mardi 30 avril 2019

De force

C’est encore avec un énorme plaisir que j’ai pu découvrir le nouveau titre d’une de mes auteures chouchou : Karine Giebel. Ce roman, je n’en savais rien. J’ai vu passer le titre sur les réseaux sociaux et chez l’éditeur, mais je n’ai pas lu le résumé, car je savais que j’allais le lire, d’une part, et que j’allais aimer, d’autre part. C’était forcé. Et ça n’a pas raté.

Encore une fois, dès les premières pages, je me suis retrouvée embarquée dans cette nouvelle histoire. Les nerfs à fleur de peau immédiatement, l’hypertension en exergue et une arythmie à me provoquer une crise cardiaque, comme toujours. Pourtant, cela commence salement. Une tentative de viol, un sauveur inespéré. De quoi nous faire faire des cauchemars, car l’auteure n’y va pas de main morte.

Mais j’aime ce rythme particulier qu’impose l’auteure. Elle nous fait tourner les pages à une vitesse phénoménale, car on veut savoir ce qui va se passer. On veut aussi être sûr d’avoir bien compris ce qu’on a compris. Je ne vais pas mentir, cette fois, j’ai vu venir la conclusion à des kilomètres. J’avais compris environ 80 % de ce qui allait se passer à la fin à peu près au quart du livre. Mais je n’en suis pas triste, car cela fait partie du jeu, et parfois c’est agréable de se dire que l’on a saisi ce qui peut se passer dans les méandres du cerveau d’un auteur qu’on aime. Et puis, en plus, je n’avais pas tout compris non plus. Donc j’ai quand même eu une ou deux surprises.

Le style de l’auteure est quant à lui toujours aussi agréable. Simple, rapide, des phrases courtes, qui vont toujours droit au but. Ce style est tout simplement percutant, ne peut pas laisser indifférent, et nous permet de vraiment rentrer dans l’histoire. De manière presque violente, dirais-je. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à comprendre comment, à partir d’un tel style direct, l’auteure peut créer autant de lignes, de pages, de chapitres.

L’histoire enfin, car il faut bien en parler un peu : du Giebel. Un peu différent car moins centré sur l’horreur, plus sur la psychologie, et cela m’a beaucoup plu également. Je n’ai pas trouvé de fausses notes, mais j’aurais aimé, parfois, avoir plus de suspense. Des indices ont été disséminés rapidement et, hélas, j’ai su tous les apercevoir. C’est tellement dommage, mais je pense que c’était volontaire, car certains passages étaient vraiment très gros.

En bref, encore un super moment avec une auteur qui est pour moi une valeur sûre dans le monde du thriller. J’espère pouvoir découvrir prochainement un autre de ses romans, car je ne me lasse pas de ses écrits !
« De force » est disponible sur
   

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