jeudi 23 mars 2017

Cœur de flammes #3 – Les Terres Sacrées

Auteur Iman Eyitayo
Titre Les Terres Sacrées
Année 2017
Genre Fantasy
Pages 412p.

Des ultimatums, des rencontres et des révélations viennent chambouler la vie de nos héros.
À Goran, la tension est à son comble quant à la prochaine décision du roi : la paix est de nouveau menacée.
Du côté des rebelles, la recherche d’un certain parchemin pourrait permettre d'enfin débusquer le Régisseur et peut-être libérer Iriah de son terrible joug. Seulement, ce dernier restera-t-il de marbre face à la potentielle menace ?
Le monde d'Iriah n'a pas fini de vous livrer ses secrets...

Merci aux Éditions Plumes Solidaires et à Iman Eyitayo pour cette lecture.

Après avoir dévoré les premiers tomes, cette suite était vraiment attendue. Le tome 2 s'était en effet terminé avec un horrible cliffhanger qui m'avait donné envie de trucider l'auteur. Heureusement, elle se rattrape avec une suite à la hauteur des premiers titres, pour une saga qui nous réserve vraiment de belles surprises.

Le tome 3 de Cœur de flammes est un peu moins aventureux que les précédents. La rébellion est au centre des affaires, et chaque personnage se retrouve en fâcheuse posture. Je pense à Elena pour laquelle je m'attendais pas du tout à ça, à Aluna qui cherche à tout prix à récupérer les parchemins avec l'aide de Siruth, à Willan aussi qui doit faire les bons choix dans cette guerre. La dynamique entre les personnages est juste parfaite. Je donnerai une mention spéciale au "couple" Aluna/Siruth. Ils sont tellement mignons !

L'intrigue, quant à elle, reste dans la continuité des tomes précédents. On obtient quelques révélations sur certains personnages, on cerne de mieux en mieux le but et les agissements de chacun, mais l'auteur nous laisse juste assez de flou pour qu'on ait un besoin vital de se jeter sur la suite et fin de la saga. À ce moment de ma lecture, j'avoue que je suis prête à tout : au pire comme au meilleur.

Je tiens également à remercier l'auteur qui, pour une fois, ne nous achève pas avec un cliffhanger horriblement insurmontable. Les révélations m'ont plu, mais l'auteur est restée soft... Est-ce une bonne chose ?

Cœur de flammes
   

vendredi 17 mars 2017

Rédemption #2

Auteur Enel Tismaé
Titre Rédemption
Année 2017
Genre Bit-lit
Pages 264p.

La famille, c’est vraiment une plaie ! Ça n’est pas Théobald ou Irina qui diront le contraire.
Le chien enragé qui sert de mère au vampire n’a pas dit son dernier mot et lance une nouvelle attaque. Un assaut qui ramène dans leurs vies les Alphas, une meute de loups censée être décimée depuis bien des siècles.
Irina, qui combat désormais aux côtés de Théobald, l’assiste dans la bataille et découvre une nouvelle part de son passé. Une part qui lève les derniers secrets sur sa vie et qui la forcera à prendre une décision déterminante pour son avenir…
Et si l’amour le plus pur pouvait naître dans la haine la plus sombre ?

Eh bien, s’il y a bien une chose qu’arrive à faire Enel Tismaé, c’est nous donner de l’hypertension. Le premier tome s’était arrêté en enfer (thème récurrent chez l’auteur), et là, nous y replongeons sans attendre. Apnéistes, vous serez à l’aise, il suffit de bien prendre votre souffle. Et vous ne le regretterez pas, car on se régale !

Si le tome 1 était une histoire plutôt centrée sur les vampires, ce second tome va bien plus en profondeur dans l’intrigue et nous intègre d’autres êtres, tels que les loups garous, dans une dimension bien pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Irina découvre des secrets la concernant, pour notre plus grand plaisir, et pour son plus grand déplaisir. Enel, tu es sadique avec tes personnages !

J’avais un peu peur, au début, de la tournure que pouvait prendre cette histoire. Quand on mêle vampires et loups garous dans une histoire, on a en effet un peu peur que cela ressemble à une certaine intrigue qui était devenu un best-seller… Mais l’auteur a su tirer son épingle du jeu et nous proposer une histoire complètement inédite, avec des alliances inimaginables et des personnages qui font office de grands méchants !

Dans ce tome, également plus de romance. Certaines scènes raviront certains à ce sujet (pas moi !), et l’on sent que les relations entre les personnages prennent une autre réalité. Plus forte, plus intense, cette seconde partie de Rédemption mêle tout ce que l’on peut espérer trouver dans un roman de bit-lit : des crocs, de l’aventure, de la passion, de l’amour, du suspense… mais surtout, de la qualité !

Le texte est bien écrit, sans fausse note. L’auteur prend le temps de faire sa mise en place et ne se rue pas sur la fin. Elle s’autorise même la folie d’intégrer un nouveau personnage dans les derniers chapitres, histoire de nous surprendre jusqu’au bout. Encore une fois, Enel, c’est une réussite !


Rédemption
 

samedi 11 mars 2017

Underground

Auteur Sarah Lotz, Louis Greenberg
Titre Underground
Année 2017
Genre Thriller
Pages 398p.

Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Je me suis régalée avec ce titre ! Y a pas à dire, y a des thrillers qui nous font passer un bon moment de huis-clos. L'affaire est simple : un virus tue tout le monde, alors un groupe de personnes se cloître dans un bunker souterrain, en attendant que passe la crise. Mais très vite, le seul qui connaissait le code d'accès permettant de sortir est retrouvé mort. Ils sont coincés. L'idée est simple, et bien exploitée.

On rentre très vite dans l'histoire, qui est bien captivante. Les personnages sont tous étranges à leur niveau, ils ont tous leur propre histoire et leur passif, et chacun doit composer avec les autres. Il y a les richissimes narcissiques, les gens rustres et brutes, la baby-sitter qui ne sait pas ce qu'elle fait là, et la famille en quarantaine. Entre autres, car j'en ai forcément oublié : c'est un défaut de ce livre, il y a beaucoup trop de personnages.

Mais une fois qu'on les connaît tous, on s'y fait. Même si j'en confondais encore certains à la fin du roman, j'ai pris plaisir à suivre chaque famille et voir comment ils vivaient ce huis-clos enfermés avec un meurtrier. Mon imagination est allée loin pour découvrir qui était le méchant de l'histoire (enfin, le méchant caché, car il y en a beaucoup qui auraient mérité une tarte !), mais je ne m'attendais pas à ce que la vérité se trouve là, car... ben non, je ne pensais pas à ça, c'est tout.

En bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman, et je me suis régalée de voir et imaginer jusqu'où irait l'enfer de ce bunker. Même s'il y a trop de personnages, il n'empêche que mon intérêt est resté aussi vif du début à la fin, car je voulais savoir ce qu'il adviendrait de chacun !

mardi 7 mars 2017

La belle assise

Auteur Brice Milan
Titre La belle assise
Année 2016
Genre Contemporain, Policier
Pages 147p.

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Tout d'abord, je souhaite remercie Brice Milan, qui m'a permis de découvrir cette histoire.

Je n'en savais rien, hormis : c'est un policier. Je ne pouvais qu'adhérer, car je raffole de ce genre. Pourtant, dès les premières pages, ce n'était pas gagné. Jean-Yves est un homme de la haute, riche et ayant une vision des choses bien à lui. Pompeux dans ses manières et dans son parler, j'avoue avoir eu du mal à m'identifier à ce personnage et à le trouver sympathique. Sans compter que son attitude est parfois très étrange. En un rien de temps, il tombe amoureux d'une jeune femme paraplégique (notamment à cause de sa condition, d'ailleurs) et sa vie change du tout au tout. C'était juste, pour moi, complètement surréaliste.

Passé ce moment de surprise, l'auteur nous emmène un peu plus dans son histoire, et on se rend vite compte que des secrets sont enfouis, que des mystères sont sur le point d'être révélés, et que Jean-Yves est peut-être bien dupé par la vie et ce qui lui arrive en ce moment. Qui croire, que faire ? Ce sera le fil conducteur du roman. Le ton est donné. De mal en pis, le jeune homme se retrouve dans des situations inimaginables, et s'il n'y avait pas sa vision naïve des choses, j'aurais été émue de son sort. Quelle histoire.

Cela va paraître fou après ce que je viens de dire, mais j'ai aimé ce texte. Il était décalé, n'avait rien à voir avec ce que j'ai lu jusqu'à présent, et jamais je ne me serais attendue à de tels retournements de situations, de tels bouleversements. D'une simple amourette, l'auteur nous offre une palette d'événements mêlant plusieurs genres et je me suis surprise à lire ce roman de plus en plus vite pour découvrir le fin mot de l'histoire. Et je ne l'avais pas vu venir. En même temps, les indices étaient plutôt rares.

En bref, voici un court roman qui saura étonner ceux qui tenteront cette lecture un peu surréaliste. Si le personnage principal m'indifférait complètement et que les autres me semblaient surjouer leur rôle (le comble, dans un livre !), j'ai trouvé que la mise en place des événements tout autour était cohérente et nous donnait matière à une bonne intrigue policière.

vendredi 3 mars 2017

Héros de l'Olympe #3 – La marque d'Athéna

Auteur Rick Riordan
Titre The Mark of Athena
Année 2012
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 608p.

Annabeth eut l'impression que quelqu'un venait de poser une main glaciale sur sa nuque. De nouveau, ce rire étouffé, comme si la présence l'avait suivie depuis qu'elle avait quitté le vaisseau. Une partie d'elle avait envie de kidnapper Percy immédiatement, remonter à bord avec lui et s'enfuir, maintenant. Annabeth ne pourrait supporter de perdre Percy une fois encore.

J’adore cette saga. Chaque nouveau tome est un plaisir, et étrangement je trouve toujours des créneaux pour lire, même quand je suis surbookée, dès qu’il s’agit d’un Percy Jackson. Et puis, celui-là, particulièrement…

Enfin, Percy et Annabeth se retrouvent dans ce tome. Les retrouvailles étaient mignonnes et m’ont fait sourire comme une adolescente. Leur couple est vraiment super, et pas du tout gnan gnan, ce qui fait énormément de bien ! Voilà pour le petit moment fleur bleue. Pour le reste : les sept sont partis en quête tous ensemble, et c’est parfois très électrique !

Trois romains, cinq grecs, cela ne peut faire que des étincelles, et j’ai trouvé les quelques rivalités mises en place très intelligentes et amusantes. Outre Percy et Jason qui se disputent inconsciemment la place de leader, on a aussi (et surtout) Franck et Léo qui ont du mal à ne pas se chamailler.

La quête avance, mais j’ai trouvé ça un peu disparate. Certes, le fil conducteur est déjà d’aller sauver Nico (y a intérêt, car j’adore ce personnage), mais on sent qu’hormis cela et la marque d’Athéna, ça reste un peu flou. Entre nous, vu le nombre de péripéties, je n’en tiens pas rigueur à l’auteur car je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Par contre, cette fin… je vais mourir. Il me faut la suite au plus vite. Je ne vais pas y survivre !

Héros de l'Olympe
    

lundi 27 février 2017

Marylou et l'Arbre-aux-Murmures

Auteur Gaëlle K. Kempeneers
Titre Marylou et l'Arbre-aux-Murmures
Année 2015
Genre Fantasy, Jeunesse
Pages 134p.

Au plus profond de l’Ardenne, dans un lieu où fées et croquemitaines côtoient notre réalité, Marylou, fille et petite-fille d'ensorceleuse, n’aime rien de plus que de retrouver l’Arbre-aux-Murmures et les habitants de la Forêt du Pas-du-Loup. Mais voilà qu'elle apprend que cette dernière va être rasée... Marylou jure de tout tenter pour la sauver.
Quand, en plus, son ami Sam disparaît au fond des bois, la fillette ignore encore quels dangers elle devra braver pour le retrouver et tenir sa promesse.
Saura-t-elle surmonter les épreuves jetées en travers de sa route ?

Merci à SEMA Éditions pour cette lecture fort sympathique.

En me lançant dans ce titre, j'ignorais qu'il s'agissait d'un titre jeunesse. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que ma lecture serait aussi courte. Mais cela n'a heureusement rien retiré au charme de cette histoire.

Marylou est une ensorceleuse et souhaite sauver sa forêt et, surtout, l'Arbre-aux-Murmures qui sont voués à être détruits. C'est donc une tâche d'une ampleur colossale qui attend la petite fille qui, aidée de Sam, se retrouve dans une affaire qui pourrait bien la dépasser. Un pacte l'obligeant à aller au bout, une amitié qui prend de l'ampleur, des secrets qui sont révélés. Rien ne manque à ce livre.

Simplement, l'histoire suit son cours et l'on se plaît à suivre cette aventure. Toutefois je n'ai pas été très touchée par le final de l'histoire, car cela manquait un petit peu de sentiments forts. Peut-être est-ce pour protéger les plus jeunes de quelques larmes, qui sait ? Mais c'est vrai qu'en tant qu'adulte, on s'attendrait à être chamboulé en lisant de tels événements.

En bref, c'est une histoire qui se lit très bien et que je conseille aux jeunes adolescents, ou aux plus jeunes encore, pour leur faire découvrir tout doucement le genre de la fantasy. Un petit moment sympathique qui vous fera vous évader un peu.

mercredi 22 février 2017

Zanzara

Auteur Paul Colize
Titre Zanzara
Année 2017
Genre Thriller
Pages 420p.

Fred, 28 ans, est journaliste. Il fait partie d’une team de jeunes pigistes web qui rêvent de gloire, de signer un article “papier” qui fera date.
La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie. D’abord il a une femme, mariée. Une liaison passionnelle et sans espoir. Puis il y a le risque, les paris, et l’adrénaline. Fred n’aime rien tant que flirter avec les limites.
Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour ou il reçoit un coup de fil étrange et impérieux à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour des révélations fracassantes.
Arrivé sur les lieux, Fred va se trouver face à la Mort en personne. S’obstinant à enquêter sur un fait divers apparemment anodin, il va alors provoquer une réaction en chaîne… jusqu’au final, inattendu et époustouflant.


Cette lecture était très étrange et il m’est très difficile de dire si j’ai aimé ou pas. Oui, j’ai forcément aimé, car j’ai lu ce livre rapidement, mais je reste perplexe, dans le bon sens, face à ce thriller que je trouve assez atypique.

D’abord, c’est un journaliste qui raconte cette histoire, et cette enquête prend des proportions inattendues le menant à un fait historique proche : un massacre mystérieux. Je ne peux pas en dire plus, évidemment, mais j'ai été surprise ! Ensuite, je n’ai pas eu du tout l’impression de vivre une intrigue policière ou autre. J’ai eu l’impression que l’auteur explorait plus le narrateur, qui a vécu un drame personnel et vit en ce moment une histoire d’amour peu conventionnelle (sans compter son besoin d'adrénaline !), que l’enquête en elle-même.

Et finalement, c’est aussi ce qui m’a le plus intéressée. La psychologie de ce personnage surprenant et un peu suicidaire sur les bords. Il n'a peur de rien et fonce sans réfléchir... ou peut-être en réfléchissant trop ! Sans m’identifier à lui, j’ai pourtant trouvé qu’il avait une présence et une vie pas ordinaire. Je voulais en savoir plus sur son passé, et savoir si son présent allait « s’améliorer ».

Bon, j’ai trouvé qu’elle était un peu vite expédiée, mais, en soit, c’est dans l’atmosphère du livre, alors ça ne m’a pas choquée !

samedi 18 février 2017

A&E #2 – Quarante ans que je t'aime

Auteur Liliana Di Pietro
Titre Quarante ans que je t'aime
Année 2017
Genre Policier
Pages 239p.

Lorsqu’un squelette est découvert sous les fondations d’une école primaire, c’est le commissaire Charles Gérand qui est chargé de l’enquête. Très vite, des pistes le mènent à des faits et rumeurs liés à la diaspora chilienne ayant fui la dictature... il y a quarante ans.
Suivez une nouvelle enquête de Charles Gérand et son équipe, guidés par la plume toujours aussi efficace de Liliana Di Pietro.

Merci à Nats Éditions pour cette lecture.

Il n'y a pas si longtemps, je découvrais la saga A&E de Liliana Di Pietro, avec Le meurtre d'Edgar Vrilles. Si j'avais apprécié ce premier opus, car il était bien ficelé et assez intriguant, je n'avais hélas pas vraiment accroché aux personnages, qui m'avaient semblé un peu plats. À l'époque, je savais qu'une suite se profilerait, mais je n'avais pas cette ferveur à vouloir découvrir tout de suite le second tome. J'ai pu patienter tranquillement, pour une fois !

Quand j'ai mis la main sur le tome 2, j'ai retrouvé avec énormément de plaisir les personnages de l'auteur. Étrangement, je me suis bien plus rapproché de Charles que dans le premier tome. J'étais curieuse de savoir comment son histoire personnelle allait évoluer, avec Nora enceinte et Louise indécise. J'ai bien apprécié l'évolution de ces quelques personnages, sauf peut-être pour Louise, qui restait un peu trop bornée à mon goût. Elle a besoin de s'affirmer, cette femme-là !

Je vous parle de l'histoire des personnages, mais évidemment, le clou de ce roman est quand même l'enquête. Histoire de changer un peu, il s'agit d'un meurtre vieux de quarante ans que l'équipe doit élucider, et dans ces cas-là, les moyens ne peuvent pas être les mêmes que pour un meurtre banal. Il fallait découvrir qui était le squelette, reconstituer les faits de l'époque par des témoignages. Tout un tas de scènes bien sympathiques nous ont été présentées pour nous remettre en situation, et j'ai trouvé que l'auteur avait tout très bien monté.

En plus, quelques flashbacks nous ont été offerts, pour que l'on découvre les faits réels, autrement que par les yeux de nos policiers. Du coup, cela a donné une dimension intéressante à l'enquête, que j'ai bien aimé suivre. Ce fut donc, encore une fois, une enquête intrigante que nous propose Liliana Di Pietro. L'avantage de connaître déjà les personnages lui a permis de se concentrer plus sur l'aspect policier, ce que j'ai beaucoup apprécié. L'histoire était originale, et même si elle manquait toujours d'un peu de frissons, elle s'est bien laissée lire !

A&E
 

mardi 14 février 2017

Le cri

Auteur Nicolas Beuglet
Titre Le cri
Année 2016
Genre Thriller
Pages 491p.

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Je suis tombée sur ce livre tout à fait par hasard à la médiathèque. Un petit pavé, une histoire policière. Ça se prend toujours. Sauf que je ne m'attendais pas à ça.

Si le début de l'histoire commence comme tout enquête, cela va bien vite changer. À partir de la rencontre de Sarah avec le personnel de l'hôpital psychiatrique et de son instinct quant aux responsables, les péripéties débutent sans tarder. De l'action, du suspense, et un début de questionnement : qui donc était 488 et pourquoi était-il enfermé ici ?

Le rythme est allé crescendo. Il nous fallait apprendre à connaître Sarah, au début du livre, puis on a entraperçu Christopher, dont on a vite compris qu'il détiendrait un rôle clef. Une fois les présentations sont faites, on est rentré dans le vif du sujet. Les méthodes de Sarah ne sont pas vraiment conventionnelles dans la mesure où elle emmène un civil avec elle, mais elle n'en avait pas trop le choix, après ça, non ?

Le style est quant à lui très fluide. J'ai senti passer le roman, mais je me suis régalée à chaque fois que je l'attrapai pour en lire un nouveau morceau. Dommage que je ne l'aie pas lu en vacances, j'aurais pu le lire d'une traite et m'épargner des moments d'attente interminables pour savoir de quoi il retournait !

Par contre, cette fin ! J'avoue qu'elle est géniale. Je ne m'attendais absolument pas à ça, et surtout que l'auteur aille jusqu'au bout de son idée avec expérience, constatation et conclusion à l'appui. L'épilogue m'a fait mourir, tant c'était excellent. Un pied-de-nez fabuleux, même si les sceptiques diront qu'il n'a rien prouvé.

En bref, ce fut pour moi une excellente découverte. J'espère pouvoir relire un jour un livre de cette trempe-là sur ce thème, et pouvoir relire cet auteur qui a, je pense, beaucoup à dire !

vendredi 10 février 2017

#scandale

Auteur Sarah Ockler
Titre #scandal
Année 2015
Genre Jeunesse
Pages 407p.

L’enfer c’est les autres… et Facebook.
Le soir du bal d’automne, Lucy se retrouve au bras de Cole, le petit-copain de sa meilleure amie, cette dernière étant malade. Emportée par l’euphorie et son amour secret pour le jeune homme, Lucy finit par commettre l’irréparable : l’embrasser. Mais bientôt, une photo de son baiser avec Cole est postée sur son propre compte Facebook, ainsi qu’une série de photos présentant ses amis dans des situations compromettantes. En quelques heures, le lycée entier la déteste et pour elle, l’enfer commence…

J’ai vu passer plusieurs fois ce titre sur des blogs, et j’avoue que j’ai été tentée. Je me suis dit que cette lecture allait changer, que j’allais rire tout en étant abasourdie de voir à quel point les réseaux sociaux pouvaient faire du mal autour d’eux. Au final, je me suis juste ennuyée.

Le sujet est, selon moi, très grave. On ne doit pas prendre à la légère les problématiques de cyber-harcèlement, et les horreurs que l’on peut trouver sur le net. Or, ici, tout est traité avec trop de légèreté, dans la mesure où les événements sont tournés en dérision : tout est sujet à rire, et l’héroïne, qui est la cible de toutes les attaques, ne réagit pas et laisse les choses se passer. Elle ne prévient pas la police, elle ne se défend même pas dans son établissement. Quel message cela fait passer aux jeunes…

Outre cette particularité, je n’ai pas trouvé le livre vraiment entraînant. La dynamique est peu présente, et les choses se déroulent presque dans l’indifférence générale. En tout cas la mienne. Les personnages n’ont pas vraiment de personnalité marquée et cela ne me permettait pas de me mettre à leur place, de les comprendre ou de les plaindre.

J’ai lu ce texte sans vraiment l’apprécier. J’aurais abandonné ma lecture que cela ne m’aurait pas dérangée, car j’avais compris très rapidement où l’histoire allait. Et sans surprise, c’est plus ou moins ce qu’il s’est passé. Bref, ce n’est pas un roman qui restera dans ma mémoire.