lundi 18 juin 2018

Le grand voyage de Regina Fever


Merci à Nats Éditions.

On ne va pas se mentir, je ne suis pas une très grande fan de romans jeunesse. Je sais les apprécier ou les détester, mais je n’ai jusqu’à présent jamais eu de vrai coup de coeur pour l’un d’entre eux. Aujourd’hui, pourtant, c’est le cas. Regina Fever est une histoire absolument magnifique, touchante, bouleversante que je conseille à tous.

Regina vient de perdre son papa et a du mal à affronter son deuil. Pour se faire, elle part en quête, avec pour objectif de retrouver son papa, en suivant un cœur dans un monde extraordinaire. Rien qu’en écrivant cette chronique et au souvenir des mots forts de Sonia Bessone, j’en ai des frissons. Et je visualise dans le même temps tellement bien les illustrations magnifiques de Jean Caraglio, ce qui me permet de m’immerger à nouveau dans le titre, de mémoire.

J’ai été touchée par la plume de l’auteur, par cette histoire qui donne des mots à une situation que personne, enfant comme adulte, ne veut vivre et qui pourtant apporte une lueur d’espoir et de lumière à cet événement tragique. Cette histoire est juste sublime et parfaitement mise en image. Ne manquez pas cette lecture !


samedi 16 juin 2018

Hunger Games


Ma toute première dystopie jeunesse. Avant ce titre, je n’ai lu que Fahrenheit 451, de Ray Bradbury, colosse dans la littérature SF, mais précurseur en ce qui concerne les dystopies. Je ne connaissais même pas ce mot, c’est dire. Quoi qu’il en soit, j’ai commencé ma lecture de Hunger Games avec beaucoup d’appréhension.

J’ignore pourquoi j’avais si peur, car le résumé était engageant et les critiques excellentes. Peut-être à cause de ce point de vue moral, qui ne respecte pas spécialement la vie humaine. En plus, on s’attaque à des enfants ! C’est quand même une hérésie.

Mais au final, j’ai adoré ce titre. Je l’ai lu en un rien de temps, et je n’ai même pas été troublée par l’éthique très particulière du Capitole. Ils sont cinglés, voilà ce que je me disais. Et comme on dit, si l’intelligence à ses limites, la connerie, elle, n’en a pas. Alors, soit. Laissons-les dans leur folie et concentrons-nous sur ces jeunes dans l’arène, et observons leur survie.

Katniss est indéniablement une héroïne que j’apprécie. Elle ne se considère pas comme une héroïne, a des faiblesses et les connaît. Mais elle a bon cœur. Elle aime sa sœur et veut la protéger, et elle trouve en Ru cette petite sœur de substitution qu’elle protège également, pour continuer son action. Quant à Peeta ! Elle ne cherche pas à se faire aimer, mais se retrouve entourée de personnes qui cherchent à l’aider, c’est quand même fou !

Et cette fin… J’avais le cœur qui battait à cent à l’heure, car je ne voulais pas… mais heureusement, ça s’est fini comme je le souhaitais ! Maintenant, plus qu’à se lancer dans la suite, et, franchement, après un tel tome, j’ignore ce que l’auteur peut bien nous réserver !


Après un premier tome incroyable, je me suis vraiment interrogée quant à cette suite. Allais-je vraiment me lancer dans un tome 2 qui reprendrait les mêmes codes, la même action générale ? Car, sérieusement, on parle d’un univers où des enfants sont envoyés dans une arène pour s’entretuer : de quoi allait donc parler ce livre ? D’enfants envoyés dans une arène. Et surtout, pour que ce soit une suite, il fallait qu’on voie souvent Katniss et Peeta. Et donc, il fallait qu’il soit dans l’arène.

J’ai eu très peur d’un copier/coller entre le début et cette suite. Je ne voulais pas que l’auteur nous refasse le coup de la surprise, mais bon, je me suis quand même lancée, et j’avoue avoir accroché autant qu’au premier malgré mes aprioris. Le début m’a captivée, car j’ai trouvé que Katniss était mise dans une position très difficile, et la découverte des autres districts m’a beaucoup plu.

Quant à l’arène – ben oui, ne nous le cachons pas, Peeta et Katniss y retournent –, elle était complètement folle. Cette fois, des alliances sérieuses se créent, et des surprises nous sont réservées jusqu’à la fin pour nous tenir toujours plus en haleine. J’ai beaucoup aimé l’idée de l’auteur en ce qui considère ses Jeux tout particulièrement. Et j’ai beaucoup aimé également le retournement de situation final qui casse un peu la monotonie du « on prend les mêmes et on recommence ». Le troisième tome, c’est sûr, ne se passera pas dans une arène.

Enfin, le style, il est accrocheur, et ça aide beaucoup quand on a des aprioris. Au final, j’ai aimé ce tome presque autant que le premier. Impossible de le trouver mieux que le tome 1, qui a joué sur un effet de surprise assez choquant pour nous embarquer. Là, on sait dans quoi on va. Mais on apprécie, et on en redemande. Vivement la suite !


jeudi 14 juin 2018

ALE 2100


Tout d'abord, je souhaite remercier l'auteur, Sophie G. Winner, qui a accepté de me faire découvrir son roman en entier avant sa sortie ! Il faut dire que je l'ai un peu harcelée... Juste un peu ! Car ce roman, c'est une bombe atomique que vous devez tous lire !

Et là, je me dis que ma chronique va être très dure à écrire et surtout qu'elle sera exceptionnellement fade. Car il est impossible de retranscrire en quelques lignes le contenu incroyable de ce roman, qui en plus de nous immerger dans un monde absolument abominable, et qui pourrait très bien représenter notre futur, l'auteur arrive à nous faire vivre une histoire passionnante d'amour naissant et d'aventures.

ALE 2100, c'est quoi ? C'est un jeu. Un jeu qui représente notre monde, virtuellement, en l'année 2100. Mais ce n'est pas un jeu que l'on voit sur un écran d'ordinateur, non. Il s'agit d'un monde virtuel doté de sensations réelles, et peuplé d'avatars appelés des IA (Intelligence Artificielle) pré-programmés pour faire vivre à nos gamers des aventures dans ce monde dans le but de le rendre meilleur. Car évidemment, nous vivons aujourd'hui, partout et en tout pays, les prémisses d'une apocalypse créée par l'homme et dont ALE nous montre les terribles conséquences.

Pendant que Wave, Eo et l'Emissaire s'immergent dans le jeu, nous nous immergeons dans ce livre, avec une facilité déconcertante, et nous y croyons, à ce futur peu glorieux. J'ai été saisie par certaines scènes et j'avoue espérer ne jamais voir notre monde réduit à une telle horreur. Tout y est : les impacts écologiques avec la disparition des animaux et de la forêt Amazonienne, économiques avec l'esclavage remis au goût du jour, religieux... Rien ne nous est épargné, l'auteur a réponse à tout et sait nous communiquer son ressenti au travers des personnages, qui se battent contre le système pour tenter de le modifier, petit à petit, au travers des missions proposées, qui sont de plus en plus difficiles, éprouvantes et... douloureuses.

Cela représente déjà une bonne trame, n'est-ce pas ? Sachez que ce n'est pas fini ! Car outre ALE, il y a aussi plusieurs histoires qui se déroulent en parallèle et qui sont toutes aussi captivantes ! J'ai notamment adoré la rencontre IRL entre Lola aka WaveRider et Erik-Olivier aka Eo, et leur amitié naissante, les mystères autour de l'Emissaire, et bien entendu tout l'arc concernant notre petit Valens ! Car voyez-vous, ALE est une merveille technologique, mais le jeu a aussi son petit défaut... Ce joueur mystérieux commence à intéragir avec nos trois héros, et il se pourrait bien qu'il puisse tout chambouler... Question suspens, il y a de quoi avoir quelques sueurs froides !

Bref, ALE 2100, c'est un concentré d'émotions, d'aventures, de plaisir, de larmes, mais aussi d'énormément d'humour. C'est un livre qu'il vous faut absolument lire lorsqu'il sortira en septembre prochain ! Il est impossible de passer à côté, ou de le lire en restant indifférent. C'est l'émotion, la peur ainsi qu'une belle hypertension et des crises d'hyperventilation qui vous accompagneront dans cette aventure originale et tellement hors du commun.

ALE 2100, c'est un pavé énorme qui nous renvoie à la figure le monde terrifiant que l'on est en train de créer aujourd'hui, et qui tente de nous faire comprendre que l'on peut encore changer les choses, si on se bouge un peu ! Le jeu ALE, c'est notre demain si on ne fait rien. Sauf que nous, on n'aura pas des super pouvoirs pour changer les choses. Nous, on ne pourra pas demander à Léa de sauvegarder notre partie. Et nous, on ne pourra pas faire reset pour tout recommencer...


mardi 12 juin 2018

Josey Kowalsky


Merci à Taurnada Éditions.

J’ai lu des avis divers sur ce titre de Mehdy Brunet. D’aucuns disaient qu’il était excellent, palpitant ; d’autres, plus proches de moi, me disaient avoir été déçues. Je pense que ces dernières en attendaient trop de ce texte, que j’ai pour ma part beaucoup aimé. Il faut dire que j’ai lu le résumé il y a très longtemps et qu’il patientait dans ma liseuse, depuis un moment, attendant le bon moment pour être lu. Comme quoi cela paie d’attendre !

Dès le prologue, le ton est donné. Je m’attendais à une histoire un peu moins vengeresse, et un peu plus « du bon côté de la barrière », mais finalement c’est une très bonne chose, car c’est original. Seul souci, nous savons dès la première page que la femme et la fille de Josey n’ont pas survécu à leurs ravisseurs – et ne me parlez pas du résumé, je les oublie systématiquement après avoir pensé « je veux lire ce livre » ! Par chance, nous ne savons pas comment elles sont mortes. Pas encore.

Mais nous le savons très vite, car Sans raison... se dévore. J’ai tourné les pages tellement vite que j’ai fini ce roman bien plus rapidement que je l’avais imaginé. Entre action, rebondissements, vidéos sordides et la vengeance du clan Kowalsky, on n’a pas de quoi s’ennuyer. Les personnages sont à peu près justes, et j’ai trouvé Josey assez convaincant dans son rôle de père/époux vengeur, même s’il était par moment très peu réfléchi et assez brut. Mettons ça sur son choc post-traumatique. Et comme son père est, lui, plus sensible et sensé, du coup cela contre-balance un peu.

Par contre, côté suspense, on n’est pas encore trop servi. On apprenait les choses un peu trop rapidement à mon goût, hormis pour la raison de ce massacre. Celle-ci n’arrive que très tard, dans l’épilogue. Par contre, elle est peu développée, car en quelques pages toutes les informations nous sont divulguées de manière assez brute… et sur le coup j’ai eu une réaction tellement bizarre : « tout ça pour ça ? ». Ce n’était pas vraiment de la déception, mais avec ce qu’il s’est passé dans ce roman, je m’attendais à quelque chose de bien plus énorme !

Néanmoins, hormis ce petit bémol sur l’épilogue, j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire, qui m’a apporté un peu d’air frais dans une période de lecture de thrillers assez… chaotique. Une histoire que je recommande vraiment, et qui en plus se lit vite !


Merci à Taurnada Éditions.

Je ne devais pas avoir les yeux en face des trous à la lecture du résumé. Je n'avais absolument pas réalisé que l'on parlait des personnages de Sans raison, que ce texte était une suite à ce livre que j'avais beaucoup aimé. Du coup, en commençant ma lecture, je m'interrogeais. Je me disais que je connaissais ces noms, ces attitudes, de quoi parlait l'auteur. Et ça a fait tilt ! Je retrouvais Kowalski et Ackerman. Quelle bonne nouvelle !

Comme pour le premier tome, on entre directement dans le vif du sujet, et l'histoire est un peu différente, plus classique. Bien sûr, on a besoin de Kowalski car c'est une quête perdue, mais cette fois on espère que l'issue sera un peu moins noire. Car Ackerman l'a contacté pour retrouver son frère jumeau, qui a vraisemblablement été kidnappé.

Entre torture et mystères, ce tome nous en fait voir de toutes les couleurs, pour notre plus grand plaisir. Tantôt sombre, tantôt amusant, il met en avant la relation d'amitié naissante du flic et du fugitif, qui apprennent à se connaître et à s'apprécier un peu plus, lors de cette course effrénée pour la vie.

Le style est similaire au tome 1, mais agrémenté d'un peu plus d'expérience, toutefois en ai-je l'impression. Je n'ai pas vu de fausses notes, et si dans le premier tome, j'avais été un peu déçue par la finalité, ici je suis plutôt très contente. Une chose en particulier était évidente, mais j'ai quand même douté à un moment, et c'est bon signe, c'est que l'auteur brouille mieux les pistes. Et ça me plaît ! Du coup, je n'ai qu'une chose à ajouter : à quand la suite ?


mercredi 6 juin 2018

Everything, everything


J'ai entendu parler du film bien avant le livre, et j'en ai entendu beaucoup de bien, mais sans pour autant savoir de quoi il s'agissait. Alors, évidemment, cela m'a donné envie de découvrir le roman (oui, pas le film) : quand je l'ai trouvé à la bibliothèque, je l'ai donc emprunté sans réfléchir et, surtout, sans lire le résumé.

Je ne savais pas du tout de quoi ça allait parler, et je ne savais pas si c'était mon genre de lecture. Je partais dans l'inconnu total, et les premières pages m'ont tout de suite rassurée. D'abord, car elles étaient atypiques. Des schémas, des pages de cahier sont présentés, histoire de nous rapprocher tout de suite de Maddy. Elle est atteinte de la maladie de l'enfant-bulle et ne peut pas sortir de chez elle. On découvre donc son quotidien et sa rencontre avec Olly.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, qui met en place son récit simplement, avec clarté, tout en nous donnant envie, étrangement, de continuer notre lecture. Car au début, peu de choses se passent, et même si on s'y intéresse, il faut attendre la sortie de Maddy pour réellement commencer à être intriguée. À ce moment, j'ai commencé à entrevoir la fin, et j'avançais toujours plus pour savoir si j'avais raison.

Évidemment, c'était gros comme une montagne, et ce texte n'a pas apporté la moindre surprise, mais j'ai aimé la douceur avec laquelle il a été traité, et j'avoue qu'il m'a beaucoup divertie. Quant à la fin, je l'ai trouvée très sympathique, reprenant des détails du début pour bien conclure cette intrigue. Ce fut donc pour moi une jolie découverte.


lundi 4 juin 2018

On m'a dit


Merci à Nats Éditions.

Ce titre fait partie des incontournables. On m'a dit traite du harcèlement scolaire et de la cruauté dont peuvent faire preuve les enfants entre eux. Par des petites phrases toutes simples, l'auteur met en évidence les horreurs qui peuvent être énoncées et les conséquences que cela implique pour les enfants… et ces conséquences peuvent être parfois très lourdes.

Pour un thème fort, il fallait une super illustratrice. La talentueuse Malice Zambaux a su mettre en valeur le texte avec des dessins parlants et très mignons. J'aime énormément le style de cette illustratrice, qui sait donner vie à ses dessins et qui a un coup de crayon particulièrement précis. En bref, voici un jeunesse à côté duquel vous ne devez pas passer !


Merci à Nats Éditions.

Après un premier album touchant et captivant, le duo rempile et nous offre une suite toute aussi impressionnante. Le thème est le même, mais les enfants ont grandi. Et la cruauté est de plus en plus présente. Les adolescents font face à des problèmes toujours plus graves, et les conséquences sont évidemment encore plus désastreuses.

Une nouvelle fois, le thème est bien dépeint avec des mots et des illustrations fortes, et l’on a même parfois les larmes aux yeux face à certaines scènes. En plus, Malice a réalisé un travail absolument fabuleux pour mettre en scène le texte dans toute son horreur, au travers d’illustrations pourtant dessinées avec des couleurs douces… pour mieux nous toucher, sûrement !


samedi 2 juin 2018

Percy Jackson


Mais quel univers merveilleux ! Je ne regrette absolument pas de m'être lancée dans cette lecture ! Des dieux, des mythes, des références à toute la civilisation greco-latine. Que du bonheur ! En plus, il s'agit un peu d'un univers à la Harry Potter, avec un gamin qui découvre ses pouvoirs et un monde magique qu'il ne soupçonnait pas, alors évidemment cela attire notre curiosité.

Cette histoire est réellement magique, et cette quête incroyable. Percy est un enfant hors du commun qui va vivre une histoire absolument abracadabrante, où le courage et la sagesse seront de mise ! Les personnages sont attachants, les dieux ont une personnalité fidèle à leur réputation. Et l'humour est au rendez-vous tout au long de l'histoire.

Petite mention au choix du père de Percy également. C'est un dieu dont on n'entend que peu parler au final dans les livres traitant de mythologie, et pourtant il s'agit d'un de mes préférés ! Bref, je compte me plonger rapidement dans la suite !


Cela faisait longtemps que je voulais lire ce titre ! J’ai découvert Le voleur de foudres il y a des mois, un peu par hasard, et j’avais vraiment été séduite par l’univers de l’auteur. En même temps, avec la mythologie grecque, des créatures fantastiques, un jeune garçon qui se découvre demi-dieu, il fallait s’attendre à ce que j’aime ! Tous les ingrédients étaient en effet réunis.

Du coup, ce tome 2 ne pouvait que me plaire. On reprend l’intrigue un peu plus tard, avant que Percy ne retourne à la colonie. Il a intégré les récents événements, sait qu’il est le fils d’un des plus puissants dieux de l’Olympe, et qu’une prophétie existe à son égard. Maintenant, il ne lui reste plus qu’à en savoir davantage, et éviter les problèmes… Mais ce n’est pas gagné, et le surnaturel est proche de lui. Tellement proche qu’il ne le réalise même pas.

J’avoue avoir été assez surprise par les événements du début. Percy se découvre un allié imprévu, et il reste une sorte de paria à la colonie, ce qui ne facilite pas ses affaires. Mais débrouillard comme il est, il trouve le moyen d’arriver à ses fins… et plonger encore plus dans les ennuis.

Le rythme du texte est très bon. Je n’ai pas vu passer le temps, et j’ai fini le livre bien trop vite à mon goût. Il faut dire qu’on entre particulièrement facilement dans l’histoire, et qu’on n’a pas envie d’en sortir. Ce monde est tellement merveilleux et l’auteur si doué qu’il nous le peint dans notre esprit. Plus que de lire les scènes, on les voit, on les vit !

Percy Jackson, c’est pour les enfants. C’est ce qu’étiquette le côté « jeunesse ». Mais, moi, j’adore, et pourtant je ne suis plus une enfant (du moins, pas physiquement), et j’aime cette saga au point d’aller chercher cette semaine le tome 3 à la bibliothèque. En espérant qu’un gosse ne me l’ait pas chipé avant !


Encore une merveille lecture que voilà ! Je suis indubitablement et inconditionnellement fan de cette saga. Percy Jackson est devenu en l'espace de trois livres mon chouchou de la mythologie. En même temps, il fallait s'en douter : un thème qui me parle, des péripéties qui s'enchaînent, et un humour tellement agréable. Que du bon.

Dans ce troisième tome, la prophétie n'est plus aussi claire. Avec l'arrivée de Thalia, colérique fille de Zeus, les cartes semblent redistribuées. La dynamique Percy/Thalia est explosive, et je me suis demandé plusieurs fois s'ils n'allaient pas finir par se battre, malgré leur respect mutuel. Lequel des deux est celui de la prophétie ? Des doutes sont semés…

Cet épisode était difficile à vivre pour Percy. La disparition d'Annabeth a fait du mal à notre héros, qui veut plus que tout la retrouver, sous la menace des partisans de Cronos, toujours plus nombreux et inquiétants. L'histoire suit son cours, en somme. Facile de rentrer dans le livre, très difficile d'en sortir pourtant, car cet univers est tout simplement magique. Je n'avais pas envie de quitter Percy et ses amis, et je voulais juste continuer à vivre toutes ces péripéties.

Le style est tellement agréable. Simple, pour les enfants, évidemment. Mais peu importe, quand on aime, on ne regarde pas ce genre de chose. En plus, c'est si bon de lire un livre où les adultes ont des millions d'années, car le point de vue est celui d'un enfant. Cet humour me fait toujours sourire.

En bref, encore un tome de Percy Jackson qui m'a plu et m'a permis de m'évader un peu. Au moment où j'écris cette chronique, j'ai déjà lu le tome 4, et je peux vous dire que cela sera aussi explosif… Mais c'est bientôt la fin, et ça, c'est triste...


C’est amusant d’écrire cette chronique, aujourd’hui, alors que j’en suis trois livres plus loin. J’ai fini cette saga, et j’ai commencé la suivante, et pourtant j’ai un souvenir très précis de chacun des romans de cette saga. Percy Jackson, c’est mon chouchou, et je ne parviens pas à trouver quoi que ce soit de négatif. Sauf que c’est bien trop court !

Dans ce tome, j’avais clairement senti comme une énergie supplémentaire. L’auteur commence à nous préparer au grand final. Des petites lueurs de fin apparaissent, et des idées ou des ébauches de plans sont mises en place. On ne comprend pas encore tout, heureusement, mais cela vient petit à petit, et l’on entrevoit que quelques personnages auront une importance non négligeable dans la suite des aventures de Percy.

J’étais particulièrement contente de voir la tournure que prenaient les événements. Tout est arrivé de manière logique, et l’histoire du Labyrinthe m’a vraiment captivée. Car qui dit Labyrinthe dit Dédale, ce qui m’a replongée dans mes cours de civilisation en latin. J’en ai traduit, des textes à ce sujet. Mais je m’égare.

Ce titre de Percy Jackson est ce que j’en attendais. Une bonne suite à la saga, qui m’a apporté des réponses, et encore plus de questions. Les personnages sont toujours aussi attachants, et l’intrigue plus prenante que jamais. Le style de l’auteur est quant à lui égal à lui-même et je me suis tout simplement régalée lors de ma lecture. Une saga tout simplement géniale.


Et voici enfin la fin tant attendue et redoutée de cette saga. Attendue, car évidemment, quand on est lancé dans cette histoire de fou, on veut très vite connaître l’issue du combat. On veut savoir ce qu’il va advenir de Percy et de l’Olympe, on veut découvrir cette Grande Prophétie et voir comment nos Héros vont pouvoir se débrouiller pour survivre. Redoutée, car je ne voulais pas que cela s’arrête. Vraiment pas.

Il faut savoir qu’au moment de ma lecture de ce tome, j’ignorais qu’il y avait une suite à cette saga, et j’étais donc vraiment très triste de quitter mes héros. Le bon côté de cette ignorance était toutefois que je ne savais pas du tout s’il y aurait des survivants ! Dernier tome peut vouloir dire « la mort de tout le monde » ! Ah ah !

Ce tome était particulier. Il allait vite, très vite, et me tuait d’informations. Dans le bon sens, évidemment ! Je n’arrivais pas à respirer tant tout s’enchaînait de plus en plus rapidement. C’était un vrai bonheur à lire. Les personnages que j’aimais le plus ont été mis en avant, le cours des événements était imprévisible, et je me suis pris quelques belles claques, car certaines situations étaient justes surréalistes !

Cette fin était épique. Tout y était, et j’ai passé un moment formidable. J’ai même ressenti une sorte de vide en terminant ma lecture. Je n’arrivais pas à me plonger dans d’autres textes, car j’étais obnubilée par ce que j’avais découvert dans cette histoire. À la fin de ma lecture, les personnages me manquaient, et j’avais hâte de les retrouver… dans Héros de l’Olympe !


lundi 28 mai 2018

La chambre des merveilles


J'ai découvert ce titre sur le blog d'une copinaute, et je suis tombée amoureuse de la couverture. Toutes ces couleurs m'ont donné le sourire et l'envie de découvrir de quoi il s'agissait. En lisant le résumé, ce n'était plus de la félicité qui m'a prise par les sentiments, mais l'idée d'un livre portant sur un drame terrible.

Je me suis dit, tout de suite, que ce livre allait être magnifique, mais aussi très dur, et que je devais absolument le lire. Alors, quand ma bibliothécaire l'a affiché dans les nouveautés, je l'ai réservé immédiatement et ai eu la chance de l'avoir le lendemain. Et le surlendemain, je commençais ma lecture... pour la terminer en moins de vingt-quatre heures.

Ce texte est un énorme coup de coeur. Tantôt triste, tantôt joyeux, je suis passée par toutes les émotions imaginables : j'ai versé une larme, j'ai ri aux éclats, j'étais empressée de connaître le dénouement, vraiment stressée de savoir si oui ou non ça allait se passer, ou encore avec l'envie de faire une pause dans ma lecture après un moment particulièrement agréable, pour rester justement sur cet instant.

Ce texte est dur, mais il se veut tellement plein d'espoir que toute la dureté est effacée pour ne nous laisser que des sensations positives. On vit par procuration les rêves de Louis, et on se plaît à voir les relations entre les personnages, découvrir ces deux générations prêtes à réaliser toutes ces merveilles pour donner envie de vivre.

Même si, à la lecture du résumé, on a l'impression que certains moments seront très difficiles, on ne retient à la fin que la beauté de l'intention, et c'est un peu comme si une multitude de sensations avait explosé en nous pour nous faire du bien. Un peu comme cette couverture avec toutes ces couleurs.

Voilà, ce livre, c'est mon coup de cœur 2018. À tel point que, une fois ce roman terminé, je l'ai acheté, car je n'imaginais plus ma bibliothèque sans lui. Lisez-le, vous ne le regretterez pas !


samedi 26 mai 2018

Alex Dueso


Quelle lecture, quel thème, quelle ambiance ! Alors, avant tout, sachez que je crie au coup de cœur intégral ! Ce livre m’a bluffée, et pourtant j’avais été en quelque sorte prévenue que j’allais m’attaquer à une bombe, mais je pensais qu’elle serait artisanale, et non nucléaire. Un roman incroyable qu’il faut absolument lire.

Pourquoi ? Deux raisons : la première, c’est parce qu’il est vrai. Il se passe en France, avec des flics qui doivent subir la pression d’en haut pour obtenir des résultats, la pression d’en bas car ils doivent supporter leurs enquêtes et le côté humain de celles-ci, la pression d’à côté avec des journalistes qui veulent tout savoir sur tout de leur activité, et qui en plus doivent aussi gérer leurs propres problèmes personnels. Avec tout ça, ils ont de quoi faire, les pauvres.

Ce titre m’avait été décrit comme « sans filtre ». C’est exactement ça. On observe la police dans ce qu’il y a de plus terrible. Même si cette division ne s’occupant que de crimes sexuels n’existe pas en France, on ressent quand même ce côté réaliste qui nous frappe de plein fouet et qui nous fait aimer ces flics qui donnent tout leur temps et leur santé pour tenter d’aider un peu quelques personnes, malgré toutes les barrières auxquelles ils doivent faire face.

Les personnages sont vrais, humains et on les plaint. On les comprend, on culpabilise de ne rien pouvoir faire pour les aider, et on les suit en les encourageant dans leurs tâches périlleuses. Je me suis sentie dans ce commissariat, avec eux, à investiguer pendant ces longs mois d’enquête vaine et hasardeuse.

La seconde raison qui doit vous pousser à lire ce livre, c’est qu’il est original. Il vous propose une enquête de viols pas comme les autres, où les victimes sont des hommes, et qui sont apparemment choisis au hasard. Rien que pour avoir osé nous proposer cette thématique, l’auteur mérite d’être lue ! Elle sort en effet des sentiers battus et nous offre une histoire inédite, originale, avec des personnages qui ont une personnalité, des secrets, des envies, des désespoirs.

Cette lecture, je m’en souviendrai longtemps. Elle n’est pas banale, et je comprends que toutes les chroniques que j’ai lues jusqu’à présent aient été aussi positives et enthousiastes. Je rejoins le lot et j’espère que vous déciderez de lire cette merveille aussi !


Quelle surprise ! J'ignorais, avant de découvrir le résumé du nouveau roman de Louise Mey, qu'elle avait prévu de faire une suite aux Ravagé(e)s. Ce fut donc une excellente surprise, car je savais que ça allait me plaire de replonger dans cet univers réaliste et très pessimiste.

Souvenez-vous, j'avais eu un coup de cœur pour le premier tome, car j'avais aimé cette atmosphère réellement particulière et l'inventivité dont avait fait preuve l'auteur pour nous scotcher à notre lecture. Cette fois, j'ai eu cette même ambiance, qui m'a un peu désarçonnée : il faut le faire, pour lire et surtout aimer du très pessimiste, on ressent vraiment tous les personnages à fleur de peau. C'est très spécial, hein !

Mais cela me donne l'impression que c'est la vraie vie, que l'auteur ne cherche pas à nous embrouiller ou nous arnaquer. Elle nous livre sa plume, ses émotions, et nous fait rentrer dans son récit, je dirai presque de manière très intime. Et retrouver Alex, dans cet état, m'a fait plaisir, mais m'a également rendue triste pour elle. Quelle vie !

L'histoire, quant à elle, m'a bien plu. Je ne vais pas mentir, sur le début du texte, je ne voyais pas trop où on allait. En effet, l'auteur relate le quotidien de la brigade, alors évidemment on a droit à tout un tas d'affaires sordides. Les flics ne se contentent pas de travailler sur un cas à la fois, car les criminels n'attendent pas qu'on ait fini une enquête pour commettre leurs méfaits... Cela ajoute au réalisme et nous donne la mesure de l'horreur que peuvent vivre ces policiers qui ne lâchent rien et tentent de faire au mieux avec pas grand-chose.

L'histoire est solide et est teintée d'un peu d'espoir. On se dit que de résoudre un cas de plus permet de se faire du bien et de se dire que parfois les choses peuvent s'améliorer un peu. Et cette fois, cette affaire permettait vraiment de se le dire, car il s'agissait de harcèlement. Au début, pas d'agression. Alors, peut-être que, cette fois, cela se passerait mieux... Détrompez-vous, cela va de mal en pis, et la fin m'a juste laissée comme deux ronds de flan. Je comprends la réaction d'Alex, vraiment !

En bref, c'est encore une fois un roman que j'ai adoré. Cette atmosphère me plaît énormément, et j'espère que l'auteur se décidera à faire de nouveaux tomes concernant cette brigade bien particulière. Pas trop souvent pour ne pas nous démoraliser trop... mais vite quand même, hein !


jeudi 24 mai 2018

Chroniques d'un Saint Exorciste


Merci à Dana B. Chalys.

À la lecture du résumé, je n'ai pas hésité une seule seconde : je devais le lire. Fan d'ésotérique, je peux difficilement laisser passer des titres comme ceux-là sans m'y arrêter, car je sais que je vais adorer. Des mystères, des démons, des anges… peu importe la thématique traitée par l'auteur, j'y trouverai mon compte. Et puis en plus, ça se passe à Toulouse, quoi !

Cette fois n'a pas fait exception. J'ai beaucoup apprécié l'histoire mise en place. Elle était très bien amenée, pleine de mystères dès le début, et j'avais tout simplement envie d'en savoir toujours plus, si bien que ma lecture a été très rapide. Peut-être trop, car j'aurais aimé en profiter plus, mais c'est une autre affaire.

Les titres de chapitre concernant Donna m'ont beaucoup amusée, car ils me mettaient en condition quant à son état d'esprit. Au moins, le ton était donné, et de son côté, c'était plutôt léger et drôle au début. Cela permettait de créer un contraste avec la noirceur des chapitres concernant Nathan, plus graves, car les événements sont aussi plus délicats.

Et vers la moitié, tout change. Tout s'accélère avec la rencontre des personnages clefs, et avec la révélation, des péripéties plus intenses pointent le bout de leur nez. Mais là, ma lecture s'est accéléré, et en un rien de temps, c'était hélas terminé. Trop court, vraiment trop court. Heureusement, c'est un tome 1. Donc il y a une suite !

J'ai trouvé ce tome bien équilibré. On avait juste ce qu'il fallait de noirceur, d'humour, de mystères, de peur, d'amitié pour me combler et me garder captivée du début à la fin du roman. Un ou deux petits indices ont d'ailleurs été casés vers la fin afin de nous donner envie de continuer la saga : et donc… à quand la suite ?


Merci à Dana B. Chalys.

J'attendais avec énormément d'impatience cette suite des Chroniques d'un Saint Exorciste : le tome 1 était tout à fait à mon goût, plein d'ésotérisme, d'humour et de rebondissement. Je ne pouvais pas laisser les personnages vaquer à leurs occupations en ignorant ce qu'ils allaient faire !

Ce second tome est aussi bon que le premier. Il rentre toutefois un peu plus vite dans le vif du sujet, vu qu'il s'agit d'une suite et que l'on connaît déjà le contexte de l'histoire et les personnages. Même s'il s'agit d'une autre intrigue, liée tout de même à la précédente, on n'a pas besoin de rappels. D'ailleurs, cette intrigue était vraiment intéressante, je me demandais vraiment comment Nathan allait pouvoir gérer tout ça.

Cette fois, l'histoire était plutôt centrée sur Nathan et Michaël, ce qui a donné lieu à quelques scènes sympas (je n'en dirai pas plus !), et j'ai beaucoup aimé ces passages, tout en émotion car l'un et l'autre étaient tellement gênés d'être ensemble ! Pourtant, à la lecture, je les trouvais bien assortis, limite mignons tant ils étaient embarrassés !

On retrouvait aussi les autres personnages qui me plaisaient bien : Donna, Dylan, Tit... mais hélas pas assez ! Pourtant, les quelques rares passages avec Nathan et Donna étaient tellement beaux. Cette fille dégage quelque chose de tellement positif que j'aurais aimé la voir plus souvent. Et la fin ne me laisse pas présager de plus gros moments avec elle...

En bref, ce fut encore un bon moment en compagnie de Nathan et la petite bande, portés par la plume très  fluide et agréable de Dana B. Chalys. Vivement la suite !


Merci à Dana B. Chalys.

Ce dernier tome, je l'attendais avec une très grande impatience. Cette saga est juste géniale, et je me suis régalée du début à la fin. Ce fut, pour moi, la découverte d'une auteur qui a plume très belle et une imagination débordante. Elle maîtrise l'ésotérisme et le présente d'une façon qui me plaît.

Ce tome va dans la continuité des précédents, et l'on ne peut que ressortir satisfait de notre lecture. Pourtant, j'avais une appréhension, car à la fin du tome 2, j'avais cette fâcheuse impression que, peut-être, nous ne reverrions pas tous les personnages. Au final, j'ai eu tort, et c'est vraiment tant mieux.

Retrouver Nathan a fait du bien, même s'il est très maltraité dans ce dernier volume. Tellement que je trouvais ça abusé : l'auteur est une grande sadique ! Vraiment ! Mais, oui, ça fait du bien. Les autres personnages ne sont pas en reste et vont prendre part à cette nouvelle aventure, pour l'aider et lui montrer qu'il n'est pas seul.

Les relations entre les personnages se renforcent, et certaines personnalités s'affirment un peu plus, ce qui nous permet de conclure correctement cette histoire de leur point de vue. Quant à l'histoire, sa fin ouverte permet de laisser entrevoir de nouvelles aventures hors écran, et j'aime bien l'idée d'imaginer que tout continue. En bref, une saga géniale, mais qui va quand même sacrément me manquer maintenant !


T1 » Kindle 2.99 € – Broché 13 €
T2 » Kindle 2.99 € – Broché 13 €
T3 » À paraître

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