mardi 14 juillet 2020

La Sélection

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?

La Sélection (The Selection)
Kiera Cass - 2012

Cela fait un moment que Cookies me tanne pour que je lise ce roman. C’était un de ses coups de cœur, et j’avais pourtant peur de ce que j’allais y découvrir. Mais un jour j’ai lu un roman qui dans le contexte y ressemblait, sans être identique. J’ai fait de moi-même l’amalgame, et me suis dit qu’ayant adoré Le joyau, je ne pourrais qu’aimer La sélection. Le style est différent, l’histoire est différente. Mais des similitudes m’ont permis de me confirmer à moi-même que, oui, j’allais forcément aimer.

L’ambiance de ce roman est incroyable, inqualifiable. Cette impression de prestige, de royauté, de lumière, de splendeur… Tout est simplement magique. J’avais l’impression de suivre America et de faire partie avec elle de la Sélection, et de vivre comme une princesse. Je vous jure, cette atmosphère est parfaitement maîtrisée et donne envie de s’y trouver. Enfin, au premier abord ! Car là où les très riches sont très bien lotis, pour les pauvres, c’est une autre affaire.

Dans ce monde dystopique, les castes sont réparties numériquement. Des Un, les plus opulents, au Huit, les plus pauvres. On ne compte même pas les Neuf et suivants qui ne sont même pas considérés comme des citoyens du royaume. Au plus des voleurs et criminels à abattre. Ce phénomène de castes m’avait choquée quand j’avais appris leur existence en Inde, au collège. Et de voir ici matérialisé un monde reprenant ce concept me révolte encore plus. D’imaginer que l’on puisse classer la population et interdire aux uns et autres de se marier entre différentes castes ou de faire un métier d’une autre caste… Tout bonnement impossible pour mon esprit chauvin.

Mais l’auteure a été maligne et propose tout de même une vision un peu enrichie, avec la possibilité d’évoluer vers une caste supérieure… ou d’être abaissé à une inférieure. Ce monde m’a passionnée, car je l’ai trouvé très bien conçu et suffisamment horrible pour que cela détonne avec les richesses du palais, de la famille royale, ou de cette aberration que peut être la Sélection. Comment Maxon pourrait-il trouver l’amour parmi des filles de castes inférieures qui ne cherchent qu’à atteindre un niveau supérieur ?

C’est un peu le point fort de cette histoire : America, Cinq, qui fait prendre conscience au prince Maxon de ce qu’est son peuple, et de ce qu’il doit vivre en permanence, au quotidien. L’humanité de ces deux personnages ne fait aucun doute et la profondeur de leur être et de leurs sentiments était tellement forte que je me plaisait à suivre leurs dialogues, leurs débats, leur première rencontre qui débouchera probablement sur une belle histoire d’amour – sinon pourquoi écrire ce livre, n’est-ce pas ? J’ai eu un vrai coup de cœur pour eux : pour America, tellement forte et qui ne mâche pas ses mots, et pour Maxon, tellement gêné qu’il en devient attendrissant.

Je ferai un petit clin d’œil à Amberly, la reine et mère de Maxon, qui me semble un personnage très fort et sympathique. On ne la voit que peu, mais elle m’a fait une forte impression, et j’espère sincèrement qu’on la verra plus souvent dans la suite, car je sens qu’elle est un personnage qui aura son rôle à jouer. Finalement, peu d’événements se succèdent, mais les sensations de plénitude que nous fait ressentir cette histoire m’ont donné envie de ne pas refermer mon livre. Je voulais rester au palais, avec America, et je veux lire la suite, très vite.





Before thirty-five girls were chosen to compete in the Selection...
Before Aspen broke America's heart...
There was another girl in Prince Maxon's life...

Le Prince (The Prince)
Kiera Cass - 2013



Depuis le temps que tout le monde me parlait de cette saga, il fallait que je me lance. Une LC est prévue, j’ai une nouvelle qui pourrait me donner l’eau à la bouche... Allez, il est temps ! Le problème, c’est qu’on m’apprend après que cette nouvelle spoile le tome 1 si on ne l’a pas lu avant. Pourtant, c’est un tome 0.5... car ça parle d’avant la sélection, mais qu’il faut considérer comme un tome 1.5... Allez comprendre...

Peu importe, même si je suis auto-spoilée sur certains détails, je ne pense pas que ces quelques pages suffisent à tout savoir du tome 1, sinon ce serait vraiment n’importe quoi. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cette nouvelle m’a mis l’eau à la bouche. Un prince, trente-cinq candidates. Il est le gros lot qu’elles veulent toutes. On propose à des jeunes roturières de devenir princesse lors d’une sélection. Cela semble idyllique. Quelque chose me dit qu’il y a anguille sous roche. Cela ne peut pas être utopique, et je pense que certaines ne sont pas là de leur plein gré. À voir !

Mais une chose m’a beaucoup surprise dans cette nouvelle. C’est que l’histoire semble se passer de nos jours. Télévision, caméra, émission de télé-réalité (ou presque, n’ayons pas peur des mots). Encore une fois, on m'apprend après coup qu'il s'agit d'une dystopie et que l’auteur a réinventé le monde actuel. Ouf, car je commençais à penser qu'elle ne savait pas que la France n’est plus une monarchie depuis quelques centaines d’années ! Cela m’a fait sourire, n’y voyez aucune critique !

Allez, oui, j’avoue. Cette saga promet d’être intéressante et palpitante. Très bientôt mon avis sur le tome 1, promis !

2 commentaires:

  1. J'avais aussi beaucoup aimé cette saga.
    Par contre je n'ai lu que la trilogie et la nouvelle "Le garde", car j'ai trouvé que l'auteure n'avait fait les tomes 4 et 5 que pour faire plaisir aux lecteurs alors que l'histoire était bouclé. (les gens voulaient un développement de la dystopie alors qu'on était plus sur une saga romance, ce qui m'avait justement plu, à l'heure où on était inondé de dystopie toutes semblables).

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    1. Je t'avoue que par curiosité je lirai tout :D Aussi car je trouve cette saga vraiment différente et rafraîchissante :)

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