus paumée qu'elle !

Cela donne lieu à des scènes très drôles, et j'avoue m'être régalée des erreurs d'Harriet, mais je la trouve tellement perdue : n'a-t-elle pas compris les sentiments de Nick au dernier tome ? Pourquoi douter encore ? N'a-t-elle pas compris qu'elle est importante pour sa famille et qu'ils ne veulent que son bien ? Pourquoi leur faire encore des cachotteries ? La jeune fille de seize ans a encore bien du chemin à faire pour devenir l'adulte qu'elle voudrait être.

vendredi 6 octobre 2017

Voyageuse


Merci à Iman Eyitayo.

Je suis tellement contente d'avoir pu lire le petit dernier d'Iman Eyitayo, qui me fait voyager si loin à chaque lecture (et là, c'est le cas de le dire !).

Encore une fois, j'ai été conquise. Le monde inventé dans ce roman est extrêmement bien pensé et imaginé, et j'avoue avoir été surprise par la thématique du chinois, omniprésente dans le récit. Adorant l'Asie, cela ne pouvait que me faire plaisir de voir tous ces noms imprononçables et ces runes très jolies.

Mode humour activé : je pense que l'auteur a quand même un souci avec la thématique du coma, déjà utilisé de manière sympathique dans L'Antichambre des souvenirs, et qui revient ici, mais heureusement traité un peu différemment. Car ce monde n'a plus rien à voir avec L'Antichambre. Ici c'est un purgatoire, et rien que le nom fait froid dans le dos ! Alors, imaginez un peu ce qui peut s'y trouver !

Des âmes à sauver, une mythologie complète inventée à partir de l'astrologie chinoise, de l'humour, une histoire d'amour et des péripéties à gogo. Avec ce titre, il n'y a pas moyen de s'ennuyer, et j'y ai retrouvé tout ce que j'aimais dans les titres d'Iman : des idées recherchées et bien abouties, mais aussi un style très fluide qui empêche de poser le livre.

En bref, voici une nouvelle histoire qu'il vous faut lire. Et quand on sait que l'auteur l'a écrit en un temps record, on applaudit la qualité de l'ouvrage !

mercredi 4 octobre 2017

Sans un cri


Voici un titre que ma sœur a choisi pour moi à la médiathèque. Ni elle ni moi ne l’avions lu, mais elle était tentée par le résumé, et en le lisant, même si je n’étais pas à 100% convaincue, je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Du coup, je l’ai lu avec beaucoup d’a priori au départ.

Les premiers chapitres ne m’ont pas aidée. Je trouvais l’approche très étrange, limite loufoque, avec ce prêtre étrange et tout ce texte un peu trop proche de la religion catholique. J’étais un peu mal à l’aise, car n’étant pas croyante, je me disais que je risquais d’être vite lassée par cet engouement pro-chrétien. Mais je me suis accrochée, et j’ai vraiment bien fait.

Passé tout ce début un peu bizarre, l’intrigue m’a finalement rattrapée, et j’ai été très touchée par l’histoire de Shell. Cette jeune fille doit se débrouiller seule pour élever son frère et sa sœur après la mort de sa mère, car son père préfère boire et fuir la maison que de s’occuper d’eux. Ajouté à cela quelques déboires amoureux et les conséquences d’amourettes non protégées, Shell se retrouve dans une position plus que délicate.

Ce qui m’a également surprise, c’est la multiplicité des thèmes de ce roman : d’un aspect plutôt pro-religieux au début – qui visait en fait à donner le contexte de l’époque, je l’ai compris ensuite – on passe à un drame, puis à un semblant de roman policier, car évidemment, grâce à la loi de Murphy, tout va de mal en pis pour la jeune fille, comme si elle n’avait pas le droit à un peu de répit après les événements qu’elle a subis…

Les thèmes abordés avaient du sens et étaient traités avec une justesse implacable. Le style permettait de se mettre dans l’ambiance et la sobriété de la plume de l’auteur ne cherchait pas à nous orienter vers tel ou tel sentiment. Certains ne seront peut-être pas touchés comme je l’ai été par l’histoire de Shell, mais je ne pense pas qu’on puisse rester indifférent à cette histoire. Ce fut donc, pour moi, une très belle surprise.


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