samedi 28 novembre 2015

Reflex

Maud Mayeras
2013
Iris Baudry est photographe de l'identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex.


Cela faisait un moment que je devais lire ce roman. Tout d’abord prévu comme une LC avec Belledenuit, il a été remis de côté pendant quelque temps par manque de temps, et cela me pesait un peu. Tout le monde en disait du bien, alors pourquoi attendais-je ? Alors, c’est au détour d’un passage à la médiathèque que je me suis lancée. Et finalement, j’en ressors un peu mitigée.

Je vois que certains bondissent déjà sur leur siège. Mais je suis sérieuse. Il y a beaucoup d’informations que je n’ai pas saisies au niveau de la communication de ce roman, ce qui m’a complètement induite en erreur. D’abord, le Reflex n’a aucune espèce d’importance dans ce roman, alors pourquoi ce titre, hormis pour nous lancer sur des réflexions philosophiques ? De plus, des personnages et le métier d’Iris sont introduits dès le début du roman et sont oubliés aussi vite que possible pour nous lancer dans une succession d’intrigues n’ayant aucun rapport. Je suis assez dubitative…

Ce que j’ai aimé, par contre, ce sont les flashbacks. Ah, eux avaient un fort intérêt pour moi, car je sentais que là était le nœud de l’affaire, et il était évident que les informations apparaîtraient petit à petit. Je n’ai pas eu tort. Le problème, c’est que je n’ai eu tort sur rien. Tout devenait tellement limpide au fur et à mesure, et là où l’auteur a essayé de me tromper, j’ai tout de suite compris la teneur de la « claque » que les quelques dernières pages devaient nous infliger.

Je ne dis pas que ce livre n’est pas de qualité. Je dis juste que j’ai tout compris, car je ne me suis pas laissé berner par les longueurs, et que le fil directeur allait un peu trop droit au but. Il n’y avait pas assez d’enchevêtrements et les indices étaient bien trop visibles tout de suite. Comme si on avait mis une flèche clignotante avec écrit en rouge : « Attention, indice à ne pas rater ! ».

C’est dommage, car j’espérais beaucoup de ce roman et j’attendais sincèrement d’être emballée, surprise et sur mes gardes. Au final, j’ai passé un relativement bon moment, mais je ne suis pas spécialement convaincue par l’auteur. J’attends de voir si elle peut être plus machiavélique que cela.

Lu dans le cadre de

6 commentaires:

  1. Personnellement, j'ai bien aimé !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Comme toutes les personnes qui m'entourent ^^'

      Supprimer
  2. J'avais une impression mitigée, notamment à cause du style de l'auteur : pour moi, ce n'est pas vraiment un thriller au sens où je l'entends.
    J'ai trouvé le dénouement sympa mais j'avais vu venir la chose également...
    Finalement, aujourd'hui, j'en garde un souvenir assez bon.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour moi non plus, ce n'est pas un thriller... On n'a aucun frisson pendant la lecture, et même si le dénouement s'en rapproche, on le voit venir de tellement loin que bon... Mon avis reste mitigée. Ça ne veut pas dire que je ne tenterai pas à nouveau cette auteur, mais... :/

      Supprimer
  3. Oh c'est dommage parce qu'il m'a l'air bien. Le côté "on donne une info qui paraît importante et on la laisse de côté pour partir n'importe où" c'est ça qui risque de me gonfler... :')

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est le risque... Après, plein de monde a aimé, donc !

      Supprimer