dimanche 22 avril 2018

Les Temps d'une vie


Merci à Nats Éditions.

Je suis charmée ! Ce roman est parfait, autant au niveau de l'histoire, de la dynamique, des personnages. Ceux-ci ont tous un caractère bien à eux, bien construit. Aucun n'est superficiel, chaque personnalité est recherchée. D'ailleurs, une petite mention spéciale pour Samuel, qui m'a fait craquer du début à la fin !

La dynamique est aussi très bien mesurée. Chaque chose en son temps, l'histoire ne va jamais trop vite, jamais trop lentement, ce qui fait qu'on ne peut qu'apprécier pleinement ce récit, de la première à la dernière ligne ! Quant à l'histoire en elle-même, elle est excellente ! Kayla en train de retourner dans différentes périodes de son passé pour améliorer son futur, c'était une idée absolument gigantesque ! J'avoue notamment avoir beaucoup apprécié le passage où elle se retrouvait dans son corps âgé de dix ans ! Quelle imagination !

Quant à la fin, je l'ai trouvée très appropriée, laissant entendre à tous que chacun est maître de son destin, qu'il suffit de le vouloir pour y arriver, ou simplement avoir des gens qui vous aiment pour vous donner le petit coup de pouce qu'il faut, au bon moment !


Merci à Nats Éditions.

Il y a quelque temps, je publiai ma chronique concernant Les temps d’une vie, l’histoire de Kayla qui, à coups de voyages dans le temps, tentait de trouver un sens à sa vie et l’améliorer en modifiant les petits détails gênants de son passé. La jeune fille était alors immature et avait, au fil du roman, fait un énorme travail sur elle-même pour mûrir, et devenir une jeune femme respectable, assumant ses choix, ses erreurs, et son passé. La fin des Temps était une clôture tout à fait heureuse pour Kayla et son mari Samuel, mais une ombre planait. Rêve ou réalité ? Le mystère restait entier.

Et c’est cette suite, Voyage en Enfer, qui répond à notre interrogation, somme toute assez rapidement, ne serait-ce que par le titre du roman. L’auteur nous embarque donc dans la suite des aventures de Kayla et Samuel. Plus aucun voyage dans le temps n’est au programme, et l’auteur s’est démenée avec brio pour nous offrir une suite qui n’est pas un copier-coller du premier tome. Les personnages ont évolué, mûri, et sont capables de prendre des décisions particulièrement importantes pour se secourir mutuellement.

L’histoire tient la route et nous offre un panel de nouveaux personnages, que l’on redécouvre un peu mieux, ou dont on fait simplement la connaissance. La famille de Kayla s’agrandit d’un seul coup, et cela n’est pas sans conséquences. Les événements s’enchaînent de manière tout à fait logique, et l’on peut profiter de certains changements de style et de narrateur sur certains passages, de sorte à nous immiscer encore plus dans l’histoire.

Un léger point négatif, tout de même : le rythme de l’histoire est tout à fait correct, jusqu’à ce que j’appellerais « la bataille finale »... vous savez, ce moment où tout se joue, et où le problème est réglé ou accentué ? En général, après ce moment, on s’attend à deux choses : soit cela va très vite, et c’est un retour à la normale pour les personnages, soit cela traîne car d’autres événements arrivent, ou qu’un cliffhanger monstrueux se prépare.

Eh bien là, ça a juste traîné. Non pas que je n’aime pas ce qu’il se soit passé dans ces cinq chapitres finaux, mais je pense que la fin est un peu moins bien équilibrée au point de vue quantité que le reste du récit. Mais cela n'enlève rien au fait que ce roman est très bon, et j’ai hâte de lire à nouveau l’auteur ! Peut-être dans un autre genre, qui sait ?


Merci à Nats Éditions.

Afin de continuer à rester dans l’univers des Temps d’une vie, Enel Tismaé nous propose un recueil de quatre nouvelles mettant en scène des personnages de la saga. Certaines de ces nouvelles ont été sorties dans l’édition collector du tome 2 et sont donc déjà connues. Mais il y en a aussi une inédite.

Je ne vais pas chroniquer chaque nouvelle, mais parler du recueil dans son ensemble très rapidement : je l’ai trouvé vraiment sympathique. L’auteur nous permet de découvrir plusieurs personnages sous un jour différent, et cela nous permet d’approfondir un peu le monde de l’auteur.

J’avoue avoir une préférence pour deux nouvelles en particulier. Un voleur sur l’Atlantide, d’une part, et Quand la vérité est dévoilée, d’autre part, qui mettent en scène respectivement Poséidon et Samantha. Avec ces deux nouvelles, on sent le potentiel pour d’éventuels spin off intéressants. Du coup, c’est une affaire à guetter !


lundi 16 avril 2018

Vents mauvais


Merci aux Éditions Plumes Solidaires.

Lorsque j’ai eu la possibilité de lire ce roman, le premier thriller de cette maison d’édition, j’étais vraiment contente. J’adore les thrillers et les suspenses, car cela permet de se retrouver très vite dans un état de tension incroyable, qui nous donne envie de lire toujours plus pour découvrir ce qu’il va arriver à des personnages qui sont proches de vivre leurs derniers instants (ou pas…).

Au final, je suis ressortie de ma lecture très mitigée et assez déçue. En fait, je pense que ce texte est trop particulier pour être étiqueté thriller. Son côté maritime est très présent (et ne me plaît guère), et je n’ai pas trouvé une once de suspense dans cette histoire.

Les événements sont relatés de manière factuelle et sans réelle empathie pour les personnages. On passe de l’un à l’autre indifféremment, et là où une tension aurait pu être mise en place, on n’a qu’une succession de faits. Pourtant, on a quand même deux sœurs séparées, dont une en danger de mort sur un bateau. N’y avait-il pas moyen de nous faire frissonner un peu plus ?

Pourtant, l’idée générale est sympathique, et le déroulement est somme toute assez logique. Petit à petit, l’enquête avance et se résout au travers des recherches et des découvertes des différents personnages. Mais ce sont les personnages qui ne m’ont pas plu. Ils ne me semblaient pas très crédibles…

Bien sûr, il s’agit de mon avis personnel, et je suis certaine que beaucoup y trouveront leur compte. Simplement, je pense avoir été déçue car j’attendais vraiment une tension psychologique sur ce bateau. Dommage !


samedi 14 avril 2018

On m'a dit


Merci à Nats Éditions.

Ce titre fait partie des incontournables. On m'a dit traite du harcèlement scolaire et de la cruauté dont peuvent faire preuve les enfants entre eux. Par des petites phrases toutes simples, l'auteur met en évidence les horreurs qui peuvent être énoncées et les conséquences que cela implique pour les enfants… et ces conséquences peuvent être parfois très lourdes.

Pour un thème fort, il fallait une super illustratrice. La talentueuse Malice Zambaux a su mettre en valeur le texte avec des dessins parlants et très mignons. J'aime énormément le style de cette illustratrice, qui sait donner vie à ses dessins et qui a un coup de crayon particulièrement précis. En bref, voici un jeunesse à côté duquel vous ne devez pas passer !


jeudi 12 avril 2018

Peur express


J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque en me disant qu’un huis clos dans un train devrait forcément me plaire. Il n’y a rien de pire que s’imaginer un thriller dans un train coincé sur un pont par la neige. Personne ne peut sortir, tous doivent affronter les événements. Eh bien, j’avoue que, au début de ma lecture, j’ai eu quelques craintes.

Le titre se décompose en trois parties. La première contextualise les personnages et leurs situations respectives. Et il y a quand même pas mal de personnages, alors, cette partie fut, pour moi, vraiment longue. Je comprends l’intérêt d’une mise en place, mais, quand c’est trop long, j’ai tendance à vouloir reposer le livre, et cela aurait été dommage, car la partie suivante était déjà plus intéressante : là, les événements mystérieux s’enchaînent, et l’on ne sait plus, à un moment, si on est toujours dans le réalisme ou si on a basculé dans le fantastique.

Les apparitions fantômatiques laissent à penser que tout est devenu complètement fou dans ce train, et on commence peu à peu à frissonner pour certains personnages, tout en en détestant d’autres. Dans cette partie, le rythme va crescendo, tout comme les poussées d’adrénaline. L’auteur part dans de la folie pure pour certains (le coup du cœur, beurk…), et pour d’autres on a juste envie de leur mettre des claques.

Et le train peut à nouveau circuler, mais il reste une dernière partie. J’ai eu peur que l’on retombe dans de la description des personnages comme dans le début. Mais non, il s’agit plutôt d’expliquer les phénomènes de manière… scientifique : un spécialiste commence à s’entretenir avec les personnages, tente de faire des recoupements, essaie de comprendre ce qu’il s’est passé cette nuit, et surtout pourquoi. Les coïncidences sont petit à petit mises en avant, et on entrevoit un fil conducteur.

Étonnamment, c’est cette dernière partie qui m’a le plus plu, car j’ai été passionnée par les explications plus ou moins rationnelles qui ont été offertes. En fait, pour moi, la tension est montée crescendo dans ce titre, et, plus je le lisais, plus j’aimais ce que j’y trouvais. Comme quoi on peut avoir un mauvais début et bien terminer ! Toutefois, je ne me fais pas d’illusions : ce livre est quand même assez spécial, et il y a des chances qu’il ne plaise pas à tout le monde. Il faut qu’il trouve son public.


dimanche 8 avril 2018

Le choix de la Gargouille


Merci à Dana B. Chalys.

Je viens à peine de terminer ma lecture, et c'est donc dans la précipitation et avec beaucoup d'enthousiasme que je vous offre cet avis sur ce livre absolument génial ! En même temps, quand j'ai décidé de le lire, je savais que j'allais me régaler, car l'univers de l'auteur me plaît et m'emballe à chaque fois : j'avais adoré les premiers tomes des Chroniques d'un Saint Exorciste, après tout ! Profondément ancré dans l'ésotérique, il me satisfait à chaque lecture.

À la lecture du résumé, pourtant, je n'étais pas sûre que j'aurais la même dose d'ésotérique, car même s'il évoque les anges, les démons et Dieu, cela m'a semblé plus fantastique sur le coup. Et j'avais besoin de comprendre ce que les gargouilles pouvaient bien avoir à faire dans cette histoire. Imaginez un peu ma surprise quand tout s'est mis en place, naturellement, et que j'ai enfin compris la tournure que prenait l'histoire. Un régal !

Casey et Dakota sont deux jeunes filles qui n'ont pas froid aux yeux et qui rentrent dans un monde fantastique avec, certes, de l'appréhension, mais aussi une réelle envie de le découvrir encore plus et d'en découdre avec ceux qui s'attaquent à Casey. Cette dernière, au centre de toute une machination, cherche des réponses, et surtout ne suit pas les routes qu'on a tracées pour elle : elle veut avant tout comprendre, se faire son opinion, et faire son choix. Et ça fait bien plaisir d'avoir une héroïne intelligente !

Toute la mythologie biblique est aussi bien présente. Entre toutes les versions du diable (pour le dire grosso-modo), les anges, les démons et Dieu, on est servis : moi qui avais peur de ne pas avoir ma dose d'ésotérique ! Je me suis bien fait plaisir en lisant les machinations concoctées par cette bande d'individus qui feraient mieux de se mettre autour d'une table et de discuter plutôt que de se faire la guerre.

Cela fait beaucoup d'informations, et l'auteur a su tout agencer de manière très cohérente pour nous permettre de passer un bon moment. En plus, elle a agrémenté son histoire d'un style très fluide qui nous porte dans l'intrigue, et l'on ne peut que difficilement poser le livre. Ah oui, et du coup, je sais ce que vient faire la gargouille dans l'histoire. Mais si vous voulez le savoir, il va falloir vous plonger dans cette super lecture !


vendredi 6 avril 2018

Le dernier espoir


Avant de vous faire part de ma modeste chronique, je tiens tout d'abord à remercier très chaleureusement l'auteur, Cindy Mezni, pour m'avoir fait découvrir son roman, qui m'a enchantée, du début à la fin.

Comme ce remerciement l'indique, j'ai adoré. Pourtant, il y a un petit point négatif dans l'affaire : oui, l'auteur a joué avec mes nerfs ! (ah ah ah) J'ai voulu savoir, deviner, comprendre, ce qu'il se passait avec ces mystérieux Wates, quelle était l'origine des cauchemars de Deliah... Tous ces petits détails m'ont fait mourir, comment peut-on imaginer survivre à une attente pareille ? J'avais envie de tricher et d'aller voir quelques dizaines de pages plus loin si on avait enfin la réponse, et il a fallu que je résiste... Résultat des courses, j'étais frustrée... et ravie !

Car pour une fois, le mystère reste entier suffisamment longtemps pour qu'on ne se dise pas « déjà ?! », pour une fois, l'histoire est positionnée de manière correcte, en prenant le temps de mettre la base de l'histoire sans se presser, pour une fois, la révélation arrive petit à petit, et on ne s'attend même pas à une telle affaire ! Car franchement, je ne m'attendais pas du tout à cela ! Voyez-vous, nous avions des loups, des pertes de mémoire... je m'attendais à... tout autre chose ! Et je ne suis pas déçue de cette révélation ! Maintenant, ce que j'attends... c'est la suite !


lundi 2 avril 2018

L'ère pourpre


Merci à Cindy Mezni.

J’ai attendu de pouvoir lire cette dystopie avec énormément d’impatience. Je trouve en effet la plume de l’auteur très agréable et après Les dangers de l’ombre, il me fallait découvrir cette nouvelle histoire. En plus, il s’agit d’une dystopie, mon genre favori !

Cette histoire est tout à fait particulière et très prenante. Le Fléau Rouge a décimé la population en plusieurs camps, les Atteints, les Non-Atteints, les Presque-Atteints, les Hurleurs... Et bien sûr dans ces groupes, des sous-groupes. Le contexte est d’emblée assez complexe et angoissant. Du coup, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous questionner : à qui peut-on faire confiance ?

L’héroïne, Irisya, a vécu à l’écart de ce monde, pendant que son frère Memphis s’occupait de tout, et surtout, de la tenir à l’abri. Mais un jour, son frère disparaît. Elle décide de le retrouver, et se retrouve confrontée à la même problématique que nous : à qui peut-elle faire confiance ? Comment peut-elle réussir alors qu’elle ne connaît rien du monde en dehors de sa maison ?

Le personnage d’Irisya est particulièrement bien travaillé. Elle est l’anti-héros par excellence. Elle n’a jamais rien fait pour survivre, et se retrouve confrontée malgré elle à l’obligation de se débrouiller seule pour sauver celui qu’elle aime par-dessus tout. Son attitude est au début aussi hésitante que craintive, et cela fait du bien, car on n’est pas confronté pour une fois à la fille courageuse qui veut changer le monde. Elle est plus naturelle, et donc également bien plus crédible.

Les autres personnages principaux sont tout autant travaillés. Cillian est excellent bien qu’un peu incompréhensible parfois, Gem est attendrissante, Memphis protecteur et attentionné. Côté histoire, les événements s’enchaînent à une vitesse pour le moins phénoménale, et chaque chapitre se termine par un cliffhanger nous empêchant de lâcher le livre.

Bref, encore une réussite de la part de notre Cindy, qui nous crée de toute pièce une histoire à la fois captivante, sadique et attendrissante. Le seul gros problème de ce roman, c’est sa fin. Comment peux-tu faire ça à tes personnages, et surtout à nous ? Comment va-t-on pouvoir survivre pour enfin connaître la suite ?


vendredi 30 mars 2018

Les nouveaux voisins


Merci à Michel Lafon et la Masse critique de Babelio.

Je me suis régalée avec ce roman, mais je n’en doutais pas une seconde. Déjà, à la lecture du résumé, je me suis figuré une histoire qui me scotcherai, un peu dans le genre de Derrière la haine, de Barbara Abel, avec des problèmes de voisinage qui iraient tellement loin qu’on serait proche de l’apocalypse. Ce titre a tenu ses promesses.

Un mot sur le contexte. Julie est romancière et, après la sortie du Jeu de l’assassin, qu’elle appelle le Livre, elle a été harcelée par Heather, qui pensait vraisemblablement que ce qu’elle a écrit dans le Livre était réellement arrivé et qu’elle avait orchestré avec deux amis un meurtre lorsqu’elle faisait ses études. Julie et son mari ont donc décidé de déménager et s’installer dans un quartier « tranquille ». Mais c’est sans compter sur les voisins, qui ne lui veulent pas que du bien.

Les relations entre voisins sont, évidemment, au centre de l’ouvrage : entre celui qui cherche à tout savoir et tout contrôler, et celui qui vous assigne en justice pour un oui ou pour un non, on a une panoplie assez large de la folie des gens.

En plus, le texte ne respecte pas tout à fait une ligne chronologique. Nous avons en chaque début de chapitre un décompte en mois par rapport à un événement clef, ainsi que, parfois, l’avancement de cet événement entrelacé avec les chapitres. Dit comme ça, on dirait que c’est compliqué, mais en fait tout est très bien indiqué, ce qui fait qu’on ne se perd pas dans la temporalité du texte. Et l’effet de suspense est du coup très bien mené.

Jusqu’à la fin, je me demandais qui était la victime. Et c’est ça qui est amusant, car on comprend rapidement qui est le méchant (encore que…), et l’on se demande ce qu’il a bien pu faire pendant un moment. C’était le monde à l’envers, et cela ajoutait encore à la tension que je ressentais en parcourant les pages de ce roman. Sur la fin, je n’étais même plus capable d’arrêter ma lecture, tant je voulais savoir. Et une fois que j’ai su, j’étais apaisée, les dernières pages sont arrivées comme un bel épilogue, et cette question de la culpabilité reste là.

Vous l’aurez compris, ce texte est vraiment super. Je me suis régalée du début à la fin et j’espère avoir l’occasion de lire encore des romans de ce genre, car cela fait toujours du bien, un peu de tension !


mercredi 28 mars 2018

Perle, l'huître magique


Merci à Vay.

Comme je suis fan de tout le travail de Vay, j’ai décidé que je voulais lire absolument tous les projets auxquels elle a participé, et elle m’a donc permis de découvrir Perle, l’huître magique. Et la couverture m’a complètement fait craquer ! Outre le fait que j’adore ce qui se passe dans l’océan, j’ai trouvé cette petite huître toute mignonne et les couleurs employées très douces. Alors, je me suis lancée rapidement.

L’histoire est très sympa. Perle se sent inutile et moche toute seule sur son rocher, par rapport à ses amis qui peuvent nager et se déplacer dans l’océan. Mais la petite huître va vite découvrir qu'elle possède un énorme atout. Et le lecteur découvrira la petite légende liée à Perle à la fin, et que j’ai trouvée juste adorable.

Quant aux dessins, je l’ai dit, ils sont juste parfaits. Mignons, très doux, avec des couleurs qui attirent l’œil et qui donnent envie qu’on les regarde, tout simplement. Ils s’accordent également pleinement avec le texte, et à chaque page tournée, on découvre une illustration en relation directe avec le passage du texte qu’elle met en valeur. En bref, une histoire toute mimi que je vous conseille de découvrir !


lundi 26 mars 2018

Défaillances


Merci aux Éditions Hélène Jacob.

Le résumé de ce titre m’avait assez séduite, mais pas au point que je m’y arrête. C’est en lisant la chronique d’une copinaute que j’ai eu le déclic : l’histoire met en scène un mort et est en partie racontée du point de vue d’un chat. Je ne pouvais que craquer, non ?

Au final, je suis un peu mitigée sur certains points, mais j’en ai bien aimé d’autres. D’abord, l’histoire dans sa globalité. Elle est bien réfléchie et met en scène une situation qui, somme toute, pourrait arriver à tout le monde, et n’importe quand… quoique peut-être pas avec une finalité telle que celle-ci. Mais le lecteur a la possibilité de s’identifier à un ou plusieurs personnages, car ils ont chacun leur histoire, leur passif, leurs problèmes. Il fallait bien ça pour mettre en place un drame si bien trouvé et choisi.

Ce que j’ai aussi apprécié, c’est la mise en place de cette scène de début, avec ce corps dans cette baignoire, que l’on ne reverra qu’à la fin pour nous expliquer ce qu’il en est réellement. Et évidemment, le point de vue adopté par le chat, qui avec son attitude tout égoïste critique les actions des personnes qui l’entourent car, ô trahison, elles ne pensent pas à remplir sa gamelle de croquettes ou lui piquent son coussin préféré.

Ce que j’ai un peu moins aimé, c’est la gestion de la temporalité. Pour le début, je m’y attendais, et cela permet en effet de mettre en place cette tension et cette envie de savoir ce qu’il va advenir au cours de cette soirée. Mais, ensuite, j’ai eu l’impression d’être baladée dans le temps et les personnages, et j’étais parfois désarçonnée car je n’arrivais plus à me situer, et ça m'a quand même perturbée pendant un bon moment... Peut-être que des indicateurs temporels auraient pu aider à mieux visualiser les événements.

Mais hormis ça, je salue le rythme, très bien dosé et qui donne envie de poursuivre jusqu’au bout, ainsi que le final de ce livre : je n’ai rien vu venir ! Et ça c’était vraiment sympa !


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