mardi 11 février 2014

Témoin des morts

Elisabeth Herrmann
2010


A Berlin, Judith Kepler nettoie les maisons dans lesquelles une personne est décédée. Scènes de crime, scènes de morts ordinaires, elle a tout vu. Aujourd'hui, la jeune femme a des nerfs en acier. Quand son patron l'appelle et lui demande de mettre en ordre le domicile d'une femme assassinée, la mission semble tout à fait habituelle.
Enfin presque. Car il y a bien une chose qu'elle ne s'attendait pas à trouver dans ce décor : son propre dossier d'admission à l'orphelinat de Stassnitz. Judith a en effet passé son enfance dans cette institution austère, qui se trouvait à l'époque en Allemagne de l'Est. Mais pourquoi Christina Borg détient-elle ces papiers ?
Troublée par cette découverte trop étrange pour n'être qu'une coïncidence, Judith décide d'enquêter sur le meurtre, qui s'avère intimement lié à son histoire familiale. Elle ignore qu'elle est sur le point de réveiller les démons de la guerre froide, dont les blessures sont loin d'être refermées...


Avant toute chose, je tiens à remercier les éditions Fleuve noir, ainsi que le forum Mort-Sûre et Louve pour m’avoir fait confiance et permis de découvrir ce roman.

Je pourrais décomposer ce roman en trois parties : le début, la fin et... le « reste ». La fin, car elle m’a scotchée et a permis de donner tout son sens à ce complot politique présenté dans cette histoire. Mais je n’en dirais pas plus à ce sujet, il vous faudra lire ! Le début, pour son originalité et l’intérêt que j’ai pu y porter : imaginez-vous dans l’Allemagne à l’époque de la chute du Mur, lorsque le pays était divisé en deux, RFA et RDA. Imaginez-vous une très petite fille qui se retrouve sans parents, dans un foyer, et que l’on retrouve environ vingt ans plus tard, nettoyeuse de scènes de mort, et devant nettoyer la scène de crime d’une femme qui se trouvait dans le même foyer qu’elle. Toutes les bases étaient là pour faire une bonne histoire.

L’ennui, c’est qu’il y a la troisième partie, le « reste ». Je suis Française, et même si j’ai suivi des cours d’histoire et que je suis un peu familiarisée avec l’histoire de l’Allemagne, je n’en suis pas au point de connaître les noms (et surtout diminutifs) des institutions, et j’ai donc été embarquée dans un monde politique que je ne connais absolument pas. En soit, ce n’est pas trop un problème, car après tout, je peux apprendre. Mais il y avait beaucoup trop de détails pour que je m’y retrouve. Je me suis retrouvée noyée assez rapidement, à retourner en arrière pour comprendre les termes de Stasi, de BND...

Et dans ce trop de détails géopolitiques, j’en ai eu trop peu sur l’histoire même de Judith : l’auteur passe trop rapidement sur les faits concernant le meurtre. Comment Judith a-t-elle compris que Borg était dans le même foyer ; comment diable Quirin s’est-il retrouvé sur le même ferry que Judith alors que dans la scène précédente il discutait avec un autre personnage ?

Je comprends que le fil rouge soit politique, mais j’avoue qu’il y avait un décalage au niveau de la quantité d’informations données à ce niveau, et cela m’a vraiment ennuyée. Je me suis retournée parfois à tourner les pages et à espérer qu’il y ait un peu plus d’actions dans tout ce fouillis d’informations. Heureusement que la fin m’a surprise !

Un avis donc un peu mitigé, car je pense que le côté politique ne me convient pas trop. Objectivement, je pense que ce roman est très bon, et qu’il plaira aux fans de thrillers géopolitiques, et à toute personne familiarisée avec les institutions et l’histoire allemandes.

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8 commentaires:

  1. j'aimerais bien le lire un jour celui ci :)!!

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  2. bon tu le sais moi non ça me tente pas looool mais très belle chronique

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  3. Arf! Cette lecture me faisait envie en lisant le résumé, mais ça sera pas possible si le coté politique est trop prononcé. Dommage.

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  4. Ah c'est dommage car il est certain que lorsqu'il y a tous ces détails que l'on ne saisit pas ça freine la lecture. Et puis je nous voit mal lire un roman avec "google" ouvert juste à côté pour les recherches. Et rester sans réponse aux questions que l'on se pose c'est frustrant!

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  5. @nbsjof Peut-être un jour :)
    @Klochette Oui je sais rassure-toi, je ne comptais pas t'obliger à le lire ;) Merci pour le compliment
    @Yezahel Oui, si je l'avais su avant je pense que je n'aurais pas postulé pour ce livre, mais il y a quand même du bon dans l'histoire :)
    @Cook Exactement, ça coupe la lecture d'essayer de comprendre tout, et c'est assez frustrant... Mais bon j'ai appris des choses du coup ^^

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  6. Belle chronique :) dommage qu'il y ait toute cette histoire de politique sinon la trame m'aurait bien plu. Bonnes futures lectures :)

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    1. Oui c'est ce qui gâche le roman, mais j'ai aimé l'histoire tout de même :-)

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  7. je l'ai lu celui la. Mais il avait pas le même titre: il s'appelait la nettoyeuse, trouvé a France loisirs. j'avais pas mal aimé aussi, mais il y'avait des trucs comme toi qui me plaisait pas. Mais c'était plus au début

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