lundi 23 novembre 2015

Nayati

Sonia Bessone
2015
L’Ouest. En pleine ruée vers l’or, Len Travis, jeune métis amérindien, parcourt les routes avec son mustang pour seule compagnie.
Son chemin croise celui d’un aventurier, l’énigmatique et attachant Charlie, mais aussi celui de Daria...
En pleine quête d'identité, il devra choisir entre sa solitude ou affronter son destin.

Tout d’abord, je souhaite remercier Nats Editions, qui m’a permis de découvrir ce troisième ouvrage de Sonia Bessone, une auteur que j’apprécie tout particulièrement.

En ouvrant ce roman, je ne savais pas du tout si j’allais aimer. En effet, j’ai été prévenue qu’il s’agissait d’une sorte de western… Je n’en avais jamais lu ! Mais peu importe, il s’agissait d’un roman de Sonia, donc cela ne pouvait qu’être bon. Je l’ai donc commencé en toute confiance, mais avec une petite appréhension tout de même. Très vite, cette dernière a toutefois disparu : rien à dire, l’auteur sait nous mettre dans l’ambiance et nous emmener dans son univers.

Dès les premières pages, le ton est donné et le far west nous est présenté dans tout ce qu’il offre de plus beau : des falaises, des cowboys, des mustangs, des indiens. Finalement, je n’avais pas de quoi avoir peur, surtout que très vite l’histoire devient une romance tout à fait sympathique, entre un métis qui rêve d’une vie normale et une jeune Suédoise qui aspire au grand amour.

La romance est bien menée même si un peu répétitive au niveau des péripéties. Les jeux d’enlèvement, puis de « je pars », puis « je reviens » pour simplement repartir m’ont un peu agacée car j’avais l’impression à un moment de tourner en rond. Il faut dire que Nayati ne sait pas vraiment ce qu’il veut et qu’il se cherche beaucoup. Il en devient parfois un peu pénible, mais heureusement Daria et Charlie veillent au grain.

C’est ce dernier, Charlie, que j’ai le plus apprécié. Il est l’ami que l’on voudrait tous avoir : loyal et franc, même si un peu foufou quand il le souhaite, et surtout quand il cherche à faire un « mauvais coup » (ce qui est tout à fait relatif avec lui, car il n’est pas un mauvais bougre, loin de là). L’évolution de ce personnage m’a d’ailleurs plus intéressée que celle de Nayati qui était pour moi très prévisible, bien que parfaitement présentée.

Je mentionnerai enfin ce final qui était absolument parfait. L’émotion était au rendez-vous et j’ai failli verser une petite larme quant à ce retournement de situation, de vie. Finalement, dans cette histoire, quelques personnes se sont trouvées et chacun a pu apprendre qui il était grâce aux autres, et tous ont pu devenir ce qu’ils aspiraient à être, même s’ils n’en avaient aucune idée au début de l’histoire. Une belle leçon de vie, d’humilité et de tolérance.

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