jeudi 10 octobre 2013

Les morsures de l’ombre

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. À présent, il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer, rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…
Les morsures de l’ombre
Karine Giebel 2007

Quand j’ouvre un roman de Karine Giebel, je sais que je vais passer un moment horrible mais génial à la fois. Cette fois, je voulais me lancer dans un titre un peu plus court, par manque de temps, et pour voir si elle sait aussi bien manier sa plume sur trois cents pages que sur mille. Certes, les frissons et l’horreur étaient au rendez-vous, mais il m’a manqué un petit quelque chose par rapport à d’habitude.

Ne vous méprenez pas, j’ai adoré. Mais en trois cents pages, il a clairement été difficile pour l’autrice d’aller au fond de la personnalités des personnages. D’habitude, on y entrevoit la noirceur de leur âme et de leurs ressentiments. Là, on ne fait que les effleurer, et c’est bien dommage car c’est ce que j’aime chez Karine Giebel : la mise à nu complète et sans fard des protagonistes. J’aurais aimé que Lydia soit plus torturée, j’aurais aimé que Benoît souffre encore plus de cette situation, j’aurais aimé que l’humiliation de Gaëlle atteigne des sommets.

Je pense que je suis aussi sadique que l’autrice, en fait, mais c’est de la fiction, et comme je sais que l’autrice sait aller très loin dans l’horreur, c’est finalement ce que j’attends. Et je n’ai pas eu cela, donc je suis un petit peu déçue. Toutefois, l’histoire en elle-même n’a rien à envier aux autres titres de l’autrice. Elle est toujours aussi machiavélique et nous offre une situation absolument abominable dont on ne peut qu’entrevoir l’issue… ou les issues possibles. Un peu de mauvais sentiments, des espoirs tués dans l'œuf, rien de tel pour vous créer quelques crises d’hypertension.

On frissonne, on a peur pour Benoît, on est triste pour Lydia, on espère que l’issue sera bonne tout en redoutant le pire. Bref, comme d’habitude, c’est du bon Giebel, même si j’ai trouvé les personnages un peu plus ternes que d’ordinaire. Vivement ma prochaine lecture de cette autrice !

2 commentaires:

  1. J'ai lu ce livre de l'auteure et j'avais passé un très bon moment. Deux autres d'elles m'attendent d'ailleurs dans ma PAL. Merci pour la piqure de rappel ;)

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    1. Ahah, avec plaisir ! Toujours prête à faire lire du Giebel :D

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