mercredi 26 février 2020

Un amour de sacrifice

Merci à Valérie Bel.

J'ai adoré cette petite nouvelle. En lisant le résumé, je savais que mes émotions allaient embarquer pour des montagnes russes, car, avec cette auteure, l'amour est au centre de tout. Cette nouvelle Marie est en plus tellement généreuse et amoureuse qu'on ne peut que compatir à sa détresse. Je l'ai beaucoup aimée, celle-ci.

C'est vrai que je n'ai pas été surprise : à la fois par la plume, car elle est toujours magnifique ; en passant par les émotions, toujours au summum ; et enfin par la finalité, car cela ne pouvait que bien se finir pour Marie, car sinon cela aurait été trop injuste !

Comme (presque) toujours avec les livres de Valérie Bel, j'ai été embarquée dans des émotions superbes et qui permettent de s'évader. On les envie, toutes ces Maries, et on a envie que tout se passe au mieux. Encore une fois, ce fut un moment juste parfait. Vivement la prochaine histoire !
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lundi 24 février 2020

Digital way of life

Un petit mot sur cette courte nouvelle que nous offre Estelle Tharreau sur le site de son éditeur. Il s'agit d'une nouvelle issue d'un ensemble de petits textes dystopiques qu'elle a écrit en se basant sur des faits de la réalité qu'elle a imaginés dans le futur. Dans ce texte, on découvre ce qu'est l'hyperlexie.

Ce texte est magique. Il se passe dans un cabinet médical : une mère vient consulter pour son fils, à plusieurs moments de sa vie, et très vite on se rend compte qu'il y a un souci, que ce n'est pas le fils qui a un problème, mais plutôt tous les gens autour de lui. Il veut lire, connaît beaucoup de mots, à tel point que plus personne ne le comprend, et chacun veut le faire rentrer dans le moule.

Ce récit est complètement décalé et donne vraiment envie de découvrir plus de petits textes comme celui-ci. Basé sur l'ironie, il fait aussi comprendre que notre monde change, et pas forcément dans le meilleur sens. Il faut donc être bien vigilant à rester en dehors du moule décrit dans Pathologique.

Estelle Tharreau a récidivé avec une petite nouvelle gratuite sur son univers dystopique complètement décalé ! Cette fois, on se retrouve dans un monde où chacun prône la réalité virtuelle... ou virtualité réelle, tout dépend du degré de dépendance des différents personnages. Encore une fois, j'ai été captivée par l'histoire mise en place, et je déplore tellement que l'auteure n'ait pas décidé de développer chacun de ses personnages : il y avait tellement à faire ! Bon, et puis je suis gourmande, aussi !

Cette fois, la dystopie rejoint le thriller... voire même l'horreur. La gradation est telle qu'on est apeuré, puis effrayé, et enfin terrorisé par ce qu'il va advenir des personnages. Tout au moins de ceux qui survivent... car forcément, cette dystopie devient apocalyptique. Mais je ne vous en dis pas plus : lisez !


Encore une super nouvelle d'Estelle Tharreau. Cette fois-ci, elle s'attaque à la justice. Enfin, plutôt à une justice très particulière qui fait voter les jurés sur un programme qui calcule tout pour simplifier la vie des juges. Bien sûr, on voit très vite les dérives du système, et l'on comprend que cela va partir en vrille... et pas qu'un peu !

J'ai adoré la chute de cette nouvelle. Bizarrement, tout le long, je m'y attendais, mais sans toutefois oser y croire. Alors, forcément, à la fin, j'étais à la fois ravie et horrifiée. J'ai apprécié le texte du début à la fin, et je me suis demandé à plusieurs reprises où l'auteure allait chercher tout ça... et aussi, pourquoi ne développe-t-elle pas plus ses histoires ? Car, oui, c'est divertissant... mais moi, j'en veux plus !

Je continue mon exploration des nouvelles dystopiques d’Estelle Tharreau, et, encore une fois, j’ai adoré. Cette fois-ci, c’est au tour de la chirurgie et au culte de la beauté parfaite d'être pointés du doigt. Cela fait froid dans le dos.

Si le début du texte nous fait plutôt frissonner comme à la lecture d’un thriller, on ne frissonne plus vraiment pour la même chose au fur et à mesure du texte. Les deux monstres montrent leur vrai visage (enfin, tout dépend de si l’on parle au littéral ou au figuré), et l’on s’attend à avoir une fin particulièrement terrible. Ce qui fut le cas.

Cette nouvelle se lit extrêmement vite et nous met très vite dans l’ambiance. J’avoue adorer ce genre de petits textes, qui font réfléchir sur notre société et sur les déviances que la technologie ou notre façon d'être peuvent créer. Vivement le prochain texte !

samedi 22 février 2020

Naissance

Je suis tombée par hasard sur cette nouvelle gratuite en allant chercher un Digital way of life d'Estelle Tharreau sur le site de l'éditeur. Comme j'ai plusieurs livres d'Isabelle Villain à lire, je me suis dit que ça me permettrait de me familiariser avec sa plume avant le grand saut.

J'ai bien aimé cette nouvelle. Elle se lit très vite, et elle est vraiment très bien écrite. Je me suis laissée porter par cette histoire, si bien que j'en ai oublié de me demander qui pouvait bien avoir commis ce meurtre... jusqu'à la fin, qui m'a laissée abasourdie : je ne m'y attendrais pas, et c'était pourtant une si bonne idée. Comment ai-je pu ne pas y penser ?

Du coup, premier aperçu de la plume de l'auteur très positif. J'ai très hâte de me lancer, du coup, dans les histoires de Rebecca de Lost. Affaire à suivre !

jeudi 20 février 2020

Deadline

Merci à Peter Noria.

Ce texte est un peu différent des précédents titres que j'ai lus de cet auteur. Il ne lui manque qu'une chose : Max !! Bon, trêve de plaisanterie, ce texte a apparemment été écrit avant les Max Force, et l'on retrouve un style un peu plus balbutiant, moins certain dans le propos. Mais cela ne retire en rien le plaisir que j'ai eu à découvrir cette histoire.

Il faut avouer que le résumé est prenant dès le début. Un auteur dont le roman a été récupéré pour donner lieu à une histoire vraie, ce n'est pas commun. Je n'ai vu ça qu'une fois, dans une série TV géniale (Castle), et c'est assez plaisant de voir comment va se dépatouiller le personnage. Alors, j'ai plongé directement dans l'histoire.

Comme pour les autres romans, je ne me suis pas ennuyée. Le récit fonce à 100 à l'heure et je n'ai pas eu le temps de reprendre mon souffle. Tout est bien posé, et les personnages tiennent leur place. Ils ne sont peut-être pas forcément super bien développés, car, encore une fois, le roman est court, mais on s'attache tout de même et on espère les voir s'en sortir.

Il paraît qu'il va y avoir une suite. Je serai clairement au rendez-vous !


Merci à Peter Noria.

Ce texte est génial ! J'avais aimé le tome 1 de Deadline, mais sans ressentir la frénésie que m'avait procurée les Max Force. Mais alors, celui-ci ! On ressent clairement une évolution dans l'écriture de l'auteur, qui rend son histoire plus mâture, plus vivante, plus vraie. J'ai vraiment adoré.

On retrouve ici Novell et Ambrose, plusieurs années plus tard, à enquêter sur une nouvelle affaire ayant un rapport avec la littérature. Ce que j'ai aimé, c'est qu'il s'agit ici d'un vrai jeu de pistes, et on ne sait pas ce qui est vrai ou faux, on ne comprend pas vraiment la portée de cette chasse au trésor dès le début. Le mystère est gardé vraiment très longtemps à ce sujet. Jusqu'à la fin, qui m'a juste sidérée. Je ne m'y attendais pas, et c'était donc une immense surprise. Parfait !

Le style de l'auteur, je l'ai dit, est plus mâture dans ce second tome : cela m'a permis de rentrer dans l'histoire encore plus facilement et de dévorer ce texte à vitesse grand V ! Et en plus, le fait que ce soit une suite a permis à l'auteur de développer un petit peu plus ses personnages, pour mon plus grand plaisir ! C'était quelque chose qui me manquait dans le premier tome, alors j'ai été ravie.

En bref, une suite encore meilleure que le premier récit, et une envie d'en avoir encore plus... Y'aura-t-il une suite ? Je l'espère en tout cas !
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mardi 18 février 2020

La leçon de l'oracle

Merci à Nats Éditions.

J’ai l’impression d’avoir tout lu de cette auteure… Ah beh, oui, c’est le cas. Bref, encore un titre d’Iman Eyitayo, et une nouvelle fois j’ai adoré. Cette fois, on découvre la petite Agnon, qui visite une Oracle afin que celle-ci aide le peuple à avoir de la nourriture. L’intention est saine, et l’Oracle décide de la mettre à l’épreuve pour lui accorder ce qu’elle demande.

Au travers de petites épreuves, la jeune fille découvre ce que souhaite lui enseigner l’Oracle, et j’ai trouvé cette leçon de vie vraiment très sympathique et à la portée des plus jeunes. Toutefois, je pense que je n’aurais pas été contre quelques développements supplémentaires… ou bien peut-être suis-je habituée à ce que l’auteure ne se restreigne pas autant dans la longueur de ses textes. Mais je suis quand même ravie, hein !

Au niveau des illustrations, je suis toujours aussi fan du travail de Mégane Cuvelier. Je trouve ses dessins très mignons et très bien adaptés à un public jeunesse. En plus, ils mettent bien en scène les différents moments forts du récit, ce qui nous permet de vraiment vivre l'histoire à 100 %. Foncez donc lire ce texte !
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samedi 8 février 2020

Un service explosif


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Encore un titre d'Iman Eyitayo que j'ai adoré. Un service explosif est, comme son titre l'indique, vraiment explosif. Au début, je me demandais un peu qui était le personnage principal, vers où allait l'auteur. Mais, au final, il est vite apparu que la nouvelle joue sur ça : tout est dans les apparences, on ne sait pas ce qui est avéré, ce qui est inventé ou supposé. Du coup, même le lecteur est laissé dans le flou.

L'auteur maîtrise très bien son texte et nous emmène où elle le veut, quand elle le veut. On ne découvre le pot-aux-roses que lorsqu'elle veut bien qu'on comprenne, appuyant sur les révélations grâce au rythme utilisé. En plus de tout ça, on peut ajouter une plume toujours aussi agréable, et on ne peut passer qu'un bon moment. Mais un peu trop court, le moment ! Car j'aurais vraiment voulu en avoir plus !

Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

J'avais adoré le premier tome de cette saga de nouvelles, et j'attendais donc avec impatience cette suite. Mais maintenant, je vais avoir quelques soucis, car je me sens obligée de tuer l'auteure. On ne fait pas un tel cliffhanger, non ! C'est interdit par le monde mondial de la Terre ! Je ne suis pas d'accord, je ne valide pas. Je refuse, et je considère donc que ce livre n'existe pas. Jusqu'à la sortie du tome 3.

L'histoire est dans la continuité du précédent. On retrouve Elsa et Harold dans les débuts de leur relation, et l'on est surpris par la perspicacité du jeune homme et par la tournure que prennent les événements. On a l'impression que cette histoire d'amour ne peut que durer et est en train de se construire des bases très solides. Alors, forcément, quand les premiers soucis arrivent, on ne comprend pas tout et on est frustré de notre lecture. Car tout commençait si bien, et tout finit encore une fois par exploser...

Même si je râlais en début de chronique au sujet de cette fin, je dois avouer qu'elle est parfaitement bien trouvée. Elle nous permet de continuer à en vouloir encore plus. Autrement dit, à rester des addicts en manque. Bravo, Iman, de faire de nous de tels êtres dépendants ! Je ne te félicite pas !
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jeudi 6 février 2020

Haut le chœur

Merci aux Éditions Taurnada.
Merci à Gr3nouille pour ce moment de lecture partagé.

En ce moment, j’enchaîne les lectures de cet éditeur, et ce pour mon plus grand plaisir. À chaque fois que j’ouvre un Taurnada, je sais que je vais avoir affaire à un thriller ou un policier de qualité, qui me fait frissonner et que je vais dévorer. En plus, la plupart ne sont pas des gros textes (comprendre que ce ne sont pas des livres de 600 pages) et se lisent donc plutôt rapidement, ce qui ne retire rien à mon plaisir.

Dans Haut le Chœur, on suit Alix, une journaliste qui cherche à retrouver Éloane, une tueuse en série qu’elle avait interviewée lorsque cette dernière était en prison. Évidemment, on se doute que cela va nous procurer quelques petites crises d’angoisse… et ça, on le comprend dès les premières pages, quand on retrouve un morceau de… Non, je ne vais pas vous spoiler ! Sachez juste que le ton du roman est donné très vite.

J’ai beaucoup aimé ce texte qui va à cent à l’heure, même si on y trouve quelques imperfections : le fait qu’Alix soit vraiment trop mise en avant par rapport aux autres personnages, ce qui fait qu’on ne comprend pas trop pourquoi ils sont présents, ou encore la résolution du mystère, que je trouve un chouia un peu trop exagérée… même si j’ai adoré quand même !

C’est fou, je parle de deux choses qui m’ont semblé un peu bizarres, mais au final, j’ai aussi aimé ces points, car cela fait partie des choses qui rendent ce livre aussi original et agréable à découvrir. Comme c'était un peu « trop » de mon point de vue, je ne pouvais tout simplement pas m’y attendre, et j’ai donc été particulièrement surprise par le dénouement.

Par contre, il y a une chose que j’ai adoré plus que tout le reste : cet épilogue. Il est juste glaçant. Et parfait. Je n’en attendais pas moins de ma lecture après avoir dévoré tout ce texte !
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mardi 4 février 2020

Une vie à double face

Merci à Nats Éditions.

Voici un petit texte jeunesse bien sympathique. Le résumé m’a tout de suite accrochée, car il avait cette part de mystère qui me tente toujours dans un roman. Et puis, la situation pouvait s’avérer réellement cocasse par moment, si l’auteur le souhaitait. Au final, cela a été traité plus sérieusement que je ne le pensais pour un jeunesse, tout en n'allant pas forcément toujours au fond des choses. Mais un gros développement est attendu surtout pour un roman pour adolescents et adultes, donc pour un jeunesse cela suffit tout à fait.

L’histoire commence avec Lyxie, qui nous explique son contexte de vie, et se poursuit toujours avec Lyxie, qui ne reconnaît plus du tout sa vie. Tout a changé : son père est présent, elle a un frère, elle est censée être désagréable et se disputer avec sa mère… Autant de différences qui laissent à penser que Lyxie a un souci. Et pas un petit !

Même si l’auteure effleure la problématique par moment, l’enchaînement des actions est vraiment sympathique, et l’on découvre un univers fantastique original et intéressant. J’ai bien aimé découvrir ce monde et suivre Lyxie, perdue mais qui s’adapte incroyablement rapidement toutefois.

J’avoue avoir beaucoup apprécié la direction générale qu’a choisie l’auteur. Elle ne suit pas le schéma classique d’un problème qu’il faut résoudre. Ici, il y a un problème, alors… il y a un problème. Tout simplement. On avance, on s’adapte, on vit sa vie. C’était inattendu et très plaisant. Et la fin m’a beaucoup fait sourire : elle est très belle et positive !
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dimanche 2 février 2020

Rémoras

Merci aux Éditions Hélène Jacob.

Mon avis va être difficile à écrire, car je n’ai pas vraiment adhéré à cette histoire. Le roman a des qualités évidentes : je pourrais évoquer le style des auteurs, très fluide et agréable, qui nous permet de suivre l’histoire sans heurt, je pourrais mentionner également les personnages et leur complexité propre, ou encore la façon dont l’intrigue a été créée et est présentée, de sorte à nous faire plonger dans cette machination énorme et si incroyable. Il n’y a pas à dire, tout est très bien ficelé.

Pourquoi donc n’ai-je pas adhéré ? Je me suis tout simplement ennuyée. Beaucoup de personnages sont mis en place dans ce récit, et j’avoue que j’avais du mal à me situer au début. Quand enfin j’ai atteint ma « vitesse de croisière », je pense que l’intérêt des premières pages était déjà retombé. Je poursuivais ma lecture sans être réellement dedans, en prenant connaissance des faits, sans me sentir inquiète pour les personnages. Ils sont bien peints, mais je ne me suis pas attachée.

Un autre aspect ne m’a pas aidée, et il est entièrement personnel : quand cela commence à parler politique et complot d’état, mon esprit divague vers d’autres affaires plus proches de nous et donc plus concrètes à mes yeux. Je n’aime pas du tout qu’un roman entre dans ce monde-là, car il est trop réel, dans le sens où il pourrait l’être, car qui sait réellement ce qui se passe dans les hautes sphères ? Je préfère, quand il y a des aspects politico-gouvernementaux, m’évader dans des dystopies qui inventent complètement un univers qui est donc trop invraisemblable pour nous.

Du coup, je ne pense pas que ce soit réellement le roman qui soit en cause. C’est juste que ce genre de lecture n’est pas à mon goût. C’est bien dommage, car la nouvelle La trappe m’avait quant à elle bien plu. Peut-être que la dystopie suivant cette histoire m’interpellera plus !
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