jeudi 22 août 2019

Effacée

Cela faisait très longtemps que j’avais repéré ce livre, au travers des chroniques de copinautes ou tout simplement en librairie. Et finalement, c’est sur recommandation que je me suis finalement décidée à le lire. Je ne regrette absolument pas.

Cette histoire a tout. Elle est originale, nous apporte du suspens, des tremblements, de la peur, de la joie, de la tristesse. Tout part d’une bonne intention. Les criminels âgés de moins de seize ans, plutôt que d’être emprisonnés dans une prison, ont une nouvelle chance : ils sont effacés. À savoir qu’on leur ôte tout : leur passé, leurs souvenirs, leur personnalité. Ils deviennent des poupées malléables à souhait, incapables de se défendre ou d’attaquer.

Mais on découvre très vite les dérives d’une telle utopie. Le gouvernement semble prendre beaucoup de liberté vis-à-vis de ces Effacés, et certains ne le sont peut-être pas pour de bonnes raisons. Bref, c’est une trame machiavélique qui est mise en place, et je n’ai pas pu lâcher mon bouquin, tellement je me suis sentie portée par ce roman.

J’ai tremblé pour Kyla, la pauvre Kyla qui est complètement perdue, et déboussolée. J’ai remercié sa nouvelle maman de si bien prendre soin d’elle, j’ai détesté Ben pour avoir osé n’en faire qu’à sa tête... alors qu’il n’est même pas responsable, c’est cet Effacement qui l’a rendu si peu lucide.

L’histoire est super, et le style est accrocheur. Je n’attends qu’une seule chose, maintenant : une suite à la hauteur de ce premier tome. J’attends beaucoup de la suite, tant au niveau de l’histoire que des personnages. Car après ça, il me faut quelque chose d’hallucinant. Une bombe nucléaire, rien de moins !


Merci aux Éditions La Martinière J. Fiction.

Il y a une semaine, j’étais un peu terrifiée à l’idée de commencer cette lecture. J’avais adoré le premier tome et j’attendais pour la suite rien de moins qu’une bombe atomique. Et pourtant, j’ai eu un trou de mémoire comme jamais quant à la fin du tome 1. Je me souvenais avoir été sur les nerfs d’avoir terminé ce tome, car cela s’arrêtait de manière trop insupportable. Un choc traumatique, qui sait ?! Du coup, j’ai survolé à nouveau le tome 1 et ai relu bien comme il faut les derniers chapitres pour tout me remettre en tête... Et je me suis rappelée pourquoi j’attendais tant la suite !

Du coup, cette fois, j’étais heureuse de pouvoir continuer ma lecture en enchaînant sur ce très bon tome 2. L’histoire reprend exactement où on l’a laissée, et Kyla a du souci à se faire. Sa mémoire revient par bribes toujours plus importantes et elle se retrouve dans une situation problématique, avec Wayne, son agresseur agressé, qui a survécu à l’attaque de la jeune fille, mais aussi avec Nico, qui se rapproche indéniablement d’elle.

De nouveaux personnages ponctuent cette suite, comme Nico, et d’autres réapparaissent alors qu’on ne pensait pas les revoir de sitôt. Toutefois, certaines personnes sont un peu en retrait, comme la nouvelle mère de Kyla, qui est un peu délaissée au début de ce tome, et c’est bien dommage, car son histoire est particulièrement intéressante. Mais dans l’ensemble, tous les personnages sont travaillés avec soin, et on ressent énormément de choses en leur compagnie : chaque scène avec Nico me mettait mal à l’aise et dans le doute, car j’ignorais si Kyla pouvait lui faire confiance ou non, par exemple. Un vrai gros malaise, comme si je voulais rentrer dans l’histoire et lui dire de se sauver ! Cela m’est arrivé plusieurs fois lors de ma lecture quand même !

Quant à l’intrigue ! Qu’est-ce qu’elle était palpitante ! Je n’ai pas su lâcher l’affaire, tellement j’étais plongée dans le roman. J’avais l’impression de vivre l’histoire aux côtés de Kyla, et j’avais envie de l’épauler dans les moments difficiles. L’auteur et la fluidité de ses propos m’ont réellement embarquée et je suis étonnée de voir, maintenant que le livre est terminé, à quel point cette lecture me manque déjà...

En bref, je souhaitais une bombe atomique. J’ai eu une bombe nucléaire. Pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais je ne suis pas déçue pour autant, car elle a été aussi efficace : elle a tout dévasté sur son passage !


Un petit mot sur ce titre que j'ai beaucoup aimé. En fait, il s'agit même d'une saga que j'ai beaucoup aimée. Elle était sans prétention et nous proposait un monde simple, mais dans lequel personne n'aurait aimé vivre (en tout cas pas moi) : un monde dans lequel les jeunes peuvent se retrouver « effacés », selon l’excuse qu’ils étaient des délinquants, qu’ils avaient commis des délits. Mais finalement, tous n’étaient pas coupables de quoi que ce soit.

Dans ce troisième tome, notre héroïne effacée découvre son passé. Elle retrouve sa mère, se souvient de son père. Réalise que rien n’est finalement comme elle se l’était imaginé, et que sa vie d’avant est aussi compliquée que sa vie actuelle. Rien n’est laissé au hasard dans ce titre, et c’est ce que j’aime. Kyla est prise dans ses sentiments et doit se résoudre à oublier son ancienne nouvelle vie (oui, il faut suivre), et sa mère adoptive qu’elle adore, au profit d’une nouvelle ancienne vie dont elle ne sait pas si elle peut lui convenir. La jeune fille est à fleur de peau, et on la comprend tout à fait.

Le rythme du récit m’a plu. Il n’a jamais été trop mélodramatique, et pourtant, il appuie sur les sentiments de Kyla, pour nous montrer la complexité de la situation. Et en même temps, l’histoire avance. On découvre que les Effacés sont plus nombreux que ce que l’on pensait, et les secrets sont toujours plus terribles au fur et à mesure que l’on poursuit notre lecture.

J’ai aimé ce titre, qui m’a fait voyager dans l’univers de l’auteur et découvrir une saga qui se conclut réellement parfaitement ici. Pas de chichi ou de fin rocambolesque. Juste une conclusion honnête, dans la lignée du texte, et qui permet d’achever ce texte en ayant ce sentiment d’avoir découvert une belle histoire.
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mardi 20 août 2019

Nekromantia

Merci à CKR Éditions.

Ce titre est court, très court... trop court ! Cela a un avantage certain : le lecteur est tout de suite plongé dans l'histoire. Mais à peine est-on confortablement installé, à peine a-t-on enfin réussi à imbriquer les différents éléments entre eux, que le récit est déjà terminé. Du coup, à la fin de ma lecture, je suis frustrée.

Frustrée, car ce texte est bon. En une trentaine de pages, l'auteur a réussi à me faire plonger dans son univers, malgré les petits moments de doute que j'avais, et ma désorientation. Où suis-je, quel est ce monde, qui sont ces personnages, qui vais-je suivre, pourquoi fait-elle cela, qui est le gentil, où est le mal ? Autant de questions qui n'obtiendront pas toutes des réponses, mais qui permettent de rester accrochée à l'histoire, car, mine de rien, je voulais savoir !

Une chose est sûre, ce texte est de la fantasy pure. On y retrouve très vite tous les codes, et cela nous permet d'apprécier le texte : il suffit de voir venir, et d'apprendre en observant les personnages. Pour ces derniers, par contre, je n'ai pas encore d'avis. Difficile de juger de leur personnalité en si peu de pages, mais je vais vite replonger dans l'univers avec la suite : peut-être aurais-je plus à vous en dire à ce moment.

En attendant, je vous conseille de vous lancer dans cette aventure ! Je n'en ai eu qu'un aperçu avec cette courte mise en bouche, mais je la sens bien, cette histoire !


Merci à CKR Éditions.

Après avoir beaucoup aimé le premier épisode, Le bouclier magique, c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis lancée dans la lecture de ce second tome. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce nouveau texte est aussi obscur, sinon plus, que le premier. Une nouvelle fois, je me suis un peu perdue dans cet univers, tentant de découvrir qui pouvait bien être cette Fareylia et si elle était du « bon côté » ou non. Enfin, si tenté que l’on puisse appeler ça comme ça, car j'ai l'impression que dans ce texte, selon les points de vue, tout peut changer.

C’est donc une nouvelle fois un récit introductif du monde de l’auteur que j’ai découvert. Certes, j’ai apprécié, mais j’avoue attendre avec impatience qu’il y ait un peu d’actions et que cela commence pour de bon. J’aime qu’on me présente les personnages, mais j’ai besoin de me situer dans le texte, d’avoir des petits indices sur ce qu’il va advenir dans le futur immédiat et vers quoi l’histoire tend.

Des indices sont pourtant positionnés, mais là je suis toujours dans le flou. Une bonne méthode pour me rendre curieuse et m’intriguer, mais ma patience va finir par avoir des limites face à tout ce cruel teasing, alors j’attends maintenant avec grande impatience que l’épisode 3 me parvienne, pour pouvoir me plonger dans ce qu’il promet : le vrai début de cette aventure, qui promet d’être intéressante !


Merci à CKR Éditions.

Après avoir bien aimé les épisodes 1 et 2, voilà que j’enchaîne avec l’épisode 3. Rappelez-vous, je disais à la fin du 2 que j’attendais impatiemment le réel début de l’intrigue. Que cela bouge enfin, que l’on sache un peu où l’histoire va. Eh bien, c’est enfin le cas ! Ce n’est bien évidemment pas un début en fanfare avec d’énormes intrigues, car, dans un format court, c’est impossible, mais l’on voit que les choses commencent à bouger petit à petit.

L’intrigue se met peu à peu en place, les personnages commencent à former des alliances, plus ou moins voulues. On s’y retrouve mieux au niveau de l’histoire, car le jour se fait sur cet univers bien particulier, et l’on rentre de plus en plus facilement dans le récit à mesure que les épisodes s’enchaînent.

Il n’y a pas à dire, ce monde est addictif, et l’on se demande toujours ce que le prochain épisode nous réserve. Mais à peine a-t-on le temps de s’installer confortablement que l’on doit déjà quitter nos héros. Il est juste dommage que les épisodes soient si courts, car on aimerait rester un peu plus longtemps là-bas…

Merci à CKR Éditions.

Ce que j’aime avec les petites séries de ce genre, c’est que les épisodes sont généralement assez courts et donc particulièrement intenses. C’était encore une fois le cas, et pendant une cinquantaine de pages, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Fareylia et Mylvera se retrouvent à Centoria, où elles doivent continuer leur périple, et les choses ne tournent pas en leur faveur.

Dans cet épisode, nous apprenons à mieux connaître les personnages et leur tempérament. La dynamique entre elles est d’ailleurs vraiment agréable, leur antipathie resurgissant rapidement… et s’éteignant dès qu’un problème survient. D’ailleurs, le final de cet épisode était particulièrement terrible et a fortement attisé ma curiosité !

Le seul problème, finalement, à cette série est la reprise. Lorsqu’on a les épisodes de manière ponctuelle, on ne peut pas profiter d’une lecture continue qui nous permettrait de rester dans l’histoire. Là, on doit quitter le monde sur un cliffhanger, et reprendre dans le vif de l’action, ce qui est parfois compliqué car on oublie forcément un peu les dernières scènes. Un petit résumé rapide de l’action en cours pourrait aider parfois. Mais dans l’ensemble, cette saga se lit toujours aussi bien !


Merci à CKR Éditions.

Je pense que je dois un peu commencer à me lasser des petits épisodes. J’ai quand même complètement oublié cette lecture, ce qui doit donc vouloir dire que je n’étais aussi terrorisée que je le pensais par la fin de l’épisode précédent. D’ailleurs, maintenant que je me suis souvenu, avec près de trois mois de retard, que je devais lire ce titre, j’avoue que mes souvenirs étaient particulièrement troubles. Il a fallu que j’aille jeter un coup d’œil à l’épisode précédent.

Heureusement, ce titre est pas mal. J’ai bien aimé l’évolution des deux héroïnes, et les petites choses que l’on apprend sur elles. Elles changent, apprennent à se connaître, et, qui sait, peut-être à un peu plus se respecter. Mais ma lecture est tellement hachée que j’avais oublié des petits détails qui avaient pourtant été indiqués dans les premiers épisodes, et qu’il m’a fallu me les remettre en tête. Ensuite, les choses ont repris leur sens, c'était un peu mieux. Jusqu’au prochain…

J’avoue ne pas avoir grand-chose à dire de plus sur ce titre. Cet épisode est dans la continuité de l’histoire, les personnages évoluent par petite touche, et l’intrigue prend de plus en plus de sens. Le style est toujours le même, quant à lui, toujours aussi fluide et agréable.

Le seul problème est finalement le découpage de la lecture. À l’avenir, je demanderai à pouvoir tout lire d’une traite. À bientôt, du coup, pour un nouvel épisode !
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dimanche 18 août 2019

Helia Meldyn

Chose promise, chose due. Cela faisait un moment que je m'étais jurée de lire cette Hina Corel, et c'est enfin chose faite ! Et je ne regrette absolument pas, tant j'ai aimé ce monde fantastique !

Ce livre s'inscrit dans un registre de belle fantasy. Il s'agit d'un monde différent du nôtre, qu'il nous faut apprendre et appréhender en même temps que l'héroïne, Helia, qui, au début du roman, ne sait même pas que la magie existe. Un monde de fantasy dont les personnages ne savent pas cela, c'est possible ? En général, non. Mais dans ce livre, oui ! Car la magie a disparu depuis longtemps, et seuls quelques résidus s'y sont éparpillés.

Ainsi, le lecteur n'est pas dépaysé et peut s'immiscer dans ce monde particulier par petites touches. Cela change des romans de fantasy où l'on est perdu dès les premières lignes car on ne comprend pas le monde dans lequel on est projeté. Un joli tour de main de l'auteur, qui du coup, nous démontre dès le départ qu'elle a de la suite dans les idées et sait être originale.

De fait, l'immersion dans le livre se fait de manière très agréable et très simple. On s'attache à l'héroïne, Helia, dont le père est enlevé devant ses yeux et qui se retrouve embarquée dans une histoire époustouflante au moment même où elle met ce collier étrange qu'elle a trouvé étant plus jeune. Ce collier magique est en effet très convoité, et elle ne peut l'ôter sans y laisser la vie.

Repérée par l'organisation des Tueurs Écarlates, Helia se retrouve alors emmenée dans une école spéciale, qui doit lui apprendre à se défendre. Je ne mentirai pas en disant que je n'ai pas immédiatement pensé à Harry Potter à ce moment. Ce livre est truffé de petite référence à l'œuvre, mais s'en éloigne en même temps énormément. Toutefois, l'atmosphère reste la même, et le principe des indices disséminés dans les différents chapitres est ici aussi utilisé.

Il est évident que cette saga nous réserve énormément de surprises, et je suis déjà en train de me triturer le cerveau pour comprendre où Hina Corel compte nous emmener par la suite. Sa plume simple et efficace est vraiment un enchantement, et j'ai été très triste de terminer ce tome, tant j'aime lire ses textes. Vivement la suite !


Merci à Nats Éditions.

J'ai adoré le tome 1. Je m'étais retrouvée dans un monde de magie sans magie, avec un petit air de Harry Potter qui m'avait énormément plu. Alors, ce tome 2, je l'attendais avec beaucoup d'impatience.

J'attendais surtout l'auteur sur la magie et sur l'inventivité qu'elle allait donner à cette suite. Il faut maintenir le suspense et le mystère, tout en nous apportant suffisamment de nouveauté pour nous garder sous le coup de l'émotion lors de notre lecture. Au final, moins de magie selon moi, mais sacrément plus d'actions ! Du coup, même si j'aurais aimé en avoir plus sur la magie et sur les dimensions – car l'auteur nous taquine ici pour nous en cacher un maximum –, j'avoue que le rythme de ce tome était saccadé au point que l'on ne pouvait que difficilement lâcher l'histoire.

Côté inventivité par contre, je suis conquise. Hina Corel sait toujours inventer ce qu'il faut pour capter notre attention et nous retenir avec elle. Elle lance ses petits indices, et on les attrape au vol pour tenter de comprendre ce que nous ne pouvons pas comprendre. Quand je disais qu'elle était une magicienne !

Par contre, j'aurais aimé voir un peu plus Jildan... C'est un personnage que j'avais beaucoup apprécié dans le tome 1, et je trouve que certaines choses de ce premier tome sont bien vite oubliées... Ceci me désole un peu car cela crée une petite cassure dans la continuité des aventures de Helia. Je pense que l'auteur ne les a pas oubliés et que tous ces petits détails reparaîtront dans la suite, mais tout de même... cela manque.

Enfin, concernant le style : toujours aussi entraînant et agréable. La plume de l'auteur glisse et nous emmène dans des réflexions très opportunes quant à ce monde magique. Encore une fois, c'est une réussite !
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vendredi 16 août 2019

La saga des initiés

Merci à Jesse Jay.

Je vais être franche tout de suite : je n’ai pas adhéré à ce titre. Je l’ai lu très vite, il y a près de deux semaines, et aujourd’hui, en écrivant ma chronique, je me rends compte qu’il ne m’a pas marquée. Je ne me souviens plus du nom des personnages (sauf Jesse, car évidemment, il s’appelle comme l’auteur, donc…), et je ne me souviens que très peu des scènes en particulier. Seuls me restent le déroulement global de l’histoire et l’impression que m’avait donnée le titre.

C’est bien dommage, honnêtement. Car le résumé m’avait intriguée, et j’espérais vraiment être scotchée, surprise, que l’auteur arrive à me démontrer de manière non équivoque qu’il a raison, que rien n’arrive par hasard dans son histoire. Mais il ne m’a rien prouvé, car l’enchaînement des faits restait banal. Et pire, je dirais même que, pour moi, le hasard avait sa place dans l’histoire.

J’ai observé au début les personnages sur des scènes de la vie de tous les jours. Pas de grandiloquence, juste des moments simples, qui se suivaient logiquement. Des petites péripéties arrivaient pour ponctuer tout ça, mais cela restait relativement simple, et je ne comprends toujours pas ce que l’auteur voulait démontrer dans son avant-propos. Pour moi, le hasard reste présent en tout.

J’ai peut-être un esprit trop fermé, ou peut-être l’ai-je lu au mauvais moment. Toujours est-il que je n’ai pas su rentrer dedans, et que le style de l’auteur ne m’a pas touchée. Ceci est bien sûr un avis tout à fait personnel, et donc subjectif, et je suis sûre que certains y trouveront plus leur compte que moi. Mais, pour ma part, je ne pense pas continuer la série.
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mercredi 14 août 2019

La saga sélène

Merci à Anyway Éditions.

Lorsque j’ai eu ce titre en main, j’étais très contente. Il me permettait de découvrir une nouvelle maison d’édition, ce qui est toujours un moment un peu particulier : il s’agit tout de même du premier contact avec la ligne éditoriale – comprendre : l’univers – de la ME. Alors, forcément, ça passe ou ça casse. Malheureusement, mon avis est un peu mitigé sur ce titre en particulier, qui ne me permet pas de juger la maison. Et heureusement !

Il y a du bon et du moins bon dans ce roman. Commençons donc par le bon : le contexte du récit. Bien que des guerres spatiales aient déjà été vues et revues dans bon nombre de textes de science-fiction, j’ai trouvé ici que l’originalité était de mise. La guerre est liée au manque d’eau sur Terre (quoi ?! la planète bleue manque d’eau ?) et oppose les terriens aux sélènes, ex-terriens ayant investi la Lune.

La base était bonne, et l’auteur a su l’agrémenter de détails d’un réalisme intéressant, explorant chaque détail afin de nous prouver quasi-scientifiquement que son univers aurait pu exister dans la vraie vie. J’aime beaucoup cet aspect, car il tend à nous faire plonger dans l’histoire et doit nous intriguer. Ce fut le cas, et j’aurais complètement adhéré au roman s’il n’y avait pas eu ces deux petites choses qui m’ont fait tiquer…

Tout d’abord, le style. J’avoue que je ne suis pas très fan des gros paragraphes sans retour à la ligne, qui, outre le fait de n’être pas aérés, me donnent l’impression qu’il y a un manque de structure dans la réflexion du narrateur. Les paragraphes ne sont pas là pour faire jolis : une phrase, une idée. Un paragraphe, un ensemble d’idées représentant un concept. Un chapitre, un ensemble de concepts qui ont un lien entre eux, que ce soit au niveau temporel, ou au niveau des personnages. Là, des paragraphes faisant plus d’une page regroupaient parfois trop d’idées entremêlées, et j’avais tendance à perdre le fil. Aérer permet d’aider le lecteur à comprendre, mais aussi à le garder intéressé.

Ensuite, le problème se pose au niveau des personnages. Je ne me suis pas attachée à eux, car leur présentation m’a semblé un peu impersonnelle. C’est, je pense, un avis tout à fait subjectif correspondant à ma perception des choses, mais j’ai ressenti comme un côté un peu trop factuel m’empêchant de m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Du coup, la fin ne m’a même pas trop perturbée. J’ai terminé ma lecture sans ressentir le besoin de lire la suite, et c’est dommage car je pense que cette histoire a du potentiel.

En bref, je suis mitigée par cette lecture. Le titre a du potentiel et possède un vrai univers, chargé de détails et doté de réalisme. Mais le côté impersonnel des personnages et de leurs actions, et l’organisation des idées de l’auteur m’ont déroutée et ont un peu entaché ma lecture.
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