dimanche 17 avril 2016

A&E #1 – Le meurtre d'Edgar Vrilles

Auteur Liliana Di Pietro
Titre Le meurtre d'Edgar Vrilles
Année 2016
Genre Policier
Pages 272p.

Lorsque Tisiphone Marzio entre dans le bureau du brillant maître au barreau Edgar Vrilles, menacé après avoir fait acquitter un violeur récidiviste, l'avocat ne peut imaginer la somme colossale que cette dame respectable lui propose pour la défendre lorsqu'elle sera inculpée pour le crime qu'elle a commis et pour celui qu'elle a l'intention de perpétrer.
Quelques jours plus tard, le célèbre avocat est retrouvé assassiné dans son appartement.
Chargé de l'enquête, le commissaire Gérand est loin de se douter qu'il se lance sur l'une des investigations les plus difficiles de sa carrière.

C’est avec plaisir que je découvre ce second titre de Liliana Di Pietro, en partenariat avec Nats Editions, que je remercie bien évidemment énormément.

Je me suis dit, en commençant ma lecture, que j’allais encore passer un bon moment avec les enquêtes de Liliana, qui sont en général très bien ficelées et menées. Une nouvelle fois, je n’ai pas été déçue par cet aspect. Dès les premières pages, nous ne pouvons en effet qu’être embarqués dans cette histoire. Imaginez un peu la scène : une femme se rend chez un avocat pour qu’il la défende, pour le meurtre qu'elle a commis et celui qu’elle va commettre… Il y a de quoi se poser des questions.

Et des questions, l’on s’en pose effectivement beaucoup. Les personnages sont nombreux (même trop, d'ailleurs...) et complexes, chacun a son petit secret et sa petite particularité, et il nous faut démêler tout ça pour entrevoir la clef de l’énigme. L’auteur nous accompagne dans cette démarche et nous aide à tout comprendre, petit à petit. Il faut s’imaginer comme un puzzle avec trop de pièces devant nos yeux, et une auteur qui nous prend par la main pour les emboîter. Le problème est qu'à chaque révélation, tout est évident et l'on n'a pas cette surprise nous faisant dire "c'est pas possible". Mais cela reste crédible, donc cela passe.

Là où je tique, c’est face aux relations entre les différents personnages. Outre le fait que j’ai eu l’impression que toutes les femmes de ce roman étaient enceintes (sentiment tout à fait personnel...), j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de tentatives de mise en couple dans ce roman. Alors, il ne faut pas se méprendre, je n’ai pas de problème avec ça, mais il faut que cela soit relativement bien fait, en apportant une belle dose de sentiments et d’émotions qui casseraient le rythme de l’enquête. Mon problème, c’est que je n’ai rien ressenti. Aucune émotion, et une platitude par rapport à ces histoires parallèles à l’enquête. Du coup, je ne comprends pas pourquoi tant d’importance leur était accordée dans l’intrigue.

C’est un détail, évidemment, et j’ai préféré me concentrer sur l’enquête, qui, elle, était bien prenante. Pourquoi ces morts, comment étaient-elles liées, qui a tué ? Outre un aspect trop factuel et sans émotion, c'était une enquête malgré tout crédible et bien ficelée.

A&E
 

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