lundi 20 juin 2016

Oraison pour une île

Auteur Lynda Guillemaud
Titre Oraison pour une île
Année 2015
Genre Romance
Pages 128p.

Une femme, un homme. Une île. Pas déserte, mais presque. Pas paradisiaque, mais quelque part entre ciel et mer. Bréhat la secrète ne se révèle qu'à ceux qui veulent bien la regarder avec leurs yeux d'amants. Caroline y échoue avec son mal-être dans la maison d'hôte de Cordélia. Or, à Bréhat, il n'y a rien, ou presque. Rien que des rochers, des fleurs, une atmosphère atemporelle. Des couchers de soleil, des balades labyrinthiques, des croix de granit perdues au détour des sentiers changeants. Et la mer, omniprésente. Il y a aussi Joshua, un jeune homme énigmatique et mystérieux, à la personnalité ambivalente. Dans ce lieu hors du temps où l’on n'a rien de mieux à faire que de profiter de ce qui existe, Caroline et Joshua vont-ils trouver ce qu'ils cherchent ?

Merci à Lynda Guillemaud pour cette lecture.

J’ai rarement lu des livres de ce genre, si proches de la poésie, que j’en perds mes mots pour le décrire. J’ai aimé cette lecture, même si elle n’est pas parfaite, et qu’il m’a manqué des petites choses pour parfaire complètement mon plaisir quant à cette intrigue. Mais c’était un moment agréable de lecture.

L’histoire est somme toute assez simple. Caroline se retrouve à Bréhat, pour se ressourcer, et rencontre un garçon, Joshua, qu’elle qualifie d’ange, et qui change sa vie, de l’intérieur. L’intrigue est posée, les personnages principaux présentés. Si l’on ne sait pas vraiment pourquoi Caroline est là, ce qui lui est arrivé, on comprend que sa vie semble plutôt chaotique, et qu’elle a besoin de réconfort. Joshua est là, lui aussi, on ne sait pas non plus pourquoi, et lui apporte ce réconfort. Mais elle hésite à le saisir.

Les personnages sont torturés, mais on ne se prend pas vraiment d’affection pour eux. En effet, le lecteur est tenu à distance, par le simple fait que l’auteur reste très vague quant aux raisons de leur présence sur Bréhat. C’est dommage car on ne peut pas ressentir la douleur de Caroline, et l’on n’arrive pas non plus à ressentir les bienfaits que lui procure Joshua. Cette mise à distance aurait dû être gommée, pour introduire le lecteur plus en profondeur et lui permettre de vivre cette expérience.

Le style est quant à lui très poétique. Les mots glissent sur le papier et nous offrent de belles phrases, auxquelles il ne manque que l’émotion que l’on aurait dû ressentir pour les personnages. Ce texte aurait pu ainsi être rendu magnifique, mais il en reste au stade de la beauté, ce qui est déjà beaucoup en soi.

Ce roman vous offrira un moment de détente au cœur de la Bretagne et vous permettra de respirer un bon bol d’air frais. Si l’émotion manque un peu concernant les personnages, dont l’auteur nous cache trop la vie, on apprécie tout de même cette petite lecture.

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