vendredi 20 mai 2016

Retour à Salem

Auteur Jacques Fuentealba
Titre Retour à Salem
Année 2012
Genre Fantastique, Mythologie
Pages 456p.

En découvrant son véritable héritage, le risque est grand de plonger en plein cauchemar. Surtout quand on descend de l’une des sept familles de sorcières de Salem, qu’on se retrouve pris dans une guerre secrète à l’échelle du monde… et que vos propres alliés guettent le moindre faux pas.


Merci à Mort-Sûre, Louve et aux Éditions Mythologica.

Je suis assez mitigée quant à ce titre. Il a des qualités certaines et aurait vraiment pu me convaincre à 100 % dans sa thématique. Des sorcières, des démons, des anges. Il y avait tout pour que cela me plaise. Mais malheureusement, il y avait quelques défauts qui m’ont empêchée de dévorer ce roman comme il l’aurait dû.

Ce monde qui nous est présenté est très particulier. Plus que fantastique, nous sommes ici presque dans le surréalisme. Dans un monde fantastique, certains personnages savent que les créatures magiques existent tandis que d’autres découvrent un univers magique qu’ils ne connaissaient pas. Là, nous nous retrouvons dès les premières pages au sein d’une famille de sorcières qui savent, et qui utilisent d’emblée des phénomènes et artefacts qui m’ont tout de suite surprise, sans expliquer au lecteur, sans l’aider à rentrer dans l’histoire, comme si tout était naturel.

Passons, après tout je suis censée savoir que ce que je lirais n’est pas vraiment « normal ». Mais que des personnages, intégrés à cette histoire et ne connaissant soi disant rien de ce monde ne soient pas choqués outre mesure par la présence d’un zombie ou d’autres éléments surnaturels, cela m’a un peu gênée. Ce sont des petits détails de ce style qui m’ont rendue perplexe lors de ma lecture, comme les love story qui ne m’ont pas convaincue car ce n’était ni le lieu ni le moment, d’ailleurs cela se sentait dans le texte car on ne s’attardait pas énormément à ce sujet.

Outre ces quelques défauts, qui sont peut-être complètement dus à ma perception, j’ai trouvé que l’histoire tenait la route. L’idée est intéressante et cette façon qu’avait l’auteur de mêler tous les univers ésotériques, à la mythologie chrétienne m’a bien plu. C’était un défi, car ces genres de thématiques ne sont pas toujours simples à mettre en scène. Retrouver des noms connus, mêlés à d’autres inconnus, c’était donc plutôt sympathique. Mais, par contre, il fallait s’y retrouver, parmi tous ces personnages ! Heureusement qu’il y a une annexe récapitulant les différentes familles, car sinon, on peut s’y perdre.

Car ce livre a de la matière, beaucoup de matière : de nombreux personnages ayant chacun leur intrigue, des intrigues qui se mêlent entre elles pour donner une histoire principale. Il ne faut pas perdre son attention pendant notre lecture, sinon on est bon pour revenir plusieurs pages en arrière pour reprendre le fil.

C’est donc un avis mitigé que j’ai sur ce roman, même s’il tend vers le positif. J’aurais aimé plus de simplicité dans le traitement, moins de personnages ou d’intrigues diverses, pour se focaliser un peu plus sur l’essentiel. Cette longueur n’était pas vraiment ennuyeuse, mais notre attention devait toujours être au beau fixe pour bien suivre. Enfin, mention spéciale à Damian, qui a su tirer son épingle du jeu : il est mon personnage préféré dans cette histoire !

2 commentaires:

  1. Dommage... J'ai remarqué (sans généralisé) que ces petites maisons d'éditions ont souvent ce genre de roman... Un peu "brouillon" où les auteurs s'éparpillent un peu. Mais beaucoup aussi ont des romans de qualités!!!

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    1. Oui, c'est vrai que ça arrive parfois... Mais bon, je leur donne quand même leurs chances, car parfois on trouve des pépites :p

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