mercredi 29 mars 2017

Et tu vis encore

Auteur Corinne Martel
Titre Et tu vis encore
Année 2016
Genre Contemporain, Drame
Pages 167p.

Alice, une jeune star de la chanson, a de mystérieux secrets qu’elle nomme le « Plan A ».
Marc, un écrivain de polars, appelle les siens le « Plan B ». En panne d’inspiration, il passe son temps à visiter des sites monstrueux qui troublent son équilibre mental.
Quant à Pierre, il réussit à obtenir la direction d’une nouvelle prison composée de trente-huit détenus très spéciaux : des tueurs en série enfermés à vie. Sur son bureau, une chemise grise, nommée le « Plan C ».
L’atmosphère est bien trop angoissante pour ce si petit village du Vercors…
L'heure des choix ne serait-elle pas prématurée ? Ils le savent bien, la mise en place de leurs plans va bouleverser le cours de leurs vies et les conséquences seront irréparables.
Et vous, à leur place, qu’auriez-vous fait..?

Merci à Harald et IS Édition pour cette lecture.

Ces derniers mois, j’ai souvent lu des avis très enthousiastes concernant ce roman. Tout le monde le qualifiait de magnifique, émouvant, et j’ai eu envie de le découvrir à mon tour, pour comprendre un peu cet engouement autour de ce titre. Je ne suis pas déçue.

D’aucuns diront que les personnages ne sont pas assez travaillés. C’est une question de point de vue. Le roman est très court, et l’auteur va a l’essentiel. Elle nous présente uniquement ce qu’on a besoin de savoir sur chacun des personnages, afin de se figurer l’essentiel de cette histoire. On n’est pas perdu dans un fourmillement d’informations, on a ce qu’il faut pour avancer.

L’émotion n’a pas été présente tout de suite dans le roman. Il a fallu attendre le réveillon et la chute, pour que je commence à me sentir mal vis-à-vis d’Alice. Je me suis interrogée, car je n’arrivais pas à croire ce que je lisais. L’auteur a en effet su positionner un nuage de flou et vaporeux autour de son histoire, de sorte qu’on ne puisse jamais être vraiment sûr de tout ce qu’on découvrait. Certaines choses s’avéraient réelles, d’autres pas du tout.

Vers la moitié du roman, mon attention était complètement retenue. J’avais peur de comprendre ce que la famille projetait, et en même temps je me disais que c’était impossible, que cela aurait été trop hasardeux, que c’était trop tard ! Et cela a suivi son cours, jusqu’à ce final, bouleversant de tendresse.

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, et je pense que c’était le but premier de l’auteur dans cette histoire. C’est réussi. J’ai dévoré ce titre : à peine commencé, déjà terminé. Je n’aurais pas supporté l’attente de connaître la fin, je voulais savoir ce qui allait advenir de tout ce petit monde.

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