samedi 22 avril 2017

La prunelle de ses yeux

Auteur Ingrid Desjours
Titre La prunelle de ses yeux
Année 2016
Genre Thriller
Pages 402p.

Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie... Les années ont passé et l'aveugle n'a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant. Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c'est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions...


Une petite note sur ce nouveau texte d’Ingrid Desjours, qui m’a soufflée.

C’est la seconde histoire d’Ingrid Desjours que je lis sous ce nom – l’autre étant l’excellent Sa vie dans les yeux d’une poupée. Je passerais sur la saga Kaleb qui était tout aussi prenant et géniale, mais plus jeunesse… du moins sur les deux premiers tomes ! Encore une fois, l’auteur m’a surprise. Encore une fois, j’ai dévoré son roman.

Il m’en faut peu pour être conquise : une bonne intrigue bien ficelée, un texte fluide, des personnages intéressants, des péripéties à toutes les pages, du mystère en veux-tu en voilà. OK, il ne m’en faut pas peu. Je suis peut-être un peu exigeante (encore que j’en connais des pires que moi…), mais à chaque fois que j’ai lu un titre de cette auteur, j’ai tout eu, donc…

Cette fois, nous avons droit à une double histoire. L’une se déroule dans le passé et nous relate le contexte d’un drame ayant conditionné les événements se passant aujourd’hui. Les liens entre les personnages arrivent rapidement, mais l’on ne sait pas tout tout de suite – même si c’est ce que j’ai cru très vite. Des surprises nous sont révélées régulièrement lors de la lecture, et une en particulier m’a laissée bouche bée.

Je pensais que tout était clair comme de l’eau de roche, tout filait à une vitesse hallucinante, et la révélation m’a coupée dans mon élan. J’ai été tellement surprise, que j’ai même ralenti ma lecture, car ce n’était pas du tout ce que j’imaginais. Rassurez-vous, c’est revenu ensuite, je n’allais pas attendre trop longtemps non plus pour quitter le passé et découvrir la finalité du présent… car ce roman était trop addictif ! En bref, une nouvelle lecture d’Ingrid Desjours qui m’a beaucoup plu. Décidément, je devrais la lire plus souvent !

dimanche 16 avril 2017

Malgré elle

Auteur David-James Kennedy
Titre Malgré elle
Année 2017
Genre Thriller
Pages 576p.

Paris, 1989. Au très chic lycée Henri-IV, les réputations se font et se défont. La magnétique Emma n’a pas conscience du pouvoir d’attraction qu’elle exerce sur les garçons. Yann. Arno. Manu… La liste de ses prétendants est longue. Mais c’est en Tom, ado solaire fou de sensations fortes, qu’elle a trouvé le confident idéal. Lui qui la connaît si bien. Un drame va survenir et assombrir le tableau de cette adolescence parfaite.
Paris, 2015. Les chemins se sont séparés. Tom est resté ce casse-cou qui faisait tomber les filles, profitant de la revente de sa boîte pour se laisser le temps de vivre. Jusqu'à ce jour où Lukowski, ancien d'Henri-IV envers lequel Tom se sent redevable, laisse deux messages désespérés, l'implorant de le retrouver.
Une fois sur place, il découvre la dépouille de son vieux camarade, flottant entre les rochers d'une lointaine côte suédoise. À l'intérieur de la maison voisine, un ordinateur portable et, sur l'écran, un défilé de photos accompagnées d'un mail menaçant. Emma ado, Emma adulte, Emma partout, sur chaque prise de vue. Qu'est devenue sa meilleure amie ? Qui était-elle réellement ? Pour qui et pour quoi devraient-ils tous payer après vingt-six ans ?

Quelle lecture ! J'aime les thrillers, vous le savez, mais celui-ci a ce petit quelque chose de particulier qui fait qu'on veut vite arriver à la fin pour savoir, mais qu'en même temps nous ne voulons pas quitter, car on s'y sent bien. Les personnages sont comme de vieux amis que l'on apprécie, et l'intrigue est tellement bien ficelée qu'on veut profiter de chaque page.

C'est ce que j'ai ressenti dans ce thriller : c'était un moment confortable où j'allais de surprise en surprise. Déjà, l'auteur s'est amusé avec des fausses pistes dès le début. Plutôt que de caler clairement le contexte, il a commencé à parler du passé, puis du futur, sans dire qui était la victime du drame. Comme mon amie Cookies (on l'a lu en même temps !), j'ai cru qu'il s'agissait d'une personne en particulier. Mais non.

Ensuite, j'ai senti deux parties à ce roman. La première mettait les bases. Longuement mais sans que je ne ressente de lassitude. Il y avait beaucoup à dire, beaucoup à présenter, et tout était fait de sorte à ne pas ennuyer : chaque personnage était correctement peint, ce qui fait qu'on n'était jamais perdus ensuite. Malgré ça, j'ai quand même eu l'impression qu'il y a eu quelques pistes avortées, qui ont été transformées en fausses pistes. L'auteur a dû se chercher un peu... mais cela passe super bien !

La seconde partie du roman prend une allure plus internationale. La clef de l'énigme est bien plus impressionnante qu'elle m'avait semblé au premier abord. Tout a pris une tournure inattendue, jusqu'à la révélation, qui m'a laissée bouche bée. La fin était également parfaite, car l'auteur n'a pas cherché à faire des fioritures sur l'épilogue. Après tout, ce qui nous importait, c'était de découvrir la vérité. Non ?

En bref, un excellent thriller que j'ai dévoré malgré ses presque six cents pages. Il ne m'a pas fallu longtemps pour rentrer dans l'histoire et apprécier l'intrigue et les personnages. Un auteur que je vais surveiller !

lundi 10 avril 2017

L'abîme au bout des doigts

Auteur Olivia Billington
Titre L'abîme au bout des doigts
Année 2017
Genre Fantastique, Thriller
Pages 276p.

Ailina et Gabriel sont unis par le sang, mais aussi par un étrange don. D'un simple contact, il repère les meurtriers. D'un simple contact, elle les élimine.
Cependant, cette faculté secrète réclame son tribut. Alors que Gabriel souhaite y renoncer, Ailina en jouit et s'égare… De rencontres en découvertes, sauront-ils faire face au danger ?

Merci à Nats Éditions et Olivia Billington pour cette lecture.

Un peu de sang neuf chez Nats Éditions, c'est toujours appréciable, surtout quand il s'agit d'un tel cru ! Je connaissais cette auteur de nom, mais ne m'étais jamais lancée dans une lecture d'un de ses textes. C'est enfin chose faite, et c'était du pur bonheur... Enfin, tout est question de point de vue !

Cette intrigue est originale et intéressante. Présenté comme un thriller lorsque j'allais le commencer, il s'est avéré apporter une pointe de fantastique, suffisante pour captiver, surprendre, sans toutefois tomber dans les clichés habituels du genre. Ici, les héros savent plus ou moins ce qui leur arrive et ne cherchent pas à tout prix à résoudre le mystère de leur vie. Ils font avec, vivent avec. Ce n'est qu'une variable de plus dans l'équation qu'est ce roman.

Ce texte a su me surprendre car il n'est pas linéaire. Il décrit un moment de la vie de deux personnages, leur évolution sur ce cours laps de temps, et avant. On n'a pas une enquête policière à proprement parler, et si on a une romance, le livre reste assez contemporain et mêle plusieurs genres très habilement, de sorte à nous étonner quant au cheminement des événements. Je n'ai rien vu venir. Et ça fait du bien !

Les personnages ont également une vraie histoire. L'auteur les a tous dotés d'une personnalité, d'un but à atteindre, de qualités mais aussi de défauts. Ils sont complets, et c'est ce qui rend toute l'intrigue suffisamment complexe pour nous tenir en haleine. Car qui sait comment ils réagiront ?

L'émotion n'est pas en reste et j'ai tour à tour ri, souri, frissonné. J'aurais aimé un peu plus de suspense lors d'une scène, pour faire trépigner un peu le lecteur, que l'auteur soit encore plus sadique... mais c'est finalement ce qu'elle a fait avec cette fin absolument abominable, alors je ne peux que lui pardonner !

mardi 4 avril 2017

Tunnels #1 – Tunnels

Auteur Roderick Gordon & Brian Williams
Titre Tunnels
Année 2007
Genre Fantastique, Jeunesse
Pages 447p.

Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque M. Burrows disparaît brutalement au fond d'une galerie inconnue, Will décide de mener l'enquête avec l'aide de son ami Chester.
C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !?

Une petite note sur ce titre jeunesse dont je ne savais pas trop ce qu’il m’inspirait. Un jeunesse fantastique, en général, ça vous donne envie de le lire. On parle de magie, de mondes merveilleux, d’un jeune héros dont la vie va changer. C’est féérique et attractif. Là, non. La couverture n’est pas spécialement attrayante, le résumé ne donne pas trop envie de rentrer dans ce monde. Mais je me suis dit qu’il ne fallait pas se fier à ça, que l’habit ne faisait pas le moine. Au final, je suis toujours aussi sceptique quant à ce titre. Il y a du bon, et du moins bon.

Le bon, c’est l’histoire au global. Il y a des péripéties, on aime à suivre Will, qui découvre ce monde si particulier qui se trouve sous terre et qui finalement découvre une partie de lui. C’est intéressant, bien mené, et les retournements de situation devraient nous permettre de rester dans l’histoire, de ne pas vouloir la quitter. Mais il y avait de grosses longueurs, et ça a gâché tout mon plaisir. La mise en place, notamment, était bien trop longue et donnait envie de passer à autre chose. En plus, après un a priori négatif, c’est d’autant plus difficile de remonter la barre et d’intriguer le lecteur. Car il est déjà en mode « fuite ».

Je trouve également que les auteurs ne sont pas allés au bout des détails. Nommer les choses, décrire clairement les personnes et les lieux permet de se situer plus facilement dans le récit. Je n’arrivais pas à visualiser ce dont me parlait ce livre, et cela a créé une sorte de barrière entre l’histoire et moi, ce qui est dommage, encore une fois.

Heureusement, des petits détails ont réussi à me tenir jusqu’au bout du roman. Ces petites choses me donnaient envie d’en savoir plus, sans pour autant être affamée, et m’ont donc permis de terminer ce texte. Néanmoins, je ne suis pas sûre d’arriver à me motiver à lire la suite, car j’ai peur de me retrouver, dans le second tome, dans la même configuration que ce titre : des longueurs, malgré une histoire intéressante. J’ai envie qu’une lecture me transporte… Je ne suis pas certaine que cette saga y parvienne…


Tunnels
     

mercredi 29 mars 2017

Et tu vis encore

Auteur Corinne Martel
Titre Et tu vis encore
Année 2016
Genre Contemporain, Drame
Pages 167p.

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ».
Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental.
Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « Plan C ».
L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors…
L'heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables.
Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..?

Merci à Harald et IS Édition pour cette lecture.

Ces derniers mois, j’ai souvent lu des avis très enthousiastes concernant ce roman. Tout le monde le qualifiait de magnifique, émouvant, et j’ai eu envie de le découvrir à mon tour, pour comprendre un peu cet engouement autour de ce titre. Je ne suis pas déçue.

D’aucuns diront que les personnages ne sont pas assez travaillés. C’est une question de point de vue. Le roman est très court, et l’auteur va a l’essentiel. Elle nous présente uniquement ce qu’on a besoin de savoir sur chacun des personnages, afin de se figurer l’essentiel de cette histoire. On n’est pas perdu dans un fourmillement d’informations, on a ce qu’il faut pour avancer.

L’émotion n’a pas été présente tout de suite dans le roman. Il a fallu attendre le réveillon et la chute, pour que je commence à me sentir mal vis-à-vis d’Alice. Je me suis interrogée, car je n’arrivais pas à croire ce que je lisais. L’auteur a en effet su positionner un nuage de flou et vaporeux autour de son histoire, de sorte qu’on ne puisse jamais être vraiment sûr de tout ce qu’on découvrait. Certaines choses s’avéraient réelles, d’autres pas du tout.

Vers la moitié du roman, mon attention était complètement retenue. J’avais peur de comprendre ce que la famille projetait, et en même temps je me disais que c’était impossible, que cela aurait été trop hasardeux, que c’était trop tard ! Et cela a suivi son cours, jusqu’à ce final, bouleversant de tendresse.

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, et je pense que c’était le but premier de l’auteur dans cette histoire. C’est réussi. J’ai dévoré ce titre : à peine commencé, déjà terminé. Je n’aurais pas supporté l’attente de connaître la fin, je voulais savoir ce qui allait advenir de tout ce petit monde.

jeudi 23 mars 2017

Cœur de flammes #3 – Les Terres Sacrées

Auteur Iman Eyitayo
Titre Les Terres Sacrées
Année 2017
Genre Fantasy
Pages 412p.

Des ultimatums, des rencontres et des révélations viennent chambouler la vie de nos héros.
À Goran, la tension est à son comble quant à la prochaine décision du roi : la paix est de nouveau menacée.
Du côté des rebelles, la recherche d’un certain parchemin pourrait permettre d'enfin débusquer le Régisseur et peut-être libérer Iriah de son terrible joug. Seulement, ce dernier restera-t-il de marbre face à la potentielle menace ?
Le monde d'Iriah n'a pas fini de vous livrer ses secrets...

Merci aux Éditions Plumes Solidaires et à Iman Eyitayo pour cette lecture.

Après avoir dévoré les premiers tomes, cette suite était vraiment attendue. Le tome 2 s'était en effet terminé avec un horrible cliffhanger qui m'avait donné envie de trucider l'auteur. Heureusement, elle se rattrape avec une suite à la hauteur des premiers titres, pour une saga qui nous réserve vraiment de belles surprises.

Le tome 3 de Cœur de flammes est un peu moins aventureux que les précédents. La rébellion est au centre des affaires, et chaque personnage se retrouve en fâcheuse posture. Je pense à Elena pour laquelle je m'attendais pas du tout à ça, à Aluna qui cherche à tout prix à récupérer les parchemins avec l'aide de Siruth, à Willan aussi qui doit faire les bons choix dans cette guerre. La dynamique entre les personnages est juste parfaite. Je donnerai une mention spéciale au "couple" Aluna/Siruth. Ils sont tellement mignons !

L'intrigue, quant à elle, reste dans la continuité des tomes précédents. On obtient quelques révélations sur certains personnages, on cerne de mieux en mieux le but et les agissements de chacun, mais l'auteur nous laisse juste assez de flou pour qu'on ait un besoin vital de se jeter sur la suite et fin de la saga. À ce moment de ma lecture, j'avoue que je suis prête à tout : au pire comme au meilleur.

Je tiens également à remercier l'auteur qui, pour une fois, ne nous achève pas avec un cliffhanger horriblement insurmontable. Les révélations m'ont plu, mais l'auteur est restée soft... Est-ce une bonne chose ?

Cœur de flammes
   

vendredi 17 mars 2017

Rédemption #2

Auteur Enel Tismaé
Titre Rédemption
Année 2017
Genre Bit-lit
Pages 264p.

La famille, c’est vraiment une plaie ! Ça n’est pas Théobald ou Irina qui diront le contraire.
Le chien enragé qui sert de mère au vampire n’a pas dit son dernier mot et lance une nouvelle attaque. Un assaut qui ramène dans leurs vies les Alphas, une meute de loups censée être décimée depuis bien des siècles.
Irina, qui combat désormais aux côtés de Théobald, l’assiste dans la bataille et découvre une nouvelle part de son passé. Une part qui lève les derniers secrets sur sa vie et qui la forcera à prendre une décision déterminante pour son avenir…
Et si l’amour le plus pur pouvait naître dans la haine la plus sombre ?

Eh bien, s’il y a bien une chose qu’arrive à faire Enel Tismaé, c’est nous donner de l’hypertension. Le premier tome s’était arrêté en enfer (thème récurrent chez l’auteur), et là, nous y replongeons sans attendre. Apnéistes, vous serez à l’aise, il suffit de bien prendre votre souffle. Et vous ne le regretterez pas, car on se régale !

Si le tome 1 était une histoire plutôt centrée sur les vampires, ce second tome va bien plus en profondeur dans l’intrigue et nous intègre d’autres êtres, tels que les loups garous, dans une dimension bien pire que tout ce que l’on aurait pu imaginer. Irina découvre des secrets la concernant, pour notre plus grand plaisir, et pour son plus grand déplaisir. Enel, tu es sadique avec tes personnages !

J’avais un peu peur, au début, de la tournure que pouvait prendre cette histoire. Quand on mêle vampires et loups garous dans une histoire, on a en effet un peu peur que cela ressemble à une certaine intrigue qui était devenu un best-seller… Mais l’auteur a su tirer son épingle du jeu et nous proposer une histoire complètement inédite, avec des alliances inimaginables et des personnages qui font office de grands méchants !

Dans ce tome, également plus de romance. Certaines scènes raviront certains à ce sujet (pas moi !), et l’on sent que les relations entre les personnages prennent une autre réalité. Plus forte, plus intense, cette seconde partie de Rédemption mêle tout ce que l’on peut espérer trouver dans un roman de bit-lit : des crocs, de l’aventure, de la passion, de l’amour, du suspense… mais surtout, de la qualité !

Le texte est bien écrit, sans fausse note. L’auteur prend le temps de faire sa mise en place et ne se rue pas sur la fin. Elle s’autorise même la folie d’intégrer un nouveau personnage dans les derniers chapitres, histoire de nous surprendre jusqu’au bout. Encore une fois, Enel, c’est une réussite !


Rédemption
 

samedi 11 mars 2017

Underground

Auteur Sarah Lotz, Louis Greenberg
Titre Underground
Année 2017
Genre Thriller
Pages 398p.

Suite à l’apparition d’un mystérieux virus et à l’explosion d’une fulgurante épidémie, le monde entier a plongé dans le chaos. Mais un petit groupe d’individus s’est préparé à ce cataclysme. Transportant le strict nécessaire, ils se dirigent vers le Sanctuaire, un luxueux complexe souterrain de survie et d’autosuffisance.
Parmi eux, se trouvent James et Vicky, couple de cadres richissime, converti aux théories « survivalistes ». Il y a aussi la famille Guthrie, dont le père, fervent républicain et fan d'armes à feu, supporte mal la présence dans leur groupe du jeune Jae-lin - et son ascendance asiatique. Et puis il y a la très attirante baby-sitter Caity, amenée dans ce bunker contre sa volonté, en compagnie de son employeur et de Sarita, la fille de ce dernier.
Chacun a ses propres motivations. Ils ne se connaissent pas, sont issus de milieux différents et ne partagent pas les mêmes croyances. Et ils cachent tous des secrets. La seule chose qu’ils ont en commun : ils sont prêts à tout pour survivre.
Les portes se referment sur eux, verrouillées et sécurisées par un code, connu d’un seul homme. Ils se trouvent dans le refuge le plus sûr au monde. Aucune raison pour que les choses tournent mal. Jusqu’à ce qu’un corps soit découvert dans le bunker…

Je me suis régalée avec ce titre ! Y a pas à dire, y a des thrillers qui nous font passer un bon moment de huis-clos. L'affaire est simple : un virus tue tout le monde, alors un groupe de personnes se cloître dans un bunker souterrain, en attendant que passe la crise. Mais très vite, le seul qui connaissait le code d'accès permettant de sortir est retrouvé mort. Ils sont coincés. L'idée est simple, et bien exploitée.

On rentre très vite dans l'histoire, qui est bien captivante. Les personnages sont tous étranges à leur niveau, ils ont tous leur propre histoire et leur passif, et chacun doit composer avec les autres. Il y a les richissimes narcissiques, les gens rustres et brutes, la baby-sitter qui ne sait pas ce qu'elle fait là, et la famille en quarantaine. Entre autres, car j'en ai forcément oublié : c'est un défaut de ce livre, il y a beaucoup trop de personnages.

Mais une fois qu'on les connaît tous, on s'y fait. Même si j'en confondais encore certains à la fin du roman, j'ai pris plaisir à suivre chaque famille et voir comment ils vivaient ce huis-clos enfermés avec un meurtrier. Mon imagination est allée loin pour découvrir qui était le méchant de l'histoire (enfin, le méchant caché, car il y en a beaucoup qui auraient mérité une tarte !), mais je ne m'attendais pas à ce que la vérité se trouve là, car... ben non, je ne pensais pas à ça, c'est tout.

En bref, j'ai passé un très bon moment avec ce roman, et je me suis régalée de voir et imaginer jusqu'où irait l'enfer de ce bunker. Même s'il y a trop de personnages, il n'empêche que mon intérêt est resté aussi vif du début à la fin, car je voulais savoir ce qu'il adviendrait de chacun !

mardi 7 mars 2017

La belle assise

Auteur Brice Milan
Titre La belle assise
Année 2016
Genre Contemporain, Policier
Pages 147p.

Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Tout d'abord, je souhaite remercie Brice Milan, qui m'a permis de découvrir cette histoire.

Je n'en savais rien, hormis : c'est un policier. Je ne pouvais qu'adhérer, car je raffole de ce genre. Pourtant, dès les premières pages, ce n'était pas gagné. Jean-Yves est un homme de la haute, riche et ayant une vision des choses bien à lui. Pompeux dans ses manières et dans son parler, j'avoue avoir eu du mal à m'identifier à ce personnage et à le trouver sympathique. Sans compter que son attitude est parfois très étrange. En un rien de temps, il tombe amoureux d'une jeune femme paraplégique (notamment à cause de sa condition, d'ailleurs) et sa vie change du tout au tout. C'était juste, pour moi, complètement surréaliste.

Passé ce moment de surprise, l'auteur nous emmène un peu plus dans son histoire, et on se rend vite compte que des secrets sont enfouis, que des mystères sont sur le point d'être révélés, et que Jean-Yves est peut-être bien dupé par la vie et ce qui lui arrive en ce moment. Qui croire, que faire ? Ce sera le fil conducteur du roman. Le ton est donné. De mal en pis, le jeune homme se retrouve dans des situations inimaginables, et s'il n'y avait pas sa vision naïve des choses, j'aurais été émue de son sort. Quelle histoire.

Cela va paraître fou après ce que je viens de dire, mais j'ai aimé ce texte. Il était décalé, n'avait rien à voir avec ce que j'ai lu jusqu'à présent, et jamais je ne me serais attendue à de tels retournements de situations, de tels bouleversements. D'une simple amourette, l'auteur nous offre une palette d'événements mêlant plusieurs genres et je me suis surprise à lire ce roman de plus en plus vite pour découvrir le fin mot de l'histoire. Et je ne l'avais pas vu venir. En même temps, les indices étaient plutôt rares.

En bref, voici un court roman qui saura étonner ceux qui tenteront cette lecture un peu surréaliste. Si le personnage principal m'indifférait complètement et que les autres me semblaient surjouer leur rôle (le comble, dans un livre !), j'ai trouvé que la mise en place des événements tout autour était cohérente et nous donnait matière à une bonne intrigue policière.

vendredi 3 mars 2017

Héros de l'Olympe #3 – La marque d'Athéna

Auteur Rick Riordan
Titre The Mark of Athena
Année 2012
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 608p.

Annabeth eut l'impression que quelqu'un venait de poser une main glaciale sur sa nuque. De nouveau, ce rire étouffé, comme si la présence l'avait suivie depuis qu'elle avait quitté le vaisseau. Une partie d'elle avait envie de kidnapper Percy immédiatement, remonter à bord avec lui et s'enfuir, maintenant. Annabeth ne pourrait supporter de perdre Percy une fois encore.

J’adore cette saga. Chaque nouveau tome est un plaisir, et étrangement je trouve toujours des créneaux pour lire, même quand je suis surbookée, dès qu’il s’agit d’un Percy Jackson. Et puis, celui-là, particulièrement…

Enfin, Percy et Annabeth se retrouvent dans ce tome. Les retrouvailles étaient mignonnes et m’ont fait sourire comme une adolescente. Leur couple est vraiment super, et pas du tout gnan gnan, ce qui fait énormément de bien ! Voilà pour le petit moment fleur bleue. Pour le reste : les sept sont partis en quête tous ensemble, et c’est parfois très électrique !

Trois romains, cinq grecs, cela ne peut faire que des étincelles, et j’ai trouvé les quelques rivalités mises en place très intelligentes et amusantes. Outre Percy et Jason qui se disputent inconsciemment la place de leader, on a aussi (et surtout) Franck et Léo qui ont du mal à ne pas se chamailler.

La quête avance, mais j’ai trouvé ça un peu disparate. Certes, le fil conducteur est déjà d’aller sauver Nico (y a intérêt, car j’adore ce personnage), mais on sent qu’hormis cela et la marque d’Athéna, ça reste un peu flou. Entre nous, vu le nombre de péripéties, je n’en tiens pas rigueur à l’auteur car je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Par contre, cette fin… je vais mourir. Il me faut la suite au plus vite. Je ne vais pas y survivre !

Héros de l'Olympe