mercredi 11 mars 2015

Les enfants de Karia

Anthony Holay
2015
Le village de Karia est en proie à la terreur : les enfants disparaissent la nuit venue, sans que quiconque puisse y remédier. Kenan, Redresseur de Foi officiant pour le Temple et le royaume, enquête sur ces mystérieux kidnappings ; ses soupçons le mènent jusqu'à une ferme isolée tenue par trois vieillards. Là, il s'aperçoit bientôt que les enlèvements cachent en réalité quelque chose d'horrible, et il se trouvera confronté à la créature la plus maléfique qu'il ait jamais rencontrée...


Tout d’abord, je souhaite remercier l’auteur, Anthony Holay, qui m’a contactée afin que je puisse lire sa seconde histoire. J’avais en effet beaucoup aimé Incubes, alors il était tentant de retenter l’expérience.

Je ne vais pas mentir, j’ai préféré le premier opus. Les enfants de Karia a des qualités, certes, mais vu le thème abordé, je m’attendais à un petit peu « plus ». Cette nouvelle se situe dans un genre « dark fantasy ». Or, qui dit Dark Fantasy dit Fantasy. Et quand je lis de la fantasy, j’ai besoin que le contexte soit présenté de manière générale, décrite minutieusement, voire complètement décortiqué. Tous les lecteurs de fantasy le savent, ce genre inclut de très nombreuses et longues descriptions, et clairement, dans une nouvelle de quarante-quatre pages, cet aspect ne peut pas apparaître.

Après, je vais quand même saluer l’effort de l’auteur, car pour l’ambiance, on y est tout à fait. Il est juste dommage que les éléments du monde fantasy soient présentés ou n’interviennent que lorsqu’on a besoin d’eux pour faire avancer l’histoire. Pour simplifier à l’extrême, j’avais cette impression que pour une difficulté, on sortait une solution du chapeau. Évidemment, ce n’est pas si simple que dans ma description, mais c’est un peu l’effet que j’ai eu, car je n’ai pas pu en une si courte nouvelle, avoir le temps de m’installer dans l’histoire. À peine l’avais-je commencé qu’il était déjà terminé.

Après une telle chronique, vous allez tous croire que je n’ai pas aimé. C’est une erreur, car j’ai trouvé l’approche intéressante, dans la mesure où cette nouvelle est accessible à tous, et permettra peut-être aux lecteurs qui ne connaissent pas la fantasy, d’y rentrer en douceur. En plus, même si quelques facilités ont été utilisées, l’histoire tient debout et est cohérente du début à la fin. Les personnages ne sont pas plats, même si certains manqueraient un peu de reliefs, mais dans la globalité, je n’ai rien à dire contre eux où leurs actions.

Finalement, maintenant que ma lecture est terminée, je n’en sais pas assez sur le monde qui m’a été présenté et rien ne m’a « marquée » au point de m’en souvenir encore dans quelques décennies. C’était en somme un très bon moment, mais qui aurait dû durer plus longtemps à mon sens.

En partenariat avec
Anthony Holay

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