mercredi 22 février 2017

Zanzara

Auteur Paul Colize
Titre Zanzara
Année 2017
Genre Thriller
Pages 420p.

Fred, 28 ans, est journaliste. Il fait partie d’une team de jeunes pigistes web qui rêvent de gloire, de signer un article “papier” qui fera date.
La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie. D’abord il a une femme, mariée. Une liaison passionnelle et sans espoir. Puis il y a le risque, les paris, et l’adrénaline. Fred n’aime rien tant que flirter avec les limites.
Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour ou il reçoit un coup de fil étrange et impérieux à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour des révélations fracassantes.
Arrivé sur les lieux, Fred va se trouver face à la Mort en personne. S’obstinant à enquêter sur un fait divers apparemment anodin, il va alors provoquer une réaction en chaîne… jusqu’au final, inattendu et époustouflant.


Cette lecture était très étrange et il m’est très difficile de dire si j’ai aimé ou pas. Oui, j’ai forcément aimé, car j’ai lu ce livre rapidement, mais je reste perplexe, dans le bon sens, face à ce thriller que je trouve assez atypique.

D’abord, c’est un journaliste qui raconte cette histoire, et cette enquête prend des proportions inattendues le menant à un fait historique proche : un massacre mystérieux. Je ne peux pas en dire plus, évidemment, mais j'ai été surprise ! Ensuite, je n’ai pas eu du tout l’impression de vivre une intrigue policière ou autre. J’ai eu l’impression que l’auteur explorait plus le narrateur, qui a vécu un drame personnel et vit en ce moment une histoire d’amour peu conventionnelle (sans compter son besoin d'adrénaline !), que l’enquête en elle-même.

Et finalement, c’est aussi ce qui m’a le plus intéressée. La psychologie de ce personnage surprenant et un peu suicidaire sur les bords. Il n'a peur de rien et fonce sans réfléchir... ou peut-être en réfléchissant trop ! Sans m’identifier à lui, j’ai pourtant trouvé qu’il avait une présence et une vie pas ordinaire. Je voulais en savoir plus sur son passé, et savoir si son présent allait « s’améliorer ».

Bon, j’ai trouvé qu’elle était un peu vite expédiée, mais, en soit, c’est dans l’atmosphère du livre, alors ça ne m’a pas choquée !

samedi 18 février 2017

A&E #2 – Quarante ans que je t'aime

Auteur Liliana Di Pietro
Titre Quarante ans que je t'aime
Année 2017
Genre Policier
Pages 239p.

Lorsqu’un squelette est découvert sous les fondations d’une école primaire, c’est le commissaire Charles Gérand qui est chargé de l’enquête. Très vite, des pistes le mènent à des faits et rumeurs liés à la diaspora chilienne ayant fui la dictature... il y a quarante ans.
Suivez une nouvelle enquête de Charles Gérand et son équipe, guidés par la plume toujours aussi efficace de Liliana Di Pietro.

Merci à Nats Éditions pour cette lecture.

Il n'y a pas si longtemps, je découvrais la saga A&E de Liliana Di Pietro, avec Le meurtre d'Edgar Vrilles. Si j'avais apprécié ce premier opus, car il était bien ficelé et assez intriguant, je n'avais hélas pas vraiment accroché aux personnages, qui m'avaient semblé un peu plats. À l'époque, je savais qu'une suite se profilerait, mais je n'avais pas cette ferveur à vouloir découvrir tout de suite le second tome. J'ai pu patienter tranquillement, pour une fois !

Quand j'ai mis la main sur le tome 2, j'ai retrouvé avec énormément de plaisir les personnages de l'auteur. Étrangement, je me suis bien plus rapproché de Charles que dans le premier tome. J'étais curieuse de savoir comment son histoire personnelle allait évoluer, avec Nora enceinte et Louise indécise. J'ai bien apprécié l'évolution de ces quelques personnages, sauf peut-être pour Louise, qui restait un peu trop bornée à mon goût. Elle a besoin de s'affirmer, cette femme-là !

Je vous parle de l'histoire des personnages, mais évidemment, le clou de ce roman est quand même l'enquête. Histoire de changer un peu, il s'agit d'un meurtre vieux de quarante ans que l'équipe doit élucider, et dans ces cas-là, les moyens ne peuvent pas être les mêmes que pour un meurtre banal. Il fallait découvrir qui était le squelette, reconstituer les faits de l'époque par des témoignages. Tout un tas de scènes bien sympathiques nous ont été présentées pour nous remettre en situation, et j'ai trouvé que l'auteur avait tout très bien monté.

En plus, quelques flashbacks nous ont été offerts, pour que l'on découvre les faits réels, autrement que par les yeux de nos policiers. Du coup, cela a donné une dimension intéressante à l'enquête, que j'ai bien aimé suivre. Ce fut donc, encore une fois, une enquête intrigante que nous propose Liliana Di Pietro. L'avantage de connaître déjà les personnages lui a permis de se concentrer plus sur l'aspect policier, ce que j'ai beaucoup apprécié. L'histoire était originale, et même si elle manquait toujours d'un peu de frissons, elle s'est bien laissée lire !

A&E
 

mardi 14 février 2017

Le cri

Auteur Nicolas Beuglet
Titre Le cri
Année 2016
Genre Thriller
Pages 491p.

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Je suis tombée sur ce livre tout à fait par hasard à la médiathèque. Un petit pavé, une histoire policière. Ça se prend toujours. Sauf que je ne m'attendais pas à ça.

Si le début de l'histoire commence comme tout enquête, cela va bien vite changer. À partir de la rencontre de Sarah avec le personnel de l'hôpital psychiatrique et de son instinct quant aux responsables, les péripéties débutent sans tarder. De l'action, du suspense, et un début de questionnement : qui donc était 488 et pourquoi était-il enfermé ici ?

Le rythme est allé crescendo. Il nous fallait apprendre à connaître Sarah, au début du livre, puis on a entraperçu Christopher, dont on a vite compris qu'il détiendrait un rôle clef. Une fois les présentations sont faites, on est rentré dans le vif du sujet. Les méthodes de Sarah ne sont pas vraiment conventionnelles dans la mesure où elle emmène un civil avec elle, mais elle n'en avait pas trop le choix, après ça, non ?

Le style est quant à lui très fluide. J'ai senti passer le roman, mais je me suis régalée à chaque fois que je l'attrapai pour en lire un nouveau morceau. Dommage que je ne l'aie pas lu en vacances, j'aurais pu le lire d'une traite et m'épargner des moments d'attente interminables pour savoir de quoi il retournait !

Par contre, cette fin ! J'avoue qu'elle est géniale. Je ne m'attendais absolument pas à ça, et surtout que l'auteur aille jusqu'au bout de son idée avec expérience, constatation et conclusion à l'appui. L'épilogue m'a fait mourir, tant c'était excellent. Un pied-de-nez fabuleux, même si les sceptiques diront qu'il n'a rien prouvé.

En bref, ce fut pour moi une excellente découverte. J'espère pouvoir relire un jour un livre de cette trempe-là sur ce thème, et pouvoir relire cet auteur qui a, je pense, beaucoup à dire !

vendredi 10 février 2017

#scandale

Auteur Sarah Ockler
Titre #scandal
Année 2015
Genre Jeunesse
Pages 407p.

L’enfer c’est les autres… et Facebook.
Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence…

J’ai vu passer plusieurs fois ce titre sur des blogs, et j’avoue que j’ai été tentée. Je me suis dit que cette lecture allait changer, que j’allais rire tout en étant abasourdie de voir à quel point les réseaux sociaux pouvaient faire du mal autour d’eux. Au final, je me suis juste ennuyée.

Le sujet est, selon moi, très grave. On ne doit pas prendre à la légère les problématiques de cyber-harcèlement, et les horreurs que l’on peut trouver sur le net. Or, ici, tout est traité avec trop de légèreté, dans la mesure où les événements sont tournés en dérision : tout est sujet à rire, et l’héroïne, qui est la cible de toutes les attaques, ne réagit pas et laisse les choses se passer. Elle ne prévient pas la police, elle ne se défend même pas dans son établissement. Quel message cela fait passer aux jeunes…

Outre cette particularité, je n’ai pas trouvé le livre vraiment entraînant. La dynamique est peu présente, et les choses se déroulent presque dans l’indifférence générale. En tout cas la mienne. Les personnages n’ont pas vraiment de personnalité marquée et cela ne me permettait pas de me mettre à leur place, de les comprendre ou de les plaindre.

J’ai lu ce texte sans vraiment l’apprécier. J’aurais abandonné ma lecture que cela ne m’aurait pas dérangée, car j’avais compris très rapidement où l’histoire allait. Et sans surprise, c’est plus ou moins ce qu’il s’est passé. Bref, ce n’est pas un roman qui restera dans ma mémoire.

lundi 6 février 2017

Lebenstunnel #1 – Allégeance

Auteur Oxanna Hope
Titre Allégeance
Année 2017
Genre Science-Fiction
Pages 285p.

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n'était pas celui que l'on connaissait ?
200 ans après la victoire d'Hitler, Germania n'est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète.
Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu'au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu'elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.

Merci à Oxanna Hope pour cette histoire.

C’est ma première uchronie, et je suis ravie que cette première fois ait lieu avec une auteur que j’apprécie tout particulièrement. Plutôt habituée aux dystopies, je ne connaissais pas vraiment les codes de ce genre, et j’avais besoin d’être mise en confiance pour tenter cette lecture. Et cela s’est bien passé. Tellement que j’en redemande !

J’ai lu ce titre sans en avoir lu le résumé. Je ne savais donc pas du tout de quoi ça allait parler, surtout que le titre ne m’aidait pas vraiment à le savoir. Outre le fait que je ne parle pas un mot d’allemand, le sous-titre non plus n’était pas parlant. Alors, imaginez un peu ma surprise d’apprendre que dans cette histoire, Hitler a gagné la seconde guerre mondiale. Mais quelle idée : il fallait absolument que je découvre ce à quoi on a échappé !

Dès les premières pages, j’ai été captivée par l’univers. Je me suis demandé comment cet univers futuriste pouvait être aussi proche technologiquement du nôtre, tout en ayant des codes et des valeurs aussi différents... voire malsains. Choquée et révoltée, j’avançais dans ma lecture pour comprendre ce monde, pour supporter Krista, qui va se retrouver en bien fâcheuse posture.

Car cette jeune fille, dont la personnalité est plutôt plate au début, est un des personnages centraux de l’histoire, et celle qui évoluera le plus à cause d’événements qu’elle n’aurait pas pu prévoir. Jeune Aryenne travaillant dans une maternité, elle croise sur sa route une jeune femme sur le point d’accoucher. L’entraînant à l’abri dans un tunnel, car elle n’est pas Aryenne et son bébé sera voué à mourir, elle se retrouve prisonnière d’un groupe de Juifs qui survivent sous Germania. C’est là qu’elle rencontrera Elias et que son monde basculera complètement.

Outre le contexte particulièrement proche de la non-réalité, ce titre m’a fait penser à toutes les dystopies que j’ai pu lire. Tous les codes de ce genre se retrouvent dans ce texte, et ce n’est pas pour me déplaire. Ajoutons à cela une petite romance naissante entre deux jeunes ados, le choc des cultures, et un soupçon de suspens qui nous rapproche du thriller… Oxanna Hope nous a encore concocté une histoire qui ne laisse pas indifférent et dont on souhaite réellement connaître la suite. Car cette fin… je n’avais rien vu venir. Et j’aime ça !

Lebenstunnel

jeudi 2 février 2017

Le silence de Mélodie

Auteur Sharon M. Draper
Titre Out Of My Mind
Année 2010
Genre Drame, Jeunesse
Pages 285p.

Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots avaient une signification.
Mais seulement dans ma tête.
Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

Cette lecture m'a été conseillée par ma bibliothécaire. Elle me disait que c'était un sujet dur, mais que c'était aussi très beau à lire. Plein d'espoir. Après avoir lu ce roman le lendemain de son emprunt, je suis complètement d'accord avec elle. Ce livre est très optimiste et nous présente le handicap comme une épreuve de plus, mais qui n'empêche absolument pas de vivre.

Mélodie est atteinte de paralysie cérébrale. Son corps ne fonctionne pas bien, elle est en fauteuil, ne peux pas attraper des objets ou parler, mais son esprit est quant à lui parfaitement fonctionnel. Très intelligente, elle comprend absolument tout ce qui l'entoure, en fait une analyse critique et parfois même pleine d'humour. Son monde silencieux ne l'est qu'à l'extérieur. À l'intérieur, c'est un volcan qui ne demande qu'à exploser.

Au fur et à mesure de notre lecture, Mélodie nous explique ce qu'est sa vie. Sa frustration à ne pas savoir communiquer, à ne pas pouvoir manger seule ou à ne pas pouvoir décider quel vêtement porter. Sa tristesse est palpable lors de chacune de ses paroles, pour vraiment nous mettre dans sa peau. On a envie, avec elle, de dire à ses parents : mais non, tu ne comprends pas ! Caché derrière notre livre, on a la même place qu'elle dans son monde.

Le style est quant à lui extrêmement efficace. La fluidité du texte nous fait simplement dévorer ce livre. On passe d'une scène à l'autre avec l'envie de voir les choses s'améliorer pour Mélodie, et c'est ce qui arrive au fur et à mesure. L'arrivée de Mme V. ou de Catherine, mais aussi de son Médi-Talker, autant d'étapes qui lui permettent de s'ouvrir au monde, de découvrir qu'elle peut surmonter les épreuves, et finir par montrer aux autres son intelligence et son envie de réussir.

À la fois optimiste et poignant, ce livre fait beaucoup réfléchir sur "le regard de l'autre". Celui-ci peut être plein de pitié, plein d'inimitié ou simplement "normal", car cette petite est particulière, certes, mais elle est un être humain comme les autres, et même plus intelligente que la plupart d'entre eux. Il n'y a aucun intérêt à la regarder de haut. Au contraire, dans sa vie, elle fera beaucoup plus que certains rien que pour pouvoir faire comprendre qu'elle existe.

En bref, c'est un magnifique roman qu'il faut absolument lire.

lundi 30 janvier 2017

Héros de l'Olympe #2 – Le fils de Neptune

Auteur Rick Riordan
Titre The Son of Neptune
Année 2011
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 526p.

La déesse Gaïa s'apprête à lever l'armée des Géants, rappelés du Styx, pour faire régner le chaos sur le monde. Face à une telle menace, tous les demi-dieux doivent s'unir... Au Camp Jupiter, deux jeunes Romains sont désignés pour cette quête désespérée : Hazel Levesque, fille de Pluton, et Frank Zhang, un descendant des Argonautes. Mais la prophétie ancienne parle d'un trio. Et c'est un demi-dieu grec, au nom bien connu, qui doit leur prêter main-forte. Un héros qu'on croyait disparu, un héros appelé... Percy Jackson.

Quel énorme plaisir que de retrouver enfin Percy Jackson. Cette saga, Héros de l’Olympe, me plaît énormément, mais il m’avait quand même trop manqué dans le tome 1. Quel suspense pour savoir enfin ce qu’il était devenu, comment il s’en sortait à Camp Jupiter !

Et j’avoue que le livre commence sur les chapeaux de roues. Percy se bat avec des gorgones, et recherche le camp des Romains. Honnêtement, j’aurais préféré qu’il cherche tout de suite la Colonie des Sang-Mêlés, histoire de ne pas perdre de temps, mais bon, on doit faire avec. Très vite, il fait la connaissance de Frank et Hazel, deux demi-dieux très sympathiques et très mystérieux. Sans surprise, ils feront partie des Sept de la nouvelle Grande Prophétie, donc je me suis très vite attachée à eux… surtout qu’Hazel est la sœur de… Nico !

J’ai adoré revoir ce personnage que j’avais adoré dans la saga Percy Jackson. Très mystérieux, on sent qu’il a toujours un rôle important à jouer, même s’il reste en retrait et fait cavalier seul. Mais là, j’avais envie de lui mettre une baffe, vis-à-vis de son comportement envers Percy. Il va y avoir discussion, je le sens !

L’histoire de ce tome est géniale. La quête est particulièrement intéressante et la façon dont elle est menée ne l’est pas moins. Frank mène sa troupe d’une main de maître, mais tous ont leur importance dans l’histoire, et l’on voit les qualités de chacun dans l’aventure. Et en plus, Percy a su bien surprendre ses compagnons de voyage, et j’étais juste béate de voir comment ils réagissaient face aux prouesses et à l’audace de cette tornade de demi-dieu.

Maintenant, j’ai hâte de voir la suite. Les retrouvailles de Percy avec ses amis, la suite de la quête, les interactions qui vont se créer entre lui et les petits nouveaux. Que de bonnes choses en perspective !

Héros de l'Olympe
    

mercredi 25 janvier 2017

Quand la nuit devient jour

Auteur Sophie Jomain
Titre Quand la nuit devient jour
Année 2016
Genre Drame, Contemporain
Pages 238p.

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

Je vais être honnête, j’ai lu ce livre parce que je trouvais la couverture très jolie. Elle m’évoquait une histoire triste, mais porteuse d’espoir. Le résumé, lui, je viens de le découvrir… Je pense que je me serais aussi lancée en le lisant, car il est particulièrement surprenant, mais je suis bien contente d’avoir plongé dans l’histoire sans rien en savoir.

J’ai trouvé le premier chapitre très long. Il visait à poser les bases, et comme je ne savais pas ce que je lisais, je me demandais un peu dans quoi j’étais tombée. C’est la fin du premier chapitre qui m’a permis de réaliser l’énormité de cette histoire. Et ensuite j’ai compris que j’allais pleurer…

Du début au milieu du livre, c’est ma curiosité qui m’a portée. Très franchement, j’avais du mal à comprendre Camille car je n’ai jamais vécu, de près ou de loin, cette situation. La dépression à tendance suicidaire est un vrai inconnu, et j’ignore si le côté lisse de Camille est donc véridique ou non. Je suis partie du principe que oui, car l’auteur semble très documentée sur le sujet. J’ai été effarée d’imaginer que cette maladie puisse prendre de telle proportion. Mais malgré ça, je n’ai pas réussi à vraiment compatir pour Camille.

C’est le Dr Peeters qui m’a vraiment marquée. La vision qu’il a d’elle, sa présence, son comportement tout au long de sa présence au centre. Tous ces éléments m’ont touchée, et c’est par ses yeux à lui que j’étais triste, car c’était ses sentiments à lui qui m’ont interpellée. Je me suis demandé comment je pourrais agir, à sa place à lui. Il m’a tiré des larmes alors qu’il semblait tellement « au-dessus de ça », et j’avoue avoir été à la fois emballée et horrifiée à la conclusion. Pour lui, et, enfin, pour elle.

Ce texte était vraiment très beau et très triste à la fois : le style m’a portée et j’ai découvert au travers de ce drame des personnages complexes qui se débattent avec des événements qu’ils ne contrôlent pas toujours. Ce fut une lecture très particulière, mais que je ne regrette pas.

samedi 21 janvier 2017

Les apparences

Auteur Gillian Flynn
Titre Gone Girl
Année 2012
Genre Thriller
Pages 692p.

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississippi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivé.
Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue, et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Ce texte est une vraie tuerie ! 700 pages de pur bonheur et de frissons garantis. Je ne sais même pas par où commencer pour vous donner envie de le lire, et j'ai presque envie de vous dire : croyez-moi sur parole. Ce texte est une perle, un bijou, un diamant !

Je me suis crue maligne. Dès les premières pages, je me suis dit : "oh, je sais qui est le coupable". Bien sûr, j'avais compris ça, mais jamais je n'aurais imaginé que cela puisse prendre de telles proportions. Ce texte nous est présenté en trois parties. La première concerne surtout le point de vue de Nick. Accusé de la disparition (du meurtre ?) de sa femme, on commence à découvrir des choses sur lui, à prendre conscience de sa personnalité atypique. Il est le coupable idéal. La seconde partie nous présente en grande partie Amy. Voir le point de vue de sa femme, ce qu'elle est elle aussi. C'est là que j'ai commencé à me prendre claque sur claque. La dernière partie m'a juste mis un coup d'enclume sur la tête.

Le rythme va crescendo et se marie parfaitement avec la psychologie des personnages, de l'enquête, de l'atmosphère qui devient de plus en plus pesante et hallucinante. Le livre est long – un pavé de 700 pages, on le voit passer –, mais j'ai apprécié chaque passage et je reprenais ma lecture avec toujours plus de plaisir. J'ai même eu un pincement au cœur à la fin, en voyant que j'étais arrivée au dernier mot. Je n'y croyais pas, c'était juste inimaginable.

Ce livre était absolument terrifiant, un thriller psychologique comme je les aime. J'espère pouvoir très vite découvrir un nouveau texte de cette auteur, dans la même veine, avec autant de scènes poignantes et d'interrogations muettes qui m'ont fait frissonner et écarquiller les yeux face à la folie de cette intrigue. Un roman à découvrir !

mardi 17 janvier 2017

Recueil de la Terre Sans Nom: L'ascension

Auteur Tristan Kalan
Titre L'ascension
Année 2017
Genre Fantasy, Nouvelle
Pages 12p.

Recueil de la Terre Sans Nom, sous les contraintes :
- Présence d'un vieux mystérieux
- Mention d'une arme mystique aux pouvoirs étranges

Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m'attendre en découvrant cette nouvelle. Mais il s'agissait d'un texte court, c'était de la fantasy... Je n'avais qu'à me lancer pour la découvrir, et advienne que pourra !

C'est finalement une histoire plutôt agréable à découvrir, qui a tendance à vouloir nous faire réfléchir un peu. Ce qui guide l'homme, la peur profonde de chacun de nous, la possibilité de devenir amour et pouvoir, dans le bon sens du terme. Toutes les réflexions mises en place par l'auteur étaient intéressantes et bien amenées, dans un contexte qui n'était pas spécialement original, mais qui remplissait bien son travail.

Car l'histoire, en soi, est celle d'Archi, qui va affronter son destin en haut de la montagne, accompagné de son ami Bâton, qui possède bien des secrets... et bien des capacités. On ressent très vite la cohésion de ce duo et leur entente toute particulière. Ils sont attachés l'un à l'autre, et cela nous est démontré en quelques pages.

L'univers de la fantasy est quant à lui bien respecté. Nous nous retrouvons dans un monde complètement différent du nôtre, et il nous faut nous immiscer dedans. L'apprendre, le comprendre. Cela arrive rapidement, bien sûr... Par contre, cela appelle une suite... Non ?