vendredi 24 janvier 2020

Le vide de nos cœurs

À seize ans, Aysel n’a qu’une obsession : planifier sa propre mort à la perfection. Entre sa mère qui la regarde à peine, ses camarades de lycée qui l’évitent, et son père responsable de l’accident fatal qui a marqué sa petite ville à jamais, pour Aysel la vie est devenue trop lourde à supporter. Seul problème, elle n’est pas sûre d’y arriver seule. C’est alors qu’elle découvre Suicide Partners, un site qui lui permettra de trouver le compagnon idéal. Et c’est FrozenRobot, alias Roman, victime d’une tragédie familiale, sur qui elle jette son dévolu.
Aysel et Roman n’ont rien en commun, mais ils commencent à apprivoiser leurs failles. Alors que la date fatidique approche, Aysel va devoir choisir entre son envie de mourir et celle de convaincre Roman qu’il ne devrait pas se sacrifier. Et Roman n’est pas du genre facile à persuader…
My heart and other black holes
Jasmine Warga 2015

J’ai emprunté ce texte à la bibliothèque en me disant que j’allais avoir les larmes aux yeux à certains moments. Quand on voit un tel résumé, il faut s’y attendre, et pour avoir déjà lu un livre ou deux sur le thème du suicide ou de l’euthanasie, je savais un peu que ce qui m’attendait allait être difficile à lire. Du moins, c’est ce que je pensais.

Car finalement, dans ce texte là, je n’ai pas ressenti de grandes douleurs déchirantes qui nous tirent des larmes. Les personnages sont en dépression, mais ils savent expliquer leurs maux clairement, en nous faisant comprendre à quel point leur situation est compliquée à vivre. Mais sans nous rendre mal à l’aise. On apprend, on comprend, mais on veut qu’ils abandonnent leur idée et qu’ils s’en sortent, car ils sont attachants.

Je me suis bien attachée aux personnages, et c’est ce qui a porté ma lecture. Je suis assez contente, car pour une fois on ne part pas dans le mélodramatique et l’on peut apprécier l’histoire sans redouter d’avoir les larmes aux yeux. Peut-être que certains trouveront d’ailleurs que les personnages ne sont qu’effleurés. Au contraire, je trouve que c’était très bien calibré.

Du coup, c’est une lecture que je vous conseille, car au-delà du résumé qui semble plutôt noir, ce livre permet d’entrevoir une lueur d’espoir au travers de ce mal qu’est la dépression, ce qui fait du bien, aussi, quand on a affaire à un jeunesse dramatique.

4 commentaires:

  1. J'ai aussi tendance à avoir la "larme facile" quand je lis ce genre d'histoire. Alors, aborder le sujet sans pour autant que ça vire à cela et au mélodramatique, ça me rend curieuse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si jamais tu le tentes, je serai curieuse d'avoir ton avis, du coup !

      Supprimer