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lundi 18 avril 2022

L’accompagnateur

À Berlin, peu après vingt-deux heures, Jules est au standard d’un service d’accompagnement dédié aux femmes en danger.
Son premier appel est celui de Klara, terrorisée à l’idée d’être suivie par un psychopathe. Un homme qui a peint en lettres de sang la date de sa mort dans sa propre chambre à coucher. Et ce jour se lèvera dans deux heures !
Der heimweg
Sebastian Fitzek 2022

Merci à Babelio et aux Éditions L’Archipel.

J’ai toujours eu envie de lire Sebastian Fitzek, alors quand j’ai eu l’opportunité de me plonger dans ce texte, je n’ai pas hésité. Mais alors, il y a des moments où j’ai eu un peu peur.

Certains passages étaient vraiment glauques et difficiles à lire. L’horreur, la douleur, la cruauté à l’état pur, voilà ce que j’y ai trouvé. La pauvre Klara est dans une situation complètement inimaginable, et plus j’avançais dans mon récit, plus je trouvais cela fou. Et j’ai douté d’elle, plus d’une fois. Pourtant, c’était évident. Oui, je sais, vous ne me comprenez plus, c’est normal.

Malgré tout, je n’arrivais pas à me détacher du roman. C’est simple, il était captivant, prenant, dingue, intrigant, terrible. Je voulais comprendre et je n’arrivais pas à savoir ce qui était vrai et ce qui ne l’était pas. Puis les hypothèses de départ ont changé, et là tout est devenu plus clair. Bien sûr, pas forcément tout d’un coup. Certaines informations étaient encore un peu troubles et obscures. Je me demandais pourquoi la narration avait changé d’un seul coup : elle est omnisciente dès le début, donc des indices auraient dû être mis dès le départ… Là, on aurait dit que le narrateur (omniscient !) réalisait des choses en même temps que nous. Bon, cela m’a fait plus sourire qu’autre chose, je n’aurais pas voulu tout savoir dès le début et gâcher la surprise !

Et puis, je n’ai rien vu venir et, ça, pour moi, c’est juste énorme. Car j’aime être surprise dans ce genre de livre. C’est d’ailleurs pour cela que je les enchaîne. En tout cas, ce texte-là a un petit quelque chose qui fait qu’on n’a pas envie de le lâcher, et cet auteur a un goût de reviens-y. Décidément, c’est clair : je vais en lire d’autres. Reste à savoir lesquels !

mercredi 28 octobre 2020

Jamais tu ne me quitteras

Lindsey a refait sa vie sur une île proche de Vancouver. Voilà dix ans, la jeune femme avait pris la décision de fuir avec sa fillette un mari qui, sous une apparence d’homme idéal, lui faisait vivre l’enfer.
Aujourd’hui, Lindsey a la sensation d’être suivie et espionnée jusque chez elle – comme autrefois. Pour elle, ça ne fait aucun doute : Andrew, son ex-mari – sorti depuis peu de prison – veut se venger.
Andrew, lui, prétend qu’il a changé. Sincère repentance ou manipulation machiavélique ?
L’enfer recommence ! Et ses flammes vont tout dévaster…
Never let you go
Chevy Stevens 2020

Merci à Babelio et aux Éditions L’Archipel.

J’avais adoré la plume de Chevy Stevens dans Séquestrée. Ce titre est resté dans ma mémoire comme un roman sans temps mort, où j’ai été de surprise en surprise au cours de ma lecture. Du coup, je ne pouvais qu’espérer la même chose à propos de ce roman. Retrouver cette plume rapide et directe de l’autrice, et cette envie folle de savoir ce qu’elle nous a caché.

Dès le début, j’ai été dedans. La présentation des personnages, entrelacée entre passé et présent, était très efficace et nous permettait de comprendre petit à petit le point de vue de Lindsey par des scènes très bien choisies et allant crescendo. Forcément, on a de plus en plus peur d’Andrew et on saisit bien quelle est sa personnalité. Tout en nuances, pas forcément abordable dès le début. On pourrait se laisser prendre à son jeu.

Puis les flash-back se sont arrêtés car ils n’étaient plus utiles à l’histoire, et là j’ai commencé à me faire ma petite théorie par rapport aux événements présents… Et petit à petit, je me suis rendue compte qu’il y avait des indices qui allaient dans mon sens. Et j’ai adoré ça car, à la fin, je me suis rendue compte que j’avais raison ! Je suis très contente, j’ai compris comment fonctionne l’autrice !

Mais, justement, j’ai compris comment fonctionne l’autrice… J’espère quand même que d’autres titres arriveront toujours à me surprendre, car c’est dommage de ne pas pouvoir profiter de ce retournement de situation final, qui était vraiment savoureux malgré tout ! En tout cas, ce texte m’a plu. Un peu moins que Séquestrée, car j’ai vu venir les choses, mais j’ai quand même bien apprécié ma lecture et beaucoup aimé le soin qu’a mis l’autrice dans la personnalité de ses personnages.

jeudi 2 mai 2019

Sans mon ombre

Alice a tué Célia, sa jumelle. Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.
Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend. La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…
Sans mon ombre
Edmonde Permingeat 2019

Merci à Babelio et aux Éditions L’Archipel.

Je ne sais pas pourquoi, dès qu’un titre parle de jumelles (ou de jumeaux), je me sens immédiatement attirée. J’aime bien la dualité qui peut être mise en place avec des doubles, et je sais que certaines situations peuvent se révéler très cocasses. Dans ce texte, l’une des deux n’est plus là, mais son ombre plane toujours, car Alice a pris la place de Célia et commence peu à peu à la redécouvrir.

Ce roman fait partie de ces livres que j’adore lire, dans lesquels j’adore me plonger et dont j’espère qu’ils sont infinis. Car j’y étais bien, et même si je voulais savoir comment ça se terminerait, je ne voulais pas que ça s’arrête car tant de choses auraient pu encore être inventées pour mon plus grand plaisir.

Car Alice est tantôt détestable et tantôt touchante. Même si au début on n’a pas forcément d’apriori, personnellement je l’ai peu à peu détestée. En plus, j’avais envie d’en savoir plus sur Célia. Des petits indices avaient été disposés çà et là, et forcément son point de vue finissait par manquer une fois arrivée à un certain point du livre. Mais Edmonde Permingeat avait dû le pressentir, car là, par une très bonne idée, certains pans de la vie de Célia nous sont révélés.

Et là, on sent, peu à peu, qu’Alice n’ira plus jamais bien. Car elle découvre ce qu’elle n’avait jamais soupçonné sur sa moitié. La fin de ce roman fait écho à ces révélations, et j’ai été à la fois horrifiée et rassurée de voir ce roman se terminer ainsi. Que ce soit du point de vue d’Alice, mais aussi de tous les autres personnages.

En bref, j’ai adoré. Je ne voulais plus lâcher mon livre, et chaque scène m’a plu. Enfin, petite mention à la scène finale : le karma existe !