lundi 27 juin 2016

Hôtel Arcadia

Auteur Sunny Singh
Titre Hotel Arcadia
Année 2016
Genre Thriller
Pages 256p.

« @twitter. Fusillade dans l’aile Nord. 22h15. Incendie non maîtrisé dans l’atrium. Terroristes au 11e étage. Tirent au hasard, cognent aux portes, tuent ceux qui répondent. Coups de feu au 14e il y a trente minutes. Nombre d’otages non confirmé. Nombre d’assaillants dans l’aile Nord inconnu. On s’attend à un grand nombre de victimes. »
Au retour d’une mission, Sam, photographe de guerre, a choisi de se reposer dans l’hôtel de luxe Arcadia. Et la voilà piégée dans une attaque terroriste ! La direction demande aux clients de rester dans leurs chambres, de ne pas ouvrir. Mais pour elle, c’est impossible. Après être restée aux aguets un long moment, Sam finit par ouvrir la porte et se dirige vers les étages supérieurs, tandis que, enfoui dans les profondeurs de l’Arcadia, Abhi, le directeur de l’hôtel qui a accès aux caméras de surveillance enregistrant les mouvements des terroristes, ne peut s’empêcher de la suivre à la trace. Ce sont les soixante-sept heures précédant l’attaque finale que Sunny Singh nous fait vivre, à l’heure du 2.0, dans ce thriller haletant et terrifiant, parfaitement maîtrisé, où le lecteur-otage assiste à la folie meurtrière du monde. Se lit d’une traite !

Merci à la Masse critique de Babelio et aux Éditions Galaade

Cette lecture a été très particulière. Disons que, dans le contexte actuel, où attentats et prises d’otages sont bien trop fréquents, ce texte ne pouvait pas me laisser indifférente. Pas besoin de lire le moindre mot pour se retrouver dans un état plus que passable, prêt à paniquer ou à frissonner. Si on ajoute à cela l’horreur et la peur parfaitement retranscrites dans ce titre, il y a de quoi avoir des sueurs froides.

J’ai eu du mal, parfois, à me mettre dans le texte. Un besoin de légèreté que n’apporte pas ce livre, évidemment, et l’envie d’oublier la vie réelle. Mais en même temps, une très grande envie de connaître la suite, car oui, ce titre est prenant… il faut dire qu’au-delà de la prise d’otages, dans laquelle on ne voit jamais les terroristes, qui restent des ombres toujours cachées et du coup encore plus effrayantes, c’est l’histoire de deux personnes qui nous est contée : celle de Sam, photographe de morts, et d’Abhi, le patron de l’hôtel.

Chacun des deux a son propre passif, ses propres problèmes, ses propres peurs, et son propre ressenti quant à cette situation. Abhi peut enfin montrer ce qu’il vaut, aider ses clients en leur téléphonant et en les rassurant. Sam peut assouvir ses envies, photographier les morts de l’hôtel. Une amitié se noue entre les deux personnages, qui vont s’entraider et s’ouvrir l’un à l’autre. Leur relation devient belle au fil des pages, et cela donne une petite touche d’espoir à cette histoire très noire.

Le style est agréable, et la plume de l’auteur nous porte dans son histoire. Parfois quelques longueurs, et quelques répétitions de scènes, mais globalement l’intrigue reste intéressante, et l’on tourne les pages, parfois tranquillement, parfois frénétiquement. Seule la fin me laisse un goût d’inachevé. Une fin un peu trop ouverte, qui me laisse coite, et je ne sais pas trop quoi en penser. J’aurais aimé que l’auteur soit plus franche avec sa fin, l’affirme plus. Mais pourquoi pas !

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